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Moulin sur le droit canon, imprimées avec les Œuvres de ce jurisconsulte par les soins de François Pinsson ; Commentaire, observations et comultations sur plusieurs questions importantes, tant de la coutume d'Anjou que du droit français, avec des Dissertations sur différents sujets, etc. , réimprimées en 1725, en 2 vol. in-fol., par les soins de Livonières, avec des remarques.
PINEDA (JEàN), né en lo.'i? à Séville, d'une famille noble, entra dans la société des jésuites en 1572. 11 y enseigna la philosophie et la Ihéologie dans plusieurs collèges, et se consacra à l'étude de l'Ecriture sainte. Pour se la rendre plus facile, il aji-
f)rit les langues orientales. Nous avons de ui : Commentaire sur Job, 2 vol. in-fol. ; sur l'Ecclésiaste ;.... sur le Cantique des cantiques; De rcbumSalomonis, in-fol., curieux et savant ; une Uisloire universelle de VEçiUse , en espagudl, 4- vol. in-fol. ; une Histoire de Ferdinand III, en la même langue, in-fol. ; Index novus librorum prohibitorum et expurgatorum. Il mourut le 27 janvier 1637, emportant dans le tombeau les regrets de ses confrères et du public.
PINEL (N. le Père), oratorien , né vers la fln du xvir sièle en Amérique, [irobableuient à Saint-Domingue, fut professeur dans plusieurs collèges de France dépendants de sa congrégation, notamment à Juilly et à Vendôme où il se trouvait en 1736. Outre sa classe, il faisait des instructions aux domestiques et aux enfants. Sa doctrine étant suspecte, il lui fut détendu de les continuer. En elfel, il était attaché au parti janséniste, et la congrégation de l'Oratoire ayant accepté la bulle, et s'étant soumise h la signature du formulaire, il protesta contre ces actes et quitta le corps. Il avait de la fortune ; il l'employa à la propagation de l'œuvre. On le regarde comme le fondateur d'une classe do convulsionnaires qui dominaient principalement dans le midi. Il parait qu'il s'était encore laissé aller à d'autres illusions, et qu'il était fortement jirévenu en faveur du règne de mille ans, et du prochain avènement d'Elie. 11 courait, dit-on, le pays avec une sœur Brigitte, qu'il avait enlevée de l'Hôtel-Dieu de Paris, débitant cette doctrine, qu'il tâcha d'accréditer par un écrit intitulé : Horoscope des temps, ou Conjectures sur l'avenir. Il termina ses jours vers 1777, dans un village, privé de toute es|)èce de secours. Il laissa une partie de sa fortune à la sœur Rrigitte, qui retourna dans son hôpital et qui signa , le 15 novembre 1777, un acte de renonciation aux folies et aux scandales <les convulsions. On a du P. Pinel, ou au moins on lui attribue (Voij. le Dictionnaire des anonymes, tom. m, pag. 220 , n° lOSOi) un livre intitulé : De ta primauté du pape, en latin et en français, Londres, 1770, in-8° ; ibid. , 1770, iu-12, en français seulement, avec un avis de l'éditeur, en réponse aux Nouvelles ecclésiastiques du 22 mars 1770. On y attaque la Lettre de Meganck sur la primauté de saint Pieire et do ses suce sseurs, dans l.iquelle ce doyen du chapitre a'Utrecht, tout appe-
' lant qu'il est, soutient que cette primauté est non-seulement d'honneur, mais encore de juridiction. Le P. Pinel prétend au contraire que saint Pierre n'eut jamais d'autorité sur Ips autres apôtres, et que la primauté qu'affectent depuis longtemps les papes, non-seulement n'est ni divine ni de juridiction, mais qu'elle est dénuée de tout fondement. Voy. la Notion de i'œuvre des convulsions, par le P. Crêpe, dominicain, L\on,
PINELO (Antonio de Léon-), écrivain laborieux de l'Amérique espagnole, na(piit au Pérou li'une famille distinguée, sur la tin du XVI' siècle, et, dès ses premières études, qu'il termina au collège de Lima, montra une ardeur extrême à recueillir tout ce qui était relatif à l'histoire des Indes. Pour se procurer plus facilement des renseignements a ce sujet, i\ passa en Espagne, où il exerça longtemps les fonctions d'avocat ou de rapporteur au conseil des Indes. C'est en exerçant ses fonctions qu'il put reconnaître combien la législation civile et administrative des colonies espagudles était compliquée et embarrassée par la multitude dédits et d'ordonnances quelquefois contradictoires, dont il n'existait point de collection complète , ni môme de tableau indicatif. 