‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 274 sur 341 · WAG · texte numérisé non relu

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(' cœur, co'id''iritinnnt et a'"iatnématisn"'t lou- « te^^l'S propositions susdites, dans tons et « eliac :n des sens ^lù Sa Sainieté a voulu « les ron lamner. »

WAEL nu Vro\f.stein ( CtiiixACsiE ) , jésui e, né l'an 15S2, ?! Ulroc' l, d'une famille d s'ingnée prononea les c]u;'.tre V(eux de la société à Rome, où il parut avec succès dans la chaire sacrée. Il fut successivement icct ur !i Uticcht, h Louvaii, il Bi'uxellcs; fut nonuné deux fois [.rovuieial, et assista ei celte qualité à deux ass(;nil)lées général «s de l'ordre, cl Rome, et ii d'autres léunions mouasliques. Le P. Wael de A'ioncstein mourut à Bruxelles le 31 août 1G59. La Belgique lui (ivit plusieurs réformes et instiiutions avantageuses, notannneit un étblissement de jeunes femmes, destiné à donner gratuitement des instructions ciirétienncs aux jeunes tilles dans les églises. Parmi les ouvrages ascétiques qu'il composa, nous cilelons : Coronn sncratissimorum Chrisli. vulncrum XXXV ronsidcrationibiis illitslrata, An- \.ers, IGiO, in-8" ; réiin,>r. à BruxJ es avec des âUj'm., 1657, in-'t" ; Abri'qé de l histoire (le In cri'lx, Anvers, lfi'i.9, en tlamand ; Lettre aux jeunes f!aih;'s Cf,x travc'Uni'. 4 it'Struire chrétiennement dans les éfjlisrs, et ., li^axilles, 1(J3fi : cette Ltlre eut trois éditions.

WAImNGLKR. Vnij. Paueus.

'SVAdENAAR (Ji;A\), historien hollandais, né h Amsterdam le Jl octobre 1709, mort le î" mars 177."}, s'oceu'ia aussi de matières religieuses. K:i 17.'i.0, il [)rit part à une discussion th ologiijue, et il publia un traité Sur le baptême des petits enfants, dans leciui 1 il se montre part sau décidé du baptême des adultes. Kn 17o2, il publia un cours d'inslraction Sur la manière d'interpréter l'Ecriture sainte. Outre une Ilisluire de l'Eglise dans le premier siècle, envisagée comme une preuve de la vérité du chrisiiafiisnc, il piib la encore des tiaduciinr.s IkjIjandaises des seianous de l'A-^glais Tillotson, de Vllisloire des Papes, du Fiançais I$i-uys, et des Institutions pliilosopli!(/nes, de l'Ang'ais Martyn. Les ouvrages qu'il écrivit sur Inistoiiede son pays sont estimés de ses compatriotes.

\VA(iKNER. Voij. Wagn'er (Godefroi).

WAGENSKIL (Jean-Chiustophe), né a Nuremberg le 23 nnvembi-e l(-33, .ul choisi pour gouverneur de quelques gentilshommes, et voyagea avec eux en France, en Espagne, <laiis les Pa.>s-Bas, en Auglet ne et en Allemagne, et partout il .-e lit des amis zélés. Louis XIV lui donna, en diverses octasioi:s, des marques de son estime, et lui tit trois lirésents considé.ables. De retour en Allemagne, il devint professeur en histnire, en jdroit ft en langues orientales à Altorf, el bibliot!iécaire de l'université de cette ville. On a sa Vie ini:irimée h Nuremberg, 1719, iv.-k". O .tre sa Géographie et une Histoire universelle, il a d.jnné : un Traité jilein de rec crches : De urbe Noriberga, Al orf , J697, in-i"; Fera tibrorum juceniliutn, Allorf, 1095, in-12; c'est un cours d'élu les fOat les enfants ; 2'ela ignea SutauiB, Ams-

\v.V(; iiiii

tGr.iam, iGSî, en 2 vo'. in-4". C.'esi un reeueil des ouvrages dos juifs ro"lre le christianisme, avec la rél'uta'tion ; il est curieux et utile. Ce sava-n mourut ^ Altorf le 9 oct.l) 0 nos, à 72 ans. Yoij. Lie\iA\.

