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bre. On a de lui : un Traité des lieux théoloqiqncs, el un antre Traité de la fin dernière, 1775; uno nouvello (f-ditiou du Traité de Bull, évf'qne de Saint-David , intilulé : Defensio fidei Nicwnœ fVoy. Bull) ; uno édition do l'o- [)usculed(' r.adonici : Explimlion de ce passnqe de saint Aurjustin : L'Eqlise de Jésits- Christ sera en servitude smis les princes séculiers. Pavie, l"8?^, in-8°. (Vo//. Cadomci.) Prolégomènes des commentaires hiHoriqiies du chrisiiaiiisme, 1778; les Commentaires loéiiK'S, sous ce titre : Commentaires latins sur l'histoire ecclésiastique , 3 vol. in-8°. A la suite est une mantissa ou supplément, où sont indiqués les sources de Thistoire, le caractère particulier de ceux qui 1 ont écrite, et les rf^gles principali'S d'une saine critique. Un petit Traité de vitanda in histnria calamitatum Ecclesiœ dissiinulutione, 1774, écrit de 57 paj^es in-12. L'auteur veut qu'en écrivant l'histoire on ■ e dissimule point les maux qui ont alHi.^é l'Ejilise; la connaissance de ces maux, dit-il, ne tournant pas nioiis que celle de ses prospérités an prutit et à la gloire de la religion. De l'autorité de saint Auqustin dans les matières concernant la prédestination et la grâce, 1788, sans nom d'auteur. Cette dissertât on fut ni'Sf à Vitidex le 5 février 1790. Ses Leçons théolofjiques, au collège do Brescia. aussi mises à Vindex, par lii'cret du 10 juillot 1797, 2 vol. ; Prœlectiones sur l'ouvrage de saint Augustin, de catecliizundis rudihus. Ces prélections ou prolégomènes ne sont guère qu'un abrégé dn traité d'André Serrao, De claris catechistis libri très, 17(i9, in-8% ouvrage de parti. Une ff/s<o(re f/î(pe7«y («- 7tisme ; une Histoire critique des erreurs concernant la Trinité; De rébus christianis nnte Constantinum, S vol. Après la mort do Zola, Tamburini a publié 2 vol. italiens des OEuvres posthumes de son ami, qu'il a fait précéder de sa Vie. Si on ne peut parler de Zola avantageusement quant à ses opinions, à ses principes, et peut-être k sa comluite à l'égard de l'auto ité spirituelle, à laquelle il devait, par état, être soumis, on ne peut du moins s'empêcher de reconnaître en lui lUi écrivain laboiieux et un ecclésiastique qui ne manquiii ni de talent ni d'érudition.

ZOLLIKOFER (GEORGES-JoiCHni), prédicateur protestant, né le 5 août 1730 k Sa nt- Gall, en Suisse, mort le 28 janvier 1788, fut successivement ministre de la religion dans le pays de Vaud, chez les Grisons, à Isenbourg, et, en 1758, à l'église réformée de Lei,izig.Nous citerons de Zollikofer: Nouveau recueil de cantiques, en allem., Leipzig, 1766, in 8" ; plusieurs fois réimprimé. C'est un choix de morceaux religieux nrisdansGellert, Klopstock, Cramer, etc. ; îléflexions sur le mal en ce monde, avec des exhortations contre le vice de l'impureté, en allem., Leipzig, 1777, in-8"; aussi plusii urs fois réimprimé; des Sermons, publiés par Fr. de Blankenbourg, en allem., Leipzig, 1788-89,7 vol. in-S" ; d'autres Sermons, trouvés dans les ra'^s. de Zollikofer, et publiés par Mirezoll, ibid., 1804, forment les VllU et IX' vokunes ; d'autres Sermons, publiés en 1793. W. Tooke a

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publié en Angleterre une trad. anglaise deS Sermons de Zollikofer, qui a été bien reçue des lecteurs anglicans.