11 entreprit co travail immense dont le prosjiectus parut en 1623, sous ce titre : Discours sur l'importance, la forme et la disposition de la collection (rcco[)ilacion) des lois des Indes, in-fol. Son plan, présenté au conseil des Indes, avec le manuscrit du premier. volume de l'ouvrage , obtnit rapi)robation universelle, et on ouvrit à l'auteur les archives de iVIadrid et de Simancas; un décret spécial l'autorisa à tirer des secrétaireries générales du Pérou et du Mexique tous les registres et titres nécessaires à son travail. Le nombre des i)ièces doiit il eut à faire le dépouillement est prodigieux. L'ouvrage fut à peu près achevé en 1635; divers incidents eu retardèrent la i)ublication, qui n'eut lieu qu'après la mort de l'auteur (en 1680, sous les auspices de dom 'Vincent-Gonçaga, 4 vol. in-fol.). Léon-Pinelo avait été autorisé à en donner séparément quelques extraits : Politica de las Indias ; liulario Indico , formant une espèce de cor|is de droit canonique pour rAmi''rique ; Uistoria del suprême consejo de las Indias j mais les deux premiers sont demeurés manuscrits, et l'on n'a imprimé du troisième qu'un grand extrait, sous la forme de Table chronologique , 16i5. Le zèle que mettait l'auteur à écrire sur les Indes orientales et occidentales fut récompensé par un brevet déjuge honoraire au tribunal suprême de la Contratacion, à Séville, et de premier historiographe des Indes. Léon-Pinelojoignait àses vastes connaissances les sentiments les plus religieux, et il écrivit sur la sainte Vierge , pour laquelle il iirofessait une dévotion particulière, plusieurs ouvrages latins. Ce savant historien paraît être mort vers 1672. Ses princip tux ouvrages sont : Relation des fêtes de lu congrégation de l'Immaculée Conception, Lima, 1618, in-4°; il publia aussi un Poème
sur le nK^rao sujot. Traité des confirmations rtiyalrs, Madrid, 103), iii-V"; ouvrage iniportanl sm' ''^ jurisprudence de rAni(''rique es- )Ki'''iioln. Vie '/'' f'""* Toribio Alphonse Moqrovejo , nrcheTiUine, de Lima, 1033 et 1053, in-V', traduit en italien par M. A. Cospi, 1055, in-V°, à rucrasion du {)rocès (Je la canonisation de ce saint prélat. Question morale; Le chocolat rompt-il le jeûne ecclésiastique ? Madrid, 1036 et 1639, in-i°. Les voiles des femmes , anciens et modernes, Madrid, lOVl, in-'i-°; dissertation savante et curieuse, publiée à l'occasion de la ])ragmatiquo royale appelée de las Tapadas. Aparalo politico de las Indias occidentales , 1053 , in-fol. Le Paradis dons le Nouveau-Monde , commentaire apologétique ; Histoire naturelle, etc., des Indes occidenlales, Madrid, Barcia, 1056, in-fol.; Abréijé de la Bibliothèque orientale et occidentale, nautique et géographique, Madrid, 1739, 3 vol. in-fiil., de près de 1200 pages; ouvrage important, qui mériterait d'étie plus connu en France. Le nomhre des auteurs indiqués s'élève à plus de l'i-,700. Il est fâcheux qu'on rencontre dans ce livre de nombreuses fautes d'impression. L'auteur paraît avoircompnlsé tous les recueils bibliograpliiques, publiés jusqu'en 1735; il ne cite qu'un très-petit nombre d'ouvrages postérieurs.
PlNirr (Antoine du), seigneur de Nozeroy, vivait au xvi' siècle. Besançon était sa pairie. Son fanatisme devint une espèce de fureur contre rEi;lise catholique, qu'il accabla de mille outrages. La Conformité des églises réformées de France et de l'Eglise primitive , Lyon, V66k, in-8"; et les iVofc« qu'il ajimta à la traduction française de la Taxe de la chancellerie de Rome, qui fut iui|)rimi;e à Lyon, in-8°, en 150'i-, et l'éimprimée à Amsterdam, 1700, in-12, décèlent particulièrement sa haine contre l'Eglise, qui réprouvait les erreurs de sa secte. Sa Traduction de yilistoire naturelle de Pline, Lyon, 2 vol. in-fol., 1500, et Paris, 1O08, a été beaucoup lue autrefois. Quoiqu'il ait fait bien des fautes, son travail est très-utile encore h présent, menu.' pour ceux qui enlendent le latin de Pline , à cause des recherches du traducteur et du grand nombre d^: notes marginales. Pinet a encore mis au jour les J'ians des principales fortcresi^es du inonde, Lyon, 15C>, in-fol. Sa traduction des ComntenlairemlK Maltliiole sur Dioscorido a paru à Lyon, 1505, in-lbl., avec les ligures dos plantes et (les animaux.
