‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 94 sur 341 · IT · texte numérisé non relu

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îin.ùenà, dont la plupart rc^inlent l'histoire tl • France ; (les iVo/^s sur dilTorents auteurs iirofiiics et ecoli'sias!i(jucs; un Commcutaire sur la coiUume de Troyea, in-i"; plusieurs autres Ouvrages sur la jurisiiru ience civile et canonique ; Comparaison tics lois romaines avec celles de Muise, 167-'i, in-12, faussement .illribuée à son frère. M. Grosl'y a écrit sa !'/>. (]ui souvent déi^énèr=> en élo.e, Paris, [7oo, 'i vol. in-12. On citi'de Pitiion un trait fort honoralile. En 1587, Ferdinand, y,raiid duc do Toscane, voulant s'altiibuer les Ijiens d'iin de ses sujets, dont le fils était accusé du crime de lès -majesté , se soumit à la décision de Piiliou : celui-ci déclara que le prince devait |turtager avec les sueurs du condamné. Il ajouta ensuite.... : « La plus « grande gloire (jue puisse ubt"nir un grand « prince, c'est de se laissi'r désu'mer dans « sa pro()re cause par l'équité et l'humani- « té... » Celte décision fut adoptée par la rote de Florence, [oij. Ply (duj-

PIT ilOU ( FaANÇo'is ), frère du précédent, naquit à Troves en 134i. Nounné procureurgénéral de la chambre de justice établie sous Henri IV contre les (inancers, il exerça cette commis.sion avec autant de sa;^aiàié qui' de désintéressement. Il uionrnt en 1G21, à 77 ans. 11 eut j)art a la plupart des ouvrages de son frère, et il s'aopLiqua pailiculiôrenient à éclaircir le cor()s liu droit canonique, imprimé à Paris en 1G87, 2 vol. in-fol., avec leurs corrections, par le-; soms de ("daude Le Pelletier. On doit Cicore à François P.tliou: V Edition de la Loi salique, avec des notes ; le Traité de la yrandeur, droits du roi et du royaume de France, \[\-S' ; une édition du Cornes theologicus; Oliservotiones ad Codicem, l68'J, in-fol. ; Antiqai rhetores Uitini,Ratilius Lupus, Aijuila Komanus, Julias liufinianus, Curius Fortunulianus, Marias Viitorinus, etc., Paris, 15'J9, donnée aussi p.rCappeionier, Strasbourg, in-'t". C'est lui «jui trouva un manuscrit des Fables de Phè iie, et qui le publia conjointement avecso-i fièi-e.

PirTON (JEAN-Scuoi.AsriQUE) , né à Aix ■vers 1620, se lit recevoir dicleuren méilecine ; mais ses études lnstoii([ies , ([ li avaient son pays pour objet, absoibèrent tout son lemps. Pitton mourut en loOO. Devenu veuf après uu second mariage, il avait songé à embrasser l'état ecclésiastique, it il avait demandé des dispenses à inouïe : lor.-' qu'elles arrivèrent , il venait de se marier P'iui la troisième fois. On a de lui : Uistuire de la ville d'Ai.v, capitale de la Provence, etc., Aix, 1600, in-fol., ouvrage très-méd.ocre ; Annalts de la sai)tle cylise d'Aix, Lyon, IG-.iH, in— V', auxquelles se joignent cinq iJissertatioiis , dans lesquelles Piltou (dierclie à prouver, coidre Launoy , que saint Maxinnn et sainte Madeleine ont fiin leurs jours en Pro- V''nco; Traite' des eaux chaudes d'Aix, etc., Lyon, 1G7H, in-8"; De consrribenda historia renun nalaraliam Provinciw, Lyon , llj7St, brochure in-8". Lauteury lOime le plan d'un ouvrage qu'il n'a pas exécuté; Sentiments sur les lUsloriens de Provence, Lyon , lUtfâ, in-12.

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PITTONI CJean-B aptiste), prêtre vénitien, né vers 166G, recueillit et mit en ordre un nombre considérable de Constitutions des diil'.-rentes congrégations établies à Rome. Il fil paraître en 170'i- celles de ces Constitutions et Décisions qui regardent les confesseurs ; elles furent depuis réimprimées en 1710 et 171,0 : celles qui o A ra:i[!Orl aux curés lurent publ ées en 168.) et en 1713; celles qui concernent les chanoines, en 1709,fui'eiit réim]irimées en plus grand nombre en 1722 : il dimna en 1711 ]es Constitutions el Décisions qui règlent la collation des bénéfices : l'année suivante, fui-ent mises au jour les Constitutions relatives aux évêfjues , aux abbés, au clergé séculier et régulier, et aux ordres militaires. Enlin on imprima en 1725 que qnes-unes des Décisions qui ont ra|ipoit au mariage. Ce recued utile forme 14 vol. in-8°. Il fut imprimé par le-î soins de Léonard Pitioni, père de l'auteur, et il est f :rt recherché. On a en ou re de Jean-Baptiste Pittoiii : la Vie de Benoît XllI, V( nise, 1730, in-4°, en it;dien ; Calendario romane décennale, avec I es notes ( t des décisions de la sacréf! congrégation; De octavis festorutn quœ in Iicclesta universali cclebrantur, 2 vol. -in-8°. Pitioni mourut le 16 novembre 17i8, âgé de 82 ans.

