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vila del venernhUeP. Francesco Caraccioli , fnndalore de clicrici rcf/ulnri minori, Rome, 1700, in-V° ; Memoric istorirhc de' cherici regulari minori, Rome, 1710, in-fol. ; Theologiœmoraiis summn, Rnmé, 1719. Le P. Piselli la i\é\i(\ au cardinal dcl Giudice. Cet alji(^i;é est fort estimé, soit pour la clarté et la méthode, soit pour la solidité du raisonnement, et lorsqu'il parut, le pape Clément XI l'honora de son snfTrage. Il s'en lit plusieurs éditions à Venise, à Bologne et dans d'autres lieux. En 1792, elle parut h Rome en 2 volumes. Le P. Pierre Amici, de Bologne, aussi clerc mincurrégu'ier, a donné une Notice sur la rie et les ouvrages de Piselli , son confrère, laquelle a été insérée parmi celles des Arradiens décédés. — Il ne faut point confondre le P. Clément Piselli avec Joseph Piselli, mathématicien et poëte, né en Orabrie,vers la lin du xvii' siècle. Cinelli parle de celui-ci dans sa Bihliotheca, tom. IV, pag. 77, et doi ne la nomenclature de ses nombreuses productions poétiques.
PISIDÈS (Georges), diacre, f t garde des chaitres et référendaire de l'église de Constantinople, sous l'empire d'Héraclius, vers 640. On a de lui un ouvrage en vers grecs iamijes sur la Création du monde, et un autre Poëmo sur la vanité de la vie. Ils n'offrent ni poi'sie'ni élégance. Ou le^ trouve dans la Bibliothèque desPères. On lésa insérés au^si dans le Corpus podarum gra'corum,Geni'\c, 1C06 et 161i, 2 vol. in-fol.; et on les a imprimés séparément à Paris, V6S^, iu-4". On lui attribue encore plusieurs Sermons en l'honneur de la sauite Vierge, sermons que le P. Comhelis a publiés. Ce ne sont que des déclamations d'écolier, pleines de pliébus et de galimatias.
PISTORIL'S (Jean), né à Nidda, dans la Hesse, en 15V6, s'appliqua d'abord il la médecine, et fut reçu docieur avecapiilaudissement ; mais ses remè.lej n'ayant pas le .succès qu'il en espérait, il se livra à la jurisprudence. Son savoir lui mérita la jilace de
conseiller d'Ernest-Frédéric, margrave de
religion
Bade-Douilach. 11 avait en.brass'' la protestante; mais il la qu tia cpielque temps après pour se faire catholique. Il devint ensuite docteur en thi'olug e, puis conseiller de l'empereur Rodolphe II, et prévôt t.e la cathédrale de Breslaw. On a de lui plusieurs Traités de controverse contre h'S lutliérieiîs; Artis cabalisticœ scriptores, Bàle, 1337 : recueil [leu commun et lecherelié; Scriptores rerum polonicarum ; Scriptores de rébus germanicis, en 3 vol. in-lol., 1603 à 1613; recueil curieux et assez rare. 11 aurait pu être mieux digéré. L'auteur mourut à Fr. bourg en 1608.
PITHOIS (Clacde), ex-religieux minime, né en Champagne vers 1396, s'enluit de son couvent et se retira à Sedan, où il embrassa la réforme. 11 entra dnns la carrière du barreau, devint bibliothécaire du duc de Bouillon, qui lui donna une ciiaire de philosophie au collé-e de Sedan, et mourut octogénaire dans cette ville, en 1G76. On cite de lui : L'Amorce des amcs dévotes et religieuses
DiCT. DE Biographie relig. III.
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sur ce théorème : Bonum estnosKic esse, Paris, 1627, in-12; Cosmographie, ou doctrine delà sphère, avec un Traité de la géographie, Paris, 1641, in-12; Traité curieux, ou Préservatif contre l'astromantie des grnethliaques, Sedan, 1641, in-12; le f; ontispice de )ilusi('urs exemplaires porte Monthéliard , 1646 ; VApocalgpse, ou Révélation des mystères cénobitiques, par Méliton, Saint-Léger, Chartier (EIzeviers), 1662, in-12 : c'est un extrait des divers écrits de Camus, évoque de Belle. , contre les moines ; La découverte des fau.x possédés, avec la conférence touchant la prétendue possédée de Nancy , Chûlons , 1621, in-8" : cet écrit est dirigé contre une di'cision de l'evèque de Toul, qui reconnaissait une possession. Rémi Picbard, médecia de Charles IV, duc de Lorraine, répondit à Pi hois. On peut consulter sur cette afiaire le Triomphe de la croix, ou la Vie de la mère Elisabeth de Banfaing [Marie-Elisabeth de la Cro(a"), par Boudon ; Collet , dans ses histoires édifiantes: Hél ot, etc.
PITHOU (Pierre), naquit en 1539 h Troyes en Cham.iagn • , d'une famille distinguée. Après S'in éducation domestique, il vint puiser à Paris, sous '!'• rnèbe , le goût de l'antiquité. De Paris il passa à Bourges, tt y acquit, sous le célèbre Cujas, toutes les connaissances néccssa res à un magistrat. Ses l)re.uiers pas dans la carrière du barreau ne furent pas bien assurés. La timidité glaçant s;in esprit, il fut obligé de renoncer à une jirofession -qui demande do la hardiesse. Le calvinisme faisait alors des ravages sanglants en France : Pithou, imbu des erreurs do cette sec'e, faillit perdre la vie à la Saint- Bartliélerai. Devenu catholique l'année d'après , quoique toujours prévenu pour les protestants et est.mé d'eux, il fut substitut du |)rocuieur général en 1581, dans la chambre de justice de Guyenne. Il occujiait la première place lorsque Grégoire XIII lança un bref contre l'ordonnance de Henri III. rendue au sujet du concile de Trente. Pithou publia un Mémoire où il défendit l'ordonnaiice du rui ; car il était toujours prompt h suivre son ancienne ardeur crmtre le siège de Rome. 11 était de la société des beauxesprits (jui comp"Sèrent contre la ligue la sa'ire connue sous le nom de Catholicon d'Espagne, ce qui tenait un peu de l'inconséquence; car, étant devenu catholique, il étaii naturel qu il timrnàt son génie caustique contre la ligue .luguenote, formellement relielle et sacrilège, plutôt que contre la ligue cathobque. y oy. Gillot, Montgaillard. Il mourut le jour anniversaire de sa naiss.mce, à Nogent-sur-Seine, le premier novrmhre 1596, à 57 ans. On a do lui : un Traité des libertés de l'Eglise gallicane, ouvrage qui a quelquefois besoin de commenlaiie, et qui Un suscita des contradictions : on ])rétendit y trouver plus d'uu reste de la religion que l'auteur avait abandum/'e, et on ne se trompait point. La meilleure édition est celle de Paris, 1731, k vol. in-fol. Un grand nombre (\ Opuscules, imprimés à Paris, in-4-° , 1609; des Editions de plusieurs monuments