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dans la comrnunautô, devint secrtîtaire gi';néral de la congrégation, et enfin fut l'iii abbé de Muii en 1G83. Les services qu'il rendit à sa maison lui valurent, de la part de ses religieux, le tilre honorable de second fondateur de l(!ur monastère. Sa congrégation l'élut plusieurs fois son visiteur général, et il no s'y faisait presque rien d'important qu'il n'eût été consulté. Entin , l'emiiereur Léopold I", par un diplôme du 10 décembre 1701, daté lie Vienne, érigea, en sa considération, l'abbaye de Mun en principauté de l'empire romain, et assura aux aînés de la maison de Zur-Lauben le titre de maréchal héréditaire dos abbés-princes de Mûri. Ce célèbre abbé, après trente-neuf ans et demi d'un gouveineuient sage, mourut au cliîlteau de Sandegg, en Thurgovie, le li septembre 1723. On a de lui : Spiritus dnplrx humililatis et obedienliie pcr t^irias crhorliitiones prœsentatiis. Ce sont des di coins adressés à ses religieux en chapitre. Concioiics punc- (/!/rico-inoriiles, et quelques autres écrits qui n'ont point vu le jour.
ZUK-LAUBEN (Gébold), frère du précédent, né à Bremgarlen le 2 août KiVO, embrassa, comme dom Placide, la règle de S.iint-Benoil, et lit profession à l'abbaye de Rheinau en Thurgovie, le 15 novembre IGGa. C'est alors qu'il changea son nom de Conrad en celui de Gérold. Il fut élu abbé de Rheinau le (5 février 1C97. Il était secrétaire général de la congrégation bénédictine suisse; il en fut le visiteur à la mort de dom Placide. Il mourut h Rheinau le 18 février !T3o, et fut inhumé à côié de dom Placide son frère.
ZUR-LAUBEN (Gerold, de la deuxième branche des barons de La Toin Chatillon wk), parent des précédents, et abbé de Rheinau, était né à Zug en ISW. Il était lils de .Michel, baron de La Tour-ChAlillon-Zur-Laubi'U, bailli de Gangolschweil, capitaine dans les trou|ies suiss(!S du roi de France au service de Charles IX, et tué au siège de la Hochelle en 1573. Gérold avait embrassé l'état monastique dans l'abbaye de Rheinau, et en avait été élu abl)é en 1598. Son amour pour la discipline régulière lui avait fait entrejircndre la réforme de la congrégation suisse, et le succès couronna son entj'epiise. Il unit SI propre abbaye à celte réforme ; une parlie do ses sujets ayant embrassé les opinions de ZuinglQ, et cherchant à se soustraire à so'i autorité, ses soins furent distraits de radaiinistratioa de son monastère par la nécessité de es soumettre. 11 s'adressa aux cantons catholiques, (pii lui prêtèrent secours cl. l'aitlèient à ament^ les rebelbs à leur devoir. 11 mourut h Rheinau le 23 février 1(107, Agé de GO ans.
ZUTPHEN (Gérard) vivait au xiV siècle. Il se distingua particulièrement par son zèle pour le maintien et les progrès d'une assoc'ation jiieuse, connue alors sous le nom de Frères de lu vie. commune. Elle avait été fondé*; par Çérard Qioot ou le Grand, docteur di; Paris et cluinoiue d'Aix-la-Chap(;lle et d'Ulrechl. Cette société était couq)OSée
d'hommes qui se réunissaient pour suivra les conseils évangéliques et pratiquer la vie commune , sans toutefois faire de vœux.
C'étaient d'abord des écoliers pauvres qui, en faisant leurs études, gagnaient leur vie à transcrii'e des livres, et mettaient en commun ce qu'ils gagnaient. Par la suite, des , gens (lieux, qui avaient de la fortune, en tirent partie, et cet institut s'était proinptement propagé. Un dominicain saxon, nommé Matthieu Grabon, l'attaqua; il prélendit prouver, dans un écrit composé exprès, et qu'il présenta au pape Martin V, que personne ne peut méritoireraent accomplir les conseils d'obéissance , de pauvreté et de chasteté, qu'en faisant vœu dans une religion reconnue par l'Eglise. Martin V chargea If cardinal d'Ailiy et le chancelier de Paris, Gerson, pendant le comile de Constance, d'examiner cet écrit, qui, sur leur raiipoit, fut condamné. Grabon se r. tracta, et la société des Frères de la vie commune continua de |)ros[)éier. (' o//. Gérard le Grand ou Groot.) On ne dit pas que Zulphen se soit agrégé dans cette société; mais \\ la soutint de ses moyens, et composa pour elle divers écrits. On cite, entre autres, un Traité mystif/ue, inséré dans la Biblioth.que des Pères, qu'on pr'tentl n'être guère inférieur hl'lmitationde Jésus-Christ. 11 est divisé en deux livres : dans le premier, il est question des vices de l'Arne et de la réformation intérieure ; le second conliont des élévations spirituelles. Zutphen mour\it en 1368.
