‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 289 sur 341 · S^IM · texte numérisé non relu

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auteurs, arrangée selon l'ordre chronologique.

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WYMPNA. Voy. Wimpina.

WYTENBOGAARD. Voy. UiTENBoaAABD.

XACCA (Erasme) , Sicilien, florissait dans le XVII' siècle, et a donné des ouvrages qui montrent qu'il s'était appliqué Ji la littérature, h la philosophie et h la médecine : tels sont : Hisloire de l'incendie du mont Etna, en 166!), en italien ; poëme lalin didactique des Fièvres ; Brevis expositio in Psaimos et in Canticum canticorum : La Jérusalem délivrée du Tasse, en vers latins.

XAUPI (Joseph), docteur en théologie de la maison et société royale de Navarre, naquit à Perpignan le 16 mars 1688. Il était chanoine archidiacre de l'église de Perpignan, et abbé commendataire de Saint-André de Jare, ordre de Cîteaux, au même diocèse. Il mourut à Paris doyen de la faculté de théologie, le 7 décembre 1778, âgé de 90 ans. On a de lui : divers Mémoires, imprimés à Perpignan ; Mémoires pour le droit de joyeux avènement dans la province de Roussillon , pays réuni à la couronne: Dissertation sur l'édifice de l'église priniatiale de Saint-André de Bordeaux , 1781, in-8"; autre Dissertation sur Vépiscopat de Gabriel de Grammont élu évéque de Bordeaux , par le chapitre en 1529 , Bordeaux, 1751 , in-i" ; une Consultation avec le docteur Billette, en faveur des curés de Cahors, contre le chapitre de l'église cathédrale de cette ri//c (T'o)/. Riballier) ; divers Discours ou Compliments faits au nom de la faculté de théologie de Paris, dont un en latin, prononcé le 20 juin 1766 à la procession du recteur de l'université ; Recherches historiques sur la noblesse des citoyens honorés de Perpignan et de Barcelone, connus sous le nom de citoyens nobles, Paris, 1763, in-l2.

XAVIER (Jérôme) , jésuite espagnol, parent de saint François-Xavier, et héritier de son zèle i)0urla conversion des Indiens, exerça les fonctions de missionnaire dans le Mogol pendant 23 ans, et mourut à (lOa le 17 juin 1617. Il a publié : Traité des Mystères du christianisme, sous le titre de Fons vitœ, contre le mahouiélisme, 1600; Vie de Jéstis-Christ; Vie de saint Pierre. Elles sont en langue persane, et ont été traduites en latin par Louis de Dieu. L'ouvrage du P. Xavier aurait été plus estimé, s'il n'avait pas puisé dans des sources apocryphes pour grossir ces histoires. On a encore de ce missionnaire des Lettres touchant la mission dans le royaume du Mogol, insérées à la fin de la traduction de l'Histoire de saint Pierre, Leyde, 1639, in-'i-°; etc.

XAVIER (saint). Voy. François.

XLMENÈS (D. RoDERic),Navarrais, archevêque de Tolède, se rendit en 12V7 à Lyon, pour défendre, devant le pape Innocent IX, au concile général, les droits et les privilèges de son église, contre l'archevêque de CompostelJe, qui prétendait à la primatie sur les églises d'Espagne, parce que son église croit conserver ](; corps de saint Ja((pies, apOtre desEspagues; mais elle fut adjugée à l'ar-

chevêque de Tolède. Il mourut sur le Rhône en s'en retournant. On lui doit une Histoire d'Espagne, divisée en neuf livres, que nous avons dans le Recueil des Historiens de ce royaume, avec des remarques du P. André Schott. Elle manque d'exactitude et de critique.