ZONARE ou ZONARAS (Jean), historien et caioniste grec, exerça des emplois considérables à la cour des empereurs de Constanlinople. Lassé des traverses du monde, il se fit moine dans l'ordre de Saint-Basile, et mourut avant le milieu du xir siècle. On a do lui des Annales qui vont jusqu'h la mort d'Alexis Comnène en 1118. Cette histoire a été continuée p r Nici'tas Choniate jusqu'en 1205. C'est une compilation indigeste, telle qti'on pouvait l'attendre d'un Grec aussi crédule (]u'ignorant. Il est insupiiortable lorsqu'il ne copie pas T)ion ; cependant il peut être utile pour l'histoire de son temps. La meilleure édit on de son ouvrage est celle du Louvre, 1686 et 1687, 2 vol. in-fol. Le président Cousin en a traduit en français ce qui regarde l'histoire romaine. On a encore de Zonaie des Commentaires sur les Canons des apôtres et des conciles, Paris, 1618, inful., et quelques traités peu estimés.

ZOROBABEL, fils de Salathiel, de la famille des rois de Juda, gagna l'estime de Cyrus, qui lui remit les vases sacrés du temple. Ce vetueux Israélite les renvoya à .lérusaiem, et fut le chef dos Juifs qui rotournèrent en leur])avs. Quand ils furent arrivés, Zoi'obabel commença à jeter les fondements du temple, l'an 335 avant Jésus-Christ ; mais les Samaritains firent tant par leurs intrigues auprès des ministres de la cour de Perse, qu'ils vinrent h bo it d'interrf)inpro l'ouvr .go. Le zèle des Juifs s'étant ralenti, ils furent punis de leur indilférence par plusieursfléaux dont Dieu les frappa. La deuxième année du règne de Darius, fils d'Hystaspes, il leur envoya les prophètes Aggée et Zacharie, [)Our leur reprocher le mépris qu'ils faisaient de son culte, et leur négligence î> bâtir son temple. Zorobabel et tout le peuple reprirent avec une ardeur admirable ce travail interrompu depuis quatorze ans. Zorobabel présidait à l'ouvrage , qui fut achevé l'an 515 avant Jésus-Christ. La dédicace s'en fit solennellement la même année.

ZOSI'ME, pieux solitaire, qui porta la sainte eucharistie à Marie Egyptienne. ( Voy. ce nom.) On ne connaît de sa vie que ce qui en est rapporté dans celle de cette illustre pénitente.

ZOSI.ME (saint), Grec de naissance, monta sur la chaire de saint Pierre ap es Innocent 1", le 9 mars 417. Célestius, disci[)le de Pelage, lui en imposa d'abord ; mais dans la suite ce lape ayant étédétrom[)é par les évoques d'Afrique, il confirma le jugement rendu par son prédécesseur contre cet hérétique et contre Pelage son maître. Il obtint de l'empereur un rescrit pour chasser les pélagiens de Rome. Zo'-ime décida le difierend qui était entre les Eglises d'Arles et de Vienne, touchant le droit de métropole sur les provinces viennaise et narbonnaise , et se déclara en faveui' de Patrocle,évêque d'Arles. Il eut quelques contestations avec.les évoques d'Afritjue au sujet d'Apiarius, dont il avait reçu l'ap-

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pel,non que ces prélats contestnssent ledroit d'appel au sai-it-siége , mais parce qu'ils réclniuaienl dos règlements de leur province faiti pour prévenir l'abus que fais lieit les clCiCS et les simples prêtres, en interjetant ces appels trop légèrement et dans des causes très-bien j';gées. C'est vainement que des écrivains superfiiiels ou ennemis du saintsiége ont ciié ces règlcmenls con're le droit d'appel en lui-mémo. « Un pouvoir aussi an- « cien dans l'Eglise quant à son essence, dit « un théologien célèbre, quoiqu'il n'ait pas « toujours eu la même activité, ou la môme « étendue dans sou exercice, quoique ceux « dans les mains des(}uels il existait n'en « aient pas toujours f.il le même usage, ne « peut être appe é un pouvoir d'usurpation, « lorsque les circonstances, les besoins de « l'Eglise et sadiscipliiiG exigent que l'exer- « cice de ce même pouvoir devienne plus M fréqueiit et plus habituel. » (Voy. Fleury, MoEiN, TuoM\ssiN.) Du reste, les règlements que réclamaient les évèques d'Af. ique ne regardaient, comme nous venons i.ele dire, que les clercs et les prêtres; car lesévêques appelaient librement à Rome, comme le dit formellement saint Augustin, si bien instruit des usa,es de l'Egl se d'.\friquo. (l,eltrei-3.) (T'o(/. Apiarrs, Athanase, Innocent I".) Ce pontife, également savant et zé!é, mourut le 20 décembre 4-18. On a de lui IG EpHrcs. écr tes avec chaleur et avec force. Elles se trouvent dans le recueil des Episto œ romanorum povtificum, de dom Couslant, in-fol. ZLCCHEUl (André'i, jésuite italien, se distingua comme profond théologien, et a