PLACE (PiEnRE DE La), en latin a Platea ou Plaleanns. né (hns l'Angoumois en 15.10, était d'une naissance d stin uée, et fut successivement avocat, coiiseilh'r et premier président de la cour des aides en 1555. Pendant qu'il faisait ses études h Poitiers, il eut quelques conféiences avec Calvin, qui l'attira dans son parti. Sa nouvelle c:oyance, qu'il commença à pioresser pub iqùement en 15S0, lui lit perdre sa place de président, que le roi lui rend t. Cependant il dut ensuite quitter la ca})itale : il y revint, et fut tué en 1672, il la Sain;-Barlliéleini. il était fort attaché au parti huguenot, 1 1 le [irouva jinr ses Commentaires de la religion et de ta république, depuis i55S jusqu'en 1561, in-8°, 1566. On a encore de lui quelques 1, vies de morale, comme V Excellence de l'homme chrétien, 1581, in-i2. A la tèieseliouve une Vie de La Place, |)ar P. de Farnaca.

PLACE (JosiÉ DE La), ministre protestant à Nantes, et prol'esseui- de théologie à S, uniur, où il mourut en 1635, à 59 ans II avait une opinion particulière sur l'impulaiion du j)éché d'Adam, qui fut condamnée dans un synode de protestants en France. Ses OEiivres ont été réimprimées à Franeker en 16'}0 et en 1703, 3 tomes in-4'. Ce (ju'il y a de plus intéiessant, ce sont ses Disputes contre les sociniens.

PLACENTICS on PLAISANT (Jean-Léo), de Sain -Tro.'i, en'ra dans l'ordre de Saint- Doiiiinique. et passa la plus grande |)arlie de sa vie à Mae tiiciii, où on croit qu'il mourut vers l'an 15t8. On a de lui : Catnhgus omnium antistiinm Tunqrensium, Trujectensium et Leodiensiuiii, Anvè. s, 1521), in-S"; Amsterdam. 1633, in-2i. C'est un abrégé bistorique dfs évoques de Tongres et de Liège jusqu'à Erard coiuie de La Mai-ck. L'auteur, trop

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crédule , adopte toutes les fables qu'il a tiouvées dans les auciciines chruiàquus. Un po.'uie taulOjjiMiiiiae, de J'oO vers, intUilé : Jfuynu punorum, Anvers, ia3v>, iii-S", eluans JS'.iijui ucnales, in-12, duiii tous lea uiotseouiiiieiii;aiL'ut [Mi un i'. L'aut>'ur s \) caclia sous le iioui lie Pablius i'orcius. Il n'est pas le pieiJiier auleuc q ii se suit auiisé aux niaiseries des vers lettnsés. Sous Charles le Chauve, un Uijaldus uu Huijalaus, oénédictiu du monastère de S.uiit-Auiaud eu ilaiidie, lit un paieil poëiue en l'honiicur des ciiauves, dont ti>us les mots coanueneenl par un C. IiS ont été uupiimés enseiuule a Louvain, 15W.

