‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 273 sur 341 · VOY · texte numérisé non relu

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(les notes, Rome, 1589, 93 et 98, 3 vo.. in-fol. On a encore île lui la Vie et les Lettres en grec et en latin, de Grégoire IX, avec des notes, Rome, 1587. Elle se trouve aussi dans les Conciles de Labbe. Il mourut à Liège en 1G09, aimé et estimé.

VOSSIUS (Gérard-Jean), né en 1577, à Wassembourg, dans le duché de Juliers, se rendit très-habile dans les belles-lettres , dans riiisloire et dans l'anliquité sac ée et (,rofane. Nommé directeur du collège do Dor-

drecht, il remplit cette place avec applaudissement pendant vingt ans. On lui conha la chaire d'éloquenco et de chronologie à Leyde , en l(il8 ; mais , sectateur d'Armirius, il fut suspendu de ses fonctions jiendaiit plusieurs années , par le prétendu synode de Dordrecht. Ap[)elé, en 1633, à Amsterdam, pour y remplir une chaire de professeur en histoire, il s'y lit des admirateurs et des amis. Ses principaux ouvrages sont : De origine idololatriœ: De historicis grœcis — ; De historicisUitinis;DcPo(lisgrœds;Delatinis;De scienliis ntadtematicis :Disserlatioiies de tribus symbiilis apostollco, athannsiano et cemstanlinopolitano ; llistoria pclagiana ; Institutiones rhetoricce , grummaticw, pueticœ; Thèses Iheologicœ et historicœ ; Etijmolugicon lingwt latinœ : De vitiis sermonis, etc. Tous ces écrits ont été imprimés à Amsterdam, de 1095 h Vossius, ùei)uis le 9° énoncé, ont été"mis à

marium et ventorum, La Haye , 1663, in-k'; De untiqua urbis liomœ wiigtfi/udine, dans le ton). IV du Trésor d'Anli(/uites rojnaiiies de Grévius ; De Iriremiiun <t liburntcuritm construclione, dans la Collection de Grévius, tom. XÎI ; De sepluaginla inlirpretibiis eorumque translutioiic cl clironologia, Londi-es, 1665, in-i". Celait un zélé défenseur de la Chronologie des Septante, et il se proposait de donner une nouvelle édilion de la version de ces célèbres interprètes; mais la mort l'en empêcha. Chronologin «orra ad menton vctenun IJebra'oritin, La Haye, année 1661 , m-k" ; Dissertatio de vcra œtàte mundi , La Haye, 1659, in-i°. 11 veut faire le monde plus vieux que ne le fait la chronologie ordinairement reçue. Georges Hornius et Christian Scholanus réfnlèrent son système, qui a reparu depuis dans les ouvrages de Bulfon , de Bailly, de Boulanger et d'autres écrivains modernes. (Yoy. l'Examen des époques de la nature, Maeslricht, 1792.) De lucis natura et propi'tetate, Amslov\au), 1C62, i i-4"; De sibyllinis uliisquc qnœ Christi nutalem prœeessere vraculis, Leyde, 1680, in- 2; Sancti lynntii cpistoUc, item sancti liarnabœ upost. hpistola grœce et latine, cum nolis, Amsterdam , 16i0 ; Yariurum observationum liber, Londres, 1685, in-'i-". Tous ces ouvrages de

1701, 0 vol. in-fol. On estime surtout ce qu'il a écrit sur l'irsloire, sur l'origine de l'id.jlAtrie, et sur les histoi'iens latins et grecs. Mdis il faut se défier de lui dans les matières qui ont quelque ra[)port à la religion. On voit dans ses écrits cette inconstance fatale qui poursuit tnus les savants qui écrivent sur les dogmes chrétiens, en rejetant l'autorité de l'Eglise. 11 mourut en 1649, à 72 ans, laissant cinq fils, qui tous se firent connaître comme littérateurs ou comme historiens, notamment le suivant.

VOSSIUS (IsAAc), dernier enfant de Gérard- Jean , né h Leyde en 1618, passa en Angleterre en 1670, oii il devint chanoine de Windsor. Il mourut en 1689, à l'dge de 71 ans, après s'être fait un grand nom par sa vaste érudition. II avait une mémoire prodigieuse, mais il manquait de jugement. Son [lenchanl était extrême [lour le merveilleux. Uem[ili de doutes sur les objets de la lévéialinn , il ajoutait loi aux contes les ])lus ridicules des voyageurs. Charles II, roi d'Angleterre, disait de lui : " Ce théologien est un lujinmo « bien étonnant 1 il croit à tout, excepté à la « Bible. » On a de lui : des Notes sur ks géographes Scylax et Pomponius Meh, et sur Catulle. Vossius aimait les ouvrages qui portaient l'empreinte de la licence et de la débauche. Ses Commentaires sur Catulle, publiés en 168'i, in-4°, ne sont pas exem|>ts de ce défaut. Il n'eut pas ho He d'y faire entrer une partie du traité De prcslibulis vcterttni do Bévcriand, avec lequel il était très-lié. Di'S Observations sur iorigine du Nil et des autres fleuves; des Ecrits contre Bichaid Simo'i ; De poemalum cantu et viribus rhylhwi, Oxfor'd, 1673, in-8° ; plusieurs Dissertations philos-ophiques et philologiques ; De molu