WAGHENAIÎE o.i MAGiNHARE (Pierre df), religieux de l'ordre de Prémontré, né à Nieuport vers l'an 1599, s'appliijua aux belles-letires et à l'histoire de son ordre, et mourut sous-prieur du monastère de Furnes, le 29 août 1602. On a de lui : Sanctt Ihoma- (antuariensis et nenriciH, Avqlorum régis, monomaehiu de libertate Ecclesiœ Cologne, l(!2t), in-8'.C'est une relation sagement écrite du d'irérend de Henri lï avec saint Thomas de Ctiutorhéry. Vita sancti Norberti dramatica; id. epigrammntica aliaque poemnta miscellanea, Douai, 1{;30;5. Norberti canon. Prœmonst. putriarchœ vita lijrica , Douai, 1G;î7, in-12, ouvrag(! refondu dans le suivant : Sanctus Norbertus in se et suis rario carminé et nratione soluta cetebratus. Douai, 1G59 et 1051, in-12; ce sont les Vies des saints et d 's autvursde son or ire en vers et en prose. Son style n'est ni aisé ni élevé, et il manque de critique.

WAGNER (Louis), chanoine de Rollembouig, né le 18 avril 1771 h Jaxtzell, dans le district d'Lilwrtii;,"!), éîuili.i la tltrologieuans l'univcrsiié tie Diliingen, sous les prof ss eurs Sailer et Weber, fut promu au sacerdoce à Wurlzbourg, en 179V, et, ayant été nommé chapelain dans cette ville, y exerça pendant deux ans les fonctions du saint miiiislôre. Rajipeléau lycée d'ElIwangen, il y ' ccupa u-ie chaire d(? professeur l'espace de deux années, et fut ensuile chargé du gouvernement de la paroisse prévùtale de cette villo qui dépendait alois du diocèse de Wuit/bourg. Au mois de juin 180G. il fut élu diiyeu de l'église collégiale de Buhlerthann. Au mois d'oclolue 1816, il fut appelé dans le conseil du vicaire général, et nommé recteur du séminaire de Schonberg, près Ell- Ava-igen. Transféré h Rottembourg pour y exercer It môme charge, il fut nommé chanoine de la cathédrale, lorsque cette vdle fut érigée en évèché. Dans les fonctions difficiles et diverses que V.'agner eut à rcmj)lir, il sut mériter censt. mmeiit l'approbation des e. clés ast qties sincèrement atiachés à la cause de l'i giise. Sur la fin de sa vie, il eut qiteiques luites à soutenir contre ceux ijui voulurent introduire de nouveaux rites dms le dio èse. L'ablié Wagner mourut le 2 juin 1837, avec Ja réput.tion d'un prêtre aussi distingué par sa science, par son aptifjje aux alfaires, que par son éminente piété. Il avait composé différents éciits : Sur les ancims règlements ecclésiastiques de ta métropole de Wurtzbourg: Sur les conditions du gouvernement, Anspacn, 1807; Jugement d'un théologien ullemand sur les r.oureaux phénomènes du monde politique, 18tJi; Nouveau système d'éducation à Ditlingcn, suivi d'une revue du programme de Wcbcr; Sur l'état actuel de l'Eglise catholique allemande, eu 18U5. On a encore de l'abbé Wagner un grand nombre de Sermons et

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quelques autres opuscules qui sont inJiqi:és diuis lo DictioiTiaiio des snvauls et des écrivains, par Maitzene^i^ers, 2° volume.

WAliNKll (GoDEFKOi), savant suisse, issu de Tune des pieiinèrcs faiiiiilcs du canton de Friijourj;, fut recleui- de l'université de Friboiu'j^ eu loV5. Ou a de"lui, sous le uoin d'irenrcus Ciirpcnlariiis, un ouvrage intitulé : Erudilonim cœliOuin ccnturiasinf/iilaris, stihjiinrjilnr Alhcrli l'rUlirici Mcltcinanni Dissert, (le matrinwnin, Wiltenlierg, 1714, in-8°, réiui[)r. sous le titre de Schediasmata varia de erudilis cœlibihus cum scriplis virioruin ejnsdem argumenti, 1717. Wagner est encore auteur d"uu recueil i)seudoiiynie : Sc/iurz- /Irisehinna ex scholiis Conr.-SiiiH. Scliurzfieiseltii collecta et édita ab Ireneo Sincero, Wiltenberg, 1729, in-V, qui reparut plus tard avec co nouveau litre : Cour. -Sam. Scliiirzlleiscltii IJistoria ecclcsiastica in qua EccleaiiV status, iiiiperatores, puntijices, patres, veri docli, ha'relici, scliisntalici, ritus, concilia et sijnodi exponuntur, ex inss. édita opéra ac studio Godof. fi'ayneri, Wittenberg, 17-V'i., in-'i-".

