ZIN
Lonato, dans le diocèse de "Vérone. 11 occupait cette dignité lorsque Aide Manuce le jeune lui dédia son livre intitulé : Eleganze toscane. Il quitta son archiprêtré de Lonato pour celui de Saint-Etienne, et un canonicat de la môme église. On voit par l'épître qu'il a mise à la têle de sa traduction de la Vie de Joseph, par Philon, Venise, 1564, qu'il eut à suppor-ter de violents chagrins et fut en butte à de gi-aves pei'sécutions. Il vivait encore en 1575. Il |)ossédait parfaitement les langues latine et grecque. On a de lui : la Traduction d'une grande partie des OEuvres de saint Grégoire de Nysse et de plusieurs morceaux des écrits de saint Grégoire de Nazianze, de saint Grégoire Thaumaturge, du Commentaire de Théodoret sur le Cantique des cantiques, de saint Eplirem, de saint Jean Dumascène; Tabulai grcecarum institutionuin; Constitutiones edilœ a Joanne Matthœo Giberto, in unum redactœ, Venise, 1563, in-k" ; Exempla tria insignia nalurœ, legis et graliœ, seu Philonis judœi vita Josephi patriarchœ, cjusdem libri trcs vitœMosis ex interpretationc Zini, Venise, 1574, in-8°. Le P. Le Quien, dominicain, qualifie Zini de vir utriusque linguœ latinœ et grœcœ callentissimus [Yoy. la Verona illustrat'i du marquis Maffei, part, ii, p. 323). ZINZENDORF (Nicolas-Lol-is, comte de), né en 1700, à Dresde, d'une famille or-iginaire d'Autriche, fils de Georges-Louis do Ziiizendorf, chambellan d'Auguste III, électeur de Saxe et roi de Pologne, mourut en 1760 ; il s'est rendu fameux par la fondation de la secte des Herrnhuters, qui commença à se former à Beithelsdoi-f, dans la haute Lusace, en 1722. Il bâtit pour eux une maison dans une foi-ôt vo s ne, et à la tin de 1732 il y eut assez d'habitations pour faire un village co isidér-able qu'on nomma Hcrrnlmih [garde ou gardien du Seigneur). La raj^idité avec laquelle cette secte s'est répandue en Bohême et surtout en Moravie, l'a fait considérer comme un reste des adamiles. [Voy. Picard, Jean.jCoyer, Busching, et d'autres obsorvateui'ssuper'ficie!s,surtoutHognor, heri'nhutor lui-même, ont fait de gi'ands éloges de cette secte ; mais ceux qui l'ont étudiée à fond en ont porté un jugement bien opposé. On a fait voir par l'extrait des Sermons mêmes du comte de Zinzendorf, qu'il exigeait de ses disciples plus de respect et de confiance en son jugement qu'à l'autorité de l'Ecriture et voulait qu'ils ne prissent point d'autre guide que lui pour son interprétation, comme seul autorisé à en fixer le sens. Parmi ses dogmes, on trouvait ceux-ci : « Que l'on « doit un respect religieux à Christ, à l'exclu- « sion du Père; que Christ peut changer la « vertu on vice, et le vice en vertu; que tou- « tes les idées et toutes les actions qui sont « généralement considérées comme sen- « suolles et impures, changent de nature « parmi les fr-èi-es, et deviennent des svm- « boles mystiques et spirituels. » En 1775, il a parri un ouvrage anglais, intitulé: Détail historique sur la constitution présente de la société des Frères évungéliques. L'auteur est un hernhuter qui tâche de justifier sa secte,
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