P1.ACKTTE (Jeaî) de La), ué à Pontac en Béain, le l'J janvier ItiJj, u un ministie qui léleva avec so.n, exer(,a le ni.idsieie i-n Fiaiiee dès l'an IGoO. Mais ai)rus la révocation ae ledit de Nantes, en lutia, il se relira en Danemark, où il ueuieura jusqu'en 1711; il pa^sa ensuite en Hollande, et se tixa d'aoord à La Haye, puis a L'irerlit, où il mouiut le :iaavril 17;8, a 7'J ans. Le célèb e J. Abbadie fut son dite pie. On a de lui tui granu nombre d'eerils, qui font la.t regaruer Lomme le meilleur moiaiiste des protest.inls. Ses pr.ncipau.v ouvrages sont : Nouveaux essais de morale, Amsteidaui, lGi)i, k vol. ; iuid., 171V, 2 vol. in-12 ; Iiailé de l'orgueil, AmstenJam, IG'JJ ; i.ouv. édition aujjin., ibid., IdU'J, m-S" ; TraiCé de la conscience, ibid., IGjô, in-12 ; Traité de la restilution, ibid., lu'JO, iu-l:2; La coininanion dévoie, ou La manière de parltcipir suintement el ultlenient ù l'Eucharisiic, lUil., IbOo, in-i2; k' éiiit. corrigée el aUgin. u'une 2° partie, ibid., 1009, in-12 ; Traité des bonnes œuvres en ijénéral, ibia., 17liO, 111-ii!; Traité du serment, La Hjje, 17. d, in-12; uivers Traités sur des matières de conscience, Amsteiiiam, léU8, iu-li; La mort des justes, ou i,a manière de bien mourir, ibid., IdJo, iu-l2; Traité de l aumône, in-12 ; Traité des jeux de hasard, La Haye, 1714, in-l2 : l'aut. ury soutient, contre le .•entiuien..aeJon(;ouit, que ces sortes de jeux ne sont pas toujours cnmi els; La moraie chrélietme abréjee et réduite à trois principaux devoirs : ia repentanee des pécheurs, la perse) érance des justes, et les progrès dans la piété, xiiûdavouLiû, lo'Jo, in-12; H' éjil. aUjjm., ibid., 17i>l, in-i2; Uéjlexious chrétiennes sur divers sujets de morale, ibi (., 1707, in-i2 ; De insanubiii iscclesiee romanœ ecepticisino dissertalio, lobO, oa 10J0,in-4": le litre de cet ouvia^e aniiuice re.-.[)i'it 4U1 l'a Uicté ; De l'autorité des sens contre la transsubstantiation, iii-ii, récliauilé u'uii sijpiiismc mille lois réiuté ; Traité de la foi divine, Amsleiiiam, 1097, in-12; Kotleraaaj, 1710, in 4" ; Dissertations sur divers sujets de théologie el de morale, iii-li. li y a d'excellentes choses dans ces ouvia^es; mais il y aurait beaucoup a nirancher poU' les rendre ut. les à tout lo monde chrét.en ; duis ceux où l'auteur se hv a a l'euihunsiasine de s cte, il y a irès-peu à recueillir. La Piaeette a été eurnouimé le Nicole des protestants.

PLAiXAT ^^Jac^les], docteur eu droilcanon,

et srand-vicaire de l'évêque de Bézieis en lOoo, est auteur d'un excellent ouvray;e ascétique, intitulé : Schola Cliristi, dont Qii a donné uiu; traduction libre eu français, Paris, 1791, 3 vol. in-i-2.

PLANC DU ri.vlEUK (François-Hyacinthe de), évoque de (Juimper, en 1707, était né le 10 avril 1002 d'une anci. une famille de Bretaj^ne, et mourut dans sa ville épiscopale le 6 janvier 1739. C'est ce préiat qui ht construiie labelie égli.se du séminaire de Quimper. On a de lui : Statuts el règlements sgnodaux de Quimper, (^>uimpe;-, 1710, in-12; Propriam sancloruni diœcesis Leonensis , Saait-Pol-d -Léon, 1730, iu-12 : c'est une réimpression du Propriuin que Hardouin publia à Quimper en 1000; c'est aussi par ses soins que lUt imprimé le Recueil des actes de Nosseigneurs les cardinaux, archevêques et écéques de France, pour l acceptation de la Constitution avec le Mandement de l'évêque de (Jaunper, Quiui} er, i714-, in-12.

PLANCHE ( ,ouis-UEi..>iER de La), gentilhomme calviniste, natif de Pans, fut le cuniideat du maréehal de iMontmoreuci, et écrivit UiiC Histoire de l'état de France, tant de lu république que de lu religion, sous le règne de François 11, 1574 et l'olii, in 8'. L'auieur avait été cjnjiloyé dans les ailaii-es dont il parle ; m;.is il s'exprime avec trop de passion et d'emp.irtement |)0ur que son témoignage ne sou pas souvent suspect.

PLANCiilLil luom UruaIxNj, ^énecictin de la con^^ié^atioii de Saint-Maur, né en 16G7 à Clicnus près de Bau^édaub l'Anjou, mérifa d élie élevé a la place de supérieur. Il en remplil les devons dans divers m>'nasleies ue Bourgogne, et mourut dans celai de Sainl- BeiiioUe de Dijon, le 22 janvier l7oa, figé de 8j ans. Ce fut dans cette maiso.i que, s'etant déchargé du poids du gouvernement, il eiilrepr.t \ Histoire du duché de Bourgogne, il en donna triiis volumes info;.o, injou, nJ'J-l'jiri. Le k' parut en 17dl.