XIMENÈS DE CisNEROs (François) , né à Torrelaguna, dans la vieille Castille, en 14-37, d'un simple commis aux décimes, et seloQ Fléchier, à Villaivar, dans le diocèse de Tolède, d'Alphonse de Cisneros Ximenès, procureur de la juridiction de Torrelaguna, fît ses études à Alcala et à Salamanque ; de là il se rendit à Rome ; mais ayant été volé dans son voyage, il n'en remporta qu'une bulle pour lé premier bénéfice qui vaquerait. L'archevêque de Tolède le lui refusa; mais Ximenès s'étant mis en possession du bénéfice, le prélat eut recours à la voie de fait, et le fit mettre en prisondans la tour d'Uzéda. Un prêtre, qui y était détenu, et qui sans doute voyait quelque chose d'extraordinaire dans ce jeune homme, lui prédit qu'il serait un iour archevêque We Tolède. Ayant été mis en liberté, il obtint un bénéfice dans le diocèse de Siguença, et le cardinal Gonzalez do Mendoza, qui en était évoque, le fit son grandvicair'e. Ximenès, dégoûté du monde, entra quelque temps après chez les Cordeliers de Tolède, et fit ses vœux. Ses talents lui procurant une foule de visites, il se retira dans une solitude nommée Caslagnar, et s'y livra à l'étude des langues orientales et de la théologie. Ses supérieurs l'en tirèrent pour le consacrer à la direction et à la chaire. La reine Isabelle, qui l'avait choisi pour son confesseur, le nomma à l'archevêché de Tolède, en 1195. Ximenès nel'accepta qu'après un ordre exprès du pape, en li98. Sa vie ne fut plus, dès ce moment, qu'un tissu debonnes œuvres. Les portes de son palais furent toujours ouvertes aux indigents ; il les écoutait avec bonté , lisait leurs requêtes, et les soulageait avec une charité généreuse. Il visita les églises, les collèges, les hôpitaux, et employa ses revenus à les réparer et à les orner. Il purgea son diocèse des usuriers et des lieux de débauche, cassa les juges qui rem[)lissaient mal leurs charges, et mit en leur place des personnes dont il connaissait l'intégrité et le désintéressement. Il tint un synode à Alcala, et un autre à Talavera, où il fit des règlements très-sages pour le clergé régulier et séculier. Ferdinand et Isabelle lui confièrent le soin de réformer les ordres religieux, qui s'éloignaient de l'esprit de leur institut. Les cordeliers eurent recours h toutes sortes de moyens pour perdre le réformateur : leur général vint à Rome , pour changer à l'égard de Ximenès l'esprit de la reine. Malgré ces traverses , Ximenès acheva la réforme.

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Après la rfiOrt d'Isabelle, en loOi, le roi Ferdinand le Catholique lui confia l'adtninistration des affaires d'Etat. Son pre- ÎBÏer soin fut de décharger le peuple du subside onéreux nommé alcavole. Son zèle ne fut pas indifférent sur le sort des mahométans , qu'il fit instruire dans la religiou chrétienne; il en baptisa près de 3000 dans une place snacieuse, où il fit brûler tous les livres ae l'Alcoran. Le pape Jules II l'hoirora de la pourpre romaine, en 1507, sous le tilre de cardinal d'Espagne. Pour rassurer l'Etat contre les invasions des barbares qui l'avaient si longtemps désolé, il vouîait étendre la domin;ition d'Espagne chez les Maures : il le (it en effet par la conquête de la ville d'Oran dans le royaume d'Alger, conquête qu'il entreprit en 1509. Comme l'archevêché de Tolède et les emplois qu'il avait à la cour produisaient de grands revenus, il résolut de faire lui-même cette conquête il ses dépens , leva une armée, nomma général Pierre Navarre, un des [ilus habiles capitaines de l'Europe, et voulut êlre présent pour surveiller et encourager une entreprise qui devait procurer tant d'avantages à l'Eglise et à l'Etat La flotte , com- Î rosée de 80 vaisseaux, sortit de Carthagène e 16 mai, et débarqua heureusement sur les côtes d'Afrique. Le jour de l'ouverture du siège étant arrivé, le cardinal monta à cheval, revêtu de ses ornements pontificaux et accompagné des ecclésiastiques et des religieux qui l'avaient suivi. Il y eut un combat. Ximenès, après avoir harangué ses soldats, alla s'enfermer dans une chapelle, où il demeura prosterné tant que dura la bataille. Le succès de cette journée fut complet. Les Espagnols, après une attaque des plus violentes, enfoncèrent la cavalerie des infidèles, et en firent un horrible carnage. Après cela ils prirent la ville d'assaut; conquête importante et glorieuse, qui, dans ce siècle de faiblesse et d'inconséquence, fut abandoimée aux infidèles, sans aucune raison appaiente, au milieu de la paix. (Voy. Oran dans le Dict. géographioue.J A son retour d'Afrique, 1b roi Ferdinand alla à sa rencontre jusqu'à h lieues de Séville, et mit pied à terre pour l'embrasser. Ceux qui ont blâmé Ximenès d'avoir conduit cette expédition, n'ont pas réfléchi qu'il ne prit pas les armes ; qu'il s'y comporta toujours en évoque, n'y portant que le secours de ses lumières et de ses

