‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 281 sur 341 · WER · texte numérisé non relu

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beaucoup dans les monastères. Ses écrits prouvent qu'en même temps il était trèsversé dan> la théologie et dans l'histoire. Le moine anonyme de Saiiit-Gall, l'un des historiens de Ch;irlemagMe, avait été son dsciple, et s'en fusait gloie. Duis le premer livre de son his'oire, i' fait l'éloge de Werembert, et loue soi savoir et sa piété^ \' erembert mourut le 2:t ou le 24 mai 884. Il avait composé beaucoup d'ouvr/iges, savoir : un Traité de tnusi'/uf; De artc mctrontm lihri II; un Commentaire sur le livre de Tobie; un autre sur les Proverbes de Solornon ; un troisième sur 1rs lamentations deJéréinie. Tr. thème assure avoir vu et lu tous ces ouvragis. Il en attribue d'autres à Werembert, sa is assurer, comme il le foit des premiers, qu'il les a eus en main ; ci- sont : un reeueil de Sermons ; des Lettres sur des sujets de littérature ; des Epigrammes et des Poésies de lnuies mesure^, des Hymnes, et des Séquences ou Proses en l'honu' urd Jé^us-Chrisl et des saints. D'autr(;s écrivains lui nttriijuent : un Commentaire sur la guerre ; luie Histoire de Cabbaye de Saint-Gall, depuis son origine jusqu'à son temps, etc.

WERKNFELS ( Samuel ) , né h BAle le l" mars 1657, fut professeur de ditf reites sciences dans sa patrie. Sa réputation lui procura la correspondance des plus illustres savants de 1 Europe, et attira à Bàle une nm tilude d'éludianls, à l'in-truction desquels il s'ap|iliqua avec zèle. Il mourut h Bàl ■ le l"juin ilkO. Ses ouvrages ont été recueillis en 2 vol. in-'i". L'i plus ample éîliti<m est celle de Genève el de Lausanne, en 1739. Ils roulent sur la phihilogie, la philosophie el la théologie. Son livre le plus coimu est celui-ci : Dissertatio de logonmcliiis eruditorum in septem partes suo quasque tempore in Acadcmia ad disputandnni propositas, Bâle, 1692, in-i"; Amsterdam, 1702 et 1716, 2 vol. in-S". D 'S additif-ns considérables ont éié faites à ces deux dernières éditions. Le recueil de ses ouvrages renferme diverses poésies, qui montrent que l'auteur n'était pas aussi b n poète qu'habile philosojihe. On a encore de lui un volume in-8" de Sermons. — Son [lère Pierre Werenfels , et son aïeul Jean -Jacques Werenfels , ont donné quelques ouvrages.

"WERP (Charles) , jésuite, né vers l'an 1502 dans un petit canton nonjmé Coudros, au diocèse de Liège, mort à Huy le 17 décembre 16v6, se distingua connue professeur el comme prédicateur, et laissa la ré- Eutation d'un homme extrêmement charilale. On a de ce saint religieux : Piarum lacrymurum in quatuor fontes seu totidem libros elegiarum dirisarum, cum rhythmis ad calcem singulorum, Cologne, 16V0, in-I6 ; De raptu manresano sancti Jgnatii de Loyola, poème épique en quatre livres, Anveis , 16i7, reproduit dans le Parnassus societatis Jrsu, Francfort, 1G54, in-i" ; Magdalena pœnitens, eccsiilans, amans, elegiarum tribus libris expressa , Levde , 16t>7, in-18, jieiif poème sur la MaJeleine, qui ne manque, dit Lécuy, ni de grâce ni d'élégance, et dont

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Southwell , historien de la société, a oublié de f'-Pi' inentioi.

WERUO (Sébastien), ecclésiastique suisse, m; à Fi- bourg, capitale du cant n de ce nom, dans le xvi' siècle, ('■tait docteur en théologie, et passait pour savan'i. Il fui curé de la ville de Fribonrg, et graid-viciire du dio èse de Lausanne. Il est autour des ouvr^.4es suivants : un Traité de phi/sique , lîàle, 1379, in-S°; Qaœstion's de Verho Dei, en allemand, loS7, m-k" ; Chronique de l'Eglise et des monarchies, F.ibourg, 1599, ia-4-°. H mourut eu IGl'i-.