WAGNEK (ToBii:^ , habile et fécond théologien, né à Hevdenheim dans le Wurtemberg, le 21 lévrier lo98, mort le 12 août 1681), ,'igéde 82 ans, fut professeur ordinaire do théologie à Tubin^en ci 1653, vice-clianceliereu 1636, (.t chancelier eu 1662. Il était en même temps exanunateur des candidats eu théologie. Pai-mi les nombreux ouvrages qu'il laissa, nous citerons : Compendiosum (lialecticam, Uhn, 16b0 , in-12; Aslrolo(/ia genetlUiam destructa et suh Waijneri prwsidio ad disptilandnm proposita , Stultgard, 1656, iu-'i"; Iniini-nitio in oraciila Siijijllaritin de Cliristo, Tubingen, 1664, in-i"; Inqhisilio thcologica in Acta Itcnotica nostro potissimum tcniporc inler thcologos auguslanœ confessionis et rcfarmala' ccclesiœ a reformatis resuscitatw, Tu;iiTgue, 16li6, iu-4'\ ouvrage dirigé contre un livre publié dix ans auparavant ]iar Hottinger sur la réunion des réformés et des luthériens; beaucoup de .Çcrmons; de petits Traites et des Dissertations.

WACiNKK (Bautuélemy) , professeur de philosophie et archidiacre à Penick, dans le XVI' siècle, abjura le protestauiisme, ei comfiosi des Prédications apostoliques, plusieurs fois réimprimées, iiot:unment à 1 igolstadt, en 160'i-. — Il y a eu plusieurs autres écrivains ecclésiastiiiues, tant catholiques que p.o'eslanis, du même nom.

WAdNEHECR. Vog. Wangxereck.

WAKE ((JLu.i.\iMii), archevêque de Canlorliéry, né en 16-57, et mort à Lambeth eu 1737, est connu en Anglet rre par des Sermons et par des écrits de controverse contre IJossuet ; et eu France, par ses liaisons avec du Pin. ( Vog. ce nom.)

WAKIÎFIELD (Giluert), savant anglais, né à Notiujgham, en 1736, eut pour père l'un des pasteurs de cette vdle. Le jeune Wakelield emb assa l'état ecclésiastique, et ne tar.ia pouit à obtenir des bénélices. Il fut nommé d'aliord ù la cure de Stockport et ea-

suite h Celle de Liverpool. S'étant marié en 1779, il renonça au ministère jxjur \ lendre la direction .Tune académie de dissidents établie à Warrington. A;irès l'avoii- diiigée pendant plusieuis années, il entra au collège d'Hackney, d'où il sortit au bout d'un an. Alors éclatait la révolution française. \'. akeheld se iiassionua pour les principes révolu ionnaircs : sa plnme, consacrée jusque-là à des matièies de théologie nu de litté.ature, fut c(jusacrée l\ la politique. Il écrivit contre le gouveriemcnt et contre le culte jiublic. Dans une lettre adressée à un évèque (celui de Landalf), il outrepassa toute mesure. Le proiureur général e i dénonça l'auteur, et l'éditeur Wakelield fut condamné à deux années de diUcution dans la |)rison de Dorchesler ; il mi sortit au mois de mai 1801. Il ne jouit pas longtemps de la liiierté, une lièvre l'ayant emp nié au mois de se|)lembre de la même année. Voici un aperçu de ses meilleurs ouvrages : Traduction de la 1" Epitre aux Thessaloniciens : Traduction de l'évangile de S. Matthieu ; Reclterc/ies des opinions des écrivains chrétiens des trois premiers siècles, sur la personne de Jésus-Christ, 4 vol. in-8' ; Sglva crilica, ouviage impi imé par l'université de Cambridge; un recued de Poésies latines avec des notes sur Homère ; une Traduction du Nouveau Testament, 2 volumes in-8 ; Tragœdiarum grœcaruin delectus, 2 vol. in-12; une édition ûe Lucrèce, 3 vol. in-4°.

WALA, abbé de Corbie. Vog. Vala.

WALyEUS (Antoine), né à Gaud en 1373, mort eu 1639, parcourut les i)rincipales villes de France, de Suisse et d'Allemagne. De retour en HoUamle, il y fut pasteur en divers lieux. Il se déclara en faveur des contre-remrntrants, et obtint une chaire de irofesseur de théologie à Leyde. On a de lui i)lusieurs ouvrages de théologie et de controverse. C'est lui qui a fait la plus grande partie de la irauuction flamande de la Bible, entreprise par ordre des Etats, suivant les vues du synode de Dordiechl, 1618 (session 13), et qui |)arut jiour la prenuère fois en 1637. Presque tout le Nouveau Testament e.>l de la traduction de Walœus. On a encore de lui : Compcndinm Ethicœ Aristoteliciv, Leyde, 1636, in-12.

