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de rinclination pour les sciences; mais avec le désir de tout savoir, il eut la sagesse de se borner. Il s'attacha d'ahord à l'art de raisonner juste, et il pénétra cnsuile dans ce que les mathématiques ont de plus profond. 11 passa à la médecine et au droit , et ses progrès dans ces deux sciences ne furent pas mo'ns rapides. Il devint, par son application continuelle, et en secondant l'étendue de son génie, bon philosophe, grand matliéni.'iticien, médecin célèbre, m.igistrat habile et équitable. Plus attentif à cultiver les sciences, qu'avide des lioimeursdu gouvernement, il se contenta de les mériter. Il fut cependant conseiller et bourgmestre de la ville de Purmerendo, où il demeurait, sans briguer des emplois qui l'auraient tiré de son cabinet. Ce savant mourut en 1718, à 64 ans. Ses principaux ouvrages sont : un Traité en hollandais, traduit en français par Noguez , sous ce titre : L'existence de Dieu démontrée par les merveilles de la nature, Paris, 1740, in-4°. Cet ouvrage, excellent en son genre , s'il était moins difl'us, et si l'auteur ne se trompait quelquefois dans la détermination de quelques causes finales particulières, est divisé en trois parties, dans les(|uel]es il traite de la structure du corps humain, des éléments, désastres et de leurs divers etfets. C est une espèce de physique, dans laquelle ce sage écrivain tourne tout à la gluire de l'Etre sujirême et de ses ouvrages. 11 y réfute en môme temps les vaines difficultés que des raisonneuis superficiels objectent contre que'ques articles de la foi chrétienne; en particulier contre la résurrection des morts. L'auteur du Génie du christianisme a donné, liv. v de la première partie, un court extrait de cet ouvrage dont l'édition originale a pour titre : le Véritable usage de la contemplation de l'univers pour la conviction des alliées et des incrédules, Amstenlam, 1715, 17:>0, avec 2-3 planches, in-i°; une Réfutation de Spiîiosa, in-4°, en hollandais; Analysis infinitorum, Amsterdam, l(i9o, in-i"; Considerationes secundœ circa cakuli differentialis principia, Amsterdam, 169G, in-4°.
NIGRONI (Jules), jésuite, né l'an 1353, à Gênes, professa la rhétorique, la philosophie et la théologie, fut successivement préfet des éludes au collège de Milan, recteur des collégis de Vérone, de Crémone et de Gênes, supérieur des maisons profosses de Gênes et de Milan , et mourut le 17 janvier 1623, dans cette dernière ville. On a du P. Nigroni : deux Discours en Vhonneur du R. Charles, cardinal de Rorromée , prononcés , l'un à Milan, le 3 Qov. 1602; l'antre à Gênes devant le sénat; Sur lamanièredebien(/ouvernerVEtat,Mi\hn,)GlO, in-4°, en italien, ainsi que les deux Discours; Orofjowes A'XF, Milan, 1 608, in-4°, et Mayence, 1610, in-8°; Regulœ communes Societatis Jesu, ■ommentariis asceticis ithistratœ. Milan, 1613 Bt 1616; Cologne, 1617, in-4°; Dissert, siib- /■esiva de Caliga veterum, Dillingen, 1621, n-S°; Dtsscrtalio moralis de librorum amaorioruin lectione junioribus maxime vitanda, Uilan, 1622; Cologne, 1630, in-12; Tractans ascetici (au nombre de 17), Cologne, 1624,
in-4°; Historica dissert, de S. Ignatio, Socie talis Jesu fundatore, et B. Cajetano Thiœneo, insti/utore ordinis clericorum regularium , ouvrage posthume, Cologne, 1639, in-4°. Le P. Nigroni avait encore composé un ouvrage, De mendicitatc domorum professarum, Societatis Jesu, qui est resti^ manuscrit.