laissé un grand nombre

d'ouvrages fort

estimés, parmi lesquels nous citerons les suivants : Decisioncs patavinœ de venerabiti eucharistiœ sacramentu, P^idont', 1709, in-i"; Decisioncs patavinœ (le sacratnento pœnitcntiœ, ibid. ; De oliligationc patnim fainilias, ib. C'est aux conseils du P. Zuccheri et à sa direction qu'est dû le grand ouvrage de la S/oria c rugione cl'ogni pocsia du Quadiio, qui a fait tant d'honneur à l'Italie et à la littératuro italienne. Le Quadrio avait été jésuite. Le P. Zuccheri termina sa carrière à Padoue vins 17'i-0.

ZL'CCHI (Nicolas), jésuite, né le 6 décembre Jo8(), à Parme, avait sept frères ou sœurs qui tous, à l'oxicption du plus jeune des frères, embrassèrent aussi l'état ecclésiastiquo ou religieux. Dès l'âge de douze ans, Nicolas signa de son sang sa consécration à la sainte Vierge, et, dans la suite, il attribuait à la protection de Marie d'avoir conservé l'intégrité de son innocence. 11 eut toujours une si grande reconnaissance pour son conf sseur, le P. Octave Beringucci , qui avait secondé son admission cliez les jésuites en 1602, qu'il ne le saluait qu'à genoux. Le P. Z;icc!ii devint recteur du collège do Haveiuie, ( t il suivit le cardinal Alexandre d. s Ursins, dont il était le confèssour, dans sa légation aujrès de l'empereur Ferdinand U. Il se lixa ensuite h Home par l'ordre de ses su|)érieurs, et, après s'être distingué dans plusieurs branciies de l'ensei-

gnement, il y fut élu recteur de la maison jirolesse. Il devint aussi admoniteur du Père général Jean-Paul Oliva. Les cardinaux, après la mort d'Innocent X , le choisirent pour confesseur du conclave, et le pape Alexandre VII le nomma son prédical<nir. Le P. Zucclii moui ut à Rome le 21 mai 1670. On a sa Vie jiar le jésuite Bartoli, et on la trouve aussi dans la Societas eiiropœd , du P. Tanner. Il est à désirer pour les personnes employées dans le ministère, dit l'abbé Badiche, qu'on la publie en français; elles y trouveraiont la douceur des François de Sales, le zèle des Régis , la vie humble des Gonzague et des Kostka. 11 était très-attaché à la dévotion envers la sainte Vierge , et il mit beaucoup d'ardeur à la ré andre.

