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tome XIX de l'édition de Lyon, page

ZACCHIAS (Pal'l). médecin du pape Innocent X, mort à Rome, sa pairie, en 1659, à soixante -quinze ans, cultiva les Ijelleslettres, la poésie, la musique, la peinture et toutes les sciences. La variété de ses connaissances ne nuisit point h son application à la médecine. On a de lui : un livre intitulé : Quœstiones medico-li'gales, dont il y eut plusieurs éditions, entre autres à Lyon, 1726, in-fol. ; à Veinse, 1737 ; à Nuremberg, 1726, avec des additions insérées entre des crochets, qui rendent la lecture de cet ouvrage difficile. Trop diffus, il offre beaucoup d'érudition, de jugement et de solidité, et il est nécessaire aux théologiens qui s'appliquent à l'élude des cas de conscience. Un 'rraité en italien, intitulé : La vie quadragésimale, Rome, 1673, in-8°. Ce livre roulo sur les dispenses de l'abstinence du carême. Trois livres, en italien, sur les maladies hypocondriaques, etc., Venise, 1663, in-'i-".

ZACHARIE, fds de Jéroboam II, roi d'Israël, succéda à son père l'an 775 avant Jésus-Christ, après une anarchie de onze ans ; mais son règne ne dura que six mois. S'é . tant rendu ciiminel aux yeux du Seigneur, comme ses pères, Selhim, fds de Jabès, conspira contre lui, le tua à la vue du peuple, et prit sa place.

ZACHARIE, fils de Joiada, grand prêtre des Juifs, et de Josabeth, tille de Joram, roi de Juda, succéda à son père dans la souveraine sacritlcature. 11 fut imitateur du zèle que cet illustre pontife avait pour la gloire de Dieu. Après la mort de ce saint homme, qtn par sa piété et sa fermeté avait contenu Joas dans son devoir, ce prince, séduit par les discours flatteurs de ses courtisans, consentit au réiablissement de l'idolâtrie. Zacharie, rempli de l'esprit divin, voulut s'opposer à ce culle sacrilège ; mais le peuple, excité par Joas lui-même, l'assomma à coups de pierres dans le parvis du temple : In atrio domus Domini, comme il est dit au 11' liv. des Paralip., chap. 24-; ce qui a fait croire que c'est de lui qu'il est jiarlé au 23' chap. ae saint Matthieu : Usque ad sanguinem Zachariœ, fdii Rarachiœ, quem occidistis inter templum et altare ; mais ce Zacharie était, comme il est dit ici, fils de Rarachias, et non de Joiada. {Voy. l'article suivant.) — Il ne faut pas le confondre avec Zacharie, prophète de Juda, qui fut le guide d'Osias ou Azarias. Pendant la vie de ce prophète, qui mourut quatre ou cinq ans avant ce prince, Osias ne s'écarta point de ses sages conseils.

ZACHARIE, l'un des douze peiits prophètes, fils de Rarachias et petit-fils d'Addo, fut envoyé de Dieu en même temps qu'Aggée pour encourager les Juifs à rebâtir le temple, et ce fut la douzième année du règne de Darius, fils d'Hystaspes, l'an 320 avant Jésus-Christ. On ignoie le temps et le lieu de la naissance de Zacharie, ainsi que celui de sa rcort ; mais il est assez vraisemblable que c'est de lui que Jésus-Christ parle au chap. 23 de saint Matthieu, non-seulement parce qu'il est fils de Rarachias, mais parce

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qu'il est le dernier des prophètes tués par les Juifs, et que c'est sojis ce rap;iort que le Sauveur parait avoir voulu le désiyier ; et il n'importe de dire « qu'il n'a pu Aire lue « entre Vaulel et le ttmple, [larr-e qu'alors le « temple était ruiné ; » car il y avait six ans qu'on avait coinrnenré à le rchnlir. Oneiques-uns pensent que p.^r ces inuts, intrr templum et ahare. Jésus-Ciirisi a voulu spécilior plus partirulièrement li> lieu de sg mort, pour le distinguer de Zacharie, (ils de Joiada, (pii avait éié tué ailssi dars le pnrvis. La propiiélie de Z.idiarie est divisée en 14 chapitres; et ce qu'il dit touchant le Messie est si clair, qu'il cm parle on évattgéM'-lo plutôt qu'en prophète : Kxultn sath, ftlia Sion. jiihiln, filin Jemsnlem : Ecte, Jte.t tuus veniet libi, justus et snlvator : ipsr paup"}' et ase.endem super ashiain tt super pullwn filinm asinw. Quoique plusieurs de ses pro» phéties soie'it relatives à l'é at des Juifs et aux circonstances du temps où il écrivait, on y trouve, comme dais les autres prophètes, ces grands traits qui fororeit en quelque sorte te tableau général et p^-rmanent d.^s événements de ce monde. « L'inépuisable « lécondité et richesse de l'Rrritnre, dit un « philosophe thénlozue, se fait particulière- « ment sentir dans les livres des i»rophèles. « Dans les passag s mêmes qui se;nb'ent « être exclusivement relatifs au temps d'a- « lors, on tionve si précisément la (lisposi- « tion di's liommes présents, leurs chàti- « ments on leurs récompenses, les mo ive- « ments et li? sort des empires modernes, le «jeu et le déjouement de la polili(]ue mon- « daine, qu'on a quelquefois de la peine à « croire que ce soiit des choses écriies de- « pu's trois mille ans, et qu'on ne peut s'em- « pocher de s'en assurer par la vérification « du teste ; t<int il est vrai que la divine sa- « gesso. a répandu dans ce précieux dépôt « de la révélition une lumière universelle et « indétini'-sable, assortie k tous les événe- « ments, à toutes les situations des peuples « et des individus. » {Voy. Jérémie.)