Srières: saint JeanCa|>istran, saint François lavier conduisirent également d'heureuses expéditions contre les infidèles , et furent l'âme et le conseil de l'armée chrétienne. Le cardinal, à la vigilance duquel rien n'échappait, prévoyant une stérilité extraordinaire, fit faire des greniers publics à Tolède, à Alcala et à Torrelaguna, et les fit renifilir de blé à ses dépens. Ce bienfait fit une telle impression sur les cœurs, que, pour en conserver la mémoire, on en fit graver l'éloge dans la salle du sénat de Tolède et dans la place publique. Le roi Ferdinand, malgré l'espèce de jalousie qu'il avait contre son minislre, le noioma en mourait régent de la Castille,

Dict. d« Biographie belig. III.

en 1516 ; et l'archiduc Charles, qui fut depuis l'empereur Charles-Quint, confirma cette nomination. Ximenès pressa la guerre do Navarre ; on prétend qu'il orionna h Villalva» général espagnol, de faire ce que firent liepuis les Français dans le Palatinat, de mettre le feu dans ce royaume, en cas de malheur, et d'en faire un vaste désert; mais ce rapport est très-suspect, et il est sûr que l'ordre, s'il a été donné, n'a jioint été exécuté. Les grands d'Espagne, accoutumés à tout oser à raison de leurs richesses, de leurs titres et de leur crédit, traversèrent continuellement ses vues; mais sa fermeté les contint dans le devoir. Il sut, par des dispositions admirables, rendre l'Etat tranquille au dedans et redoutable au dehors. En donnant des armes aux bourgeois, les faisant exercer à des temps réglés dans l'art militaire, il avait à ses ordres une excellente armée de 30,000 hommes, composée de braves gens, ayant des m lurs, pleins de courage, animés par le vrai patriotisme cl les grands motifs qui font des guerriers chrétiens. C'est ainsi que sans faire violence à personne, sans enlever à la charrue un seul laboureur, sans donner aucun mécontentement, et tout au contraire à la grande satisfaction du peuple, il créa tout à coup une force militaire supérieure à toutes celles qui existaient alors en Europe. Exemple dont n'ont pas songé à profiter les monarques qui, dans les xvu' et wiir siècles, ont converti la meilleure partie de la population de leurs états en des masses d'armées énormes, qui se consura. nt dans la coi ruptiou morale et physique ; qui, n'ayant d'autre aiguillon que la solde des esclaves, deviennent les instruments du caprice et de la violence, ne sont rien à la patrie comme elle n'est rien pour eux, et désolent le pays dont la défense leur est abandonnée. Les mécontents débutèrent en Flandre, où était Charles-Quint , par se plaindre du régent. Ximenès, pour toute justification, demande au roi des pouvoirs sans bornes, et les obtient. Il ne s'en servit que pour le bien public, pour la paix et la sécurité du royaume. En élevant d'un côté l'édifice d'une grande et sage politique, il détruisait tout aussi utilement de l'autre, en abolissant les opérations d'une libéralité dissipatrice et mal entendue. Il retrancha les pensions et les olFiciers inutiles, retira tout ce qui avait été usurpé ou aliéné du domaine royal, et fit rendre compte aux financiers. On lira d'eux des sommes immenses , avec lesquelles il acquitta les dettes de l'Etat, et fit des établissements utiles. Tandis qu'il travaillait pour la gloire de sa patrie , il fut, dit-on, empoisonné en mangeant un pâté do truites; mais le fait est plus qu'incertain, et ce qu'on a dit des prétendus auteurs l'est encore davantage. A 80 ans, on peut mourir sans poison. Ximenès mourut à cet âge, en 1517, avec la réputation du plus grand homme et du meilleur citoyen qu'eût produit l'Espagne. Aussi habile que le roi Ferdinand dans l'art de gouverner les hommes, il le surpassa par les qualités du cœur. On vit en sa personne un simple particulier faire plus d^