PlNI (kl P. HiiiuiicNÉGiLp), do la congrégation des prêtres deSaint-Paul, dits Barnahitcs, chevalier de l'ordre de la Couronno-de-Fcr, membre de l'institut d'Italie, prol'esseui' au collège du Saint-Alexandre h Milan, était né dans cette ville en I7'i-1. 11 cultiva avec succès la tliéologie, la luétapliysique, les mathématiques, la mécaniijue et l'archiloctiu'c; mais les sciences naturelles furent principalement l'objet de ses étud s. Il voyagivi aux liais do son gouveruenuMil en Italie, en l"'i'anee, en Suisse et en Allemagne, et rentra dans sa IKitrie avec une riche collection do productions naturelles. Le P. Pini fonda le musée
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de Saint-Alexandre,'et lui donna tout ce qu'il possédait de plus précieux. 11 était un des trois inspecteurs généraux de l'instruction publique, lorsqu'il mourut à Milan le 3 janvier 1825, dans sa 85" année. Indépendamment d'un écrit moral sur le Bonheur, et d'uf: traité méla|ihysique sur la Trinité cosmologique, nous citerons parmi li's ouvrages du P. Pini : Dell' architettura, dialoghi , Milan, 1770, in-'t"; Introduzione allô studio délia storia nalurale , ibid., 1773, in-8"; Osscrvaiioni mineralogiche sulla miniera di ferro di Rio ed altre parti dell' isola d'Elba, ibid., 1777, in-8° avec 2 planches ; trad. eu français par M. de Vialès, colonel du génie en Corse, dans le Journal de Physique, 1778, t. II, )i. 413-438 ; Mémoires sur de nouvelles eristallisations de feldspath et autres singularités renfermées dans les granits des environs de Baveno, ibid., 1779, in-8°, avec 2 planches ; De vennrum mctallicarum excoctione, ibid., 1779-1780, 2 vol. in-'i.°, avec figures; plusieurs fois réimpr., notamment à Vienne, 1785, 2 vol. in-4"; Saggio d'una nuova teoria délia terra , ouvrage qui fit naître des critiques auxquelles l'auteur répondit; Saggio sulle rivoluzioni del globo terrestre pcr tazionc delV acque ; ces deux écrits, avec la réponse aux criliaues, furent insérés dans les tomes X!I1-XV dos Opuscoli scelti, Milan, in-12; Trattato di Protologia , Mdan, 1803, 3 vol. in-8°. L'auteur expose dans cet ouvrage un nouveau système métaphysique qui fut l'objet de vives attaques. Il s'èlforçait de réduire toutes les sciences à une seule qu'il nommait Protologia, c'est-àdire la science du principe. Quoiqu'il règne dans son ouvrage beaucoup d'obscurité, on y trouve des pensées neuves, jusies et profondes; Yoijagc géologique en diverses parties méridionales de l'Italie, 2'édil., 1802, in-8°; Réflexions analytiques sur les systèmes géologiques, en italien, >lilan, tSli, îli-S". Le P. Pini s'y propose de réfut r Breislal; qui , dans soa Introduction à la géologie, soutenait que la lluidité primitive du globe était ignée. Pini, s'ap|)iiyant sur la Genèse, affirmait qu'elle était aijueuse. Broislak, ayant attribué dans le même ouvrage, l'existence des c iips organiques fossiles à ce que la mer fut jadis et iouglemps élevée bien au-dessus do son niveau actuel, le P. Pini ré|)oudit que ce phénomène s'ex|)liquait mieux par le déluge, tel ipi'il est raconté dans l'S livres de Moïse.
PINIUS (Jean), savant jé>uite, né à Gand, en 1678, a travaillé aux Acta sanctorum, à Anvers, et a em iolii cet ouvrage de plusieurs diss rtations estimées. 11 mourut le 19 mai
PINS (Jean de), on latin Pinus, conseiller, clerc au parlement de Toulouse, et évôquf do Rieux en 1523, était né en 1470 d'une famille qui a donné à l'ordre de Malte deni grands maîtres, dans Odon et Uoger de Pi>s, l'un on 1297, et l'autre en 1355. Jean fut ambassadeur à '^^enise et à Home, où il cultiva la littérature et l'éloquence. 11 moiuut à Toulouse, su patrie, i'an 1537. On a de lui : les Vies de "iiinte Catherine de Sienne et
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