Z.\CHAHiE, ])rétre de la famille d'Abia, était époux de sainte Elisabeth, cousine de la sainte Vierge. Ils n'avaient point eu d'enfants, quoique (K'^?) avancés en tige ; mais un jour que Zacharie faisait ses fonctions au teni;ile. un ange lui apparut et lui annonça qu'il aurait un fds. Comme il faisait diniculté de croire h la parole de l'ange, celuici lui ))iédit qu'en punition do son incrédulité, il allait devenir muet, jusqu'ti l'entier accomplissement de la promesse qu'il lui faisait de la part de Dieu. L'événement s'étant accom|)li, au moment môme sa langue se délia, et il se servit du prodige qui s'opérait on lui pour chanter le cantique, Benedictus nominus Deus Israël, un des plus beaux de l'Ecriture sainte, tableau touchant des miséricordes divines, de la fidélité de ses promesses, et de la puissante délivrance de ses fidèles serviteurs. Voilîi tout ce que l'Evangile nous apprend du père de Jean-Ra[it:sle. Les autres parlicidarités que l'on ajoute sur sa vie et sur sa mort sont tirées de sources

peu pures. Quelques interprètes prétendent

que c'est de lui que parle le Sauveur au chap. '2i de saint Matthieu (T'oi/. les deux articles précédents) ; mais comme dans l'Evangile il n'est pas fait mention de la mort du dernier Zacharie, ni du nom de son jière, il est impossible de rien décider là-dessus : cependant la plupart des Pères et interprètes grecs penciient vers ce sentiment, parce que le Sauveur semble parler d'un fait récent, ou itu moins d'un pio|ihcte tué dans les derniers temps ; mais on peut satisfaire aussi à celle observation par ce ([ue nous avons dit de Zacharie, l'avant-deniier des douze prophètes, et le dernier peut-être que les Juifs ont massacré.

ZACHARIE, surnommé le Srftolinste, évoque de Mitylène, mort en 560, avait étudié les belles-lettres, à Alexandrie, snus le philosophe Ammonius, et assisté au concile de Constanlinople, tenu sous Memnas en 536. On a de lui un Dialogue, en grec, sur la création et sur la lin que doit avoir le uionde, contre l'opinion Ues anciens philosophes qui le croyaient éternel. CilbertCénébrard la traduit en latin. Za -harie composa en outre une Dissertation contre les deux princiiics des manichéens, insérée par Canisius dans l'édilion de ses OEuvres, pu- Llii'e en 10 iV, à Ligolstadt.

ZACHARIE (saint; , Grec de naissance, mont.i sur la chaire de saint Pierre après Grégoire III, en 7il. Il célébra divers conciles pour rétablir la discipline ecclésiastique. Il racheta beaucoup d'esclaves, que des marchands vénitiens voulaient mener en Afrique pour les vendre aux infidèles, et établit une distribution d'aumônes aux pauvres et aux malades. Son amour pour le clergé et le peuple romain était si vif, qu'il exposa plusieurs fois sa vie dans les troubles qui agitaient alors l'Italie. Il fil un voyage vers Luitprand, roi des Lombards, et un autie vers Racliis, un de ses successeurs ; son éloquence et son courage obtinrent de ces princes tout ce qu'il voulut. Ce pontife mourut le li mars Toi, et fut pleuré comme un père. Sa clémence était telle qu'il combla d'honneurs ceux qui l'avaient le plus persécuté avant son poniificat. Nous avons de lui : ilçsEpitres; quelques Arrc^s; Traduetion du latin en grec des Dialogues de saint Grégoire, dont la plus belle et'la plus ample édition est celle de Canisius, avec des notes utiles. Yoij. '\'ibgïle de Saitzbourg. j

ZACHARIE (GoTTniLF-TRAiGOTT, théolo- , gien protestant et orientaliste, né l'an 172i) à Tauchart en Thuringe, mort à Kiel le 8 février 1777, ûgé seulement de i8 ans, s'attacha surtout à réfuter les sociuiens en les mettant en contradiction avec eux-mêmes.