ZUINGLE (Ulric , né à Wil lehausen en Suisse, dans le comté de Tockenbourg, le 1" de janvier liS't, apprit les langues à Berne, et continua ses études à Rome, à Vienne et ?i Bâie. Après avo'r fait son cours de théologie, il fut curé h Claris en 151,6 et ensuite dans un gros bourg nommé Einsiedoln, autrement Notre-Dame-des-Ermites. C'était un lieu de dévotion fameux, oii les pèlerins venaieH en foule, se confessaient et semblaient renforcer leurs sentiments de religion. Zuingle crut voir des abus là oij un [ihilosophe moderne n'a vu que des ob.ji^ts d'édification et de consolation. Tandis qu'il s'occupait de cet objet, Léon X faisait publier en AllemagiK! des imlulgences par les dominicains, et en Suisse par un cordelier milanais. Ziiingle, fâché que ce moine lui eût été préféré, attaqua non-seulement les indulgences , mais l'autorité du pape, le sacrement de pénitence, le mérite de la foi, le péché originel, l'efl'ot des bonnes œuvres, l'invocation des saints, le sacriûce de la messe, les lois ecclésiastiques, les vœux, le célibat des prêtres et l'abstinence des viandes. Zuingle s'éleva contre ces iMatiques avec toute l'impétuosité de son naturel. Bien convaincu que l'Eglise n'adoiit"rait pas ses oi)iiiions, il s'adryssa aux magistrats de Zurich, dont plusiiurs avaient du goût pour les nouvelles erreurs. Il se tint , en consé.iuence, une assemblée en 1523. On alla aux voix, la pluralité fut pour l'hérésiarque. Peu de temps après ou brisa les images, on reijversa les autels, on abolit la messe et toutes les cérémonii'S de l'Eglise romaine. Zuingle épousa une riche veuve; car le mariage, suivant la remarque d'Erasme, est le dénouement de toutes ces farces de réformation. Il était fort occupé de la difficulté de concilier le sentiment de Carlostad sur l'oucliarislie avec les paroles de Jésus-Christ, ([ui dit expressément : Ceci est mon corps. Il eut un songe, dans lequel il croyait disputer avec le secrétaire de Zurich, qui le pressait vivement sur les paroles de l'insiilunoii. Il vit paraître tout à coup un fantôme blanc ou noir, qui lui dit ces mots: « Lilche, que ne réponds-lu ce qui est écrit « dans l'Exode : l'Agneau est la Pâque, pour « (lire qu'il" en est le signe? » Cette réj)onse du fantôme fut un li'iom[)he, et Zuingle n'eut plus de difficultés sur l'eucharistie

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C'est ainsi que les sectaires, après avoir rejeté la doctrine de fKglise catholique, se règlent sur des rêves, sur des visions fanalii]ues, ou même, comme Luther, sur des conférences avec le diable. Pour s'opposer au désordre naissant, les évêques de Bâle, de Constance et de Lausanne sollicitèrent une assemblée de la nation à Bade; Jean OEiOlainpade s'y trouva pour Zuingle, qui refusa de s'y rendre, et la doctrine de cet hi'résiarque y fut condamnée. Mnlgré celte condamnation, il ne laissa pas de faire des prosélytes. Cependant plusieurs cantons restèrent constammt^nt atyi(hés;\ l'ancienne religion, ce qui mit les sectaires en fur.ur. Les cantons de Zurich, où il était curé depuis I5!8, de Sciiallliouse, de Berne et de ÎBâle, défendirent de transporter des vivres dans les cantons catholiques ; ils se liguèrent et tirent plusieurs insultes à leurs voisins, pour les obliger à suivi e leur parti. On arma de part et d'autre. Zuingle lit tous ses efforts poui' éteindre le feu qu'il avait allumé; il n"était pas brave, et il fallait qu'en qualité de premier pasteur de Zur ch, il allât à l'armée. Il sentait qu'il ne |)0uvait s'en dispensei-, et il m- doutait pas qu'il n'y périt. Une comète qui parut alors le conlirma dans la persuasion qu'il serait tué. 11 s'en plaignit d'une manière lauie Uable, et publia que la coiiiète annonça, t sa mort et de grands malheurs sur Zurich. Malgré les plaintes de Zuingle, la guerre fut résolue, et il lut obligé d'accompagner une armée de vingt m die hommes. Les catholiques remponèrent une ph-ine victoire. La plus grande partie de l'armée des zui igliens périt les armes à la main, et l'autre fut mise en fuite. Zuingle fut uu nombre des morts : ce fut le 11 Octobxe 1531 ; il avait eavirmi 4-7 ans. Les catholiques brûlèrent son corps. Indépendamment de ses erreurs, les tioubles qu'il causa dans sa patrie ne peuvent que rendre son nom odieux. « Les mains qui déchiraient le ca- « tholicisme, dit le comte d'Albon, ébran- « laient en môme temps l'Etat, et malgré les « traités de paix, le germe des divisions « n'est pas étoutfé. L'union des treize can- « tons n'est plus ce qu'elle a été autrefois; « ils ne tiennent plus les uns aux autres que « par les liens de la politique. >> Zuin^ile n'était ni savant, ni grand théologien , ni vrai philosophe, ni bon littérateur : il exposait avec assez d'ordre ses pensées; mais il pensait peu profondément, si on en juge par ses ouvrages recueillis à Zurich, 1381, 3 vol. in-fol. Zuingle adressa, queli[iie teuijis avant sa mort, une Confession de fui à François 1'-', dans laquelle il plaçait entre les élus Hercule, Thésée, etc., ce qui prouve le désordre qui régnait dans la tête du prétendu réformateur. De l'hérésie au paganisme, et même à l'athéisme, le passage n'est ni lent ni difficile. Fo;/. s^ERVET, Lextulus, ctc. Uu auteur connu a fait de Zuingle le portrait suivant. « Jeune étourdi, passé tout à coup du métier « des armes à l'état ecclésiastique, où il ne « tarda point à s'ennuyer du célibat, il n'eut « point de meilleur motif que cette instabi-