WALAFRlDE-STHAIiON, bénédictin, né en 800, fui élevé dans le monastère de Fulde, sous la discijjline de Ilaban-Maur. Il devint ensuite doyen de Saint -Gall, pids abbé de lleichenau, dans le diocèse de Constance. Sa piété exemjdaire et son savoir profond lui concilié, eut l'estime générale. Les principaux ouvrages qui nous restent de lui sont : De officiis divinis, seu De exurdiis et incrcmentis reruni ecclesiasticaruni ; on le trouve dans la Bibliothèjue des Pères et autres recueils ; Poemata, dans le Canisius de Basnage, imprimé séiiarément en 1604, in-4' ; (îlossa .ordinaria in sacrani Scripturam, Paris, 1500, 7 vul. in-fol.; Anvers, 1634, 6 vol. i i-fol. Ces ouvrages sont fort utiles, du moins le i)remier, jjour connaître l'ancienne discipline de l'Eglise. Il mourut

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. vers l'an 819. On l'appelait Slrabo ou Slrabus, parce (lu'il éiait louche.

WALCH ou WALCHIUS (Jevn-George), théologien protestant et philologue, né à Meiiuingen le 17 juin 1693, fut professeur extraoïiiinaire d'anlii|uités et de philijlogie à léna, puis iiroicsseûr de théolf)gie, et mourut dans celte ville le 13 janvier 1775. On a (le lui de nombreuses publications, entre autres les suiv.uiles : Dictionnaire philosophique, on l'on a expliqué, d'nprès l'histoire, les dilfe'rentcs malien s cl les mots techniques qui se pre'sentent dans l'élude de la philosophie, avec indication des disputes entre les philosophes anciens et les modernes, de, en allemand, Leipzig, 1726, gran I in-8" ; Introduction historique et théologiqiie aux disputes sur In religion, en alleni., lé a. 1722, 173'v et 17.36, 5 vol. ; Commcntatio de concilio Lnleranensi a Bencdicto Xlll celebralo, Leipzig, 1727, in-8 ; Introductio in libros ecclesi(e luthcrame symbolicos, léna, 1732, in-4-° ; Inlroductian aux sciences Ihcologiques, ou Préparation pour l'élude du droit ecclésiastique, de la théologie dogmatique, de la polémique, de la morale cl de l'histoire du Nouveau Testament, e ' a leniand, léua, 1737, in-4' ; ll'Sk, in-8" ; Méditations sur la Vie de Jésus-Christ, avec une harmonie des quatre évnngélistes, en allemand, léna, 1746 ; Miscctlanea sacra, sive commentationum ad historiain ecclesiaslicam sanclioresque disciplinas pertinenlium collcctio, Amsterdam , ilh-ï, in-i" ; Historia ecclesiastica Novi Testamenti, variis observatiinibus illustrata, léna, 17i4, in-4" ; Introduction à ta morale chrétienne, en allemand, léna, 174-7, in-8°, plusi urs fois réimprimé ; Uéflexions théologiques sur la si'clc des Anabaptistes, et sur la conduite qu'un souverain doit tenir envers eux, en allemand, Fiancfort, 1747, in-8', et 1749 ; Introduction à la théologie dogmatique, en allem., léna, 1749, réimpr. en 17o7, avec des tableaux en latin ; Historia controvcrsie (irœcorum Latmorumque de processione Spiritus Sancti, léna, i751, in-8"; Jntroduclion à l'histoire caléchélique , en allem., léna, 175i, in-8" ; — à lu théologie polénique, en aUe.nand, léna, 17o2, réimpr. en 17oi), avec des table ux eu la in; Uibliotheca Iheologica scicclu, littcrarlis annotatio- Hibus instr'icta, 1 na. 1737-1705, 4 vol. in-8"; lîibliotlieca patristica, lilterariis annotalionibus instructa, léna, 1770, in-8" ; des éditions de Jivers auteurs eccl siastiijues. — Sus lils Jean-Linest-Eniinaïuel, et Cînélien- Gudldume-Fra^çois se tirent aussi u^e réputation comme' tliéologieas et co.ume érudits.