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bien h sa patrie que tous les rois qui avaient gouverné. Noble, raasiiifique, grand, giinéreux, protecteur de l'innocence, de la vertu et du mérite, il ne conçut et n'exécuta que des projets utiles à l'humanité. Pondant 22 ans qu'il tut arçiievôque de Tolède, il employa près de vingt millions pour les besoins de i'Elal et du peuple. Personne n'ignore qu'il forma dans sa ville archiépiscopale, en faveur des filles de condition, un établissement que Louis XIV a imité depuis pour le sou!a..5ement de la pauvre noblesse (8aint-Gyr). Ximenès fonda l'université d'Alcala, et fit imprimer dans cette ville la Bible Polijgtotte, quia servi de modèle à tant d'autres. (V'o»/. Jav ef Walton). Elle fut commencée pour J'impiession en ISli, et achevée eu 1317, en 6 vol. in-fol. et en quatre langues. Elle est fort rare. Ou y trouve le texte hébreu, tel que les Juifs le lisent; la Version grecque des Septante ; la Version latine de saint Jérôme, que nous apjielons Yulgate; et la Paraphrase chaldaique d'Onkelos suf les cinq livres de Moïse seulement. On y travailla pendant plus de douze ans, car elle fut commencée dès l'an 15a2 ; Ximenès s'y appliqua lui-môme avec beaucoup de soin et en lit la dépense. Il acheta se|)t exemplaires en hébreu quatre cents éeus, et donna tout ce qu'on voulut pour des anciens manuscrits grecs et latins. Il fit encore imprimer ie Missel et le Bréviaire mozarabe, dirigé pa,r Ortiz [Voi/. ce nom); et. pour conserv'ii' la mémoire de ce rit, il fit bâtir une ctiapellL' au Tèî de l'église métropolitaine de Tolède, y fouda di^s chanoines et des clercs, qui célébraient journellement l'oiRce en cette langue. Au môme temj)s que Ximonès écrasait l'orgueil des grands, il sava t fermer les oreilles à leurs murmLU'es. Il ré|)ondit à des personies q.ii voulaient qu'on çherc'iât les auteurs de quelques discours qui avaient été tenus contre lui : «Que lorsqu'on était élevé « en dignité, et qu'on n'avait rien à se repro- « cher, ou djvuit laisser aux inféiieui-s la « misérable consolation de venger leurs clia- « grins par des i>aroles. » Quand il avait abattu et forcé ges ennemis à lui dcmauder grâce, il les recevait avec une guiérosité héroïque, et adoucissait tant (pi'il pouvait les désagréments de l'humiliation où ils étaient réduits. « Sa sévérité, dit Fléchier, était ac- « compagnée d'iuiy piobité constante, éga'e, « incorruptible ; d'un amour te. ;dre pour le « peuple, et de cette qualité si rare, etj).aur- «. tant si nécessaire à tous ceux (lui gouver- « lient, que l'Ecritur,' appelljî la faim cl ta soif « de la justice. » Son zèle pour la foi était aussi vif que ferme, constant et éclairé. C'ux qui lui ont Tait un crime de s'être opposé à la réforme de l'inquisition, n'ont sans > oute pas comparé les rigueurs de ce tribunal avec les massacres (jui , dui'ant deux siècles, ont désolé tous les pays où il n'était point établi. {Voy. LiMBOKCU, Nicolas Evmer'ck, etc.) Cornez de Castro et Antoine Santleius ont écrit la Vie de ce cardinal en latin ; Eugène de lloblez, Maïc di.' Lisbonne elAnloiiie d'tlz;i, en esi)agiu)l ; liarthélemiCimarelliet Jérôme Qarimberti, en italien. Marsollieret Fléchier

l'ont donnée en français ; l'une et l'avjlre sont bien écrites, intéressantes, et prouvent combien la politique inspirée par la reli^àoii est supérieure aux artifices et aux petitesses de la politique humaine. La dernière csî écrite d'une inauiôre plus conséquente, plus ferme et plus digne du grand homme dont elle présente le tableau.

