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le P. Labbe , du Pin, Tillemoat et Hélyot soiitiennentqueces ouvrages sont faussement attribués à ce patriarche.
WATERLAND (Damel), chanoine de Saint- Paul à Londres , archiiiiacre du comté de Midillesex, et chapelain ordinaire du roi d'Angleterre, s'est signah' par ses écrits conire les ennemis de la ronsiibstantialité du Verbu. On a de Ini : une Di^frnue de l'Ecriture contre le christianisme de Tyiidal; V Importance du dogme de la Trinité défendue; ouvrage savant, imofond, et d'une gia'ide théologie ; Dissertation sur les articles fondamentaux de la religion chrétienne. On a encore de lui îilnsieurs autres ouvrages théologiques et .iio.aux. Son style est assez vigoureux, et sa logique pressante. Il mourut en 17i2.
AVATEULOS ou WATUELOS (Lambert), né en Artois, en 1107, chanoine régulier de l'ordre de Sl-Augustin à l'abbaye de Sil-Aubert à Cambrai, est auteur delà Chronique du son abbiye. Il mourut après 1170, où finit sa chionique, qui n'e t pas complèie. Cet ouvrage est assez mal digéré, mais exact : ce qui fait regrclter la pêne d'une partie, qui commençait à Fan 11V9. I' a aussi donné une nomenclature des évêques de Camljrai, depuis Liébert , jusqu'à Vépoque où il écrivait.
WATRINEI-LE ou WOITRINELLE (dom Placide), bônédictin de la congrégation de Saint-Vannes, fit profession de la règle de Saint-Henoît, à rabb:iye de Beaulieu, en Argoine, le 26 juin 1722. Il fut aussi curé du iiiAme lieu. Il avait fait une |)rofondi' étude de l'Ecriture sainte ; et, dans l'intention de réfuter ceux qui prétendent trouver des contradictions dans les saints livres, et s'en font un argument jiour contester leur divinité, il en avait extrait tous les passages qui paraissent avoir entre eux quelque op[)Osilion. De ce long et pénible travail, il était résulté plus de quinze cents contra iictions [)rétendues, composées chacune de deux passages au raoïDS, et quelquefois de quatre, cinij ou six. Dom Walrinelle ne s'en était [las tenu à recueillir ces nombreux passages, il entreprit de lire les interprètes les plus accrédités de l'Ecritui-e sainte, les meilleurs conniieitateiirs, et suitout les auteur-^ qui, ava' t lui, avaient écrit sur ces contradictions. Il discuta tous ces textes, qu'il avait traduits en fiançais, les confroila, se lit à lui-même toutes les objections qu'aurait pu faire l'incrédule le plus obstiné, donna à chacune des solutions satisfaisardes,soitd'aoiès les meilleures interprétations, soit d'ajues les raisons que pouvait suggérer un examen approfondi et impartial des dillicuUés. Il parvint ainsi à démontrer pérem[)toiiement, pour tout lecteur non iiréoccufié, que tout, dans les saints livres, est dans un rapjiort parfait, et qu'on n'y trouve rien d'où l'on puisse raisonnablement induire que l'esprit de D eu s'y trouve contraire à lui-même. L'ouvrage de dom Walrinelle a pour titre : Accord littéral de plusieurs contradictions apparentes qui se trouvent entre les passages de l'Ecriture sainte.
WATSON (Richard), prélat anglican, né en 1737, à Eversham dans le Westmoreland, d'un ecclésiasti(]ue très-pauvre qui dirigeait l'école de Kendal, y fit ses premières études, et fui ensuite envoyé au collège de la Trinité de Cambridge, où il se distingua par sa bonne condu te. Après avoir pris tous ses degrés, il obtint la direction d'un collège, et eut au nombre de ses élèves le duc de Rutiand.qui contribua plus tard à son élévation. En iHyï, on le chargea de professer la chimie à l'université de Cambridge, où cette science éi.iit presque inconnue. Quelques années après, il fut appelé à la place de professeur de théologie dans la môme université. Il obtint successivement plusieurs cures, et fut élevé, en 1782, au siège épiscopal de Landaff en Irlande. Devenu membre du parlement, il soutint les ministres dans la discussion relative au traité commercial qu'ils voulaient conclure avec la France; et lors d s débats sur la régence, il se joignit à l'opposition pour soutenir les droits du prince de Galles. Lorsque la révolution française éclata, il s'opposa à ce que l'Angleterre intervint dans les affaires de ce royaume, et ce nefutque longteuq:)s après ([u'il approuva publiquement la guerre. Sur la fin de ses jours il se livra à l'agriculture, et ses travaux en ce genre lui valurent la médaille d'or de la société des arts. Il mourut le 15 juillet 1816. On a de lui : Apologie du christianisme, 1776, in-12, adressée à Gibbon ; lies Essais chimiques; un Traité de théologie, pour les étudiads de Cambridge; Apologie de la Bible, ou Réfutation du Siècle de la Raison de Thomas Paine, 1796, in-12; plusieurs brochures politiques, jiarmi hsquelles on distingue sou Adresse, au peuple anglais, dans laquelle il démontrait la n 'cessité de continuer la gm rre et de faire de nouveaux sa. rdices. Il a laissé en manuscrit une Uistoire de son temps.