WALDAU{riEOueE-ERNEST), minist e p:otestant et j)rofesseur à Nurerabci'g, où il était né 1 • 23 mars 1743, laissa e itie autres écrits : Usus versionis Alexandrinv in Novi Testamenli interprctntione , Altdorf, 1770, in-4"; Diplgcna ecclesiastica Noritnbergensia continuata, Nuremberg, 1779-8 1, 2 vol.

in-8°, ouvrage qui contient la biographie des minisires qui sont morts dans le district de Nuremberg, depuis 1736 ; Recueil de Ser-

DiCT. DE Biographie relig, lU.

mons et de Discours, en allemand, Nuremberg, 1779-85, 12 vol. in-8'; Histoire des protestants en Autriche, en allmnand, Nuremb 'rg, 1784, 2 vol. in-8'' ; Journal chrétien, fin Méditations sur les principaux points de la foi et de la morale chrétienne pour chaque jour de l'année, avec des sermons, en allemand, Nuremberg, 1791, 2 vol. in-8"; Vies des pontifes rofnains, en allem., Nuremberg, 1783, in-h".

WALDECK, prince-évôque de Munster.

Yoy. Leyde (Jean de).

WALE (Antoine de). Voi/. WAr^Eiis.

WALEMBOLKG, Walem'uurch, ou 'VN'^AL- LE]SBURCH (les frères Adrien et Pierre de) naquirent ii Rotterdam, de patents catholiques. Après avoir pris des degrés .^ Paris, ils SK rendirent à Dusseldorf, où ils s'appliquèrent avec ardeur à l'étude des contio- ■verses. Adrien, l'aîné ries deux, fut nommé chanoine de l'église métrOinolitainc de Cologne, en 1647, et sutl'ragant en 1661, après avoir éié sacré évèque d'Andrinople. A l'égaril de Pierre, après avoir été le coinpagron inséparable de son frère Adrien, il le quitta pour aller à Mayence, où ii fut fait chanoine et doyen de Saint-Pierre, et sullraga U de cette ville, sous le titre d'évéque de iVysie. Mais dans la suite, les infirmités de son frère l'obligèrent de retourner à Cologne et d'y exercer les fonctions de sull'ragant à sa place. Adrien mourut le 11 seiit mbre 1669, en allant prendre les bains pour sa santé, i)rès de Mayence, et fut enterré dans l'église de Saint-Pierie, après avoir mis en ordre le 1" volume de leur im|)ortant (.uvia,e, qui parut à Cologne, en 2 vol. in-fol. : le premier en 16G9, iniiiulé : Tractatus générales de controversiis fidci : lii si cond en 1671, intitulé : Tractatus spéciales de conrtroversiis fidei. C'est une colleclion de leurs ouvrages qui avaient jiaru d'ajjord séparément. Pierre se dis. osait î) do mer au |)ublic 5 autres traités importants, lors(ju'il mourut le 21 décembre 1675. Ces deux frères, également illustres par leur piété exemjilaire, par leur savoir et par leur u non, fondé.eut six bourses à Cologne pi ur dejeir^es Hollandais qu'on jugerait lapables défaire des étude-- solides. « Lfs dtux volumes de <i leurs co itrovi'rses sont dignes, dit Ai'- (I nauld, d'être entre les iiitd'is do tous ceux « qui étudient la théologie. » On en a n excel eat abrégé, fait , ar eux-mêmes, imprimé à Cologne en 1682, in-12, et reimprimé en 17e8.

WALLER (Edmond) naqiii' en 16r3, à Coleshill (comté de Hertfordj, d'une familL' qui lui laissa 60,000 liv. de rente. Les talents que la na.ur,; lui donna ]i0u'i- la poésie l'ayant fait connaître à la cour, Charles l" lui fn un accueil f..vorable. 11 s'attacha à ce prince, et enra, en 1643, dans le .n'i jet de réduiie la ville et la Tour de Londres en son pouvoir ; mais ce dessein ayant été découvert, il fut mis en pnson et condam ié à une grosse ami nde. Dès qu'il eut obtenu sa libeité, il passa en France, où il demeura plusieurs années. De retour en Angleterre, il tlatta le