PLANoHOl' ^^ilJlLLAlJME;, prédicateur, né à Taraseon en Provence le i) avril 1730, eut à peine rei^u les ordres sacrés, qu'il parut avec distinctioii dans la chaire évangélique. Ayant suivi le conseil qui lui fut donné de se rendre a Pans, ii fut nomme bient 4 vicaire de la paroisse Je SaiiH-lioch. Il prêcha dans plusieurs égUsesde la capitale, et lui chargé de jiroaoncir, en 1706, le panegyru^ue de saint Louis devant les acaJeuiies des sciences et des belles-lettres. L'aboé Plaiichot était retenu pour prêcher le jeuui saint le sermon de ia Cène devant lero;, et pour faire le discours qu il est d'usage de prêcher devant les chevaliers du Saint-Es;)rit ; mais une mort prém.iturée i'empècha de 1 emplir ce double engageme.il. On ne connaît d'imprnné de labbe Pianchot que son l'anéyyrtque de saint Louis, 1700, in-4^

Pi.ANCÂ. (Théophile-Jacques), théologieQ allemand, iié l'an 17oi u Nurtingen en Wurtemberg, mort le 3i aodt 1833, occujia pendant 50 années une chaire de théologie protestante dans l'université dj Gœitingue. U était décoré, depuis 1831, de la croix de com-

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mnndcur de l'ordre des Guelplics et de l'ordre de la Couroniio wiirlemljergeoise. L'ouvra 'C qui a surloiit {inulc la réputation de Planck l'St iiilitulL- : Uisloire de la naissance, des modl/iralions et du développement de la dnnmalifiae prolest inte, depuis la rrformation iusqu'à l'introdurtion de la formule de concorde, Leir.zi„% 1781-1800, 6 vol. in-8°. L'auteur (Iniina une suite à ce livre par son Histoire de la tlie'olo(jie protestante, depuis l'introduction de la formule de concorde jusqu'au milieu du xviii'' siècle, (îœttiuôue, 18:{l. Les protestants rfj;ardenl cedoiibletraviiil comme ce qu'ils ont de plus complet sur Thisloire de leur l'iéologie. Indé.endannnent d'un assez grand nonibred'écrits relatifs aux événement-i reli ;ieux de son temps, on a encore de Planck: Histoire delà nais ance et des progrès de la constitution ecclésiastique de la société chrétienne, Hanovre, 18vi;3-1809, o vol.; Histoire du christianisme à l'époque de sa première introduction dans le monde par Jésus-Christ et par les apôtres, Gœtcingue, 1815, 2 vol. 11 donna, en la complétant, la 5' édiliiin des l-^lémenls de l'histoire de l'Eglise chrétienne, pav son collègue Spiitler, ouvrage estimé des prolestants. — Son liis, Henri- Louis Planck, né en 1785 à riœtlingu;\ mort le 23 seplcndire 1831, c est-à-dire deux ans avani lui, s'était aussi voué à l'enseignement théologique. 11 av.dl e.itrepris des travaux, cousider.djles que la faiblesse continuelle de sa s mté ne lai permit pas d'cxécutiT. On cite de lui : des Observations sur la première Epître de saint Paul à Timolliéc, (îœttingue, 1808 : l'auteur y combat Scliliicrmaclier, qui avait conte-té l'authenticité de celte E.u'tre; un éc.'it sur la révélation et l'inspiration, Gœllingu ■, 1817, dans lequel il combat le même théologien ; Abrégé du système religieux philosophi'iue, ('Kjcitingue, 1821.

PLANTAVIT DE La Pausk (Jean), né dans le diocèse de Niraes d'une lannlle ancienne, fut élevé par ses |)aienls Hans les erreurs de Calvin, et fut ministre à Bé/.iers. La grâce ayant toui-hé son cœur et éclair.- son e>prit, if lit abjuration en IGJi, et se livra tout entier à l'étiidr de 1 Ecriture sainte et de la tliéologie. Il devint grand-vicaire du cardinal de la Kochel'ou.;auld, puis aiimùnier d'Elisabeth de France, reine d'ES|iagne. Cette princesse lui procura l'évéclié Ue Lodève, qu'il gouverna i;.i homme aposiol iiue. Ses incomluodilés l'ayant ob igé de s'en déuiettie di lG'i-8, il se relira au château d' Margon,dans le diocèse d.^ Béziers. 11 y mourut en lOol, à 75 ans. Ses connaissances étaient trèsvastes, sin'lout dans les langues orieiilahis. On a de lui : Chronologia i'rwsulum lodevensiam, Aramou, IGt'i-, in-'i-"; un Dictionnaire hébreu, Ludèv', Ki'tS, 3 vol. in fol.

