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eut dos opinions particulières, qui approclinient jj'au ouj) do celles de Lni.lier, dont O'i le regarde comine le pr(^curseur. La plupart de si'S niaïuisf'rits furent livrés aux flammes, à l'exception de quelques traités qui parurent à Leipzig en 1522, et à (Ironingue en 1614, in-ï", sous le titre de Farrar/o rcruiH theohqicurum. Ce n'est en ("ffet q l'un ramas fait sans clmix et sans résultat. — 11 ne faut |ias le coifo"'dre avec J* an de Wesalia ou Wesel ou Wasel, de Cièves, docteur en théolo^^ie à Eifurt, prédicateur à Worms- qui enseigna plusieurs erreurs qui approchent aussi de celles de Luther.
L'archevêque de Mayence condamna dixhuit propositions de ses ouvrages, l'an li79, et obligea l'auteur, dans une assemblée de plusieurs évèques el docteurs, à faire une rétractation solernelle. Le continuateur de Fleury, partout légei' et inexact, les a confondus, sans doute à raison des dates qui les rapprochai 'Ut.
WEST (Samuel), ministre évang'lique à Boston, né à Martha's Vineard ei 173^, prit ses degrés en 17(51 au collège de Harvard, et fut ordon"é ministre de Needliam en 176V. Il y resta jusqn'en 1788, épo pe où il fut ap[)elé à Bostoi pour succéder à M. Wight en qualité de pasteur. 11 mourut en 1808. On Irii doit; un grand nombre de Sermons qui lui attirèrent une sorte de célébrité, et un Eloge funèbre de Washington. — 11 ne faut pas le confondre avec Samuel West, autre uniiistre évangéliipie américain, qui avait aussi pris ses degrés au collège de Harvard, mais ijni tourna ensuite toutes ses idé s vers la politique, embra>sa le parti des wig'is amé icains, et écrivit beaucoup dans les journaux. II fut élu membre de la Convention établie pour réJiger la cO'^stituti n de Massachus^ets et des Etals-Unis, et d'vint successivement membre honoraire de l'acadéiuie des arts et sciences, instituée à Philadfb.hie , puis de la société américa ne de Boston. Il avait une grande ficdité à parler d'abundanc ■ ; mais il [)erdit la mémoire dans ses dernièi'es années, et mourut à l'iverlon dans la province de Khodo-lsland en 1807. Il a laissé divers Sermons, un petit Trnilé sur le baptême des enfants, et un Essai sur la liberté et la nécessité, ouvrage où il reproluit plusieurs des argume'i:s du p ésideut Edwards.
WETSTELN ( Jean-Kodolpue ), né h B'ie en 16-1-7, d'une fannll • f rlile en grands hommes, succéda à smi père, de même nom que lui, dans la ch di-e lie [)rofêsseur en gr«c, pus en celle de théologie, et mourut dans sa patrie l'an 1711. On a de lui j)lusii'urs ouviages de littérature et une édilion du Dialogue d'Origène contre les marcioniles, q l'd publia en ir.7i, avec l'^xliortation au niariyre, (pi'il accompagna de notes.
Wb'TSrElN (Jean-Jacques), ne la môme famille, vit le jour à B.'.le e i 1693. 11 parcou eut la Suisse, la France, l'Angleterre et 1 Allemagne, recherchant et exaimnant partout les manuscrits du Nouveau Testament, pour en donner une nouvelle édition avee
les variantes. Revenu dans sa patrie, il fut fait diacre d(^ l'église de Saim-Léoiard, et publia, en 1730, in-4°, les Prolégomènes du Nouveau Testament qu'il prépaïuit. Crt e^^ai l'ut vivement attaqué. On dénonça l'auteur au conseil di; Bâle comme un socinien, comme un novateur; et il fut dé )0sé la même année par l'asse cblée ec lésiastique, et contraint de jiasser en Hollande. Les remontrants lui firent un accueil dist ngué et le nounnèrent h la chaire de plnlisophie de Leclerc, à condition néanuioins qu'il se justifierait. 11 passa à BAIe, où il o!)tinl la < assation du décret porté contre lui, et reiour''a à Amsterdim prendre [)Osscssion de sa chaire, qu'il renqilit jusqu'à sa mor' arrivée en 1754., à 61 ans. Son édilion du Nouveau Testament grec, avec les variantes et de« remarques criticpies, a paru en 1751 et 1752, en 2 V(d. in-lbl. Il y a inséré deux Epîtres de siint Clément, Romain, qui n'avaient pas encore jiaru, et doit il pi étend démontrer l'authei ticité. Elles sont en syriaque, avec la version latim- de l'éditeur, et ont été traduites en français par M. de Prémagny, de l'académie de Roui^n, 1763, in-S"; mais jusqu'ici les savants ne paraissent pas les leconnaitre, car il ne faut [)as les confondre avec les deux Ei>itres dont nous avons parlé à l'article Clément.