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protecteur, comme il flatta ensuite Charles II et Jacques II. 11 mourut en 1687. Vailer avait fait un élor)e funèbre de Croinwoli, qui, malgré ses défauts, passe p(juruii chef-d'œuvre. Charles II, qu'il avait loué dans une pièce faite exprès, lui reprocha qu'il avait mieux fait pourCromwell. Wallcr répondit : « Sire, nous auti'es poëtes, nous « réussissons mieux dans les fictions que « da'is les vérités. » Les ouvrages de Waller ne roulent presque (]ue sur FamoiM- et le plaisir. 11 lit cependant, sur la'fiii de sa vie, qui fut très-longue, un poëme Sur l'amour divin, en 6 chants, et quel pies autres poésies pieuses. Au milieu même de la cour libertine de Charles II, il s'éleva avec force co itre le duc de Buckingliam. qui prêchait l'athéisme. « Milord, lui dit-;! un jour, je « suis beaui 0 ip plus A^é que vous, et jo « crois avoir ent ndu plus d'ai'gumeils en «faveur de l'athéisme que vous ; mais j'ai 0 vécu assez longtemps pour reconnaître « qu'ils ne signifiaient rien, et j'es|ière ({u'il « en arrivera aut uit à voire grand-^ur. » Ses Poésies ont été recueillies eu 1"30, in-12.

WALLEY (Pierre), savant théologien et lit érateur anglais, naquit au canton de Nor- Ihaïuplon, et se distingua par son savoir dans les sciences sacrées et profanes. Il fut un écrivain très-laborieux, et, outre plusieurs Serinons, il a laissé les ouvrages suivants : Défense de l'évidence el de l'authenticité des Evangiles, in-8° ; Recherches pour l'étude de Shakespeare, in-8° ; une Pièce en vers qui se trouve eu tôte des Méditations d'Hei vey ; une édition dos OEuvres de Bcn-Johnson, avec des notes. Walley mourut en 1790.

WALLIS (JE,fN), né en 1(516 à Ashford, dans la province ue Kent, fut d'abord ministre de l'église de Saint-Martin, pui-: d'une autre église à Londres. Son talent pour les inathémati(iues lui procura, en 16W, la chaire de professeur en géométrie à Oxford, et, huit ans après, la charge de garde des archives. Passant à des connaissances encore plus intéressantes po'jr l'homme, il apprit à parler à plusieuis sourds et muets ; art qu'un religieux d'Esj'agne avait déjà pratiqué avec succès, et qui depuis W.illis a été plus connu. {Voy. Epée.) Cet illustre mathématicien mourut à Oxford, en 170;{, à quatre-vingt-sept ans. 11 jouit, pendant sa longue vie, d'une santé vigoureuse el d'un esprit ferme que rien ne troublait. Ses ouvrages ou été recueillis à Oxford, 1695 à 1699, en 3 vol. in-fol. Les principaux sont : Arithmetica ; De sectionibus conicis ; Arithvietica infinitorum. Cette production ingénieuse a conduit aux [)lus belles découvertes de géométrie. Plusieurs Traités de Ihéologie, les |)lus faibles de ses écrits ; des éditions d'Archiméde, de l'Harmonie de Ptoléraée, du Traité de la distance du soleil et de la lune, par Arislarque de Samos ; des Commentaires de Porphyre sur l'Harmonie, etc. ; u;ie Grammaire anglaise ; divers Ecrits contre Hobbes, lesquels font honneur à son jugement et à ses principes.