PLANTA VI r DE La PAUSE de MA^\GON (l'abbé CiiiLLAUMEi, né au cli iteau de Margon, près de IJ '/.iers, l'an lo8(), était petit-neveu du précéihint. Il innionçait dans sa jeunesse des dispositions très-remarquables et il edt pu iiarvenir aux preunère.-. dignités de l'Eglise. Mais la vei'salilité de smi caractère et de graves écaiis le jetèrent delinilivement dans uno

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voie toute mondaine. S'étant rendu îi Paris peu de temps après avoir reçu les ordres sacrés, il y p blia un écrit intitulé: Le jansénisme démasqué dans une réfutation complète du livre de l'Action de Dieu, 1715, in-12. Bien que l'auteur s'y fût pro,>osé de plaire aux jésuites, al.irs tout-puissants, son écrit fut cependant sérieusement jugé par le P. Tourneanne. Le jeune abjjé irrité publia : Réponse et lettres au P. Tournemine, oèi l'on trouvera une idée de la politique et des intrigues des jésuites, Paris, 1716, in-12. 11 entra plus tard dans la ligue de ces éci ivains mécontents qui prit le nom de régiment de la calotte, et qui fabriquait, sous le titre dc/ircvetsde la calotte, dts>atiresoù les personnes n'étaient pas jilus ménagéi'S (|uc la raison et la vérité. Le gouvernement ciiit devoir enlin l'exiler aux i!es do Lérins, d'où il fut transféré au château d'if, il était revenu aux des de Lérins, lorsque l'arin e de la reine de Hongrie s'en empai'a en 17i(>. La bberlélni fut rendue à con dilion f|u il se retirerait dans une maison religieuse, et il tinit ses jours dans un niona>tèi'e de bernardins le 28 mars 17G2. On a de lui |ilusieurs ouvrages é<-rits avec chaleur: les Mémoires du duc de Villars , L;\ Haye, 173i, 3 vol. iii-l2 ; Ménu-ircs du maréchal de Bcrwich, Lundri'S (Paris), 1737, 2 vol. in-12: le duc de Fil/.-James en a publié de meilleurs à tous égards , en 1778, et ipii paraissent avoir été écrits elVeilivemenl |iar le maréchal lui-mi''me, comme le lilie l'an; once; ceux (/f Tourville, 17i2, 3 vol. in-12 ; Lettres de Filz-Mori/z -ur les all'aires ilu temps, ilotterdàm, 1718, in-12. L'abbé de .Margon avait compiisé lui-même ces lettres, mais il les pub.ia connue une traduction de l'anglais, et se cacha sous le nom de Garncsai. Une brocl;ure contre l'académie fran(;aise intitulée: Première séance des Etats culotins, contenant l'oraison funèbre de Torsac, espèce de parodie des U'-ages de ce corps illustre, Paris, 172i, in-i"; pluse'irs^rcrc/y de la culotte, recueillis dans les Mémoires pour servir à l'histoire de la culotte, .Mompoli-, 173;), i vol. in-16. Quelques Pièces de poésie niiinuscrites qui valent beaucoup moins que sa prose.

PLAT ou LEl^LAET ^JossE Le), docteur en droit, né l'an 1733 a Àlalines, étudia à Maliiies et h Louvain. Bei;u en 17GC docteur en drOit civil et canonique, il s'appli(|ua aussi avec succès aux antiquités ecclésiasiiijues. Eu 1708, il obtint une chaire de droit civil à l'univ. rs ti' de Louvain, et il passa à une chaire de droit canon en 1776. Il avait soutenu, en 1770, une thèse dans laquelle il se déclarait pour l'indissoluoilité du mariage de l'inudele converti, contrairement au sentiment de Benoit XIV et d'un grand nombre de théologiens. La thè-e de Leplal ayant été attai}uée par le P. Maugis, augustinet profi sseurdethéolog e a l'univeisité de Louvain, il répondit à ce rel gieiix, en 1771, par une Dissertation historico-canonique, et lit réini- ])riiiier une Dissertation donnée à Vienne, dan> le même sens, en 1766. Le|ilat, dès lors, mont, ait ipi'il partageait les opinions des théologiens qui pensent que les décisions du

