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* de Philippe Béroalde, son maître, en latin ; style en était moins négligé. En voici le Tune et l'autre imprimées à Bologne, en '" .^ . , , . ^ j ■ . „..
1503, in-i"; De vila aulica, Toulouse , in-4° Declarisfeminis, Paris, 132I,in-fol., ouvrage remarquable par la beauté du style ; Sancti Rochirita, Paris, in-4-°. Son Eloge avec quelques-unes de ses Lettres à François I" et à Louise de Savoie , régente , a été publié à Avignon, en 1748, in-12. Il écrivit en latin avec élégance et politesse, et il mérita que Erasme, bon juge, dit de lui : Potest inier TuUianœ dictionis competitores numerari Joanncs Pinus.
PINSONNAT (Jacques), né à Chalon-sur- Saône, était professeur royal en hébreu, curé des Petites-Maisons, et docteur de théologie en la faculté de Paris. Cet écrivain distingué par sa piété, son zMe et son éiudition, mourut eu 172-3, Agé do 70 ans. On a de lui : une Grammaire héhraique ; des Considéraiions sur les mystères, les paroles et les actions principales de Jésus-Christ , avec des prières.
PINSSON (François), jurisconsulte, né en 1612 à Bourges d'un professeur en droit, mort à Paris en 1001, à 70 ans, étudia la jurisprudence dans l'école de son père. !1 vint à Paris, en 1633, et s'y fit recevoir avocat. Il plaida d';bord au ChAtelet, et ensuite au parlement. Puissoa travaillait aussi dans le cabinet, et il était regardé comme l'oracle de son siècle, suitout pour les matières bénéliciales, auxquellos il s'a|ipliqua jiaiticulièiement. Les excellents ouvrages qu'il nous a laissés sur cette malière prouvent combien il y était versé. Les principaux sont : un ample Traité des bénéfices , commencé par Antoine Bengy, son aïeul maternel, célèbre professeur à Bourses, imprimé en 1654; la Pragmatique Sanction de s;dnt Louis et celle de Charles VII, avec de savants commentaires, 1666, in-fol.; «les Notes sommaires sur les induits accordés à Louis XIV par Alexandre Vil et Clément IX, avec une Préface historique et quanti! é d'Actes qui forment uqe collccfion utde; Traité des régales, 1688, 2 vol. in-i°, avec des instructions sur les matières bénélicial'îs : ouvrage rempli de savantes recherches, et cnriciii d'un grand nombre 'TActes originaux qui sont d'une grande utilité puur l'étude du droit; Pinssou a travaillé à la révision des OEurrcs du savant de Mornac, et de cdles de du Moulin.
PINTO (Hector), religieux de l'ordre de Saint-Jérôme, fut docteur de l'université de Ccumbro, où l'on fonila pnur lui une cliaire de théologie. 11 mourut dans le monastère de Gisla, près de Tolède, en lo8i. On a de lui : de savants Commentaires sur Isaie, sur les Lamentations de Jéréraie, sur Ezéchiel, «ur Daniel et Nahum, Paris, 1617, 3 vol. iufol-; un livre intitulé : Image de la vie chrétienne, en portugais, traduit en français par Guillaume de Coursol, Paris, 1580.
PINY (Alexandre), religieux dominicain, qui mourut en 1709, s'apidiqua principalement h la direction des consciences, et composa plusieurs ouvrages édifiants, dont la lecture serait plus profitable encore si le
titres : Abrégé de la Somme de saint Thomas; La Clef du pur amour, L'Oraison du cœur; La Vie cachée; La Vie de la mère Madeleine de la Trinité. On a cru reconnaître dans ces ouvrages mystiques une certaine tendance au quiétisme.
PlimiNG (Henri). Voy. Pirrhing.
PIROMALLI (Paul), dominicaui, né en Calabre dans le xvir siècle, fut envoyé dans les missions d'Orient. Il demeura longtemps en Arménie, où il eut le bonbeui de ramener à l'Eglise catholique beaucoup de schismatiques et d'eutychiens, et le patriarche même cjui l'avait traversé et maltraité. Il passa ensuite dans la Géorgie et dans la Perse, puis en Pologne, en qualité de nonce du pape Urbain VIII, ])0ur y apaiser les troubles causés |)ar les disputes des Arméniens, qui .y étaient en grand nonjbre. Piromalli réunit les esprits dans la profession d'une môme foi et dans l'observance des mêmes pratiques. Comme il retournait en Italie, il fut pris par des corsaires qui le menèrent à Tunis. Dès qu'il fut racheté, i! alla à Rome rendre compte de sa mission au pape, qui lui donna des marques éclatantes de son estime. Le pdntife lui confia la révision d'une Bible arménienne, et le renvoya en Orient, où il fut élevé, en 1633, à l'évêché de Nackchivan. Après avoir gouverné cette église pendant neuf ans, il revint en Italie. 11 fut chargé de l'église de Bisignano, et y mourut trois ans après, en 1667. Sa chaiilé,'son zèle, ses autres vertus , honorèrent l'épiscopat. On a de lui : des ouvrages de controverse et de théologie; deux Dictionnaires, l'un latin-persan , et l'autre arménien-latin ; une Grammaire arménienne ; un Directoire, estimé pour la correction des livres arménfens. Tous ces ouvrages déiiosent autant en faveur de sa vertu qu'en faveur de son érudition.
PIIIOT (Georges), jésuite, né en 1599 dans le diocèse de Rennes, devint un juofund casuiste. Mais son imagination ardente et un zèle mal entendu lui attirèrent Ijeaucoup de désagréments. Les discussions entre les jésuites et les jansénistes commençaient à devenir assez sérieuses, lorsque le P. Pirot publia son Apologie des casuistes contre les ccdomnies des jansénistes, 1637. Ce livie, où l'auteur s'était iiermis des diatribes trop violentes et des projiositions hasardées , fut condamné par le pape Alexandre VII, par plusiiurs évoques français, et lar la faculté de théologie de Paris. (Voy. l'Histoire ecclésiastique du XVII' sièc e, par du Pin, tome II, et les Mémoires chronologiques et dogmatiçjues du P. d'Avrigny, année 1659.) L abbé Pii ot mourut le 6 octobre 1639, Agé de 60 ans.
PIROT (Edme), docteur et professeur de Sorbonne, né à Auxerre le 12 août 1631, fut d'abord chantre de Varzy dans le aiocèse d'Auxerre, puis chanoine de Notre-Dame a Paris, et enfin chancelier de cette cathédrale. Nommé examinateur des livres et des thèses relatifs à la tiiéologie, il se trouva mêlé dans l'atlaire du quiétisme. Sous M. de Harlay, il travailla à la censure de madame