WALMESLEY (Charles), évoque de Ra-

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ma in partibus, naquit en Angleterre, dans le comté de Lancastre, vers 1722, et vint faire ses études à Paris. Se destinant à l'éta-t ecclésiastique, il suivit les cours de théologien de l'université, fit sa licence et reçut le bonnet de docteur. Ses connaissances ne se bornaient pointa la théologie; il s'étaif aussi appliqué aux sciences naturelles, et il fut assez habile en mathémalique^ et en astronomie pour que la société de Londres et celle de Berlin le missent au nombre de leurs membres. Les Mémoires publiés par lui en 1745, 17i6 et 17i7, prouvent qu'il méritait cette distinction. Lacultur- des sciences ne l'empêchait point de se livier au ministère, et dans plusieurs occasions il avait fait preuve de zèle et de talent. En 1756, il fut fait évèque de Rama in partibus infidtlium, adjoint en qualité de coadjute ;r à iVl. York, vicaire apostolique de l'ouest, et ensuite pro-v'ca;re. îl avait été signataire de la déclaiation de 1789, au sujet liu s: rment à prêter par les calholiques anglais. Cependant cet écrit n'ayant pas été généralement approuvé, Walmesley rétracta sa signature, et [ilusieurs ecclésias iques l'imitèrent. Il était aussi un de ceux ((ui improuvaient les actes du comité catholique anglais, composé principalement de lai |ues qui croyaient n'avoir pas besoin de consulter les évêques, quoiqu'Us n'eussent pas, par-devers eux, les. connaissances nécessaires pour donner à leurs décisions toute la précision et l'exactitude que demande l'orthodoxie. Il eut part aux doux Lettres cnciiciiques, l'une du 21 ocîobre 1789, l'autie du 19 janvier 1791, qui condamnaient le serin: nt, tel que le comité catholique eu avait rédigé la formule. Le parlement eut égard à cette réclamation des évêques : on se contenta d'( serment déjà ado^lé en Irlande, et Walmesley eut la consolation, le 28 juin 1791, d'annoncer aux tidèles de son district qu'ils [)ouvaient le prêter. Ou a de Waliiu sley, sous le nom supposé do Pastorini : Histoire générale de l'Eglise chrétienne tirée de I Apocalypse de saint Jean. Elle fut traduite par un bénédictin de la congrégat on de Sainl-M.uir (dom Vilson), Rouen et Paris, 1777, 3 vol. in-12; Exposition de la vision d'Ezéchiel dans le premier chapitre de ses prophéties, sous le même nom siqiposé , depuis traduite en allemand, par l'abbé Goldaghen, en 1785. Elle le fut aussi < n italien et en latin. Walmesley mourut le25nov. 1797. WALPOLK , nom de trois frères d'une bonne famille du comté de Norfolk, qui furent jésuites. — On a de Henri, qui était l'aîné, une 17e d'Edmond Campian, en vers anglais, et quelques écrits, dans les(piels il témoignait un grand désir du martyre. Son désir fut exaucé, car il fut mis à mort à York, le 17 novembre 1595. — Le second, Richard, professa à Romn , à Valladolid et h Séville, et mourut à Valladolid, en 1607, âgé de 4-2 ans. Il est auteur d'une Réponse à l'appel du ministre calviniste Matthieu Sutclitr , et d'une Courte Réfutation .d'un nouvel appel du môme. — Enhn Michel, né

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l'an 1570, mort en 1f;20 à Sûville, a laissé: Traité de la soumission des princes à Dieu et à l'Eglise, Saint-Omer, 1608, in-i°; Adresse aux catholiques d'Angleterre, concei'iant Tédit du roi Jacques f", sur le serinent d'a'légeance , 1610, in-V'; Traite' de l Antéchrist, contre George Dnwnham, 1613, in-4" ; une Vie de saint Ignace de Loyola, trad. de l'espagnol. Saint-Oiuer, 1617, 1020, iii-12 ; une Traduction , en anglais, d;^ la Consolation philosopliigue, de Boëre, Londres, 1609, i!i-8°.

WALIIA.M, ou WALRABONUS, évôijue de Nauaihouig sur la fui du xr siècle, prit le parti de l'empereur Henri IV lors de ses déuiêlés avec Grégoire VU, et composa plusieurs ouvrages très-utiles pour connaître l'histoire de son époque.

"WALSH (Pierre), franciscain irlandais, né l'an 1610, mirt a Londres en 1688, est anieur d'une Histoire et justification du formulaire loyal, ou de la remontrance irlandaise présentée au roi en 1671, 1674-, in-fol., qui fut censuré; de quatre Lettres sur divers sujets, Lo'idres, 1679, in-8'. D.ms la i', l'auteur répond à l'ouvrage de Thomas Barlow, évèque de Londres, i'ititulé le Papisme, où ce prélat prétendait ipie la doctrine de l'Eglise romaine est dangereuse pour les souvei-ains.

'NVALSINGUA.M (Jea\), tliéolugie'i, niorl à Avignon en IS^JO, entra dans loidre des Carmes après avoir professé en Soi^boniié. On a de lui un Traité en lalin de la Puissance ecclésiastique, contre Occam. Ce fut par l'ordr • de Jeai XXII qu'd le composa.

WALSiNGHAM (Thomas), bénédictin anglais du monastère de Saint-AUj:n , mort vers li60, fut histoiiog aphe du roi. On a de lui l'Histoire de Henri VI, et d'autres ouvrages historiques, dans lesquels on voit qu'il avait recliercné avec soin les antiquités de son pays. On les tiouve dans le Recueil des historiens anglais de Savile, et séparément, Londres, lo7i, in-fol.