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saint-siége, même appuyées de l'assentiment de la majorité des évoques, ne font pas toujours autorité. Febronius, Van-Espen, Hiegger et il'autres, qui étendaient au-delà de leurs justes limites ce qu'on a|i|)elait les libertés de l'E Jise, devinrent ses guiles. Aussi l'empereur Joseph II, qui poursuivait dans les Pays-Bas son plan de réforme relgieuse, le trouva disposé à favoriser ses innovation-;, et il fut choisi po'ir les introduire et les appuyer. Lors de l'étalilis-emcnt à Louvain d'un séminaire général, de huit piofesscurs qu'avait la facu té de théologie, six furent destitués arbitrairement, et deux seulement, Lej)lat et Maiant, furent conservés. On leur aiJjoignit des hommes qui pensaient connue eux. Mais les élèves repoussèrent de pa-

nation d'un grand nombre de propositions tirées du si/node de Pistoie , de l'an 1786 , sans drite. Loin d'y conserver le nspect dû au chef de l'Eg ise. Le Plat, oubliant toutes mesures, s'y se t d'expressions injurieuses envers le pontife et les prélats de sa rour. Observations sur la déclaration de S. Em. le cardinal archevêque de Malines, touchant l'enseignement du séminaire général de Louvain, 178!), in-8°. Ce jirélat , après un exanjen où il avait proposé ditférentes questions aux professeurs, avait déclaré cet enseignement non orthodoxe. Supplément au Catéchisme de Malines, Saint-Tron , de l'imprimerie archiépiscopale, in-8°.

PLATEA ( François Piazza , plus connu sous le nom latin de ) , canonisle, né vers l'an

reils maîtres, et en 1787 Leplat fiit obligé 1392, à Bologne, mort dans la môme vdjeeu

de quitter Louvain, où il craignait d'être maltraité. 11 se retira à Maësiricht. L'année suivante ayant voulu recomniencerson cours, on refusa de l'écouter; il fut même insulté parla multitude. Legouvernement autrichien lui fit une pen-ion qui ne lui fût pas longtemps payée. Enli.i, le docteur se re ira en Hollinde, près de l'abbé Mouton, qui y rédigeait les Nouvelles ecclésiastiques. En iSOG, il fut nommé professeur d ■ droit romain à Coblentz, et directeur de l'école de droit de cette ville, place qu'il conserva jusqu'à sa mort, arrivée le 6 août 1810. On a de lui, outre saDissertationhistorico-canonique: une Edition du Commentaire de ^'an Esp'ni sur le nouveau droit canonique , avec une préface assez longue, Louvain, \~Tt,2 vol.in-8'; une Edition latine des Canons du concile de Trenje , avec préface et notes, 1779. in-i°; Vindtciœ assertorum in prœfalione codicis convilii Tridentini prœmissa, Louvain, 1780, in- 4°. C'est une ré|ionse aux attaques dirigées contre la préface do son édition du concile de Trente ; un Recueil des actes et pièces relatifs à ce concile, 7 vol. in-i°,derimpr,raerie de l'université. Il contient qi.aniité di^docanients qui n'a vaientjamais vu lejour,et(|u'ont fournis le-iarchivesdugouvi-rnement belge; une£'(/itiond s Institutions de jurisi)rudcnce-)& Kicgger, 178J, 5 vol. in 8'. Il donna, la même année, un abrégé de cet ouvrage; une Edition des Discours de Fleury sur VHistoire ecclésiastique ; une Dissertation contre l autorité des règles de l'index; une Dissertation contre ce qu'avait établi daiis ses leçons le docteur van der V' Lie , rel tivc à la Règle IV du concile de Trente sur la lecture de la Bible en langue vulgaire; une Dissertation sur le pouvoir d'établir des empêchements diriinants du mariage, et de l'origine des empêchements existants, 1782, in-8". L'auteur s'y prononce en faveur de l'autorité civ;le. Van der Velde attaqua cette dissertation dans une thèse puh\U]\ie soutenue le 18 juin 1783. Le Plat répondit la môme année par un écrit qu'il publia sous ce titre : Vindiciœ dissertationis canonicœ de sponsalibus et matrinionioram impeclimentis adversus thesim, die IS junii in schola theologica propugnatam ; Lettre d'un théologien canoniste àN. S.P.PieVJ, au sujet de la Mie Auctorem fidei, portant condam-

1460, a ail d'abord étudié la jurisprudence , et reçu le grade de ilocieur. En 1V24, il se fit cordeher, prit , peu de tem|is après , ses g! ades en théologie, et acquit une gramie réputation de prédicateur. Le pajje Eugène IV le chargea de recueillir les aumônes ties fidèles qui devaient être employées ii soutenir la guerre contre les Turcs. On a de PI tea divers traités de droit canonique, qui ont été longtem|(S consuliés p.tr h-s jurisconsultes. Ils ont été réunis sous ce titre : Opus restitutionuin usurarum et excommunicationum , Venise, 1472, iii-4"; Padoue, 1473, in-folio; Cologne, 1474, in-folio, etc.