XLVIENÈS (Pierre), jésuite espagnol, né à Tolède, fit ses études à llopie, et y reçut l'ordre de prêtrise. Envoyé par ses supérieurs ài Vienne en ^^utriche, en 15^2, il fui chargé d'y enseigner la théologie SGolaslique et d'y prêcher en italien, Quelque? années après jj; partit pourGratz, où l'on venait d'établir une université : il en fut nommé chancelier, et y professal'EQi'iture sainte. Il futsuccessivcment recteui' des collèges deChgenfurtlud'Olmutz, de Prague et de Gratz. li était habile controversiste, et soutint, d^ns. ces diU'érenls eudroits, l'intégrité du dogme catholique contra les attaques des hérétiques. A beaucoup d» science, il joignait une piété exemplaire. Il mourut à Millestadt, dans de grands s nitiments de piété, le 23noYeiHt».re lii.3;3, à l'âge de 81 ans, dont il avait passé 39 dans la société. On a de lui : 0/v?iifoji fiinèbre de l'archiduc Chajrles d'AutricIte, en livtin, prononcée à Qr.atz, en 1590; Disput(itio habita cu)n Bqitazarc Fischerp , lulhcrano , iii acadeinia Gnfccosi, anno 1592; Campendiuni seu Br9viariuin a/jsolutissimiiin orniti^um mcdilcttionum de prçccipuis fidei noslrœ mys(çriis, vitce et passionis Cf. N.Jr.suChrisl,ietB, Mariœ, etc., e sex lomis Medilatiomcin P. Ludovici de Fonte, co//ff</«m, Cologne, 1623 et n2J^ia-8% Un jésuite en a fait une tiqiducliQait.ilienuQ. — XmE>'Ès (Pierr:-), qu'il ne fijut point confondre avec le [U'écédent, était prnfes^em" en. théologie à l'université de S;\lamau,q|Ueausv°' sièile. D.ivenu doyen de l'église de 'l'olède, il fut nommé évèque d.o Badajoz. Il vivait sous le règne du roi Ferdin.md et de la r.-ine Isabelle, qvii lui firent quitter sou ^ége é,jiacojial de Badajoz [)our celui do Coria. 11 est auteur de divers ouvrages, pa^'iiii lesquels Oft en cite un qui a pour iilrQ ; Çonful,utûrin)n, errorum contra claves EcQlesiw.^ c\ç. ^-Ximenès (C ristophe), jésuite espagaol dq diocèse de Salaraanque, et missionnaire zélé, passa aux Philippines, et y demeura 33 ans, constammont occupé de la conversion des peuples de ces î.es, do it il était parvenu i\ posséder parfaitement la langue. Il y mpurut en 1629, âgé de 57 ans. Ou a de lui divers Jra^'tés sur les mystères de notre foi, eu 7 vol., dans la langue du pays. 11 traduisit dans la même langue la Domaine chretiennij de Robert Bellarmin, Manille, 1390.

XI «lENÈS (Josepu-Aubert), espagnol, né on 1719, d'une laïuille noble, se lit cariue eu nsï, enseigna dans son ordre la théologie, et l'ut fiitdoct:ur eu ITCO. Il ne se distingua pas moins par ses talents pour la chaire. Il lut ensuite nommé théologien du nonce en Espagne. Ayaut remj)li dilférenls emplois distingués dans son ordre, il en fut nommé prieur-général en 17G8, et mourut dans l'exeicicç de cette charge ran.i'Z<4.. On lui doit les

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deux derniers rolnmea du Biillaire des Carmrs, in-f il. Dnis l'un, il n i-ecueilli les bulles et anciens moiiumoiits omis dars los volum-'s précédents ; dans l'autre, il a inséré les bi-efs, bulli\s, etc., depuis 1718 jusqu'en 17(i8i,

XIPHILIN. Voy. XYPiiii.rjr.

XISTE. Voy. Sixte et Sextbs.

