‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 7 sur 341 · AUX ATELIERS CATHOLIQUES, RUE D'AMROISE, AU PETIT-MONTROUGE · texte numérisé non relu

AUX ATELIERS CATHOLIQUES, RUE D'AMROISE, AU PETIT-MONTROUGE

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DE

BIOGRAPHIE RËLIGIIMË.

NAAMA, Ammonite, femme de Salomon et mère de Roboam. Cette princesse était idolâtre comme les Ammonites : elle éleva son fils dans ses impiétés.

NAAMAN, général de l'armée de Bénadad, roi de Syrie, fut attaqué de la lèpre. Son mal ayant résisté à tous les remèdes, il vint h Samarie présenter, de la part de son maître, des lettres de recommandation pour son mal au roi Joram, qui, prenant cette ambassade pour une embûche, lui lit mauvais accueil , en demandant avec liauteur, s'il était un dieu pour pouvoir guérir les lépreux. Naaman, ainsi renvoyé, perdait toute espérance de guérison, lorsque Elisée, instruit de ce qui se passait à la cour de Joram, fit dire à ce prince de lui envoyer Naaman : « Qu'il vienne « me trouver, dit-il, et qu'il sache qu'il est « un prophète en Israël. » Naaman se mit en chemin pour aller trouver le prophète vers l'an 884- avant Jésus-Christ. Quand il fut à la porte, Elisée voulut éprouver sa foi. Il lui envoya dire par Giézi, son serviteur, d'aller se laver sept fois dans le Jourdain , et qu'il

serait guéri.

Naaman , regardant cette ré-

ponse comme une marque de mépris, se retirait en colère; touteiois, h la prière de ses serviteurs, il obéit, et la lèpre disparut. Al.irs il revint vers l'homme de Dieu pour lui témoigner sa reconnaissance; et sa guérison passant jusqu'à l'âme, il rendit hommage au Dieu qui l'avait opérée. Voy. Elisée.

NAAS, roi des Anunonites, mit le siège devant Jabès, capitale de la province de Galaad. La ville , réduite à l'extrémité , demanda à capituler. Naas offrit aux habitants de leur sauver la vie, à condition de se laisser crever l'œil droit. Cette réponse consterna les Jabyens; ils promirent de s'y soumettre, s'ils n'étaient point secourus dans sept jours. Naas méprisait trop les Israélites pour refuser leur demande; ils envoyèrent des députés à Saul, qui n'était l'oi que depuis un mois. Saùl marcha avec tant de iiromptitude contre leurs ennemis, que toute l'armée de Naas fut taillée en pièces vers l'an 1095 avant Jésus- Christ. Ori croit communément que Naas fut tué dans l'action: mais cela est fort douteux; car on trouve un Naas, roi des Ammonites, chez lequel David se retira durant la persécution de Saul, et dont il fut bien accueilli. Dixitque David: Faciam misericordiain cum DiCT. DK Biographie aELic. III.

Hanon filio Naas, sicut fecit pater ejus mecum misericordiam (II Reg. x). Plusieurs prétendent que ce Naas est fils de celui qui périt devant Jabès ; d'autres pensent que c'est le même.

NABAL. Voy. Abigaïl.

NABONASSAR, roi des Chaldéens ou Babyloniens, est célèbre par la fameuse ère qui porto son nom , et qui commence le 26 février, l'an 747 avant Jésus-Christ. On croit qu'il est le môme que Bélésis ou Baladan, dont il est parlé dans l'Ecriture sainte, et qui fut père de Mérodac, lequel envoya des ambassadeurs au roi Ezéchias; mais cette opinion, et toutes les autres qu'on forme sur ce prince, ne sont que conjecturales, et sans certitude.

NABONIDE, le même que le Balthasar de Danifl. Voy. Balthasar.

RABOPOLASSAR , prince de Babylone , déclara la guerre à Saracus, roi d'Assyrie. Il se joignit à Astyages pour renverser cet empire. Ils assiégèrent Saracus dans sa capitale; et ayant pris cette ville, ils établirent sur les débris de l'emiiire d'Assyrie deux royaumes : celui des Mèdps, qui appartint à Ast^agvs, et cidui des Chaldéens, sur le(juel fut' établi Nahopolassar, l'an G26 avant Jésus-Christ. Néchao, roi d'Eg^pte, jaloux de sa prospérité, marcha contre lui, le délit, et lui enleva Carchemis, place importante de son empire. Nahopolassar, cassé par la vieillesse, ne put venger cet affront , et mourut après 21 ans de règne.

NABOTH, de la ville de Jezraél, avait une vigne près le palais d'Achab. Ce prince , voulant faire un jardin potager, le pressa de lui vendre sa vigne, ou de la changer contre une meilleure; mais Naboth, très-lidèle observateur de la loi, refusa de vendre l'héritage de ses pères. Jézabel, femme d'Achab, irritée de sa résistance, écrivit aux magistrats de la ville où demeurait Naboth , de susciter de faux témoins, qui déposassent qu'il avait blasphémé contre Dieu et maudit le roi, et de le condamner à mort. Cet ordre fut exécuté. Deux témoins déposèrent contre Naboth, qui fut lapidé le même jour. JJz; bel, en ayant appris la nouvelle, courut la porter au roi, qui partit aussitôt pour prendre possession de sa vigne; mais le pro[)hèlc Ëlie vint troubler sa joic, lui rcorocha son crime,

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