NIHUSIUS ou NIHUS (Barthoi.d), né l'an 1584, à Wnlpe, dans les Etats d.' Brunswick, d'une famille luthérienne, embrassa à Cologne la religion catholiijue vers l'an 1622. Après avoir eu pour premier emploi la direction du collège des prosélytes, il devint abbé d'Ilfeld en 1G29 , puis sutfragant de l'archevêque de Mayence, sous le titre d'évêque de Myre. Il mourut àErfurt, le 10 mars 16o7. On a de lui : Annotationes de communione orientalium sub specie unica, in-4°, Cologne, 1648; Tractât us chorographicus de nonnullis Asiiv provinciis ad Tigrim, Euphratem, etc., 1658, in-8°; et d'autres ouvrages de liltérauire, de théologie, de controverse et d'histoire.
NIKON, né en 1613, d'une fanrlle obscure, dans le gouvernement dis Nowogorod en Russie, embrassa l'état monastique, devint successivement archimandrite, métropolitain de Nowogorod, et enlin patriarche de Russie en 1652. Leczar Alexiowitz lui donna toute sa confiance. Il introduisit dans l'Eglise russe le chant à l'exemple de l'Eglise grecque, et assembla une espèce de concile pour la restitution du txte sacré. Il avait remarqué, dans les exem[)laires dont on se servait, beaucoup de passages altérés, peu conformes à la version des Septante. On rassembla les anciennes versions slaves, dont quelquesunes avaient au moins cinq siècles d'antiquité. Les moines du Mont-Alhos et les Grecs de l'Orient fournirent beaucoup de copies des livres sauits. 11 y fut prononcé que l'ancienne version slavoruie était fidèle, et qu'il ne s'y était glissé des fautes que par la multi[)lication des copies. On en lit une nouvelle édition à Moscou, que Nikon signa. Ces changements causèrent une division dans cette Eglise. Ceux qui étaient attachés aux anciens usages furent appelés Raskolniki. Ce schisme n'est pas encore fini. La faveur dont jouissait Nikon auprès du jirince fut suivie d'une disgrAce qui lui donna le loisir de rassembler dill'érentes Chroniques, de les confronter, de les coiriger l'une par l'autre, et peut-être de les altérer. Il en composa une Histoire qui conduit jusqu'au règne du czar Alexiowitz, Pétersbuurg, 1767, 2 vol. in-4°. Nikon s'était démis deladignitépatriarcale en 1658 pour se consacrer à la retraite et à la pénitence. Cette démission n'empêcha pas ses ennemis de le déposer, en 1666, dans un concile, et de le faire enfermer. L'empereur Fœdor lui rendit la liberté; mais il n'en jouit pas longtemps, étant mort en 1681.
NIL (saint), Nilus, discipie de saint Jean Chrysostome, avait une grande réputation de jiiété dès le commencement du v' siècle. On dit qu'il était de Constautinople et de la première noblesse. Il épousa une femme digne de lui et en eut deux enfants. L'eni-
i.ereur Aroadius l'éleva à la dignité de préfet ou Kouverneur (JeConslantinople; mais los vices qui légnaiont h la cour de ce prince, avant alarnu'- la délicatesse de consciciifcdo Nil , le déterminèrent à se retirer dans le désert de Sinaï avec son fils Théodiile. Sa feiiiine consentit à sa retraite, et se retira elje-inénie avec sa ûlle dans un monastère de lilles en Egvj.te. Saint Nil vécut longtemps avec des moines d'une sainteté exemplaire. Ils demeuraient dans des cavernes ou dans lies cellules qu'ils iKitissaient euxmêmes, éloignées les unes des autres. La plupart ne mangeaient point de pain , mais seulement des fruits sauvages et des herbes crues; quelques-uns ne mangeaient qu'une fo:s la semaine. Ils avaient un prèlre, et s'assemblaient le dimanche dans l'église pour recevoir la communion, et