WESLEY (Jean), théologien angi;can, et l'un des'fonilalt'urs du méthodisme en AngletiTre, uaipiit à Epworth , au comté de Linco n, en 1703. Il lit ses élud?s à luniversito d'0\ibrd, et y fut élu, en 17-2t), agrégé de Lincolu's. co lége où il résida jusqu'en 1733. Des livres de spiritualité, et paiticulièrement quelques ouvrages de Ciuillaume Law, firent prendre une tournure singulière à son esprit. Livré à la mysticité, il conçut, avec quelques-uns de ses compagnons, et entre au resavec Whitefield, Hervcy, etc., le plan d'une secte nouvelle, à la doctrine de laquelle on donna, par raillerie, le nom de méthodisme. Ce nom vient de ce que ces sectaires alfeclaient de faire toutes leurs actions systématiciuement, et de ne perdre aiicun mom nt de la journée. On y faisait profession de ne |>oint se séparer de l'église établie, et d'en conserver les règl s et la liturgie. C'est ce que fit Wesley, qui jamais ne voulut entendre à une i-upture. On y recevait l'ordination SL'lon le rite anglican. Il n'a point laiss ' de confession de foi écr te ; mais Il^s poinis sur lesquels on insiste le p'us chez ses sectateurs, sont le shIuI pour la foi seule, la conversion ii.slantanée et la certitude de la réconciliation avec Dieu. Le bd des chefs était de former des congrégaiions vouées à une vie plus sainte n à un degré de perfection supérieur à celui au ,'uel ou Si.-; bornait dans les autres égl'sus chrétiennes. Us poursuivaient l'exéiuition ':e ce projet avec un zèle f[iii né'ait "la-; t uijours exempt d'enlhOi.siasme. Le carai;lè:'u propre de celte secle naiss.nl ■ étiit le prosélytisme. Wesley, dès 17.35, s'em .arqua pour la Géorgie, dans le dessein d'y aller convertir les liidi.'ns. Charlus Wesley, son frère ])uîné , ]"accom[)agiia dans cette m ssion ; niais il ne demeura qu'une année en Géorj',ie, et revint en Angh^terre, où il exerça le ministère pies des méthodistes. Jean n'y retourna qu'en 1738. Il trouva l'église méthodiste déjà Hérissante : elle s'était étenfiuc par les soins de Wh tefi Id. Cependant, en 174.1, Wesley et lui se brouillèrent; h secte à peine née se divis», et cha':un des deux devint chef d'une branche de méthodisme. Whitefield |)r fessait le calvinisme pur, tandis que Wesley s'él.iit attact' aux piincipes d'Anuinius, et avait ad.Kité ses sentiments sur la libeité huma.ni.». Voi/. Whiti-iiei.i). Tous deux cependa U t.avaiilaient avec ardeur à la jiropa.^ation d ■ la secle. Wesley voyageait dans les dilîérentes

contrées d'Angleterre, et étabnssait des congrégaiions partout où i-î passait. C'était particulièrement aux dernières classes de la société qu'il s'adressail. Il sut se faire écouter.ies ouvriers occupés aux mines et dans les foièls. C'était dans les mêmes classes qu'il choisissait les caiéchistes. Il ne lui en coiHait |)as beajrou ipourles forme:'. Coiiune il avad jiour piim i le que, le succès de la jirédication déi-ive bien m.oi^s du taleft et dH la science du piédicateur, que d • l'iniluence d'une illumination venue d'en haut et de lumières suina'.urelles, il n'é.ail pas besoin d'éludés. Celte s Tie s'/iccrut avec une pi odigieuse rapidi'é : dès 1767, le méth;id sme comptait 23,000 s^'ctateurs ; en 1813, il en avait plus de 400 000, tant dnns la Grande-Bretagne qu'aux E ats-Unis. Wesley fut témoin des piemiers progrès de cet accroissement, n'étant mort ipie le 2 mars 1791, âgé d'environ 88 ans. Parmi les ouvrages qu'il a laissés, on remarque : 8 vol. de Sermons ; un .Appel aux hommes raisonnables et religieux; un Traité du péché originel ; un Examen de la sagesse et de la bonté de Dieu dans les ouvrages de la création, 5 vol. ; un Extrait de Vouvrage de Dutens sur l'origine des découvertes attribuées aux modernes; Médecine primitive, o.i Recueil de remèdes simples, faciles, et éprouvés dans un très-grand nombre de maladies. C'est le seul des (juviages de Wesley (|ui soit connu en France ; il a été traduit en français par Bruyset, avec des notes de Uns ,* Lvon, 1772, in-12. Cet ouvrage est estimé, dit m biographe ; m-ns il est rempli de traits bizar.r-es, et souvent indécents. Les Œuvres de Wesley ont été recueillies en 32 vol. — Charles Wesley, son frère, dont il est question dans cet artiilj, et. ut né en 1708; tous deux étaient fils de Samuel Wesley, recteur d'Epvorth, lieu de leur naissance. Samuel es! auteur des ouvrages suivants : une Vie de Jésus-Christ, poëme héroïque, 1693, in-fo!., dédiée à la reine M rie, réimprimée avec des augm. et des co:'iections en IBOT; une Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament, en vers, 1704, 3 vol. in-12, avec 330 gravures de J. Stuil ; un Traité atin sur le livre de Job. Il elait mort en 1735, père de noudi'-eux enfants.

WESSEL ( Jean ) , en latin ]Vessellus, né îi Gro.ningue, vers 1419, étudia d'abord à Zwoll, el ensuite à Cologne et à Paris. Dans cette dernière ville, il trouva ies dispuies de la philosophie trcs-échautiées entre les réalistes, les formalistes et les nominaux. Coiiime il fallait opter entre eux, il se décla.M pour ces d^naiiers. 11 se présenta à Heidelberg [xmr y enseigner la théologie ; mais on le retusa, parce qu'il n'était que laïque, et qu'il ne voulait point s'engager dans la cléncature. Sixte IV", qui l'av it connu lorsq.'.'d était g'uéral d.'s cordeliei's, lui ut, dit-oii, les oil-es les ; lus llatleuses dès qu'il eut obtenu la ti.ire. WessLl alla à Borne, f'. S' borna à deman 1er un exemplaire de la Uible en h 'bieu et en grec. De Vctour dans sa patrie, il y mourut en 1489. Ce savant

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