WHARTON (Henbi), né à Worstead, dans le comté de Norfolk, mort en 169'i-, à 30 ans, fut curé de Miiister, et employa les loisirs que lui laissait cette charge k la composition tle plusieurs ouvrages pleins de recherches. L» s jirincipaux soni : Anglia sacra, Lo îdres, 1691, 2 Vol. in-fol. C'est une hi^toire des archevêques d'Angleterre jusqu'en l'année 1540. La mort l'emiiêcha de pousser ce bon ouvrage jilus lo ii. iiistoria de episcopis et de.canis Londinensibus et Assaviensibus ad annum 15.0, ibid., 1695, in-'i-"; tleux traités anglais : un pour défendre le mariage des prêtres, ibid., 1688, in-4", et l'autre la ;;/«- ■ralité des bénéfices, ibid., 1692, in-8'. 11 plaidait sa propre cause, car il en avait plusieurs. Vie tle Guillaume Laud, archevêque de Cantorbéry, 1695, in-fol. Malgré les préjugés du sddsme anglican , Wharton est, souvent éipiitahle et défend la vérité avec courage ; d repousse les calomnies contre les religieux et plusieurs hommes illuslies, devenus odieux pai' leur zèle pour la loi. 11 a excelleunnent redressé les erreurs de Burnet diiis son Spécimen, où il y a un cataljgiie remarquable.
WHISTO.N (Guillaume) né à Norton, dans le cimité de Leicester, en 1C67, montra dès s-; jeun sse beaucoup de goût pour la philosophie ut la tliéologie. Les progrès qu'd y lit ne tardèrent pas à lui acquérir une grand'i réputation, surtout lorsq.i'd eut publié, en 1696, sa Nouvdic théorie de ta terre, quoique remplie de paradoxes et d'o, binions insoutenables. Newton, dont il avait adopté les systèmes, co'iyut tant d'estime pour lui, fju'il le cho sit iiour son sui)stitut, et qu'il le recommanda ensu.te pour son successeur au professoral des mathématiques à Cam-
bridge. Whiston se d6m\i d'un bénéfice qu'il avait possédé pendant deux ans, et ne s'occnpa plus que dos sciences. Il publia en 1701 SCS Lrllrrs astronomiques, qui, trois ans apr^s, furent suivies de ses Leçons phijsicomathématiqnrs. Mais ses s|)6! ulations astronomiques ne servirent pas à lui donner un esprit solid" et conséquent ; l'aspect continuel du ciel étoile, livre instructif pour les âmes qui savent y lire, devint pour lui une espèce d'écueil oCi sa raison parut fiire naufrage. Non-seuleraent il le fit servir à des opinions frivoles en physique; mais, se jetant ensuite dans la théologir, il s'égara d'une manière encore |ilus étrange. On ne tarda pas .^ s'en apercevoir, lorsqu'il lit paraître, en 1702, un vol. in-V°, sur la chronoinqie et sur Yharmonic (Jrs quatre Evangiles. On lui lit l'hon-ieur, en r.07, de le choisir pour prêcher les sermons de la fondation de Boyle. Il prit iiour son snj t Varcomiillssement ries prophéties, et son livre lut imprinui la mémo a-née en \ni vol. in-8°; mais n"ay tnt point dans sa religion des princ pi s tis-es de crovance, en voulant instruire les autres il tomba lui-mêmi' dans des erreurs capitales. En 1708, il commença î< avoir des doutes Mjr le dogme de la Trinité. Il se mit îi étudier les anciens Pères, et crut y découvrir que l'arianisme vivait été la doctrine des premiers siècles de l'Eglise; et comme son imagination s'entlammait fortement, il résolut d'en être le restaurateur ou le martyr ; peutêtre que son attachement pour Newton, qui professait la même erreur, eut quelque part à ce zèle mal entendu. Son enthousiasme se répandit bientôt au dehors. Il écrivit aux archevêqu"S de Cantorbéry et d'York qu'il crovait devoir s'écarter de rFii,lise anglica-ie sur le dogme de la Trinité. Il soutint cette démarche par une multitude de livrts qu'il ne cessa de publier en faveur de son système. Son