s'entretenir des vérités saintes de la religion. Des Sarrasins attaquèrent les solitaires de Sinai , en tuèrent plusieius, en emmenèrent d'autres ca|ilifs, et donnèrent h quelques-uns de ceux qui étaient les plus ôgés, la liberté de se retirer. Saint Nil fut de ces derniers ; mais son filsThéodule fut emmené captif. On l'exposa en vente, et personne n'en voulant donner ce que les Sarrasins en demandaient , ces barbares voulaient le mettre à mort. A force de larmes, il obtint qu'on l'achetât. Il fut revendu à l'évêque d'Eleuse , qui, avant reconnu son mérite, l'éleva à la déricatuie. Saint Nil alla cliercherce dur tils chez l'évêque d'iileuse, qui n'usa d;- son autorité de maître que par l'espèce de violence qu'il ht au père et au lils de leur imposer les mains pour l'ordre sacré de la prêtrise. L'histoire ne nous apprend plus rien de saint Nil ; mais il ,v a apparence (ju'il écrivait encore vers l'an V50, temps auquel on place ordinairement sa mort. Parmi ses ouvrages on estime finncipalement ses Epîtres, le Traite de la vie monastique et le livre de la prière. Dans sa lettre <il' du k' livre, il veut qu'on ne représente que la croix dans le sanctuaire, et il exhorte à p'acer autour des é,^lises des peintures des histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les ironoclastes fa'silièient ce passage. Joseph-Marie Suarez, qui se démit (h^ l'évéché de Vaison pour aller demeurer à Rome, y donna une édition des Olùivres de saint Nil, en 1073, à l'exception de ses Lettres. Le P. Pierre Poussines , jésuite, publia 335 Lettres do ce saint, Paris, l(j!J7, in-'i^". Léon Al'atius en lit imprimer un nombre plus considérable à Itome , KitiS, in-fol. grec-latin. On trouve les OEuvres complètes de sauit Nd dans la Bibl. max. Patrum.
NIL, archevêque de Thessalonique dans le xiv siècle , écrivit contre la primauli' du pape. Bari/iam, a; m es avoir écrit en faveur du siège de Home, adopta l'erreur de Nil, et la soutint ilans un Traité semblable pour le fond à celui de ce schisinaliiiue, faule qu'il corrigea dans la suite. Voy. Baui.aam. Ces deux Traités ont été réunis par Saumaisc en uu vol. iu-i°, imprimé chez Elzévir, en KiiS, Ce comuieulaleur y a ajouté des notes et
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quelques autres Traités. En 1608, il eu avait donné une édition in-8% moins ample que celle que nous venons de citer.
NIL, surnommé Doxopatrios , archimandrite (c'est-à-diie abbé d'un monastère grec), composa par ordre de Roger, roi de Sicile, à la tin du xi" siècle, un Traité des cinq patriarcats de Rome, d'Antioche, d'Alexandrie, de Jérusalem et de Conslantinuple.
Etienne Le .Moine en a donné une édition en grec et en lalin, Leyde, 1085, in-V.
NIVELLE (Gabriel-Nicolas), prêtre prieur commandataire de Sa nt-Géréon, diocèse de Nantes, né à Paris, mort le 7 janvier 1701, âgé de 7i ans. Il s'était retiré au sémina re de Saint-Magloire, d'où il fut obligé de sortir en 1723. Son opposition à la bulle Unigenitus le lit renfermer quatre mois îi la Bastille, en 1730. Il a publié : les lietations de ce qui s'est passé dans la faculté de théologie de Paris, au sujet de ta constitution Unigenitus, 7 vol. in-12; Le Cri de la foi, 3 vol. in-12, 1719; la Constitution Unigenitus déférée à l'Eçilise universelle, ou Recueil général des actes d appel, 1757, h vol. in-fol. L'histoire romaine est moins volumineuse que cette compilation, fruit de l'esprit de parti, auquel l'auteur eut l'imprudence de sacrifier son repos et ses talents.