WATTS (Isaac), docteur en théologie, pasteur ordinan-e dans l'église presbytérienne de Berystieet à Londres, né en lG7i, mort en 174-8, est connu par l'ouvrage intitulé : La culture de l'esprit, trad. en français, Lausanne, 1762, in-12. Il en publia la 1" partie en 17V1 ; mais la mort l'empêcha d'achever la seconde. Ce livre, qui peut servii' à faciliter l'acquisition des coniiaissances utiles, n'est pas la seule ])ro;luction qui soit sortie de sa plume. On a publié le Recueil de ses ouvrages en 6 vol. in-'i-". On y trouve des traités de morale, de graiinuaire, de géographie, d'astronomie, de logique et de métaphysique. Il avait du talent pour la poésie, qu'il cultiva dès sa tendre jeunesse. On a de lui une Imitation des psaumes de David, des cantiques et des hymnes dont l'usage a été introcfuit dans l'oflice public de plusieurs églises presbytériennes. WEBBE (Georges), prélat anglican, né en 1581, était fils d'un ecclésiastique de Bromham, dans le comté de Wilts. Il obtint le rectorat de Saint-Pierre et de Saint-Paul, à Bath, en 1621, fut nommé un des chapelains ordinaires de Charles I", ajouta k ce titre, en i63i, l'évôché de Limerick en Irlande, et mourut en 1641.11 était depuis quelque temps
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confiné dnns le chAtoaii de Limerick par les cathnliqiipsarm(''s do l'Iilandp. Webbe jouissait parmi ses coreli^iioniiai es d'une grande réputation foiume ix-édioati-ur. On s de lui : des Sermons : une Cturtf pxposili ni desprincips de 1(1 reliqinn vhre'tienne, Lon 1res, 1(512, in-S'; la Prr(l(fi(r de In paix, p"ur aider lui chrétii-n à vivre tranquille au milieu des (roubles de ce monde, ouvrage plusitMirs fois réiinfirinié, nntmnu' lit e-i 1705, in-8° , aveo jiorirait ; Catnlor/us ProlestmUium , o i Calendr'er des Protesiants, contenant un coup d'œil sur In reli'jion protestante dep}iis Luther, Londres, lG2i, in-i" ; et "quelques autres ouvrag s.
WEIDEN ou WIED. Voij. Herman.
WKKjE", (Chbistophei, liabi'e graveur de Nuremberg, a donné une Bible iconographiqiii', intitulée : Historiœ celebriorrs veteris ac novi Testa)nenti iconihus nprœscntatœ, et ad excitandas bonus meditationcs, selectis epigra'nmatibus r.ror/K/ia', Nuremberg , 1712, ïn-fol. : cette Biiile est d'uie exécution simple, noble, pittoresque et (irofondément touchante. L'auteur a eu r .ison de dire, ad excitandas bonas meditationes ; elle ne peut avoir ([ue cet etll't-l:!. Il serait à souhaiter que les parents et instituteurs chrétiens e-ï eussent tous un exemplaire iwur l'instruction des enfants, et qu'ils accompagnassent r h^çon orgaiique des estamiies d'une explicalion convenable. L'effet ce/endant serait plus prompt et plus sûr, si, au lieu de vers, souvent gênés et pénibles, ou avait mis pour épigraphe de chaque estampe le simple texte de l'Ecriture. Il y a dans cette B ble plusieurs ilessins de Gaspard Luycken, qui soni d'une grande beauté, et quelquesuns de Jean Luycken, dont on a aussi une Bible iconographique, mais moins estimée que celle de Weij;el, parce qu • les objets y .sont plus accumulés et comjdiqués, et qu'on doit y chercher l'objet principal que Weigel a su si bien isoler, rapprocher, agrandir et rendre avec i.n i nérè't inimitable, Iobs môme qu'il adopte les dessins de L.iycken.