ZUZZEKI (Bernard), jésuite et missionnaire, né l'an IG83 à Raguse, d'une famille patricienne, originaire d>; Venise, embrassa la règle de Saint-Ignace en 1697, et soutint des tiièscs publiques, d'une manière si brillante, en terminant ses cours, qu'il fut désigné pour enseigner la théologie au collège Romain. Mais il demanda et obtint d'aller piocher l'Evangile dans la Croatie. Dans la suite, il rem[ilit à Rome, pendant plu.Meurs années, les fonctions d'adjoint au niaiti-e des novices, |iuis il se retira dans le collège Romain, oh il mourut en 17G2. Outre plusieurs opuscules en langue illyricnne, qu'il avait publiés dans le temps de son séjour en Croatie, sans y mettre son nom, on a du P. Zuzzeri un Exercice décot à l'honneur de saint Biaise, évoque et martyr, publié par le P. Nicolai, dans les Mcmorie di san liiayio, Rome, 1752 ; une Histoire, manuscrite, des missions de ta Croatie, en latin ; cl environ quinze cents Sermons, en langue illyricnne, aussi nianuscrils. — Jean-Luc Zuzzeri, de la même famille, né l'an 1716, h Raguse, mort à Rome en 174-G, Agé de 30 ans seulement, s'était fait aussi jésuite, et se distingua comme numismate et archéologue.
ZWEINITZ (David de], gentilhomme allemand, né eu ICOO à Seitessdorf, ville de Silésie. fit ses études à Heidelberg, et voyagea ensuite en Angleterre et dans les Pays-Ras. Il appartint pl'us lard au duc Rodolphe de Lignitz en qualité de gentilhomme de sa chambre, et fut employé dans diverses affaires par ce prince. EÙ 1627, il assista à la
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diète de rfresiaw, en qualité de son plénipotentiaire ordinaire. Il fut ensuite conseilk'r de régence, et envoyé à l'empereur Ferdinand II pour des stl-iires importantes. Le duc le nomma, en 1631, capitaine général de la principauté de Wolau. 11 l'envoya en ambassade près d'Uladislas, roi de Pologne, et ensuite près des électeurs de Brandebourg. Il continua d'occuper diverses charges à la cour du duc, sous ce prince et sous ses successeurs. Malgré les affaires dont il avait été chargé, il avait trouvé du temps pour composer les ouvrages suivants, qui font honneur à ses sentiments religieux : Soliloques sur l'examen de In conscience, en latin ; Bouclier contre la mélancolie, en allemand ; Cantiques spirituels, en allemand; Piières tirées ilrs Psaumes de David, en allemand ; Cent méditations sur la mort, en allemand ; Abrégé de la Bible, aussi en allemand. Il mourut le 27 mars 1667.
ZWICKEK (Daniel), chef de la secte des Conciliateurs ou Tolérants, né l'an 1()12, à Dantzig, d'une famille honorable, fut d'abord socinien, puis, s'étant rendu en Hollande, il se rapprocha des Arminiens ou Remonti'anls. Ce fut alors qu'il pensa à opérer un rapprochement entre les diverses communions chrétiennes, dont la séparation tenait à des (logn)es tlont il était loin d'apprécier la gravité. Il ne parvint qu'à soulevei' contre lui les principaux, théo'ogiens protestants, notamment Jean Amos Coménius et Hoornbeck. Zwirker ayant perdu tout espoir d atteindre le but qu'il s'était proposé. Unit p ir rejeter toute croyance religieuse, et mourut à Amsterdam le 10 novembre 1678. L- s ouvrages les plus importants de Zwicker sont : Irenicon Irenicorum, seu Heconciliatoris christianorum normu triplex : sana omnium liominum ratio, Scriptura sacra et traditions, Amsterdam, 1658, in-S"; Irenicomastix victus et constrictus, scu refutatio duplex Comenii, lloornbelcii, et aliorum adversariorum, pcr Ipsum Irenici Irenicorum auctorem, Amsteiclam, 1661, in-S" : cet écrit est une suite et une explication du p écédent, et le suivant fut aussi publié pour répondre aux aUaques dont le système de l'auteur était l'objet de la part des protestants : Irenicomastix iterato victus et constrictus, imo obmutescem, imprimé eu 1662, mis au jour seulement en 1667. Ces trois ouvrages lorment le corps complet de la doctrine de Zwicker.