entêtement et la fureur qu'il avait de vouloir faire des prosélytes le (ireiit enfin exclure dn professorat, chasser de l'université, et poursuivre à bo'idres deva it la cour ecdésiasticpii' du haut et du bas clergé. Ses livres furent condamnés, et l'on vnulait le pu lir d'une manière exem))laire; mais quelquesamis puissants firent en sorte qu'après (i'Ki ans de jirocédure on laissât tomber cette alfaire. Whiston ne disco Uinua pas de souteni" l'arianisme de vive voix et p;u' écrit. Ce n'était pas la seule opinion hétérodoxe qu'il eût 1 mbrassée. Il n'élait pas plus orthodoxe sur Véteriiité des pe>nes et sur le baplénie des petits enfants. Il emluassa aussi roi)inion des millénair(ïs, et s'avisa même d(ï (ixer ré|)i>qne du retour des Juifs, du rétablissement de leur temple, et du règne de mille ans, au li mars 171'i.. I, 'événement ayant été contraire à sa prédiction, il marrpia l'année 17;î() ; et se vo ant encore trom])é, il lil de nouveaux calculs, et prélendit que lil grande révolution devait se faire infailliblement en 1700. Toutes ces rêveries ne l'empêchèrent [las de |)ublier un grand nombre d'ouvrages dv. philosophie, de critique et de théologie. On peut en voir les ti-
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très dans les Mémoires qu'il fit lui-même en 1749 de sa vie et de ses écrits, ou\rage qui se ressent de la vieillesse de l'auteur et de la faiblesse de jugement qu'il eut toute sa vie. Il s'était associé ;i Ditton jiour donner un moyen de connaître les longitudes sur mer ; mais ce moyen les rendit ridicules l'un et l'autre : Diiton , plus sage que Ini, profita de ce malheur pour se tourner vers d'antres objets, où ii eut de grands succès. Whision mourut dans la jauvreté, en 1752. Il s'i'-tait joint cinq ans auparavant aux anabaptistes, et s'il avait vécu plus longteni' s, il les eût sans doute également quittés pour quelque autre secte. Tel est le sort naturel de l'esprit humain ; dès qu'il s'é' arte des moyens que Dieu a déterminés pour fixer sa croyance, il ne peut s'arrêter à rien. ( Voy.
SeRVF.T, LUNTILUS, MÉLANCHTHON.)
WHITAKER (John\ écrivain anglais, né à iManchester, vers 1735, fit ses études à Oxford, où il fit d 'puis agn'gé îi un coll'^ge, et devin!, en 1773, un des | réilicateurs de la rha elle deUerkeley, à l.oiidr s. Son éloquence le fit retnarquer dans ce poste. En 1778, il fut é'u à la riche cure de Ruan-Lanv home, près de Tregony, e^i Cornwall. et il i' mourut le 8 octobre' 1808. Il avait été lié momentanément avec le docteur Johnf on et avec Gibbon; mais les caractères de ces perso'inages ne laissèrent point à C' s liaisons une loniçue durée. On a de Whitaker : Histoire de la ville de Manchester, 1771, 2 vol. in-k" : 1773, 2 vd. in-8', avec d 's corrections; Véritable histoire de.i Bretons. 1772, { vol. in-8°, qui c(mtieni une réfutation comîilète de ïlntroduetion à l'histoire de la Grande-Bretanne et de l'Irlande, par Macpherson ; Sermons sur les quatre fins, 1783, in-8"; Défense de Marie, reine d'Ecosse, 1787, in-8°; 2' é tition corrigée et augmentée, 1700, in-8°: ce livrées! un l'ccu' il de précieux matériaux pour l'histoiie. Origine de l'iirianisme, 1791 ; Passage d'.innlhal à travers hs Alpes, constaté, i~dk, 2 vol. in-4-° : cuivrage qui a donné lieu à divers écrit-;, notamment h un Examen critique, qui a été réimprimé à Londres en lS2o. Supplément aux antiquités de Cornumll , par M. Polwhele, etc. Le même auteur a laissé des poëmes imorimés, et a fourni des articles à quelques journaux de son pays, tels que le Critique anglais et la Jteru" anti-jacobine.