NIZA (Marco de), franciscain et voyageur espagnol, né en 1497, se rendit au >lixique et fut chargé i>ar le vice-roi don Antoine de Mendoza, d'aller reconnaître le pays au nord de ce royaume. Le père Niza parlit. le 7 mars 1539, de Culiacan, accomi)agiié d'un autre religieux, d'un nègre et de quelques Indiens auxquels on avaitdonnéla liberté, afliiqu'ils lui servissent de guiiles. 11 visita diverses peuplades qui le reçurent fort bien, et traversa un désert de près de quarante lieues d'ét. ndue, au bout duquel, suivant le récit du même père Niza, il découvrit la ville de Cibola ou Cibora, capitale d'une province du même nom, qui contenait sept grandes villes fort peuplées et très-riches. Informé de l'aversion que les habitants de (^libola avaient pour les Espagnols, le père Niza, après une course de trois mois, revint sur ses pas, s'arrêta à Compostelle, d'où il envoya au viceroi le récit de son voyage. Ce lécit, oùil ])eigiiait la beaulé du pays au nord du golfe de Californie, la population immense, les richesses (le la ville de Cibola, et la civilisation de ses habitants, excilèrent dans Coitez et Mendoza le dessein d'aller conquérir ce pays. Mendoza envoya Vasquez de Cornado pour le reconnaître: quand il revint, il en laconta les mèniiS merveilles que le père Niza, et peu de temps après les Espagnols s'en emparèrent. La Relation du voyage du premier se trouve dans l'ouvrage de Ranuisio, loin. UI. Sans doute dans les récits il y a un peu d'exagération -, mais il n'en est pas moins vrai que 1.1 province et la ville de Cibola, ainsi qje l'immense ville de Quivira, se trouvent dans les livres de géographie moderne et dans plusieurs cartes du xvi'' siècle, par 37 degré? lie latitude. Ou conjecture que les ruines Ues Casas Grandas (Grandes Maisons), que l'ou a
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découverfes sur les bords du Jila, proviennent de l'ancienne Cibola. On a reconnu que la civilisation des Indiens qui habitent la contrée que ce fleuve arrose est plus avancée quf celle des peuplades qui sont plus au sud. C'est la [latrie des pemiers Mexicains, comme l'indiipient les monuments Aztèques. Leur population avant augmenté, ils s'éleadirent pro;4rossiven!ent dans les parties connues sous le nom de vieux et nouveau Mexique. Ces pays ont déclaré (en 1825) leur indépendance, ainsi que les autres colonies américaines, aj-rès ^'tre restés près de trois siècles sous la domination espagnole.
NOAILLES (Louis -Antoine de), cardinal, frère du duc .\nne-Jules de Noailles, qui fut fait maréchal de Fiance au mois de mars 109.3, naquit en 1631. Il fut élevé dans la piété et dans les lettres. Après avoir fait sa licence en Sorbonne avec distinction, il prit le bonnet de docteuren 1676. Le roi le nomma à l'évêché de Cahors en 1679 II fut transféré à ChAlons-'ur-Marne l'année d'après, etl'archevôclié de Paris étant venu à vaquer en 1695, Louis XIV jeta les yeux sur lui pour remplir ce siège important. Noailles parut hésiler à l'accepter; mais quelque temjis ap'ès, non content d'acquiescer à sa nomination, il demanda et obtint encore son frère pour successeur dans le siège de ChAloîis. L'archevêque de Paris fit des règlements pour le gouvernement de son diocèse et pour la réforme de son clergé ; mais il ne ménagea pas assez les jésuites, il ne vouUit pas être leur valet, suivant ses expressions ; et ceuxci crurent, de leur côté, avoir sujet de se plaindre du prélat. Noailles avait donné, en 1685, n'étant encore qu'évoque de Ch;11ons, une ai)probation authentique aux Réflexions morales du père Quesnel, ou plutût il en avait contmiié l'approbation ; car son prédécesseur, Félix Vialart, l'avait accrrdée pour son diocèse. Devenu archevêque de Paris, il condamna, en 1696,1e livre de l'abbé de Barcos, intitulé: Exposition de la foi catholique touchant la grâce. On vit paraître à celte occasion le fameux Problème ecclésiastique, attribué au père Doiicin, mais que le père Gerberon croit avec plus de vraisemblance être d'un écrivain