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mais il no réussit pas. La vérité perce à traveis ses artifices, dit un journaliste anglais en rendant compte de cet ouvrage. Crevenna, si connu par sa riche bibliothèque, dont il [iiiblia le Cntalogue raisonné, Amsterdam,1773, 1776, 6 vol. in-l", fait menlion d'un manuscrit intitulé : Fidrs Herrnhiitirwn et Reliqio ex vnriis contra eos edilis scriptis compcndiose descripta; et il ajoute : « Ce ina- « nuscrit est très-curieux, et si ce que l'au- « leur anonyme rapporte de la croyance et « de la religion des hermhutors est vrai, il « faut convenir nue c'est la plus détestable « secte qui ait jamais pu exister, et qu'elle est « remplie des plus horribles abominations, « qui surpassent môme toute créance. » (Catalogue raisonné, etc., 1" vol., p. 12'i-,) Le com'e 'le Dohna snrcéda au comte de Zinze'idorf d;v\s la primalie de la secte. On a la Vie de ce fameux "ondat 'ur écrite en allemand par .\ugnsleSpangenberg, imprimée à Barbj, 177-2-1775, 8 vol. in-8°. L'enthousiasme de l'hisiorien égale ct^lui du héros.
ZIZIME on ZlNZlNUS,fut élu l'an 824 par la noblesse romaine pour succéder au |)ape Pascal 1", tandis q\ie le clergé et le peu;ile nommaient Eugène H ; ce qui aurait causé un schisme, si l'empereur Lotha're n'ét it venu ^ Hnme, où il appuya l'élection d'Eugène,, et obligea Zizime à se retirer.
ZOÈS, qu'Xlegambe nomme aussi en latin Sausius ( GÉRARn ), jésuite flamand , né à Amcrsfort, en 1379, entra chez les jésuites, à Tournay, en 1398. 11 a publié en flamand les ouvrages suivants : la Manière de hien faire une confession générale, du P. François Arias, jésuite espagnol, Bruges, 1608; le Combat spirituel du bénédictii dom Juin do Castagniza, Malines, 1618. Il fut traduit en français par dom Gerberon. Traité de la présence de Dieu, du P. Arias, avec des Considérations sur la chasteté, Malines, 1619 ; la Pratique de la pure et droite intention, ibid., 1619, 2' édit. en 162-1 ; la Voie de la vie e7ey- «f//c, d'Antoine Sucquet, Anvers, 1621, in-'."; Court récit de la rie de François de Villaréal et de Jean Xiinenès, tiré de 'a Vie du P. Bdthasar Alvarez, Malines, 1620; la Vie du P. Thomas Sanchez: \?t Vie de Marguerite Middclton; un Traité du culte envers la sainte Vierge, d'après Pi<MTe-Antoine Sjiinelli, Malines, 1620 et 1623; Pieux exercices d'une âme dévote, Anvers, 1621; Méditations sur la vie et la passion de N.-S. J.-C, d'après Vnicent Bruno, ibid., 1621 ; Relation de la mort de quelques religieux et autres chrétiens dans une émeute excitée contre les Espagnols dans les Indes occidentales, Malines, 1622; Abrégé de la vie de saint Ignace, ibid., 1623 ; Lettres des Indes occidentales, écrites pur les PP. jésuites, partis de Flandre en 1613, Milines, 1622; Histoire delà vie et de lu mort de la princesse Marguerite d'Autriche, reine d'Fspagne, femme de Philippe III, nar le P. (iuzman, M ilines, 162.'!, in-S"; le Paradis des voluptés célestes révélées à sainte Gertrwle, du P. d.! Balinghem, Louvain, 1623 et 1629; le Cœur dévoué à Dieu, du P. Eiienne Luzuich; Lettres du Japon, datées de l'année 162'*,
Malines, 1628, etc. Le P. Zoès mourut à Malines, le 21 septembre 1628.
ZOLA (Joseph), théologien italien et professeur d'histiire ecclésiastique à Pavie, naquit en 1739 à Concesio, vdlage voisin de Brescia, dans l'Etat de Venise. Dès l'âge de 23 ans, on le nonmia professeur de morale au séminaire de Brescia. Il n'aimait point les jésuites, et par suite combatait à outrance ce qu'W appeUaVultramontanisme, ou, pour nous servir de son expression, Vhildebrandisme, par allusion à Giégnire VII. Il avait pour collègue et ami Pierre ïamburini, qui partagea t les mêmes sentiments : tous deux mettaient beaucouj) d'ardeur à les propager. Ce dernier ayant ')id)lié une dissertation sur la grAoe, où le jansénisme se montrait à découvert, le cardinal Molino, évéque de Brescia, qui en eut connaissance, les priva tous deuxdeleurs chaires. Ils se retirèrenthRome, où, par la protection du cardinal Marefoschi, Zola eut une chaire de morale au collège Fuccioli, et Tamburini fut placé au séminaire des Irlandais. Zola garda ce poste jnsqu'i'n 1T7V. A cette époque , on s'o'cupait, dans les Etats héréditaires de la maison d'.\ulriche, de prétendues réformes ecclésiastiques. Zola et Tamburini furent ap lelé-^ à Pavie pour concourirci mettre cette doctrine en vogue: Zola eut la chaire d'histoire ecclésiastique à l'université. Sur ces entrefaites, l'empereur Joseph II ayant fait transférer de Rome k Parie le collège germanique hongrois, Zola en fut nommé recteur. Cependant sa plume ne demeurait pas oisive, et de nombreux ouvrages livrés ci la presse servaient, pour la plupart, la cause qu'il avait été appelé à défendre. Mais .\ la mort de Joseph II le système changea. L'archevêque de Milan et les évêques de Lombnrdie, privés de toute inspection sur les écoles de théologie, réclamèrent leurs droits près de Léopolil, qui rétablit l'ancien ordre de choses , et sur la plainte des prélats supprima, le 9 avril 1791, le séminaire général de Pavie. Il paraît néanmoins que Zola et Tamburini conservèrent leurs cliaires jusqu'en 179i, époque où ils en furent privés sur la demande de Pie VL Zola se retira dans sa patrie , dont il avait", dit-on, le projet d'écrire Vhistoire , pour laquelle il avait déjà rassemblé beaucou i de matériaux. La révolution qui éclata en Italie ne lui laissa point le temps d'exécuter son entreprise. Zol i se déclara pour les principes nouveaux et fut rappelé à Pavie, où on le chargea de faire des leçons publiques de l'histoiredeslois elde la diplomatie. Onlenoaima en même temps bibliothécaire de l'université. La cour de Vienne étant r. ntrée , en 1799, dans ses Etats d'Italie, supprima l'uni versitéde Pavie, et Zola et ses collègues, qui avaient embrassé avec chaleur la cause de la révolution, furent renvoyés. C'était le temps des vicissitudes. Un autre gouvernement, sous le nom de république italienne, s'éiant organisé. Zola fut nommé membre du collège électoral de' dotti, en 1802. En 1806, il s'était rendu à Concesio, sa patrie, pour y l)asser ses vacances ; il y mourut le 3 novem-