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et lui (lit : « Sachez qu'au mcMiic lieu oh les « chiens sont venus lécher le sang de N*»-' | « botli, ils se désaltéreront du vôtre. » Ce fut l'an 899 avant J.-C. L'arrôt aussi juste que terrible fut exécuté peu d'années après. Yiii/. jKZABti.. La rifjne de Naboth est devenue une espèce de jirùverho pour désii^iier les possessions des pauvres envahies par les riches, que le Seigneur no tarde pas à punir comme coupables- d'un i)éché qui crie vengeance nu Irùne de sa justice.
NABUCHODONOSOK I", roi de Ninive et de Habvlone, dont il est parlé dans le livre de Judith, appelé Arphiixnd dans les Ecritures, monta sur le troue, l'an CVG avant J.-C, défit et tua Phraortes, roi de Médie, appelé aussi Arphaxad. Vainqueur des Mùdes, il envoya contre les Isr.iélites Holofenic, général tie ses armées, qui fut tué par Judith. Quelipies-uns pensent que ce Nabuchodonosor est le même que N'abopolassar. 11 est difficile de rien dire de positif sur ces temps reculés; mais ce que nous venons de dire de Nabopolassar n est pas favorable à cette opinion. Depuis quelques années, des auteurs catholiques, même des prédicateurs, d'après les creuses spéculations des hermcneutes modernes, ont changé le nom de Nabuchodonosor en celui de Ncbukadnczar, et les autres noms h proportion des atteintes qu'une criliijue grammaticale aussi puérile qui' téméraire leur avait données, en conséquence du système arbitrairement adopté sur les voyelles, ou par attachement aux points massoréliques, plus arbitraires encore (voij. Ei.KAZM», GoROPUs, Masclef|; néologisme ridicule et infiniment nuisible . qui fninde le respect dû aux anciennes versions, dénature les notions liistori(iues, donne je ne sais quelle mobilité au récit dos auteurs sacrés, déroule l'attention et l'intelligence du peuple accoutumé aux noms reçus depuis dix-huit siècles dans l'instruction pu- Dlique.
NAHUCHODONOSOR II, roi des Assyriens et des l?abyloniens, surnoninié le G/-«)k/, succéda, l'an G-23 avant J.-C, h son père Nabopolassar, et se rendit maître de prescpie toute l'Asie. Il prit Jérusalem sur Joachim, roi de Juda (qui s'était révolté), au moment qu'on s'y attendait le moins, et, chargé des trésors de cette ville, l'emmena captif .\ «abylone, l'an (500 avant J.-C II lui rendit ensufic sa liberté et ses Etats, mais à des conditions très-dures. Ce roi s'élant encore révolté trois ans après, il fut pris et tué dans un combat. Jéchonias, son fils, lui succéda. Le roi do Bnbylone lit une 3' expédition en Judée, vint assiéj;er JéclKjnias lians sa capitale, le mena cajitif ?i lîabylone, avec sa mère, sa femme, et 10,001) hommes de Jérusalem. Nabuchodonosor enleva tous les trésors du temple, et établit à la place de Jéchonias l'oiule paternel de ce prince, auquel il donna le nom (!>■ Srddcias. Ce nouveau roi, imitant ses prédécesseurs, fit une lijjue avec les princes voisins, contre celui ^ qui il était redevable de la couronne. Le monarque babylonien vint encore en Judée