On a de lui : Paraphrase et explication de l'EpHre aux Romains, des deux Epîircs aitx Corinthiens, di's Epllresaux Galates,a}ix Ephésiens,anx Philippiens, aux Colossiens, aux Thrssnivnleiens et aux Hébreux, Ci'Ottingue, 1768-71, V vol. in -8"; l'héologie lji;ilique,'\bid., 1771-77, k \o\. it\-S" ; Dovlrinœ ehristiane iiislilulio, qui a eu plusieurs éditioni.

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ZACHARIE. Voy. Zaccarm.

ZACHAIUë de Lisieux, c.ipurin, mort en 16()I, i'i^é de 79 ans, est anletir de quel^iues traités, moitié moraux, moitié saliiiques, qui prouvent (jue les écrivains latins lui (Hnien! familiers. Trois entre autres de ses productions soit fort eonnues : Sœculi Génitif:, imprimé plusienrs lois ; Gyr/es GaU.ts. Dans l">!n et l'anlre, le P. Zai-harie a pris le nom de Petrus Firinianus. Iv' Gijyes Gallus a été imprimé à Paris en 1G58, in-4°, avec un autre écrit df lui i'itituli' : Somnia Siipienlis. Ils sont estimés pour les vues sages et la bonne l^itinité du faut nr. On a «•ncore (Je lui : Relation du pai/s de Jansénie, Paris, 16G0, in-8'. Il y a dans ce livre qni'lques bonnes plaisanteries; il le publia sous le nom de Louis Fontaines.

ZACHÉK, prince dos publicai'is, demeurait à Jéricho ; il oifrit à Jésus-Christ de donner la moitié de son bien aux pauvres, et de rendre le quadruple à ceux à qui il avait fait tort. C'est h quoi les lois romaines coidnuuiaient les [lublicains convaincus de concussion. Le Sauveur, qui vit dans celte résolution la sincérité de sa conversion et la droiture de soi cœur, le traita avec bonté, et en (larla comme il'un homme destiné à participerai! bienfait de la rédemption. L'Ecriture ne nous apj-rend rien de plus sur Zachée; on ne sait s'il était juif ou gentil avant sa conversion.

ZAHN (BE^oÎT-GuILLAUME), historien, natif de Nuremberg, exerça dans cette ville les fonctions de magistrat dans la dernière moitié du \vi\v siècle. On a de lui : Histoire tcclésittstiqiie de la ville de Lauf, dans le territoire de Nuremberg , Nuremberg, 1781 , in-8" ; Exposé des événements les plus remurquiMes qui depuis Van, 1737 jusqu'en 1787 ont eu lieu dans la ville de Nuremberg, eu allem., ibid., 1787 et 1789, 2 vol. in-V' ; Commentai io jnris pitblici de jure collectandi in génère, speviatim vero de jure collectandi reipublivœ Norimbergensis, Altdorf, 1790, in-S.=.

ZALLWEIN (Grkoojre), savant bénédictin, j)rofesseur de droit canon à Saltzbourg oiî il fut aussi recteur de l'université, et conseiller ecclésiastique de l'archevêché, naquit le 20 octobre 1712, à Oberwichtach, dans le Haut-Palatinat, et mourut le 9 août 1706. Oa a de lui : i'otites originarii juris canonici, adjuncla hisloria ejusdem juris per priera quatuor ecclesiœ sœcula, Saltzbourg, 1732-55,4 vol. in-V; Bissertutio de statu Ecclesiœ, ibid., 1735, io-'i- ; Dissertatio de jure eccksiastico parliculari Germaniœ, ibid., 1753, in-4" ; Dissertatio de collectionibusjuris ecclesiastici antiqui et nori, ibid., 17o9-(j0, 4 vol. iii-4" ; Principia juris ecclesiastici universalis et particularis Germaniœ , Augsbourg, 1763, 4 vol. in-4" ; ibid., 1781, 2' édition, augm. de la Vie de l'auteur. Oi peut voir la Nova Biblioth. eccles. Friburgensis, vi, 444.

ZALUSKl (Asdré-Chrtsostome), naquit eu 1655, ea Pologne, et parcourut les Pays-

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