du parti de Jansénius, dom Thierri de Viaixnes, janséniste des plus outrés, dit d'Aguesseau. Ou examinait d.ms ce Problème : « Auquel fallait -il croire , ou à « M. lie Noailles , archevêque de Paris, ron- « damnant V Exposition de la foi, ou à M. de « Noailles évêque de ChAlons, approuvant « les Réflexions morales ? » 11 est aisé de concevoir que l'archevêque en fut irrité; et comme il ne doutait pas que ce ne fût l'ouvrage d'un jésuite, il en fut animé contre ces religieux. Dans l'assemblée de 1700, à laquelle il présida, il fit condamner 127 prii)ositions tirées de différents casuistes. parmi lesquels plusieurs étaient jésuites, mais qui n avaient fait que suivre et répéter de pi is anciens. Votj Mota. La même année il fut nommé cardinal. On proposa, en 1701, un problème théologique, qu'on apjiela le Cas de conscience par excellence. « Pouvait-on
« donner les sacrements à un homme qui « aurait signé le Formulaire, en croyant dans « le fond de son cœur que le pape et même « l'Eglise peuvent se tromper sur les faits ? » Quarante doeteurs signèrent qu'on pouvait donner l'absolution à cet homme. Le cardinal de Noailles ordonna qu'on crût le droit d'une foi divine, et le fait d'une foi liumaino. Les autres évêques exigèrent la foi divine pour le fait, disant que ce fait étant le sens d'un livre, il était nécessaire que l'Eglise pût en juger avec certitude ; que les faits doctrinaux ne peuvent cesser d'être du ressort de la foi, sans que le dogme en lui-même y soit également soustrait. Clément XI crut terminer la querelle en donnant, en 1705, laBulle Vineam Domini, par laquelle il ordonna do creire le fait, sans expliquer si c'était d'une foi divine ou d'une foi humaine. L'assemblée du clergé de la même année reçut cette bulle, mais avec la clause que les évéques l'acceptaient par voie de jugement. Cette clause, suggérée i)ar le cardinal de Noailles, indisposa Clément XI contre lui. Cependant le cardinal voulut faire signer la bulle aux religieuses de Port-Royal-des-Champs. Elles signèrent, mais en ajoutant que « c'était sans « déroger à ce qui s'était fait à leur égard h « la paix de Clément IX. » Cette déclaration fut mal interprétée. Le roi demanda une bulle au p.ipe pour la suppession de ce monastère, et, en 1709, il fut démoli de fond en comble. Le cardinal de Noailles, qui avait dit plusieurs fois que Port-Royal était le séjour de l'innocence, se prêta à sa destruction, parce qu'il crut voir ensuite que c'était celui de l'opiniâtreté. L'année d'auparavant (1708), Clément XI avait porté un décret contre les Réflexions morales; mais le parlement de Paris y ayant trouvé des nullités, il ne fut point reçu en France^ Les foudres lancées contre Quesnel ne produisirent leur effet qu'en 1713, année dans laquelle la constitution Unigenitus vit le jour. Le cardinal de Noailles révoqua, le 28 septembre 1713, l'apnroJiation qu'il avait donnée, étant évêque de Châlons, au livre de Quesnel. Une nombreuse assemblée d'évèipies fut convoqui'e à Paris; tous acceptèrent la bulle, les unstmremeiit et simplement; les autres moyennant quelques explieations; excepté se[it qui ne voulurent ni de la bulle ni des commentaires. Le cardinal de Noailles se mit à la tête de ces derniers, et défendit par un mandement du 25 février de recevoir la constitution Unigenitns.LouisXlV , irrité, lui défendit de paraître à la cour, et renviiya les évêques ses adhérents dans leurs diocèses. La bulle fut enre.^istrée par la Sorbonne et par le parlement. Mais après la mort de Louis XIV, en 1713, tout changea de face. Le duc d'Oilt'ans, régent du royaume, mit le cardinal de Noailles h la tête du conseil de conscience. Ce prélat étant bien accueilli à la cour du ré'geiit, les évêciues opposés à la bulle apiielèrent et réappelèrent à un futur concile, eût-il ne se tenir jamais. Noailles ap[iela aussi, en 1717, par un acte public, qui fut supprimé | ar arrêt du parlement, le 1" décembre de la même auDée,
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