PLATEE (Jacques) , jésuite, né en Artois en 1608, mourut à Douai, en 1681, après avoir enseigné la pliilosojiliie et la théologie dms cette université , et publié [ilusieurs ouvrage--, entre a très Sgnopsis cursus theologici.

PLATEE (l'abbé). Voyez Nohukkt (le JP.).

PLA TINA (Barthei.emi de'Saccu!, dit), célèbre historien, né en H21, dans un village nommé Piadena (en latin Plutina), entre Crémone et .Mantoi e, d'où il prit le nom daPlatinu, suivit d'abord le métier d s armes. 11 s'appliqua ensuite aux sciences, et tâcha de Si' distinguer de 1 1 foule |)Our se produire à Rome, où le conduisit h' cardinal Gonzague; le cardinal Bessarion lui donna un appartement dans son i>ala s , et obtint pour lui du pape Pie II quelques petits bénsTices, ensuite la charge d'abréviateur ajioslolique. Paul II, successeur de Pie II, ayant cassé les abi'évialeurs, Platina s'en plaignit d'une manière violente et emportée, qui le ht mettre en prison. Il en sortit au bout do quelques mois , à la prière du cardinal François de Gonzague; mais il eut ordre de rester dans Rome. Pomponius Lœtus avait établi une académie à Rome, dans le but d'encourager la leclierche et l'examen des monuments anciens. On Ja peignit an pape comme composée d'hommes irréligieux sans cesse occupés de tramer des complots contre l'Eglise et son chef. Ils furent tous arrêtés ainsi que Platina, qui était du nombre. Après avoir soutfeit la torture, il resta un an en |)rison , sans doute parce qu'il ne détruisit point les preuves alléguées contre lui. Paul lit ensuite espérer à Platina qu'il lui procurerait quelque établissement ; mais ce pape mourut

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tl'«|)ô}ilexic avilit d'efTccluer ses promesses, bixlf IV, son successeur, rét.-fb'it Pln'iiia dans ses charges , cl lui donna celle de t)ibJiothécnire du Valicvin en J'i-'a. Corn ilé de grâces, il vécut Iranfiuille, et mourut do la peste en l'i-81, î) soixante ans. Trithème on fijt cet élo.^e : Vir uiulcquafjue doclisaimus , pfiilosopfius et rhvtur crielicrrimus, hujinio sublilis et vehemois, eloquio (Usrrtus cl niulcens. On a du lui un grand nombre d ouvrages. Le principal est VIlifloire des jxtpis, depuis saint Pierre jusprà Sixte IV, par l'ordre duquel il l'avait ent> eprisi; et à qui il la dédia. L'auteur aurait pu mettre plus do discernement et d'c\act:(uiic dans les fails, et moins de [lassionilansles iiortraits de plusieurs souverains poniites , qu'il iieinl plutôt d'après son imai^ination (pie d'apiès leur histoire. Voyez Paul li et le cardinal Oljrim. La 1" édition de celte Histoire eî.t ceilo de Venise, 1479, in-fol., en latin. Il y en a eu depuis un grand nombre d'autres éditions, dans lesquelles ona re'ranfhé l'Iusieurs Iraits hasardiJs ou faux. Coidon l'a traduite t n français, i6ol, in-i". Ses aiUn^s ouvr/igcs sont : des Dialoijnes sur le vrai et le faux bien, ()leins d'eiinuyeuses moralilés; un livre du liemèdc d'amour, Leyde, l(j4(i, in-lG, qui est traduit en français et joint à celui de Kulgose , Paris, 1582, in-i" ; un Dialogue de In iruie noblesse; deux du bon ciloi/rn; le Paiie'f/i/ricjue du cardinal Bessarion; un traité De pacc Italiœ coinponenda, et debello Turcis inferendo ; d'autres traités qui se trouvent (huis le recueil de ses OKuvres ; V Histoire de Mnntouc et de la famille des Gorizagucs , en latin, publiée par Lauibecius en 167G, in-V". I.lle est écrite avec moins do liberté que son Histoire des papes. Une Vie curieuse et intéressante de Neri Capponi, insérée par Muralori dans le 20' tome de ses écrivains d'ilahe; un Traité sur les moyens de conserver la santé, et la science de la cuisine, Bologne, li98. et Lyon, 15il, in-8°. Il y en a une Ira luction française par Diiiier Christol, imprimée pi isieurs l'ois dans le xvi" siècle, in-S" et in-iol. Toutes les OEurrcs de Platina sont en lat.n, et furent imprimées ,^ Cologne en lo20 et 157i, et à Lûuvain en 1572, in-fol.

