‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 28 sur 341 · NEP · texte numérisé non relu

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lution qui éclata en Angleterre, au milieu du xvn' siècle, refusa de prêter serment è Guillaume, et se joignit aux catholiques dont il embrassa le culte. jMais, en 1709, il rentra jdans la communion de l'Eglise anglicane, et mourut à Kensington le 16 janvier Hli.

Nelson était de toutes les sociétés de bienfaisance établies en Angleterre, et à sa mort il lit une grande quantité de legs pour de bonnes œuvres. En 1G80 il avait été élu membre de la société royale de Londres. On a de lui divers ouvrages, savoir: Pratique de la vraie dévotion, 1708, in-S" ; Vie du docteur Georges Bull, évêque de Snint-Darid, mis h la tète des sermons de ce prélat, 1713, in-S", etc.

NELSON (Valentin), ministre anglican, né en 1671, à Malton dans le comté d'York, se fit connaître à l'université de Cambridge par ses talents précoces. Nommé à une prébende de la collégiale de Rip''On, puis à la cure de Siint-Martin dans le même comté, il y mourut en 172'i-. Nelson a laissé un recueil de Sermons très-estimés.

NÉMÉSIUS, célèbre philosophe chrétien du IV' siècle, et évêque d'Emèse en Syrie, est le vérilable auteur d'un savant et curieux traité, que plusieurs auteurs ont attribué à saint Grégoire de Nysse, sur la foi de quelques cojiics qui portaunit son nom. Ce traité est intitulé : De natura hominis. Burgunilius Pisanus en publia une version latine, adressée >i l'empereur Frédéric, Strasbourg, 1512, infolio, sous le nom de s uni Grégoire ; une aut.e version latine par Georges Valla fut imprimée à Lyon, 1538, ii\-k°. Ce fut le savant Nicaise Éllebode qui donna pour la première fois le texte grec il Anvers, 13G5, in-8°, avec une nouvelle version latine, laquelle a été re|iro luUe dansl'.luc^nr/in/îetdans les diverses éditions de la Bibliothcca Patrum. On cite surtout l'édition donnée par Chr.-Fréd. INlatthœi, k Haie, 1802, in-8°. Némésius lait preuve dans cet écrit, de connaissances physiologiques et anatomiques très-remarquables pour son tem|)s.

NÉPOMUCÈNE ou de NEPOMUCK (saint Jeaiv), chanoine de Prague, naquit à Népomuck en Bohême, vers 1330. Il entra dans l'état ecclésiastique, et il aurait pu en obtenir les plus hautes dignités, si la grande idée qu'il avait du l'ép.scopat ne lui eiU fa t refuserjusqu'à troisévêchés. 11 accepta seulement un canonicat de Prague et la |)lace de confesseur de la reine Jeanne, femme de Wenceslas. Des courtisans accusèrent cette princesse d'avoir un commerce illégitime avec un seigneur de la cour. Wenceslas, trop crédule, lit venir Néfiomucène, et voulut l'obliger de l'évéler la conlession de la reine. Le refus l'irrita ; il lit jeter le saint dans une prison avec des entraves aux pieds. Wenceslas, revenu à lui-même, rendit le saint à ses fonctions; mais sa fureur s'élant ranimée, et n'ayant pu arracher les secrets inviolables d(^ Népomucène, il le lit jeter dans la Moldaw à Prague, le IG mai 1383. Ainsi périt cet illustre martyr de la confession. En ouvrant son tombeau, le Ik avril 1719, on trouva son corps dégarni de ses chairs ; mais sa langue

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