WALSINGHAM (François), né en 1536, d'une ancienne famille d'Angleterre, fut envoyé deux fois en France, en qualité d'ambassadeur, par la reine Elisabrih , et s'acquitta si bien tle sa dduble amba.-sade, que la reine le ût secrétaire d'Etat. Walsingliaui servit beaucoup à affermir cette princesse sur le trône, par ses intelligences dans les coiii'S étrangères. Sa haine contre les catholiques passait les bornes d'un fanatisme ordiiaire; il cimenta pai- leur sang le schisme et l'hérésie en Angleterre , et eut beaucoup de part à la guciTe que les Hollandais leur fir.nt aux Pays-Bas. Son caiactère soujile et intrigant ne put empêcher sa chute : il fut disgracie et obli,é de se retirer. Lorsqu'il mourut, en lo9Ô, il était réduit à une telle [lauvreté, qu'a sa bibliothèque jirès, à jieine se îrouva-t-il de quoi faire ses funérailles. Son principal ouvrage a été traduit en français sous le titre de Mémoires et Instructions pour les ambassadeurs , k vol. in-12, Amsterdam, 1725. Le traducteur, Boulesteis de la Contie, en fait un grand éloge ; mais d'autres en ont jugé nioiiis favorablement. On a traduit aussi ses M^iximes politi-

WAL l,=)8â

ques ou le Secret des cours, Lyon, 1695, in-12.

WALTHER (Michel), né à Nuremberg en 159-'}, fut professeur à Helmstadt, et prédicateur de la duchesse douairière de Brunswick-Lunebourg. Après la mort de cette princesse, le comte dOost-Frise rap|)ela à sa cour, pour remplir la place de surintendant général et de iiremier prédicateur. Ce sava !t, mort en 1662, laissa plusieurs ouvrages : Harmonia biblica, sicc hrevis et plana conciliatio locorutn Veterisct Nori Testnmenti apparenter sibi contradicevtium; réiiiijirim^^e pour la septième fois en 165V, Nuremberg, m-i"; Officina biblica, 1068, in-4°. 11 y traite de l'Ecriture sainte en général, et en particulier de chaque livre canonique et apocryphe. Mosaica postilla : Pastilla prophelira ; — Hiero-Psaltica; — Evaugdica: De imr.'ortalilate anima', et de prœîcnsa Elhnù oram salute quand infantes et adultjs, 1657, i"-V ; Aliscelhuira théologien; Commentirius in Epistolain ad Uibr'vos ; Exercitatîjnes biblicœ , 1638, in-i". Les ditTérentes diilicult s qii peuvent naître sur les livres saints sont explicpiécs dans ces ouvrages» oi!i le savoir n'est pas toujours bien ménagé, et où l'aute r, ainsi que dans ses a'ities écrits, ne s'est pas garanti des préjugés de s,i commnniun.

W.\LTH!'.U (Christophe-Théodose) , né à Soldiii dans la Nouvel e-Marche, en 1699, fut envoyé par les Dano'S, en ijiialiié de missionnaire, h Tranquebar, vers l'in î"2i-, et en revint en 17i0. On a de lui : Uoctrina temporum Indica, dans Historin regni liactriani tie Bayer, Pétersbourg, 1738, in-S". Il fit imprimer à Tran(juebar une Histoire sacrée <'n langue malabare. Il mourut à Dresde, eu 171.1.

WALTHER. Voy. Sluse.

WALTON (Bryan), évêque de Chester en Angleterre, mort en 1661, s'est rendu célèbre par l'éditi'in iie la Bible en plusieurs langues, connue sous le nom de Polyglotte d'Angleterre, Londres, 1657 et années suivantes, 6 vol. in-fol. Quoique plusieurs savants y aient travaillé avec lui, les Anglais ne laissent pas de lui attribuer cet ouvage, à la tète duquel on a mis son nom et mê:nc son poitra't. Outre le grand nombre de versions orientales qui sont dans ce recueil, et qui étaient déjà dans la grande Bible de Le J-iy {Voy. ce nom), il y a au commencement des dissertations sur tontes ces Bibh'S : c'est ce qu'on appelle ordinairement les Prolégomènes de Wallon. Pearson l'a beaucoup aidé dans ce travail, ils ont • ti' imprimas séparément à Zurich en 1673. On en a donné à Lyon une Traduction liiire et abrégée, in-8" ; elle fourmille de farîes. On joint quelquefois à s& Polyglotte le Lexicov heptaglotton de Castell, 16i86, 2 vol. in-fol. Quoique les auteurs de cette l'olyglotle montrent beaucoup de criti]ue, de jugement, de science et de modér.ition, on leur reproche cependant avei; raison d'avoir donné trop d'au'orité à certaines ver.sions de l'Ecriture, et trop peu à d'autres. « Il n'y a point d'u- « nité dans le travail , parce que trop de « mains y ont été employées, » dit Contant

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