PLAZZA ou PiAzzA (Henoit), jésuite sicilien, né à Syracuse, vers la tin du wiT siècle, se distingua dans sa société par ses laentset ses vertus. Il professa | endant ])!usieurs années la théologie à Païenne , y fut préfet des études , et enlin censeur et ciuisulliîur de l'inquisition de Sicile. On a de lui un grand n()ml)re dj livres remarquables par la piété et la science qui y (irésident : llpurgatorio, istruzione catechistu dcllo statoe pêne del puryulorio, c de' riinedi apprestnliri du Dio in (jaeslu vita , a fin di souisfare si pcr noi , corne per i nostri dcfunli aï debilo di mdle pêne contracte per i peccali, i te, Pajerme, 176i. Quelques-uns oiu trouvé (pièce livre avait be.mcoup de rajiport avec celui ^u P. A/.evedo. Clirislianoruni in sanclos , §anclorum reginam, eorumquc [esta, imayines, reliquias, propensa devotio a prœposlera cufusdam seriptoris reforinudone, sacrœ potis-

simum antiquitalis mnnumcntis ac documtntis rindicata, siumt et itluslrata , etc.; accenserunl Jesu Christi monita maxime solutnrin^ de cultn dileclissimœ malri Mariie debilo rxhibendo, a duncensi doctore olim proposita , PalerPK^, 1731 , in-'r". Cet ouvrage est dirigé contre la Rrqnlala dii-ozione de' cliristiani , publiée là \'enise en 174-7 parle célèbie Muratori, sous le nom de Lamindo Prilvnnio , écrit au'iuel on trouve delà conformité avee ^ le livre (l'Adam Wideiifelilt, intitulé : Monita S'ilularia fi. M. Vir(/inis ad cultorcs suos indiscrdos, condamné par un décret do lîoine, du 19 juin 1079, Muratori, aussi pieux que savant, n'avai'. pas certainement eu l'intention de rien ('>ter à la sainte Vierge de ce (|u\. lui était dit ; mais p'ut-èlre n'avait-il fias assez consult('' les pieux autoui's avoués par rKglisp, rpii ont |iarlé du culte d(1 à Marie. Causa imnincutftlw concrpdonis fi. T.. sacris tcstimnniis ntrinque (illerjalis , cl ad examen theoliigico-critirum rrvoratis , agitala cl conclusn : accedil sancti Pciri Aryorum episcopi oratio, in concepiioncm sanclw Anmr, ex grœcis tnss. etiitd. Païenne. I7'i7 , et (Pologne, 1751 ; Lcllera ni Pndre frn finnielto (oncinn, dcir ordiiie de' preilicalori, in riposta a due imputp\nzi<nii dn lui folle nell' opern contra gli alvisti, l'alernu>, 1755, in-'i', et \'('inse , 1"5(). Cojicna avait atla(pié (pu'lques points de l'ouvragi^ de Pla/./a i oiilre l^amindo Pritonnio, le P. Pla//a lui répond i ans ceito lettre; Dissrriatio nnaqoqica, llieotoi/ica, parwnrlira de pnrndisn. opus poslliuinum, etc., accedil Joseplii Mnriœ Grnrinw capul qulntumet ulliinum de elecloruni hom'num numéro, respcctn hominum reprobnlorum . l'alernic, 1770. Celte additi(^)nde Grarina fut proli bée par un (lécr(,'t émané de Konn;, en date du 22 mu 1772. Le P. Plaz/.a a laissé inédits d'autres ouvrages , soit de théologie, so:t dr; controvers", ([ui tous attestent son savoir et sa piété. Il était mort suivant les uns dès 1701, suivant d autres, seulement en 1705 , àgcS d'environ 70 ans.

PLKSSlS-ItlCHKLIKU (Armam) m), né à Paris, en 1585, de François du Plessis-Kichelieu, capitaine des ga'des de Henri IV, reçut de la nature les dispositions les plus heureuses. Son éducation ayant été confiée à des maîtres habdes, il parut un grand homme dès son enfance. Ajirès avoir fait ses études en Sorbonne, il passa à Home, et y fut sacré évè(iue de Lucon on ICO", âgé seulement de 22 ans. Rev('nu en France, il s'av.dK^a à la cour par son esprit iiisuiu/inl, par SCS manières engageantes, et surtout par la faveur de la nianjuise de (iuerclievill- , première dame d'honneur de la reine Mario de Médicis, alors régente du royaume. Celte princesse lui donna la charge de son grand aumônier, et |iou de temps après relie de secn taii-e d'état. Les lettres patentes, datées du dernier jourde novembie 1610, portaient qu'il aurait la préséance sur les autres ministres ; mais d no jouit p-<s longtemps de sa faveur. La mort du maréchal d'Ancre, son protecîeur et son ami, lui ayant occasjouui;; une disgrâce, il se relira 'auprès de

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