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toute l'Allemagne. Actif, remuant, aud.icieus et capable, il avait toutes les qualités d'un chef de secte. Son but parut avoir été h la fois re i,.^ieux. et poliliipio ; il voulait détruire la religion et les gouvernements. Ses desseins furent découve Is, et si tète fut mise à prix ; mais il se letiia à la cour de Saxe-Go'ha, auprès du duc Einest, qui le protég'^ail. Il y lesti constamme >t, quoique le duc, i|ui d'abord avait élé son a mira leur, ei1t ensuite abandonné le parti des illuminés. Après la mort de ce prince, en ISO'i-, Weishaupt sut, à l'aide du [uii^sants protecteurs qu'il s'était faits, se souslraiie aux poursuites Hirigécs contre lui. Voij. les Mémoires de l'abbé Barruel, dont les tomes IV et V sont entièrement consacrés à Weishan])t et h sa secte.

WEISS (dom Matthieu \ bénédict'n allemand d'un mérile d sliugué, avait fait profession à rabba,)e d'Aidedi en Bavière, le 7 novembre 1607. Né avec d'iieureuses dispositions pour les études, doué de mœvns douces et honnêtes, il llnistra l'ordre de Saint- Benoît par ses vertus personnel es et par son profond savoir. Il avait étudié il fond la philosophie, la théologie et l'histoire ecclésiastique. L'université do Saltzbourg l'élut pour son recteur, < t, suivant son épitaphe, il posséda cette dignité pendant 19 ans. il avait auparavant professé dans cette université avec succès. Il a beaucoup écrii. O . a de lui : une Logique, 1622; un Traité des substances célestes et un de VAnie, 1G22; un Traité du ciel, un de la Génération, et un de la Nature, lG-2'i- ; un de l'Incarnation, lC2f) ; des Commentaires sur qnek/ues livres d'Aristote, 1627; Lycœuni benediclinum, 16;J().(;est une histoiie uea plus fameux pi'ofesseurs de l'ordre de Saint-Benoit ; un Recueil des questions les plus difliciles de la physique, 1032 ; un Traité de l'eucharistie, 1637, etc. Chacun de c s ouvrages forme un vol. in-4°. Dom Matihieu Weiss mou.ut à Salt/.bouig, le 7 nov mbre 1638. — Weiss ( dom Thomas ), aussi bénédictin de 1 abbaye de Neie>h im, congrégation du Saint-Esprit, au diocèse d'Augsbnurg, se rendit célèbre par de profondes connaissantes dans divers genres de sciences. Il savait les langues anciennes et inodeines. A une vaste érudition il avait joint la culture des belles-lettres, et les possédait à un haut degé. Il était bon poète tragique, et il excellait dans la comédie. 11 passait pour savant luathématicieu et non orateur. En 1626, runiversité de Saltzbourg le choisit pour proiesserla rhélorique, et en 1639, elle le nomma à la chaire de mathématiques. Les ouvr.iges qu'on a de lui sont : la Description de la dédicace de l'église métropolitaine de Saltzbourg, en latin, 1628; l'Histoire de Notre-Dame de Cellefort, 1737; la Traduction de l'espagnol en latin du Céri'nnonial de la congrégation de \'alladolid, 16i0 ; Chroniques de l'ordre de Suint-Benoit, en latin, 2 vol. in-fol., 16o2-16o3 ; c'est la traduction des CUroniqu 's de nom Vepez. {Voy. Yepft). 11 mouiut le 27 oùt 1651, à Lilienfeld, mai.son de l'ordre de Citeaux. —

Weiss (dom UMérir), bénédictin de l'abbaye d'Ursinen en Sonabe, florissait au wiir siè cle. Il avait fait de 1 1 philosophie, et surtout de la métMphysiqne, l'objet principal de ses études; il est ci '"lu par les ouvrages suivants : De emendatione intellrctus hnmani , 17.V7, i 1-4.° ; Lettre apologétique au cardinal Quirini.

W'EISS (Pan'tai.éon). Voy. Candidus.

WEl^SEMHACH (.Iosepu-Antoine ), écrivain ^uisse, natpiit à Bremgarten, ve s le milieu du wnv s ècle, et entra dans la compagnie de Jésus, dont il ne s.ntit qu'à sa suppression; il professait la théologie au collège de Lucei-ne. En 1780, il fut nommé chanoine du chapitre de Zurzach, bourg corsidéiable do l'Argovie. I s'est fait connaiire par les ouvrages suivants : Eloquentia patrum, Augsbiiurg, 9 vol. iu-S" ; Présages du paganisme, en allemand, Baie, 2 vol. in-12 ; Coraitèrc du siècle actuel, aussi en allemand, Bàle, 1 vol. On ignore en quelle année il est mort.