WHITAKRK (CiiJîLLiUME), professeur en thé ilogie dans l'univeisité de Cambridge, naipiitci Holme en Angleterre, dans le cnité de Lancastre, et mourut à Cambridge en 15!)5, à V7 ans. Son principal ouvrage est contre Bellarmin et Stapleton. Ou y rem.'rque de l'érnd tion, beaucoup d'animosilé contre les catholiijues, et un grand nombre de paralogismes, dont aucun degré de savoir ne (leut préserver les gens de secte, qui pl'iideiit pour une croyance arbitraire, aiuès avoir abjuré celle d(! l'Eglise universelle. Ses OEurres furent réimprimées à Genève, 1610, en 2 vol. in-fol.
WHITAKER (le révér. Thomas Dunham ).
savant antiquaire anglais, né à Rainham,
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dans le Norfalkshirp, le 5 juin 1759, mort le 18 iiéc. 1821, l'ut vicaire de Whalley, dans le Lancasteishire, menibie de la société des Antiquaires de Londres, et laissa, entre autres ouvrages : Histoire de la paroisse de Walley. 1801, in-i°; Serinons du docteur Edwin Sandi/s, archevêque d'York, ]irécédt3s de la ^ ie de l'auteur, 1812, in-8°; Histoire du doyenné de Craven, 1812, in-'i-''; réiiiipr. en 1816, in-4.°, avec portiait ; Histoire de la province de Richemoud, où il y a des recherches, ainsi que dans les ouvrages précédents.
^VH^rBY (Damkl), ué h RushdLU, dans le Nori l'a m pion, vers l'an 1638, tie vint docteur eu théologie, et recteur de SaiU-EdiuonJ de Salisbiiry. Son esprit, plein d'idées si'igulit rcs, le jeta dans une haine furieuM' coitre l'Eglise catholique. 11 se déclara avec la même chaleur contre les sociniens, mais son zèle contre eux se démentit ; il comprit que l'auto ité de rE.;,lise une fui-^ rejotée, une secte avait autant de droit que l'autre d'ajuster l'Ecrilure à ses dogmes; ei il fut sur 'a lin desesjou s un des apôtres de i'arianisme. 11 lesoutinl avecdlistinationjusqu'à sa mort, arrivée eu 17215, à 88 ans. On a de Un : Traité delà certitude de la religion chrétienne en général, et de lu résurrection de Jésus-Chi ist en particulier, Oxford, 1671, in-8" ; Discours sur la vérité et la certitude de la foi chrétienne, Londres, 1091, in-i-°; Paraphrases et commentaires sur le Nouveau Testament, en 2 vol. in-fol.; Discours delà nécessitéet del'usaye de larévélat ion chrétienne ;ciis (juatre ouvrages sont en anglais ; Examen variantium lectionum Joannis Millii in Novum Teslamcntum, Londres, 1710, in-iol. ; De sanclnrum Scripturarum interprelatione sccundum Patruni commentarios, Londres, 1714, in-8". 11 est vraisemblable que l'auteur se proposait de tourner les Péies en ridicule ; car il a ramassé dans ce livre tout ce que leuis ouvrages otrient de plus singulier et de plus faible. Tous les hérétiques trouvant leur condamnation dans la doctrine des Pères qui forment la grande c'iaine de la tradition, il est naturi-l qu'ils s'ellorcetit de décrier ces témoins importuns. ( Voy. Barueyrac et TikH-i-t.) Sirmons o l'on prouve qu'on ne doit rien admettre comme article de fui qui répugne aux principes communs de la raison, in-8": discours cio^it les raison'^ements ont été copiés par plu>ieuis incédules modernes ; /^erntcrcs /je/isees f/e Whitby, contenmt différentes corrections de divers endroits de ses commentaires sur le Nouveau Testament, avec cinq discours. Cet auteur impie s'y létracte de tout ce qu'il avait dit de sensé dans ses premiers ouvrages, en faviur du mystère de la sainte Tiinilé. De imputalione divina peccati Adami posleris ejus, 1714-, in-8° ; il y combat le péché originel ; un grand nombre de traités et de sermons contre les dogmes de l'Eglise catholique, où il ftiit paraître tou'e la fureur d'un seclaire fanatique.