X0G[INSA\IA I", emiiereup du Japon, usurpa le trône, en 1617, sur le jeune prince Fidejory, lils de Taïcosama, et assujettit tous les rois particuliers, qui di'puis ce temps ne sont plus que les plus soumis courtisans de Kemperrur, qui (es- clm'ige et les dé,;rade comme il juse à propos. L» persécution contre les eiiréticns devint plus vivo encore qu'elle n'avait été; il en périt une inlinité dans lous les genres de tourments que la barbarie peut iainsiner. Tous les hi3!oriens, même |irotestanls, ont rendu justice au courage et <\ la pers<.'vérauce de ces illustres martyrs, qui, paii' la vivacité de leur foi, la sainfeté de leurs mœurs et leur héroïque fermeté, retracèrent le spectacle des premiers siècles de l'Eglise , et réfutèrent , par une preuve de fait éclatante, les raisonneurs qui ont essayé de faire du cbristianisma une atfaire de climat, d'éd leation oude préjugés. Ge tyran las, comme Diocétien, de réfiandre le sang des chrétiens, abdiqua comme lui en iG±2, et mourut en 1(531.

XOGUNSAMA 11, succéda, en 1622, à son père qui, malgré son abdicat on, conserva presque toute l'autorité jusqu'à sa mort, arrivée eiie'JI (d'où v^ent (pie quelques auteurs parlent de trois enipei'-urs do ceuom). Celuioi changea, en 1631, son nom en Toxo^uasaina (To au comm'ncementjdunom est une Exarque de pré.'miueiiee). Il ne respecta ni la vie ni les possessi©':» dcsfïs sujels, ni le droit des gens; il lit raucherla tête à quatrei ambassadeurs portugais, et no traita guère mieux les Roll.an la s qui voulaient s'euaparer du commerce des autres nations. Ils turent confinés dans la petite île de Désima, avec défense, sous peine de la vie , d'entrer dans le royaume. L'Eglise du Japon , que les fureurs ce soni'èie et de Toikosama n'avaient pu délr-uire, fut noyée dans le sa^g d'une multilu !e innombrable do martyrs, (.'est lui qui a inventé cet elfroyable sup|)lice de la fosse, où l'on soulfre toutes les douleurs imaginables, et dans lequel néanuu)ins on ne meuit que'd'épu'sement. 11 moniut sans enfants vei's l'an l(>oO, n'ayant jamais voulu se marier, parce qu'il no ci'oyait j)as qu'il y eût une femme au monde qui fût digne d'être son épouse; mais, en réeoiiijiense, U s'élait abandonné a'ux dét)aiiches les plus monstrueuses et les plus absurdes. Dès la première année de son règne, il fut frap|)é de lèpre, et resta dpns cet étit hideux jusqi'à sa mort. Au;:un missionnaire ne survécut à suu règne, et la cérémoaie du Jesami, qui consiste à fouler la croix aux pieds, et qui a lieu- lous les ans dans les endroits oCi l'on soupçonne qu'il y a encore des chrétienis, ne donne pas lieu ds croire qu'il y en ait bea'ucioup' aujourd'hui, vu surtout l'impossibilité où soiit les hommes sélés d'entrer dans c*s jiays. fxmj les ene^u-

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rager et les instruire. [Voy. Sidotti.) Cependant saint François-Xavier, (jui connaissait à fond cette cati^m, et qui en cela avait peutêtre quelipie liuuière prophéli ]ue, assurait qu'il y aurait toujour-des chrétiens au Japon. « Celte terre, (.itlabbéBéraull, cultivée aveo « tant de soin, si féconde en vertus éminen- « tes , arrosée de la sueur de tant d'apôtres « et du sang de tant de maityrs, serait-elle « frappée d'un anathème éternel ? Le sang des » maityrs, qui dans toutes les autres églises, « a été le germe le plus fécond du cliristia- « nisme, n'aiirait-il servi au Japon qu'à le « ruiner sans ressources? Celle chrétienté, « si brillante dès sa naissance, ayant donné à « la Jérusa'em céleste, en moins de cent ans, « plus de citoyens que la plupart des autres « églises durant une longue suite de siècles >' « présumerons-nous que le nombre des élus„ « compté pour elle comme poui' chacune des « autres,fùt rempUdèslors? A IJieu ne plaise- « que nous mettions des bornes à ses misé— « ricordes, ou que nous entreprenions de son- « der les voies de sa J4istice 1 O profondeurdes « conse Is et des jugements du Très-Haut « {O altiliulo diiHCinrum sapientiœ el scientiœ « Dei), nous écrierons-nous, en voyant que « \a nation la phrs propre en apparence au « royaume de Dieu, est retombée dans les « ténèbres plus dilTiciles h dissiper que ja- « mais. » Sans vouloir pénétrer dans les secrets de l'Eternel, on peut croire que Dieu, irrité de ce que, malgré de si grands exemples de courage el de vertu, el les inmienses travaux de tant de saints missionnaiies, le< gros de la nation persistait dans son idolâtrie,,sa cruauté, .«a brutale luxure, et toutes les abominations, a voulu la punir en retirant les grâees dont elle ne prolitait pas, el louiiier en ciiàtiment la soustraction de cette luôme lumière, donl la présence l'irritait. « Si ceia « n'est pi» arrivé chez les Uomains , dit ua « historien, c'est que leur emjiire était un; « composé de toutes les nations, comprenant- « tout le monde connu, et qu'il était dans « les desseins et promesses lie Dieu d'établir « et de [tropager la religion chrétienne. » Un ph!l,)SO[)he de ce siècle a avancé que, puisque les empereurs du Japon onl détruit rEu,lise chréliiuine dans leuis îles, les empereurs romains l'auraient détruite dans l'univers s'ils l'avaient ellicaiement voulu. Il n'était pas néeiïssairc de clierch r un exemple si éloigné pour faire un mauvais raisonnement. L'Eglise a été'Sia'CcPssivemenI diétriiile dans bien des royaumes de l'Europe, d'Asie el d'Afrique, sans que ceux qui croient qu'elle est l'ouvrage de Dieu, et qui se fient aux divines promesses, aient imaginé qu'elle pût être anéantie.