ZWINGER (Théodore), théologien protestant, né l'an 1397 à Bùle, était lils et petit-fils de médecins distingués. En même temps que la théologie, il étudia les langues orientales,et il fut admisau saintministère en 1617. Il voulut perfectionner ses études par les voyages, visita l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Angleterre et la France, puis devint en 1627 pasteur de Saint-Thé idore, à Bàle. Le courage et le dévouement qu'il montra pendant les ravages d'une épidémie, lui méritèrent l'estime de ses concitoyens ; il fut élu, le 1" janvier 1620, premier pasteur et surintendant des églises de Bàle, puis, sur la fin de la même année, professeur de l'Ancien-Testa-
raent à l'académie. C'était la môme chaire qu'avait occupée OEcolampade. Théodore Zwiiger mourut le 27 décembre 165V, laissant, outre des thèses, des sermons et des oraisons funèbres : Theatrum sapientiœ cœlcstis, sire analysis institutionum Calvini, RAle, 1652, \n-k°; Analysis Epistolœ D. Pauli ad Romanos, Bàle, 1635, in-i°.
ZWINGER (Jean), théologien, fds <lu précédent, né l'an 1G3V, îi Bûle, mort subitement en 1696, à 62 ans, fut professeur de langue grecque, conservateur de la bibliothèque académique, et professeur de théologie dans sa patrie. Il n'a laissé que des haiangues et des thèses, parmi lesquelles nous citerons : De inonstris eorumque causis ac dijfcrtnliis, Bàle, 1660, in-i"; Oratio de barbarie superiorum sœculorum, ibid., 1661; i2 thèses De peccatn, 161)8-1693; 6 De festo corporis Cliristi, 1632-16K5 ; 28 De rcgeSalomone pec cante, 1687-1696.— Théodore, son lils aidé, se distingua encore coanne médecin, et un autre lils, Jean-Rodolpln' Zwixger, n:; l'an 1660, mort en 1708, fut pasieur, et professeur de théologie à M'e sa pati ie. Oi cite de lui: plusieurs Oraisons funèbres, entre auires celle de Pierre Wen nfels, son collègue ; une thèse De morientium adparitione, 1704 ; un traité de VEspoir d'isracl, ei allemand, Bàle, 1685, in-12, où il parle de la fuiu.e conversion des Juifs ; une tradui^tion de l'Histoire de la révolution d'Angleterre, B'Ae, 1690, in-8° ; un Sermon contre les arts magiques, BAIe, 1692, in-i°, en allemand.
ZWINGLI. Voij. Zl'ixgle.
ZYLIUS (Otto), jésuite, né à Utrecht en 15-8, mort à Mabnes le 13 août 1656. On lui attribue des conversions éclatantes , entre autres celle d'un prince de la maison de Deux-Ponts, qu'il ramena à FEglise catholique. Ce Père était bon poëte et très-versé dans les Ling les grecque et latine. On a de lui des Vies de plusieurs saints qu'il a traduites de divers manuscrits grecs, et qui ont été insérées dans les Acta sanctorum. — Historia miraculorum B. 31. Sijlvœducensis, Anvers , 1632, in-l° ; Camerae um obsidione tiberatum a sercnissimo arcinduce Leopoido Gulieimo, poëme imprimé à Anveis, 1630, in-V". Il a été réimprimé dans le Parnassus societ. Jesu, Francfort, 163V, in-V", et à la suite des Poésies du P. Hosschius, de l'édition de 1656, in-8°.
Zyp^EUS (Henri van den Ztpe, en latin}, né à .\'aiinfcs en 1577, endjrassa la règle, d»© Saiiit-Benolt, dans le monastère de Saint- Jean, à Ypres. En 1616, il fut fait abbé d© Saint-André, près de Bruges, avec le droit de porter la mitre, qu'il obtint le premier en 1623. Zypœus rétablit la discipline dans son monastère, et répara les désordres que les hérétiques y avaient causés. Il y rarui^na, en 1632, ses religieux, qui s'étaient retirés dans la ville de Bruges pour se soustraire à la fureur des sectaires. Il répara aussi la maison des religieuses de Sainte-dodelève, et y introduisit une réforme salutaire. Sa mort, arrivée en 1659, dans la 83' année de son âge, fut digne d'un chrétien et d'uare-
'687 TABLEAU SYNOPTIQUE
ligieiix. Son principal ouvrage est : Sanctus Gregorius Magnus, ex familia Benediclina orimdus , Ypres, 1611, in-8°. Dans ce livre, il tAclie de prouver contre Baronius que saint Grégoire, pape, avait embrassé la vie monasticpae. H y a de l'érudition , mais ses preuves ne sont pas toujours conclaautes. L'auteur s'échaulïe peut-être un peu trop sur cette question, qui du reste est un point d'histoire dont on peut s'occuper, et qu'on peut travailler à éclaircir comme tant d'autres qui ne sont pas d'une plus grande importance. On a encore de lui la Dissertation sur sainte Sc!iolastique, intitulée : Examen quœstionis : An iiiagis expédiai devotam in mundo quam i-eligiosam in monastcrio vitam agere; et an sancla Scholastica fuerit spéculum castitotis religiosœ, an vero modernœ dcvolionis filinrum in sœculo castitatem servantium. L'opinio'i de Rosweide sur sainte Scholastique y est combattue.
ZYP.EUS (François), frère du précédent, naquit à Matines en 1378. Ses succès dans l'étude du droit le tirent appeler par Jean Le