WHITE (Richard), né à Basingstoke dans le comté de Southampton, en Angleterre, vers 1540, enseigna le droit avec réputation à Douai pendant plus de trente ans. Il em-
brassa l'état ecclésiastique après avoir été marié, et fut chanoine de Saint-Pierre à Douai, où il mourut en 1G02. L'empereur l'honora du titre de comte palatin. 11 était versé non-seulement dans le droit , mais aussi dans l'antifiuité et dans l'histoire ecclésiastique de son pays. Baronius entretint une conespondanc ■ suivie avec lui. On a de lui : Jilia Lœlia Crispi, epitaphium explicatum, B /logne, 1568, in-8". C'est l'exitiicatinn d'un ancien monument dt'S environs de Bologne. Historiarum Britannicœ insulte ab origine mundi ad annum 800 lib. IX, Arras , 1602, iu-8°. 11 y règne peu de critique.
WHlTh". (Thiîmas). Voy. Anglcs.
WHlfEFlELD (iiEO>GEs), théologien anglican, ei l'un des fon lateurs du. méthodisme en Angleterre et dans l'Amérique, naquit en 1714, à Bell-mn, dans le comté de Gloeester, dans une aiiberge tenue par sa mère. Il lit ses études dans l'université d'Oxford, entra dans les ordre-, à l'Age de vingt et un ans, et embrassa la do.:trine du méthodisme, qu'il fit connaître avec Wesley. 11 (irè -.lint dans les campagnes et jusque dans les rues, où il était environné de nombreux auditein'>. Il atl'ectionuait surtmt les prisons, les hospices et les endroits où beaucoup de pauvr.-s se trouv dent léunis- 11 les évangél'sait et leur portait des co:^soLuions. Dans un sermon qu'il i)rècha dans l'église de Glocester, en 1736, il produisit un tel etl'et qu'on vint dire à î'évèque que quinze personnes, de celiesqui l'écoutaient, élaient touibées eu démence. Wesley l'ayant engagé à passer en Amérique, il alla débaïqner, en mai 1738, à Savanah, où il lit lie nombreux prosélytes. Il était î» Oxford en 1T3'J, et la même année, il fut ordonné prêtre par l'évêque Benson. En novembre, il retourna eu Amérique, et éialilit, près de Savanah, un hospice pour recevoir des orphelins. Il était de retou. en Angleterre en 1741, 11 repartit presque aussitôt pou 1 Amériq le. Dans six voyages qu'il lit en quelques années k la Nouvelle-Angleierre, ou dans des contrées voisines, il accrut prodigieusement sa secte. Malgré sa vie ambulante, il était chapelain de la comtesse dou;iirière d'Hunlingdon, qui professait et protégeait le méthodisme. Bientôt cette secte se divisa en deux branches. Whitefield , calviniste rigid:' , demeura chef de ceux qui suivaient ses principes, tandis que We>ley, à la tête de l'autre branche, professait ceux îles arminieiis. WhieU. lu, en 1769, entrej rit un septième voyage en Amérique. Il mourui à Newbury, environ à quarante mille de Boston, le 30 septembre 1769, selon les Mémoires p ur servir à l'état ecclésiastique du xvui' siècle, tome IV, [>. 332 : d'autres biogiajihes, notamment Walkius, disent en 1770. U est auteur de Sermons, de Lettres, de Traités de controverse , recueillis en 1771, 6 vol. in-8°, et l'on a une Histoire de sa vie, 1 vol. in-8% 1772.
WHITCIFT (Jean), né à Grimsby dans la lirovince de Lincoln, en 1530, n'avait osé découvrir sa haine contre la religion catho-«
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liquo pendant lo r^g■le do In roine Marie; mais Eli'-JiUeth (''tant inonti'o sur le trône, il SH montra protestant, et protestait fanatique. Il ne j^arda auinrie mesure dms ses leçons ni dans s s tlièses. Son e ithousiasuie lui mérita l'arclievêc' é de '".antorhéry, en lo'<3. Ce prcMat, ennemi ardent des puritains et des citholiqu'S, mourut en 160'i., après avoir poussé le fanatisme jusqi'à l'emporlement. On a de Wintgilt : une longue Lettre h Bèze ; |)lusieurs autres écrits, dans les (uels il tr liic le pape d'.-lH^f"/)/-/s/, et l'E^çlise romaine de prostituée. Avec ces deux mois ou opérait alors de grandes choses sur les fanatiques du parti protestant.