« lité libertine puur lever l'étendard de Fim- « piétr» sacranieiilaire, et point d'aulre droit « à l'enseignement qu'une présomption fonce dée sur le don d'éloquence ou de verbiage, « dont il avait été abondamment pourvu par « la nature. Ignorant si bouché, qu'il unis- « sait le luthéranisme avec le pélagianisme; « restaurateur si extravagant de la pureté de « l'Evangile, qu'il plaçait dans le ciel, à côté « de Jésus-Christ, Numa, père de l'idokltrie « romaine, Scip:on, disciple d'Epicure, Ca- « ton, suicide, avec une foule de pareils « ad'iratours et imitateurs de leurs vicieuses « divinités. «

ZURLA (Placide), était né d'une famille noble, le 2 avril 1769, à Legnaiio, dans l'Etat de Venise, et entra, fort jeune encore, dans l'ordre d 'S Camaldules. 11 habitait le couvent de Saint-Michel-de-Murano à Venise. Son Enchiridion théologique , ses éclaircissements de la mappemonde du camaldulo Maur, et surtout ses dissertations sur Mnrco-Polo et sur les plus fameux navi,,ateurs vénitiens lui avaient fait de la réputation dans le monde littéraire. Devenu abbé de sa congrégation, il se rendit à Rome en 1821, et Pie Vil le nomma préfet des études au collège de la Propagande. En 1823 ce pontife le décora de la pour|:re, et Lé^n Xll le fit vicaire de Rome. Pie Vlll lui confia la préfecture de la congrégation des études. Le cardinal Zurla était général des camaldules. Au mois de juin 183i., il lut à l'ocadémie romaine d'archéo'ogie une disserta. ion, qui fut depuis rendue publique, sur le groupe de la Piété et sur les autres sujets religieux exécutés par Canova. 11 venait d'entre[)rendre un voyage en Sicile pour y étudier les restes d'aiitirpiités qui abondent dans cette île, lorsqu'il fut atteint, à Palerme, de la maladie ([ li l'enleva le 29 octobre 183i.

ZUR-LAUBEN (Conrad de), mort à Zug en 1629, à 57 ans, fut chevalier de Saint-Michel, cheldu canton de Zug, et capita ne au régiment des gardes suisses.' Il servit sa patrie et la France comme guerrier et comme négociateur. Il est auteur d'un traité imprimé : De concordia fidei, oh il démontre que la tranquillité des Suisses dépend de ITtablissetnent de la seule religion catholique dans leurs cantons. Elfectivement, depuis l'iniroduction d'.'S nouvelles sectes, cette république a été plusieurs fuis dans les plus grandes agitations, et souvent à un dnigt de sa perte.

ZUR-LAUBEN (François - Domimoce , ou Placide, de la septième branche des barons DE La Tour-Chatillon de), illustre bénédictin de la congrégation suisse ou de Saint- Gall, et abbé-prince du monastère de Saint- Martin de Mûri en Argovie, naquit à Bremgarlen le 13 mars 16i6. Il fut envoyé, encore enfant, dans ce monastère, où il prit le goût de la retraite et y embrassa l'état monastique, en 1663 : alors il chajigea son nom de François-Dominique en celui de Placide, sous lequel il fut connu depuis. Il professa successivement la philosophie et la théologie dans son monastère, y fut maître dfs novices, occupa différents autres emplo 3

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