‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 109 sur 227 · NS · texte numérisé non relu

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Ros, prétendants à la succession seigneuriale de

de la juridiction, et garda par devers lui les biensfonds et les immeubles qui avaient appartenu à ses ancêtres. Ignace Maria acheta ensuite à Vincent Gobert, en 1643, une petite seigneurie allodiale située à Ria. pour le prix de 210 livres, monnaie de Perpignan. Elle consistait en cens ct droits d'’aliénation sur une portion du village et de son territoire. Ignace Maria quitta Ria et vint se fixer à Prades en 1658. Il fut inhumé ainsi que sa femme, dans l’église de cette ville, devant l’autel de Notre-Dame de la Volta (aujourd’hui chapelle de saint Benoit.

Communication obligeante de M. Emile Marie.

MARIA ou MARIE (Gaspard), fils et héritier du précédent, fut fait bourgeois noble de Perpignan, par brevet de Louis XV, en 1718. Le parchemin original portant le titre d’ennoblissement donne comme armes à la famille Maria : de sable posé sur des ondes fascées d'azur, accompagné d'une éloile du même el surmonté d'un heaume d'argent. Gaspard Maria fut enseveli dans l’église de Prades, devant le chœur, du côté de la chapelle de Notre-Dame de la Volta. Il avait épousé Marie Balcère, de Prades, qui lui donna un fils unique, Pierre. Resté veuf, Gaspard Maria convola en secondes noces avec Anne Clara et eut sept enfants du second lit. Pierre Maria ayant épousé Isabelle Clara, de Prades, fut le père d’une fille unique, nommée Françoise. Celle-ci se maria à Joseph-Melchior de Lacroix et lui apporta en dot la seigneurie allodiale de Ria. Gaspard Maria, fils aîné du second lit, unit ses destinées à Marguerite Marcer, de Prades. Antoine, l'enfant qui naquit de leur union, se maria à son tour à Marie Carbonnell et fut le père de Joseph qui assista à l’Assemblée de la noblesse du Roussillon, réunie le 21 avril 1789, à l’effet de nommer ses députés aux Etats-généraux. Joseph Marie-Carbonnell contracta mariage avec Marie Romeu, de Prades. Leur fils qui épousa Bonaventure Batile, de Bourg-Madame, fut le père d’'Auguste Marie, décédé en 1885.

Communication obligeante de M. Einile Marie.

MARON (Mathieu-Antoine), docteur en théologie, fut nommé, en 1690, chanoine de l'église collégiale du Bourg-Saint-Esprit-les-Bayonne. alors dépendante de l'évêché de Dax (Landes). Nommé, en 1710, aumônier dans l'équipage d'artillerie de l'armée du Roussillon, il résigna sa dignité canoniale en faveur de Laurent Lacaussade. prêtre de son

Maron prit possession de la cure de Saint-Hippolyte. et le 10 octobre 1718, de celle de Néfiach. Il dirigea

, cette paroïsse jusqu'au jour de sa mort, survenue le Jujols, Ignace Maria abandonna à ceux-ci l'exercice | 12 mars 1754. Par un testament en date du 10 novem-