'VVEISSENBOKN (Isaie-Fhédéric). théologien luthérien, né à Smalkalde, en 1673, fut professeur en théologie et surintendant à léna, où il mourut en 17o0. On a de lui : Alusœum philosophiœ, m-k" ; Parado.xorum Ingicoruni décades, 'm-k" ; Characler vcrœ religionis in doclrina de fide in Christum justi ficante, où il s'efforce en vain d'expliquer d'une manière raisonnable ce que les luthériens enseignent de la)us!i(icalion par la foi seule; des Sermons en allemand.

WELD (Thomvs), cardinal, né le 22 janvier 1773, à L ndrcs, d'une famille anci. une et hoiiorabie. Son père, Thomas Weld, qui était un zélé catholique, possédait une grande fortune. Il avait épousé Marie Stanley, de la branche aînée ('t catholique de cette noble . famille. Thomas Weld, le hls, fut élevé dans la maison de son père, par Charles Plowden, jésuite célèbre par ses écrits et son zèle pour la défense delà religion. A l'âge de 23 ans, Weld épousa une demoiselle de la famille Cliiford. Lors(|ue la révolution française éclata, il accueillit avec générosité les prêtres fiançais déportés vn Angleterre, et accorda l'hospitalité à quelques communautés religieuses exilées du continent. En 1.-15, ayant perdu sa femme, dont il n'avait eu qu'une fille, mariée en 1818, à lord Cliliord, pair a'iglais, Wel l songea h embrasser l'état ecclésiastique. Il vint îi Paris en 1819, et alla demeurer chez l'abbé Canon, son ami, sous la direction duquel il se pré/ara an sacerdoce. A'.'iès avoir et*' ordonné prêtre par l'archevêque de Paris, le 13 août 1821, Weld retourna dans son |Kiys; il lit cession de ses biens à son frère puîné, ne se réservant qu'une renie annuelle. .\t'aché à la chapelle deChelsea, ily exerça le ministère quehjies an-iées, sous la direction d'un estimable ecclésiastique français, l'abbé Voyaux de Franoux. En même temps il donnait des soins à quelques établissements de charité i"i Londres. En 1826. >lac'Donnell, évoque de Kingston, dans le Haut-Canada, le demanda pour condjuteur. L;.' saint-siége se rendit à ses désirs, et l'abbé Weld fut nommé évêque d'A-

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mycles, le 6 août 1826. Cependant il resta en Anglelerro, et put soccupcr des intf^rôts de la colonie sans cesser de se remire utile n<ix calholiipies de Londres. Retiré à Hamn/ersniitli.ii y diri^^eait un couvent de religieuses, lorstiue 1,1 santé cliancelanle do sa lllle iiyanl en^^a.^é li's uiékMMis à lui conseiller l'air de l'Ilnlie, le [)rél;!t se di-cida il l'acconip.igner, poussé aussi par le désir de visiter lesloinbeanx drs apôties. Peu après son arrivée à l^nue, Pie Vlll, qui régnait alors, le d'clu-a cn'diial dans le consistoire du 15 mars 1830. Cette nouvelle fut accueillie avec joie p;ir les cntholi pies anglais ; le cardinal devint leur protecteur ?i Rome, où il établit «a résidence habituelle. 11 y accui'illait SCS compatriotes avec la plus j/rande bienveillante, et il s'i ité, essait à timt ce qui jiouvnit favoriser la religion dans son |)ays. Le cardinal Weld encourageait beaucoup de l)0iines icuvres, et distribuait d'abondantes au nônes. Il mourut dans les scnitiuiivits de la plu.s vive piété, le 10 avril 18:J7. Le docleur Wiseman, r.'Cteur du colié:^e anglais, devenu dejiuis cardiiiHl, pronoiiç) son oraison funèbre, (pie Jacques Masio a traduite de l'aU'Alais en ilalieu.

WELDE (TuoMAs), ministre dissident de !a religion anglicane , né dans le comté d'Essex vers J3'.)0, mort en 16l)3, passa en Amérique fiirce qu'il refusa de se soumettre à FEgiise établie; mais il revint ensuite en Angleterre. On a de Tliomas Welde une Histoire (ilirci/ee de l'origine, du règne et de ht cliule des (in/inomiens, punilistes, et libertins qui ont infecte les églises de la Nouvelle- Angleterre, justifiiinl les églises t)rtliodoxnles de plus de cent inipitlations, lO'i-V, in-8'; le Parfait pharisien dans la sainteté nionacale, ICoi-, iu-8", ouvrage da'igé coilre les quakers, et qu'il composa en socié;é avec trois autres ministres.