WKIGEL (Valentin), phi'osophe et théologien protestant, né l'au 1533 à Hnyn, fut pasteur (laus l'ég is • lulhériemede Tr0|ipau en Misnie, depuis 1567 jusqu'à sa mort, arrivée le 10 juin 1588. Il publia divers écrits Lizaires d^ns lesquels il insérait les idées alchimiques et cabalistiques qui avaient cours en Allemagne à cette époque, et que les théologii^ns protesiants attaquèrent avec beaucoup de vivacité. Théod. Thumm fit même paraître un livre sous le titre de Impielas Weifjciiana. î^oii^, citcro-is de Weigel: Theolnrjia astrologizata ; Traclatus de opère mirabili: Arcanuni omnium arcanorum : un Commentaire sur l'Apocalypse : une De'monstration de ce point que. dans près de la moitié de l'Europe, aujourd hui, il n'y a point de chaire, soit à I église, soit dans les écoles, qui ne soit occupée par un faux propinte ou par un faux chrétien.
Wi^lGEL ^Nicolas), docteur en théologie, né à Brieg vers 1380, fut professeur à Leip-
zig, où il mourut le 1 1 septembre 1 W*. Outre des discours, il laissa divers ouvages en latin, savoir : un Traité des indulgences, un Commentaire sur les propriétés, et une Somme (les induh/ences, dont le cardinal de Bes-ari in f lisait, dit- on , beaucoup de cas. Weigpl s'était rendu au conci'e de Bfln au nom du jiririre de Saxe et de l'u-nversiié de l,ei zig.
WKINRICH ou WEINDHir.H (Georges), docteur en théologie, né îi Hirschberg en Silésie , le 13 avril 155V, fui doyen de l'églis>j de Leipzig, et mourut le 27 janvier 1617. On a de 1 i, indépe^d uument de nombreux Sermons, une Histoire de la résurrection du fils de la veuve, () Zarpath, par E'nr ; une Histoire de In transfiguration de Jésus- Christ ; Commentât io in Èpistolas Paulinas; Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme; Enndatio prœcipuarum qwslionum de peccati origine ; un grand nomlire de Dissertations latines, sur ks règles de la certitude, sur la contrition, etc.
WEiNSBERG (Marie-Thadée Nadasti de Traltmansdorf- ) , cardinal, archevêque d'Olmutz, grand'croix de l'ordrede Léojiold, et conseiller intime de l'empereur d'Allemagne, naqu't à Gratzle 28 mai 1761, d'une ancienne famille. 11 termina ses études au collège germanique-hongrois, qu3 Joseph II venait de transférer de Rome à Pavie, où les maitresq iece princey avait réunis, saisirent l'occasi n de couvrir leurs doctrines schismatiques de l'éclat d'un grand nom. Ils attribuèrent donc au jeune comte du saint emp're un Traité de la tolérance ecclésiastique et civile, écrit en latin et dédié à Joseph IL On y faisait parler M. de Trautm.snsdorf-Weinsberg d'une manière fort méprisante pour ceux qui avaient traité avant lui cette matière, sur li |uelle, disait-il, il voulait prendre l'eiiifiereur pour son pilote, et les !• lis de ce monarque pour base de sa doctrine. En outre, le traité était rempb d'allusions injurieuse'^ au saint- siège. L'ouvrage était de Taraburini, dont on y retrouve non-seulement les princi es, mais le ton chagrin et la critique maligne. Au mois de ju n 1785, Tarn .urini fit soutenir à son élève une thèse pleine du même esprit. Lorsque Trautmansdoif-Weinsberg fut nommé, en 1795, à l'évèché de Kœnigsgratz en Boh'me, il dut |iréalablemeiit donner une rétractation du Traité publié sous son nom; il passa sur le siège archiépiscopal d'Olmutz le 16 mars 1815, et le 23 septembre 1816, il fut fait car inal. Ce préiat mour:it k Vienne, le 21 janvier 1819. Le Traité de la tolérance, dont nous avons parlé, fut réimprimé à Gand en 1784., et il en fut donné une traduction k Paris, par Poan de Saint- Simon, 1796, in-8° de 168 pages.
WEISHAUPT (Adam), né l'an 17i7, mort le 18nov. 1830,à Gotiia, h l'âge de83ans, était le fondateur d'un ordre d'iilnniinés, dont Barruel raconte l'origine et les progrès dans si-s mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme. Prof-sseur de droit à Ingolstadt en Bavière, Weishaufit se lit d'^ord des prosélytes parmi ses disciples, puis dans