WHITTINC.TON (le révérend), ass-ici ' du collège de S lint-Je m, à l'université de Cambridge, s'adonn il à l'étude des monuments religieux, qu'il vint visiter sur le continent; mais une mort [nématnrée interrompit ses travaux. Il n'en a paru qu'une Description historique des nntiquités erclésinstiques de la France, ni/nnt pour objet d'i'cla^rcir la naissance et les proi/n's de rarchitectare (julhique en E irone, 1808, i i-i" de 188 pages.
WIAKD. > 0//. ViARD.
WIBEHT (saint), né en Angleterre, vivait au vil'' sièi-le. Il avait passé en Allemagne avec saint Boniface, lorsque Grégoii'e II envoya ce saiht convertir les inlidèles du Noi-d. 'VN'ibert fut prem er abbé li'Ordorf, et le devint ensuite de Fritzlar. il mourut en 741, et fut enterré dans le mo'iastère de Fritzlar. En 780, son corps fut porté à Stilletield ; saint Lui, évoque de Mayence, fit la cérémonie de cette tianslation. Saint Wibert est le principal patron de la ville rt du monastère de Colleda, apparie lant h l'ordre de Cîieaux. Sa fèle se célèbre le l.'i aoîlt, et sa Vie a été écrite pai' saint Louji, alj lé de Ferrières, et imprimée avec les remarques du
P. Snlli.-r.
WIBOLD, que Moréri nomme Wil)auld,et Fleury Guibnid, célèbre abbé de Stave o au XII' siècle, lit sa profession dns le monastère de Wausors ou Walcindoi'e, fui ensuite envojé pour aoh'.-ver ses éiudes à Stav^-lo, où les Sciences étaient en vigueur, et s'y dis- '.ingua te'lement qu'il fat nn nimem nt élu abbé, l'an 1130, quoiqu'il ne fût A^é que Je trente-trois a is. Il gagna l'esti ne de î'eiiipcreiu' Lolliaire, qui s'.rrôla pendant quelque te.nps h Stavelo. Ce inniii^'e, partant de ritdiealinde s'opposer auv co Kjuèt s de Roger de Sicile et de soutenir Inno ;cnt II contr l'anli-pape Anaclet, voulut (]ue Wibold • l'aecompagnàl daiis celle expédil on. Pendmt son séjour en Italie, les religieux, du .M nl-Cassin le choisirent pour leur ,'bbj. il obtint vers ce tem,is, pour les moiMSlères (le Stavelo et de Mahnédi, nn dipl'ime de l'empore n-, qui est noari.é /lulle d'or, \ku\-o qu'il est é:rit en lettres d'or, et qu'il est muni d'un sceau d'o . Ce d.il J.nie, ipii confirme tois les privilèges .ie ces monastères, se coiiservi; dans les archives de Stavelo. Après le dé larl de l'empereur, Koger ayant contraint Wibold de renoncer à sa nouvelle dignité, il retourna à Stavelo, et s'appliqua
à faire fleurir la discipline monastique et les se enees. Il fil rétablir le chAteau de Eogne , construire une ville au,irès, qui aujourd'hui est réduite en village, et a laissé sur tout cela un monument qui est inséré dans la collection de D. Martène. Elu abbé du monastère deCorbieen Sax", il refusa longtemps cette digiiié, et il fallut des ordres exprès de l'empereur Conrad pour la lui faire accepter. Son zèle et son activité ayant donné un nouveau lustre à ce monastère, il retourna h Stavelo. Quelque tenqjs après, l'empereur l'envoya en qualité d'ambissadeur, aupiès de l'empereiu' des (ireci, Manuel Comnène ; à so i retour, il mourut à Bu elie, dans la partie septentrionale de la Mac/'doine, le 19 aoOt 1138. Son coi-ps fut transporté l'année suivante à Stavelo, où on lui érigea un beau maus lée. Ce pn lat jouit constammenl de la confiance des empereurs sons lesquels il vécut, comme on le vot par les diplômes qu'ils lai adressèrent, et par les lettres (ju'ils lui écrivire H ; ils demandaient son avis dms les alfiires les plus importantes. Conrad, avant d ■ partir pour l'exjiédition de la Pdesti^ne, lui confia l'éducation de son fils Henin,'nouvelleme 11 couronné roi des Romains. Les papes l'honorèrent aussi d'une estime tout" particulière. On conserve h Stavelo un volume de Lettres de "Wibold : elles servent beaucoup à éclaircir l'histoire de ce temps-là, et ont été publiées par D. Martène.
