MOLAY
NOGAUOLA (Isotta), fille savante de Vérone, q\x\ vivait dans le xv" siècle, possédait les langues, la philosophie, la théologie et même les Pères de l'Eglise. Le cardinal Bessarion fit expiés h; voyage de Vérone pour s'entretenir avec elle. Isotta était en relation avec la plupart des savants de son temps. Ses lettres les charmaient par la profondeur du savoir, par les grâces du style. Elle mourut en 1468, à 38 ans, d'autres disent en 1406, et quelques-uns en 1446. Elle laissa en latin un Dialogue sur la question : Qui d'Adam ou d'Eve avait péché le plus grièvement en mangeant du fruit défendu'? N enise. Aide, 1563, in-4°. Elle prit le parti de la première femme, contre Louis Foscara, qui défendit vivement le premier homme, et qui aurait pu mieux cuiployer son temps. La bibliothèque royale de Paris possède un Recueil de lettres de cette femme distinguée. Elle ne voulut jamais se marier. Paid Matfoi, son directeur, lui dédia un Traité de la virginité. Scipion Malfei, de la même famille (|ue le précédent, et auteur de la Mérope, a recueilli dans le tome II de sa Verona illuslrata, une foule de témoignages honorables à Isotta.
NOGAROLA ( Louis ), Véronais d'une famille illustre, se rendit très-habile dans la langue grecque, et s'acquit beaucoup de réputation jiarses Traductions de plusieurs livres grecs en latin. Il panit avec éclat au concile de Trente, eut des emploi? honorables dans
sa nnirio, d mourut a Vôrono en 15S9, Sgé d'piiviion 50 mis. Scipion Mailei place sa mort en looV. On a (Je lui divers ouvrages, cnlic autres : Oc Nili inrremmlo diningus: De viri.i illiialrihits , gmcre ilalh, fjui fjrœrc scriiiscrnnt : Disputatiu snpff rei/inrr Ihilannorum divortio ; une Irnductinn en latin du livre de l'Uniiers, dOcellus Lucnnus ; Aposlolicœ inslilutiones, etc.
NOGHKRA .II- \n-1Japtisti:), savant j(''snite, né le 9 mai 1719 h Berbcno dans la Vallcline, mort dans sa patrie nu mois de nov. i78V, professa la rhétorique à Milan, et l'éloquence sacrée h Vienne. Après la suppression de son ordre, il consacra ses loisirs à la pompoMtion de divers ouvrages, les uns litlérnires , les autres dirigés contre les mœurs de son temps. Le P. Noghera est cité avec éloge jiar Tirabosclii, dans VUist. lillér. d'italir, et par le comte (liovio, dans les Jfnmmrs illustres du diocèse de Côine. On a de lui : Rifiessinni sulln filosofia del bcllo spiritn, Hassano, 1778; Sulln nalura umtmae sulla reiigioneimturnle, Bassano, 1780,2 vol. in-8°; Sulla relirjione riveinta, e particolnrmento snl rristi(tnesimo,\h., 1773; Sn i cnrcilteri dirinidri çristinnesimo e del suo nutore, Bassano, 1779 ; Riflessioni per discernere la vera Chiesn rrisliumi, fra tiitte le selte rlic ne portano il nome, Bassano, 17K2 ; Sulln infallihilitn delln rem Chiesn crisliana, nd suo vmqistero, Bassano, 1775 ; Sulln infallibililn del pnpa, vel suo maç/islero dogmutico, ib., 1776 ; Sulln podcsin delln vera Cfiiesa cristin)w, ib., 1778; Sugli spirili di novitn e d'anticinta, ib., 1779; SuiconsiglievmigelicI, e su i lor professori, ib., 1780 ; Prnliche dilla vera Cliiesa cristinnn, ib-, 178.3, 3 vol. in-l"2; Biposin alla prupostn : Cosa e il papa? con altrn appendice ni soggetlo relativa, ib., 1783; Riposta alla proposta ; Cosa e un rescoro ? ib., 178'»; Ossei-t^izioni suH' Analisi del libro inlilolato le Prescrizioni di TertulHano, ib., 1783 : critique sage et raisonnée de Tamburini, professeur de Pavie, etauteur de l'Analyse : Hiflessioni sulla divizionc e su i divoli, (t'uvre posthume, ib., 178G ; La moderna cloquenza sacra italiana. Milan, 1752; Venise , avec des augm., 1753 ; Bassano, 1790 ; De cousis eloquentlœ, Bassano, 178() ; Raepjionnmenti su i mwvi sistemi e metodo d'iusegnarc e d'imparare le belle letlerc, iliid., 1787. Ces (iillérentes Œuvres, imprimétîS à part, ont été réunies en 17 vol. in-8% Bassano, 1790. On cite encore : Orazioni di Demosthene, volgarizzate e con annostazioni illustratc. Milan, 1753 : cette traduction passe pour Ûtre élégante et tidèle ; des Mélanges, et des Poésies, italiennes et latines.
NOlll (Jean Le), fameux chanoine et théologal de Séez, était fils d'un conseiller au présidial d'Alençon. il luécha à Pans et en province avec réputation. Il eiUpuctnitinuer d'employer utilement ses talents, si une 0[>posit on, t.)ut à fait déraisonnable, aux décisions de 1 Lglise, ne l'eût brouillé avec son évèqiie, (jui avait donné un nuuiJitiient pour la [)ublicalion du Formulaire. Il eut l'audace do l'accuser de plusieurs erreurs dans des