VIndcx par un di'cr'et du 2 juillet 1686. Dom MabiUon. étant à Home, fut invité par la congrégalion de Vlndex à donner sa résolution sur les ouvrages de Vossius : il la donna, et ce Votum que l'on trouve dans ses ouvrages posthumes, tom. 11, pag. 59, tendait à le déchar'ger; mais son senti m ont ne ful|)oint suivi, comme il résulte de Vlndex de Benoit XIV, Rome, 1770, page 282, quoique de Biize, Ruinart, Thuillier, Clémencet , Goujet , Drouet, etc., a eut avancé le contraire.

VOUET. Yoy. Voet.

VOYKR DE Pauhiy (René de), chevalier, seigneur d'Argenson, était fils de Pierre de Voyer, chevalier, seigneur d'Argen-on, gentilhomme rirdinairi! de la chambre du roi, d'irne ancienne maison originaire de Touraine. Il naquit en 1596, devint conseiller au |iarlemenl de Paris en 1619, puis ruaitre des reipiôtes et intendairt de |)lusieurs provinces. Les besoins de l'Etal le liront souvent changer de poste, et on hii coniia les plus d fliciles. L'enchaînement des affaires l'engagea aussi dans des négociations déli cates avec des puissances voisines, surtout avec la maison de Savi ie, alors divisée. Enlin, il songeait à une retraite qui lui filt plus utile que tout ce qu'il avait fait ; et comme il était veuf, il embrassa l'état ecclésiastique ; mais le dessein que la cour forma de ménager la paix du Turc avec Venise, le fit nommer anibassadeur exti'aordinaire vers celte réjiublique. 11 n'accepta cet emploi (p:e par un motif de r'cligion, à condition qu'd n'y serait pas plus d'un an, et que, quand iî en sortirait, son iils, que l'on fais;'.it dès lors coii.-^ei'ler d'Et;!, lui ."-uccéderait. A peinc! était-il arrivé à Venise eu 1G51, qu'il fut pris, en disaiit la messe, d'une lié-

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vre violente, dont il iniurul. On a do lui un Trai'ti^ de la snf/esse chrclicnnc, et une liMilui'tion nianii'5rrltf de VLiiilatioit dcJ.-C. — Sontils, aiipeié .ius<i II. -né, lui siiccédi dans les foictio^s d'a.iihassaleur, (ju'il remplit jusqu'en 1633, et mourut enl700, â^éde 70 ans.

VRAY (Jean-Baptiste Le ) , docteur de Sf) bonne, est autour d'un re-m il iititult- : Homélies, ou Explication littth-ale et morale des EvaiK/iles de tous les diiminchcs de l'année, où les vérités les plus iniii'Maant"S d^' la morale chrétienne sont traiiées, avec des résolutions des cas de, consjierce les plus diiliiili's et les moins ro inus, Paris, 1683, 5 vol. in-12; -2° éditiin, KJOV, revue, corrigée et auginenléo de plusieurs homélies dogmatiques et morales sur divers sujeis iin|>oila .ts, et d'une table d'application des homélies des diminchcs de 1 année à tous .es évaigiles de caiéine, aveô les introductions nécessaires pour faire cette application. Cet ouvrage se Ut encore avec fruit.

\'RIE-iOKT ( Kmo-Licius) , i)rol stanl, né à Euibden dans h Frise, en 169;), fut ministre, puis professeur des laigues uiicvitales et des antiqiités hébraïques à Fraïuker, où il mourut en 1760. S'S principales productions so'il : un recueil ii'Ol'sercalions philosophiques et théolotjicjues, en latin, Leuuardeii, nW, iu-i" ; Àrubismus exliibens grain-

in-ilicam arabtcam. AcCye'ssere momurfênta Arabien, fl.:., Franfker, 173.1, in-V : Tiràriniiim llehraismi, Fianekcr, 17i2, in-12; Athenariim Frisiaenni:n li'iri II, Lenwarden, 17o'S, in-V". C'est l'histoire de l'univeisiL- de Franeker. Un gran I nombre de Dissertations sur les anti'iiiilés judaïques, et autres sujets.

MUNESTEilN (Guillalme Wael de).

Toi/. Wael.