bre 1752, Mathieu-Antoine Maron fit co-héritiers universels Honoré Pérone, docteur ës-lois, domicilié à Néfiach, et Joseph Balanda-Sicart, avec charge d'exécuter ses dernières volontés. En dehors des legs pieux qu'il fit en faveur des églises du Soler et Saint-Hippolyte, Mathiceu-Antoine Maron laissa à la disposition de ses légataires les sommes nécessaires pour mener à bonne fin l’œuvre de la reconstruction et de l’embellissement de léglise de Néfiach. Il eut la satisfaction, avant sa mort, de passer un contrat, le 30 octobre 1753, avec Joseph Parisel, menuisier de Saint-Paul-de-Fenouillet, qui s’engagea à construire, moyennant la somine de trois cents livres, le retable d’un autel dédié à saint Macaire. Après son décès, Honoré Pérone et Joseph Balanda-Sicart se mirent en devoir de continuer l’œuvre du curé Maron. Le 29 juin 1754, ils passèrent avec Navarre, sculpteur, et Paul Courty, menuisier, un contrat par lequel ces derniers s’engagèrent à construire les retables du maïtre-autel, du Rosaire et du Crucifix moyennant la somme de 2400 livres pour la maind'œuvre. Les quatre colonnes en marbre blanc et rouge incarnat, hautes de neuf pieds, qui encadrent le retable du maïtre-autel furent commandées à Pierre Preumont, de Caunes, et placées le 20 juillet 1755 ; elles coùûtérent 1103 livres. Le 1° mai 1756, Navarre et Courty firent la remise des retables du maitre-autel, du Crucifix et du Rosaire aux exécuteurs testamentaires de Mathieu-Antoine Maron. Michel Thomaza, doreur d'Ille, dora le premier de ces monuments en 1756. Le 29 novembre de cette même année, le sculpteur Michel Nègre promit de faire le retable de la chapelle de l’Ange gardien, au prix de 540 livres. L'artiste avait achevé son œuvre le 1° mai 1757. Le 7 juillet 1756, Honoré Pécrone et Joseph Balanda firent la commande de six tableaux au peintre languedocien Pierre-Jean Ricudemont. Dans l’espace d'une année, celui-ci exécuta les deux toiles placées sur les parois du sanctuaire qui représentent la Mort de la Vierge Marie et la mise au tombeau de son corps, les deux tableaux du Portement de la Croix et de l'Elévation de Jésus sur la Croix (réplique du sujet peint par l’auteur lui-même dans la chapelle du Christ de l'église Saint-Jacques de Perpignan), la toile de la chapelle de l’Ange gardien et le tableau de saint Honoré, évéque. Le 8 avril 1759, Rieudermont passa contrat avec les héritiers de Mathieu Maron et s'engageu à peindre six panneaux de la Nativité, de la Présentation, des Epousailles, de l’Annonciation!, de la Visitation et de la Purifica-

tion qu'on voit encore dans l'église de Néfiach. Le 10 juin 1757, Honoré Pérone et Joseph Balanda avaient remis à Albert Bernard, bijoutier de Perpiwnan, la somme de 1437 livres pour le parement d'un ostensoir qu'il avait fabriqué et qui pesait quinze marcs et trois onces. L’épitaphe suivante, résumé fidèle des vertus et des travaux de l'abbé Maron, fut gravée sur sa tombe :

Hic jacet

R. P. Mathaeus Maron Baïonensis

S. T. Æ. Doctor, Archipresbiter, Hujus

Paraeciae Rector, Tantà Virtute, Ut

Cum Vivens, Res Suas Dei Templa

Decorando, Pauperesque Levando

Dispersisset, Paurer Obire, Et Ut

lgnotus, Humari Voluerit, Obiit

11 Marcii 1754 Anno Ætatis

Suae 89 Muneris lastoralis 46

Die supra dicto, anniversarium ad animae ejus requiem celebretur.

Archives des Pyr.-Or.. G. S24, 867, 1052. — Communication obligeante de M. Maxence Pratx.

MARTI (Ermengaud), bourgeois de Perpignan, reçut commission, en 1356, de Pierre IV le Cérémonieux, pour recouvrer, dans le diocèse d'’Elne, le don annuel de vingt-quatre sols par feu, que le bras ecclésiastique avait consenti pour aider, pendant une durée de deux ans. aux frais de la guerre entreprise contre Pierre le Cruel, roi de Castille. Le roi d’Aragon nomma Ermengaud Marti son procureur en Roussillon et en Cerdagne. Ce monarque l’investit encore de la charge de maître des ports des deux comtés. Comme tel, Ermengaud Marti procéda, en 1369, à l'inspection des châteaux, des places fortes et des tours de Roussillon et de Cerdagne. Lors de ses visites, il dressa, pour chacune des forteresses du pays, l'état de l'armement et des approvisionneinents existants. Il ÿ joignit un rapport des travaux ou des réparations jugées indispensables. Ce précieux et intéressant inventaire constitue la majeure partie de la liasse B. 162. aux Archives départementales. A l'aide de ce document, il est aisé d’être renscigné sur l'armement défensif et offensif des chàteaux-forts du Roussillon et de la Cerdagne, pendant les guerres du moyen-àge.

Archives des Pyr.-Or., B. 108$. 121, 122, 162.

MARTI (Ermengaud), bourgeois de Perpignan, fut consul de cette ville en 1478 et clavaire en 1480. Il eut trois enfants, dont deux garçons : un du même nom que lui et Michel. Sa fille Anne épousa, le 8 octobre 1484, Laurent Paulet, bourgeois de Perpi- #nan et seigneur de Banvuls-dels-Aspres. Ce dernier ficf avait été acquis par voie d'achat en 1481. Cette alliance explique le passage de la seigneurie de Banyuls dans la famille Marti. Ermengaud Marti

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