WICELIUS (Georges) , dit le Major, ou Senior, pour le distinguer de son fils, naquit h FulJe en 1501, el se lit religieux; mais à l'Age de trente ans il quitta la vie monastique pour embrasser les erreurs de Luther. R nlré d;ins la couniumion de l'Egl se roluaiiie, il fut pourvu d'une cure et devint conseiller des empereurs Ferdinand et Maxi milieu. Il travailla toute sa vie avec zèle, ma s en vain, pour réunir les catholiques et les nroti'Stauts. On a de lui : Vita Jteyia, H Imsladt. 1550; Methodus concordiœ, Leipzig. 1337, in-12; un très-grand nombre d'autres livi'es , la plupart en allemand, qu'on a traduits en latin, et imprimés plusieurs f'us, nolamment dans l'app' ndix du /•'«>(■/culus reram cxpetendarum d'Edouard Brown, avec les notes de Tho nas Jones. "Wieelius mourut à Mayence en 1573. — Georges VVice- LiLS, son fils, a lonné aussi quekjues ouvrages au publie, tels que l'Histoire de saint Boniface, en vers litins, Cologne, 1353, in-'i-".
WICKAM (Guillaume), naquit au village de Wiikaiii, da 's h' comté de Soulhampton, en 132V. Edouani III le prit à son service, et l'honora de l'mîe Hlance des bâtiments el de la charge de gi'and f .reslicn-. Ce fut lui q i diingi'a la constinicti m du palais de ■\Vindso.-. Qui'hpie tmiqis aiirès , il devint premier scciétaii-e d'Elal, et s'éla't fait ecclésiastique, il fui nammé évèi[ne de "NVnch ester en i3j'7 ; on lui donna ensuite la place do gi-and chancelier, puis celle de [irésideat du conseil privé. Il veilla autant sur la pureté (les mœurs que sur l'adiiiinistratiou
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de la justice. Sa sévérité lui fit des ennemis, et son crédit des jaloux. Edouard, prévenu contre lui par le duc de Lancastre , son fils , le disgracia en 1371 ; mais, instruit de l'injustice conimise à son égard, il le rétablit dans ses dignités. Après la mort de ce prince, le duc de Lancastre fit revivre les accusations contre le prélat ; mais il se justifia tellement qu'il fut r.ippelé à la cour en 1389. De nouvelles tracasseries l'obligèrent de se retirer trois ans après. Rendu à son diocèse, et à l'abri des troubles qui agitaient alors l'Angleterre, il travailla à perfectionner les deux collèges qu'il avait fondés, l'un à Oxford et l'autre à Winchester. Une cathédrale presque aussi superbe que celle de Saint -Paul de Londres, fut élevée à grands frais. Il fonda des retraites pour les pauvres et pour les orphelins ; enfin il ne .s'occupait que du bien de l'humanité , lorsque ses ennemis l'accusèrent de crime d'état en plein jiarlement , l'an 139V, mais il se lava de cette imputation odieuse. Cet illustre prélat, accablé d'années et épuisé par ses immenses Iravaux, termina en paix, en iWi-, une carrière tiop longtemps agitée. Il montra un zèle ardent contre Wiclef, qu'il lit chasser de l'université d'Oxfor i. On a publié dans cette dernière ville, en 1C90, in-i", la Vie de ce digne évoque.
