‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 72 sur 341 · I-IG · texte numérisé non relu

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cet effet. Lersque Ricci fut forcé de quitter son siège, l'abbé de Vallombrosa, ami de Paniéri, lui donna des conseils salutaires, et il examina avec plus de soin les matières contestées. Apfès cet examen, il se hasarda d'envoyer à Rome un Mémoire, où il exposait ses diflicultés. I.a réponse paternelle que lui fit Pie VI, rédig(;e par le savant cardinnl Gerdil, le toucha vivement, et pendani une hialadie qu'il eut, il fit vœu de se rétracter. Fidèle îi sa ]irome>se, aussitôt qu'il l'ut guéri, il lit sa rétractation entre les mains de M. Falclii, successeur de Ricci, et, non content de celle démarche, il adressa au saintsié^e l'aveu de ses torts, accomijagné de plusieurs Dissertations qui réfutaient les opinions par lui autrefois énoncées. Sa conscience n'étant pas en<ore tranquille, il pria qu'on lui envoyât de Rome une formule de soumission. 11 l'obtint, la souscrivit ; et pour donner plus d'authenticité à son repentir, il fit une déclaration publique dans les conférences ecclésiastiques du clergé de Pistoie, dont il était devenu directeur. Plus tard, à l'occasion d'une leçon de morale qu'il donna en 1817, concernant le mariage, il signala et réfuta les erreurs enseignées autrefois dans le diocèse sur le pouvoir de l'Eghse relativement aux empêchements dirimants. Il lit, en outre, sa profession de foi sur la bulle Auctorem fidei de Pie VI, s'estimaiit heureux d'avoir trouvé une occasion de manifester son attachement au sainl-siége et son éloignement pour toute innovation. Cette partie de sa leçon, on la trouve insérée dans le journal Ârcadio, de Rome, et signée par Pauiéri, sous la date du 17 mars iS^O. Elle a été âLissi imprimée à part, avec deux extraits de lettres de Paniéri,dans lesquelles il rend compte de sa con luile passée. Sa seconde leltie, da'ée de Pis oie, le 11 juin 1820, est une profession de foi sur l'autorité du saintsiége et sur dillere;.tes questions relatives à la suprématie ues pontif 'S. La conduite de Panier i lui gagna la bienveillance de son nouvel évoque, qui le nomma professeur de morale dans son séminaire et chanoine de sa cathédrale. Cet ecclésiastique est mort le 27 janvier 1822, âgé de 63 ans. On a de lui : Eaanioi pratique et instructif sur les pe'chés gui se coimnettcnt dans les fêtes et les plaisirs (lu siècle, Pistoie, 1808- 1813, 'i vol.; Exposition des lois de Dieu et de l'Eglise sur l'usure, 1813, 1 vol.; Catalorjue des Saints de Pistoie, 1818, 2 vol., et plusieurs Manuscrits sur des matières ecclésiastiques.

> PANIGAROLA (Fr\.nçois), évoque d'Asti, en Piémont, né à Milan en loiS, e.:tra jeune dans l'ordre des Frères Slineurs-Observantnis, où il se rendit très-savant dans la jihilosophie et la théologie, et se distingua surtout par ses talents pour la prédication. Son mérite lui valut l'évèché d'Asti, qui lui fut donné par Sixte V en 1587, et qui le lit choisir, avec le jésuite Bellarmin, pour accompagner en France le cardinal Cajetan, envoyé eu 1389. Panigarola mourut h Asti eu 1391. Ses Serinons lurent imprimés à Rome en 139G, in-i". On a de lui plusieurs autres ou-

vrages, la plupart de i)iété et de controverse, tant en latin qu'en italien. Le plus connu est un traité de l'éloquence de la chaire en italien, intitulé il Predicatore, Venise, Guindi, 1609, in-4.".

PANIZZONI (le P. Louis), jésuite, né à Vicence en 1729, entra de bonne heure dans la société de Jésus, et s'y distingua par son talent et sa pii'té. Après la suppression de son ordre il se retira en Russie, et il publia à Polocz un Cours latin de méditation et d'instruciions pour servir aux exercices spirituels de saint Ignace ; \m\s il revint en Italie sur la demande de Ferdinand, duc de Parme. Ce fut lui qui reçut des mains du souverain pontife la bulle de rétablissement de la société, et qui rouvrit les premiers établissements à Rome et en Itdie. Le P.Paiiizzoni mourut le 11 août 1820, âgé de 91 ans, à Rome, dai s la maison du noviciat.

PANNONIUS (Janus), ou Jean le Hongrois, évêque de la ville de Ciiui-Egli-es, mort en 1490, et selon quelques-uns en 14-72, à 37 ans, cultiva les l.ielles-lettres avec succès en Italie, et travailla ensuite à les faire fleurir en Hongrie. On a de lui des Elégies et des Epigrammes, Venise, 1553, in-8'', et dans X&sDeliciw poetarumhungarorum, in-16, Francfort , 1619, parmi lesijuelles on en trouve quehpies-unes d'heureuses. Rien n'est plus [ilaisant que l'erreur des encyclopéwistes touchant Jaiius Pannonius, qu'ils ont regardé dans la première édition de leur compilation, comme possédant cinq églises ou évèchés. A l'article Evéclié, après avoir disseite sur la pluralité des bénélices, et dit que le cardinal Mazarin, évoque de Metz, possédait en même, temps treize abbayes, ils ajoutent: « Et quant a la pluralité des évè- « elles, Janus Pannonius était, à son décès, « évèipie de cinq villes. »

PANOlîME ou Panormita. Voy. Tudeschi.

PANTALÉON (saint), célèbre martyr de Nicoin die, que l'on croit avoir soutlert la mort vers 303, sous remjiiie do Galère.

PANTALÉON, diacie d'e l'église de Constanlinople, dans le xm' siècle, est auteur d'un Traité contre les erreurs des Grecs, qui se trouve dans la Bibliothèque des Pères.

PANTALÉON (Jacoues). Voy. Urbain IV.

PANTÉNUS ou PAXTiiNE (saintj, philosophe ciirétien, né en Sicile, llorissait sous l'empereur Commode. Il enseigna dans la célèbre école d'Alexandrie, où, uepuis saint Marc, fondateur de cette Eglise, il y avait toujours eu quelques théologiens qui expliquai' nt l'Ecriture sainte. Les Indiens ayant demandé qu Iqu'uii capalile de les instruire dans la religion chrétienne et ne combattre la doctrine ues brahmanes, on leur envoya Panténus. Eusèbe rapporte qu'il trouva chez ces peu|)les un Evangile de saint Matthieu, écrit en hébri'U, que saint Barthélémy leur avait laissé. Panténus, de retour à Alexandrie, continua d'y expliquer l'Ecriture sai: te en particulier, l'école de cette ville étant alors gouvernée par saint Clément d'Alexandrie, son disciple, il avait composé des Commentaires sur la Bible, qui ne sont pas venus

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