VCAIUN (N....), curé de Genève, né l'an 17(>3, fut chargé jiar ses siipé leurs ecc ésiastiques. à l'i'-po que de la révolution fri^nçdse, d 'S mission- le- plus irnpnrtantes et 1. s plus périlleuses, qu'il remplit avec honneur. Dans 1,' poste didi.ile de curé de Genève qu'il oci;upa durant vingt-ci'iq ans, ra;)bé Vuarin se dévoua tout entier à 1 1 défende delà cause de l'Eguse, contre l'hérésie, et il ob'int coilr^' e le des succès éclatants. Ladmiiiistiatio 1 do sa paroisse était en même temps lobjet de sa sol iiiiude. et i! établit sujcessiveaiont îles écoles de garçons et de tilles, dts maisons di; seurs pour le soin des m-dades, un hospice jiour les orphelins, un vaste hô|)ilal cuitonal. Ce prêtre pieux et a'istère mourut iv Genève le 6 septembre 18'i-3, Agé de 7i ans. On a de lui des Lettres contre Ijs protestaiiis du canio i de Oneve, et un Catévliisme raisonné sur la sainteté et la di;^iii!é du mar âge.

VlITASSE (Charles). Voy. Witasse.

WADING ou 'VYADDING (Pierre), naquit à NValerford en Irla'Mle. en loSO, et se lit jésuite il Tournay en 1001. 11 e 'seig ia la théologie, partie'à Prague, partie ii Louvain, pendant 16 ans, et fut chancelier des univ< rsilés de Prague et de Giatz en Styrie. Il vécut long-temps eu Boiiôin >, et en d'autres lieux des |)ays héréditaires de l'empereur, et partout son savoir et sa |)iété lui attirèreit uue vénération singul.ère. Il mourut i\ Gratz en IG'i-'i., à Gi ans, laissant, divers ouvrages en latin, entre autres, Trnctatus adrersus hœrrliros ; Carmina varia ; Brevis rrfutatio calumniarmn qnas coHeijio societatis Jesn Prngensi imprqil scriptor f.imosi lilielli, cui titulus Flagcllum fcsuilicain, Neisse, 163V, in-i" ; Tractattis de Incarnatione, Anvers, 163V, in-i°.

WADING ( Luc) , récollet irlandais, né à Wateiiord, l'an loS8, moi-t à Home le 18 novembre 1637, à 70 ans, dans le couvent de Saint-l-idoie, lK\ti par ses soins, est auteur: des Annales de l'ordre de Suint -François, dout la meilleure édition est ce le de Uiune, 1731, et ann. suiv.. en latin, 19 vol. in-fd. ; de la lUbliolItèquc des écrivains qu^ ont été cordeliers, Home, 1650, in-fol., parmi lesquels on en tiouve ph.sieu s qui n'ont pas porté l'habit de Sainl-Frani/)is. Cet ouvrage est cependant utile, ainsi qui; ses In/ia/M, (|uoiqu'o-i reproche cpielques fautes à l'auteu.-. 1 avait plus de piété ipie de ciiliqu ■. Le P. Sylv. Caslot, lécollet, adonné un assez, bon aluégédes lAnna/cs ca l'ram^ais, iu-V", V vol. Le P. Fran-

çois Harold, cordelier, avait déjà domé une continuation et un abrégé de cet ouvrage, en 2 vol. in-fol. Le même écrivain a continué et corrigé la Bibliothèque de Wading. N(jns citerons encore de lui : De Hebruicœ liiiquœ origine, prwstantia et ittilitate opuscuhan, dissert ition (pi'il publia sous le nom de Lue Guadinus, professeur h Salamanque, dans les Pré iaiinaires des Concordances hébiaï(|ue.s du P. Calasio ; Vita B. Pétri Thomœ Carnielilœ , palriarchw Constanlinopolitani, Lyon, 1637, in-S'; Vita J. Dans Scoti, Lyon, lôVV, in-S" ; Jmmaculalœ conccptionis B. Mariœ Yirginis non aversari cjus mortem corporalem, opnsi al um, ïionie, 1633, in-8", curieux et très-rare. Le P. Wading avait été un dis consulte. .rs nommés dans la cause de Jansénius, et s'é ait laissé prévenir pour sa doctriae ; mais -itùt que le vicaire de Jésus-Clirist eut prononcé, il ne b da. ça [loinl à revenir sur ses pas ; et peu content de renoncer en secret à son propre sens, il s'efforça, par une réiractaiioa publique, d'cil'acer les impressions quo sou premier i-cart pouvait avoir laisséjs. « Le pape, d t-il, « vient de publier une bulle oCi chacune « des cinq pidpusitions est frappée de dill'é- 1 rentes censures. Si, avant celte décision, « quehpi'un en a jugé autr-'iuent, sur qu^l- « (]ue raison, ou quelque autorité de docteurs « que ce puisse être, il est obligé pié>ente- « meut de capliv.r so 1 esprit sous le joug de B la foi, suivant l'avis de l'Apotre. Je décl.TO « donc ([uc c'e^t ce que je fais do tout oioa

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