WELLENS (Jacques-Thomas-Josiîpu), évêque d'Anvers, docteur en tbéologie dans l'université de L uvain, né h Anvers en 1726, et mort dans cette ville en ils'*, s'est distingué par sa charité, son zèle, ses lumières, son désintéressement ; par des vues vraiment [)alriotiques , constamment dirigées vers le soulagement et le bien-être de ses diocésains. (l'est |)articulièrenient par ses soins que s'opéra dans sa ville épiscopale, une des |)lus grandes des Pays-Ras , la suppression de la mendicité ; que l'instruction, marchant à côté des secours doruK's k l'indigence, lit revivre parmi les pauvres la science et la |irati(]ue de l'Evangile, tandis (^ue l'agissante cliarilé elf.icail les traces de 1 abandon et de la misère. Les exhoilatious qu'il (it aux élèves de Sainte-Pulchérie , à Louvain, étant président de ce collège, sont p'eines de cet esprit ecclésiastique qui doit distinguer I 'S ministres du Seigneur : rien déplus propi'e à former les jeuin'S cleics aux vertus de leur état ; une éloquence douce, simple, insinuante, nourrie de l'Ecriture et de la doctrine des Pères, éclaire l'esprit sans le fatiguer, et captive le cteur sans les ellorls cU'aiipareil de l'art oratoire. Elles

ont été imprimées sous ce titre : Exhortortinnes familiares de vocatione sacrorum mitiislrorum et variis eorum offidis, Anvers^ 177" et 17S3, in-8", très-belle édition.

WELLEK (Jkrôme), théologien protestant, né à Freyiierg en Misnie, l'an IV9!), fut trèsattaché à Luther, qui le garda huit ans dans sa maison. Weller devint ensuite [)rofesseur de théologie à Freyberg, où il mourut en 1572, h 'i3 ans. On a lie lui : Cominentnria in libros S'nnnelis et Rrgnm : Connilium de studio theuingiœ recte instituendo ; Commentaria in Epislnlas ad Ephcsios, et d'autres ouvrages imiM'ijiés ;i Ltipzig, en 1702,2 vol. in-fol.

WELLER (.lAcyuEs), théologien ademand, na(iui' à N'eukirch dans le Voitgland, en 1G02. Apiès avoir professé pendant quelipies années la théologie et lys langues orientales à Witteiiberg, il fut a[ipelé pai' l'électeur de Saxe, pour être son iirédicatenr auli([ue. Ses priniMpaux ouvrages sont : Spicilegium q'uestionum Hebrœo-Syrarum. et une bonne Grammaire grecque. W mourut en ICCi.

WELSKR (M Kc),jiéà Augsbourg en 1.558, de parents nobles, mourut en Kjli. Il fut élevé à Rome sous le célè])re Muret, qui lui inspira un goiU vif pour l'étude des belleslettres latines et grecques, et pour les antiquités. De retour en sa patrie, il parut avec éclat dans le barreau. Ses succès lui méritèrent les places de préteur et de sénateur d'Augsbiurg. Wolser se lit un nom, iioi;seulement par la protection (lu'il accorda aux savants, mais encore par les ouvrages do U il enrichit le monde littéraire. On a de lui : Iterum Au'justo-Vindcticarum libri Vlll, Venise. 1394, ri-f il. : ouvrage plein de recherches, et écrit avec ass"z dego^'lt; Hernm Boiarum libri F^ in-V', .\ugsbourg, 1602; Yita sanctarum marlgruin Afrœ , Uilari<e, Dignœ. Hunomia-, et Eulropiie, passaru)n Auguslœ - Vindelicarum : ]'ita sancli Udnlrici cpiscopi : F.ugippii Hisloria, où l'on trouve 1.1 vie de saint Séverin ; Narralio eorum quœ conligerunl Apollonio Tgrio, etc. On lin attribue encore le Squillinio délia liberta Veneta, (pie d'autres donnent <i Alphonse de la Cueva, marquis de Ri'dmar. Tous les ouvrages (le ce savant écrivain funnit reeuedlis à Nuremberg en 16S2, in-fol. On sait (pie c'est lui qui a parlé le premier des taches .lu soleil, obsoi'V'es par le P. Scheiner; découverte que Galilée contesta sans raison à ce jésuiti>. Welser était zélé catholiipie, et non point héi'i'tique, comme l'assure Du Pin.

WE.VLMEHS (Jacqces), né à Anvers en 1508, SI! lit carme de l'ancienne observance, passa eu Italie, où il se rendit très-habilo (la is la langue (i-tliiopieniie ; ce (pii lit (]ue la Pr()()ag;!n iC lui coiiti.i l'iiispeition de la mission d'Iithiopie. En 10V5, il fii( nommé évoque du (irand-Caire et vicaire apostoMipie en Ethiopie. Il se mit aussiliM eu roule pour passer en Egypte ; mais la mort l'enlt'va à Na]>les, Nous avons de lui : Lexicon œthinpicum, Rome, 1G.'}8, iii-i- ; ouvrage qui lui attira les plus grands éloges de la part du P. Kirchei-, et du savant maronite Abraham Eccliellensis

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