'WICKMANS (Augustin), abbé de Tongerloo, célèbre monastère de l'ordre de Prémontré, dans la Campine brabançonne , né à Anvers, mort à Tongerloo, en 1661, fut en grande réputation de piété et de savoir. Sa carrière littéraire s'ouvrit par un ouvrage hagiographique , -in-8°, intitulé : Rosa candida , id est, martyrium ven. Pétri Culmpthautani, canonici Norbertini massacré par les prétendus réformés, imprimé à Anvers, en 1625. Ses autres ouvrages sont : Apotheca spiritualium pliarmacoriim contra luem contadiosam, cdiosquc morbos, Anvers, 1626, in-4° ; Diarium ecclesiasticum de sanctis contra pestem tutclaribus , Anvers, 1626, in-4° ; Dissertatio historica de origine et progressa Cœnobii Postulani ordinis Prœmonstratensis, Anvers, 1628, in-l°; Sabbatismits marianus, Anvers, 1628, in-8° ; Brabantia mariana, lib. III, Anvers, 1632, in-i°; réimprimé avec figures à Naples, en 1734. Sanderus appelle cet ouvrage, Opus omnigena doctrina refertum; et Foppens, Liber certe pro historia belgica utilissimus. On conserve en l'abbaye de Tongerloo son ouvrage manuscrit, intitulé : Syntagma pastorale de obligatione pastorum, et un autre également manuscrit sur la Vie de sainte Dymphne, patronne de la Campine. Ce fut sousWickmans, que Willebrord Bosschaerts , chanoine régulier de Tongeiloo , publia à Matines, en 1650, son ouvrage De vrimis veteris Frisiœ apostolis, rempli d'érudition et de recherches, dont Erycius Puteanus a fait un juste éloge. Depuis ce temps, dit Feller, le goût pour les études hagiographiques, qui s'accorde si bien avec l'étude de la saine théologie, et avec la régularité religieuse, ne s'est point affaibli dans ce monas-
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tère : et c'est ce qui porta Godefroy Hermans, dernier abbé, à saisir l'occasion que la Providence fit naître en 1789, d'acquérir le fonds et les deux bibliothèques des hagiograpljeset des historiographes, auparavant établis à Anvers; et par ses soins, leurs ou-^ vragcs, deux fois interrompus par des coups d'autorité, dans ce prétendu siècle de lumière et d'humanité , ont été repris dans l'abbaye de Tongerloo , à la grande satisfaction des savants de tout état , et de la capitaledumondechrélieM.(T'o?/. Boi.landus.) WICLEF ou DE WiCLiFKE (Jean), naquit à Wiclitfe, dans la province d'Yoïk, vers l'an 1324. Il étudia au collège de la reine à Oxford, et parvint par ses intrigues à la place de gardien ou principal du collège, qu'on avait ôtéo à des religieux pour la lui donner, et qu'on lui enleva à son tour pour la rendre à ceux à qui on l'avait prise. Wi clef en appela au pape, qui décida en faveur des religieux. Il se déchaîna dès lors contre le siège de Rome, dont il attaqua d'abord le pouvoir temporel et ensuite le spirituel, et contre le clergé. Quoiqu'il fût curé de Lutterworth , dans le diocèse de Lincoln, il entreprit de faire dépouiller les ecclési.istiques de tous leurs biens. L'archevôque de Cantorbéry le cita à un concile qu'il tint à Londres, en 1377. L'hérésiarque y vint, accompagné du duc de Lancastre, qui avait alors la plus grande part au gouvernement du royaume ; il s'y défendit et fut renvoyé absous. « Car telle est, dit un « historien, la marche des sectaires : d'abord « ils paraissent respecter l'autorité spirituelle, « et semblent n'attendre que ses décisions « pour régler leurs opinions ou leur conduite; « mais dès qu'elle les a condamnés, comme « ils s'y attendent bien, ils ont recours à la « puissance temporelle. » Grégoire IX, averti de la protection que Wiclef avait trouvée en Angleterre, écrivit aux évèques de le faire arrêter. On le cita à un concile tenu à Lambeth : il y comparut, et y évita encore d'être condamné. Les évoques, intimidés par les seigneurs et le peuple, se contentèrent de lui imposer silence, comme si un sectaire, épris de la fureur de dogmatiser , pouvait observer une telle loi. Wiclef prêcha et écrivit. Ses livres, quoique grossiers et obscurs, se répandirent, par la seule curiosité qu'inspiraient le sujet de la dispute et la hardiesse de l'auteur. C'était dans ce temps-là qu'Urbain VI et Clément Vil se disputaient le siège de Rome. Wiclef profita de ce temps de trouble pour répandre ses erreurs. Guillaume de Courtenai, archevêque de Cantorbéry, assembla à Londres, en 1382 , un concile, qui condamna 24 propositions de l'hérésiarque, les unes comme absolument hérétiques, les autres connue erronées, et contraires aux décisions de l'Eglise. Voici celles qui furent jugées hérétiques : « La substance du pain et du vin « demeure au sacrement de l'autel après la « consécration ; et les accidents n'y demeu- « rent pointsans substance. Jésus-Christn'est « point dans ce sacrement vraiment et réel-
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