XYPHILIN ou XIPHILIN (Jean), de Trébisoude, fut élevé dans un mieiastère. Sa piété et son savoir lui oi)tinreiit le patriarcat de Constantinoplo en 10(16. 11 mourut en 1078, et laissa un. neveu qui [iortailsou nom. G'e-^t de ce dernier que nuus avons un Abrège du li'llistoirenk'. Wiwu Casmus,. «n. grec, Paris, 1502, in-fol., traduit en-fi'ançais [lar le pré^ sident Cousin. Col abrégé commence aU'34'*

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livro, et au temps de Pompée. Il est assez bien fait; m;iis le stylo manque de pureté et d'élégance. •XipLilin", l'oncle, a laissé un sermon, intitulé : Oratio in crucetn seu in tertiarn je junior urn hebdomadem, que le P. Gretser a publié, en grec et en latin , dans son recueil De cruce, n, ikk9. On a encore de Xjphiljn : Décréta duo de sponsalibus, dans

le Jus (jrœco-rom., de Leunclavius , m, 211; Decretum de nupiiis prohibitis, ibid., iv,266; trois Constitutioits sur des matières ecclésiastiques. On conserve dans la bibliothèque du Vatican un recueil ms. des Homélies de Xyphilin pour tous les dimanclips de l'année. Voy. Cave , Script, eccles. Bistor. litter,, tom. 1", page 146.

YART (l'abbé Antoine) , littérateur estimable , né le 15 décembre 1710 à Rouen, mort en 1791 au Saussay, dans le Vexin, oii il était curé, s'est fait connaître par de petites pièces de vers très-agréables et des ëpigrammes. Mais ses principaux ouvrages sont : Idée de la poésie anglaise, ou Traduction des me Heurs poètes ang'ais, etc., Paris, 17W-1756, 8 vol. in-12. Cet ouvrage est d«venu moins utile depuis la publication de la Poétique anglaise, en 3 vol. in-8% par Hcnnet , littérateur de Maubeuge, mort en 1821; Mémoire ecclésiastique et politique, foncernant la translation des fêtes aux dimanches en faveur de la population, Philadelphie (Rouen), 17C5, in-12 de 122 [lages. Cet opuscule, sans nom d'auteur, est trèsrare ; l'auteur y i)laide avec esprit la cause de la reliii;ion et des mœurs.

YEBRA (Melchior de), religieux de l'ordre des frères min' urs de Castille, dans le XVI' siècle, est auteur d'un ouvrage de morale religieuse, estimé, intitulé : Refugium infirmorum, en el quai se contiencn muchos avisos espirituales para socoito de los afligidos enfermas, y para ajudar a bien niorir a tos que estan a lo ultimo de su vida, Madrid, 159G. in-8°. L'auteur ne vivait plus quand ce livre fut imprimé.

YEPEZ (Diego de) , ainsi nommé d'un bourg d'Espagne, fut d'abord religieux de Saint-Jérôme, puis évéque d'Albarazin et plus lard de Tarragone. Il mourut l'an lGi3, à 83 ans, après avoir composé en espagnol l'Histoire particulière de la persécution d'Anfjleterre, depuis l'an 1570, Madrid, 1599, in-'+°; la Vie de sainte Tiiérèse, Madrid, 1587, 1615, in-i°; trad. en français par le P. Cyprien de la Nativité de la Vierge, Paris, 1643, in-4°; et une Relation de la mort 'de ^Philippe II, roi d'Espagne.

YEPEZ (dom Antoine de), bénédictin espagnol, général de la congrégation de Valtadolid, florissait à la fin du xvi' siècle et au commencement du xvii'. Appelé au gouvernement de différents monastères de sa congrégation en qualité d'abbé amovible (les abbés ne sont élus en Espagne dans les congrégations religieuses que pour trois ans), n y avait montré une grande expérience des <itla res. Dom Mabillon rend témoignage à ."-on érudition. Il d. t à tant de mérite d'être appelé h la dignité de général de sa congrégation. On a de lui : Des Chroniques de l'ordre de Saint-Benoit, qui vont jusqu'au «II* siècle, 7 vol. in-fol. ; elles sont écrites ijn espagnol. Les 2 premiers volumes paru-

rent à Oache en 1609, le 3' à Pampelune en 1610, le 4' à Valladolid , en 1613, le 5' et le 6' en 1615. Le dernier ne fut imprimé qu'après la mort de l'auteur. Elles furent traduite>i en lalin par dom Thomas Weiss, bénédictin allemand , 2 vol. in-fol. , Cologne, 1653 et 1663. ( Voy. Weiss, dom Thomas.) Dom Matthieu Olivier, de la congr<^galion de Valladolid, et dom François Valdgrave, bénédictin anglais, en entreprirent une traduction française qu'ils n'achevèrent pas, mais qui parut par les soins de dom Martin Rhételois, supérieur de la congrégation de Vannes, i vol. in-fol. ; dom Gabriel Bucelia en a donné un abrégé. Relation d'un voyage littéraire ; un Catalogue de ceux qui ont écrit en faveur de Vimmaculée conception. Il mourut en 1621.

YEREGUI (Joseph de) , savant ecclésiastique espagnol , naquit à Vcrgara. province de Guipuscoa, en 1734, et fit ses études avec éclat. 11 vint à Paris apprendre la physique et les mathématiques; mais en même temps il se lia avec les philosophes , et de retour en Espagne il ne cacha pas ses nouvelles opinions. Cependant, pour obéir à sa famille, il entra dans le sacerdoce. Après avoir été instituteur de plusieurs enfants nobles, le gouvernement le chargea de composer un catéchisme qui pût être proposé à toute l'Espagne. Yeregui, pour s'en occuper, se retira à Cadahalso près de Madrid. En 1785, il revint dans la capitale, où i) se proposa de procurer à l'Eglise espagnole les mfmes libertés dont jouit l'Eglise gallicane : il manifesta son opinion nouvelle av^c si peu de circonspection, que le saint Ofiice l'appela devant son tribunal en 1792, et prod.àsit cent et un griefs contre lui. Yeregui avait un puissant protecteur dans le prince de la Paix, et non-seulement il fut renvoyé absous, mais il obtint aussitôt l'emploi de conseiller de ce même tribunal qui venait de l'accuser. Sur ces entrefaites, parut la Lettre contre l'inquisition du fameux abbé Grégoire. Plusieurs membres de ce tribunal, comme Riesco, Blanco, et VilJanueva, cachés sous le nom d'Astengo, y répondirent. Yeregui alors, pour agir à l'inverse de ses confrères , prit la plume, écrivit une Apologie de l'ouvrage de Grégoire, et l'envoya en France pour être publiée. Il fut cepeiidant obligé de quitter la péninsule ; il se retira à Bagnères, et y fit imprimer son Idea ou Essai d'un catéchis:ne national , 1803 , iii-8°, qui n'établira pas sa réputation ni comme écrivain, ni cojnme sage ecclésiasti»

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