‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 108 sur 227 · MARIA · texte numérisé non relu

MARIA

François-Ignace de Bon, de Cruilles, de Santa-Pau, de Margarit, marquis d'Aguilar, seigneur de la ville et baronnie de Mosset, major, chevalier de Saint- Louis et chevalier honoraire de Malte, fut le premier maire de la ville de Perpignan. Il exerça cette fonction depuis le 19 février 1790 jusqu’au # décembre de la même année. Il se réfugia à Codalet et mourut dans cette localité durant les premiers jours du mois d'août 1792. Des enfants issus de son union avec Jeanne de Margarit, il restait au moment de la Révolution : Melchior-Louis-Xavier, qui fut le dernier marquis d’Aguilar, Jean-Gaspard, officier des gardes vallonnes au service du roi d’Espagne et Louis, bénéficier de l’église Saint-Jean de Perpignan. Melchior-Louis-Xavier de Bon de Margarit, marquis d’Aguilar (voir ce nom plus haut dans le Dictionnaire) est décédé à Toulouse en 1838. Il avait épousé M" de Bruyères-Chalabre et avait eu un fils et une fille qui moururent avant lui. Son petit-fils, décédé en bas-âge, descendit aussi dans la tombe avant lui.

Communication obligeante de Mgr de Carsalade du Pont, évêque de Perpignan. — pu MÈcr, Eloge historique de M. le marquis d'Aguilar, Toulouse, 1839.

MARIA ou MARIE (Jean-Jérôme), de Ria, était fils de François Maria, habitant de cette dernière localité, et de Marie-Anne Escaro, d'Olette. Il combattit, en 1642, dans les rangs de l’armée catalane contre les troupes espagnoles, notamment aux sièges d’Argelès, d'Ille et de Perpignan. Au mois de janvier de cette année-là, Jean-Jérôme Maria fut fait prisonnier par les Espagnols. pendant le siège d'Argeles. Il ne dut sa liberté qu'à une forte rançon qu'il paya de ses propres deniers. Le 6 janvier 1646, le duc Henri de Lorraine le créa bourgeoïs noble de Perpignan, au nom du roi de France.

La famille Maria paraît être originaire de Ria et Sirach. Elle v était déjà fixée en 1377, car à cette date on trouve dans cette localité Guillaume Maria et son fils, Guillaume. La filiation ininterrompue est établie par les descendants de Barthélemy Maria vivant en 1431 el par son fils Jean qui, avant épousé Marie Vives, de Ria, convola en secondes noces avec Margucrite Margall, d'Egwat. De cette dernière union naquit un fils, Pierre, époux de Catherine N. A son tour, Pierre Maria fut le père de Barthélems. Celuiciest l'auleur des deux branches de la famille Maria, dits Maria de bacr et de dall, suivant que Phabitation des deux maisons etait située dans la partie basse ou haute du viliage de Ria. Barthélemvx Maria unit ses destinées à Yolande Lombart, de Ria, et de c2 mariage sont issus les membres de la famille Maria de bair. Devenu veuf. Barthélemyx Maria épousa Catherine Codalet et devint ainsi le fondateur de la seconde ramification de la maison Maria dite de dall.

Jean Maria, fils de Barthélemy et de Yolande Lombart. se maria avec Jeanne Catala, d'Estoher. Un fils naquit de leur union, noinmé François. Ce dernier se maria à Catherine Barto, de Prades. et devint le père d’un autre François Maria, auteur de Jean- Jérôme, qui fait l’objet de la notice.

Jean-Jérôme Maria unit ses destinées à N. Romeu, de Prades, qui ne tarda pas à mourir. Il épousa en secondes noces Séraphine Izern, de Rigarda, et eut d'elle un fils, Pierre. Celui-ci se maria à Grâce Barrère, de Molitg ; à son tour, leur fils, Joseph, épousa Marie de Llamby. de Perpignan, et devint viguier de l’abbave de Saint-Michel de Cuxa. Francois Maria, fils de ces derniers, unit ses destinées à Marie-Angélique de Kennedy, du Boulou. et fut le père de Joseph, qui suit, et de Thomas. médecin.

DELauonxrT, Sièges soulenus par la ville d'Argeles, en Vallespir,

Bordeaux. Crugy, 1861. — Communication obligeante de M. Emile Marie.

MARIE (Joseph) naquit à Ria, en l’année 1750. Il assista, le 21 avril 1789, à l’Assemblée wenérale de la noblesse du Roussillon, réunie pour nommer Îles députés aux Etats-généraux. Joseph Marie remplissait dans son district des fonctions administratives quand il fut élu, le 30 août 1791, député des Pyrénées-Orientales, à l’Assemblée législative, le second sur cinq, à la pluralité des voix sur 140 votants. Joseph Marie prèêta serment à Paris, le 4 octobre 1791 et le 17 du même mois fut nommé membre du Comité des secours publies. Joseph Marie, qui avait uni ses destinées à Magdeleine Balanda, mourut sans laisser de descendance. Son frère Thomas fut médecin ; il avait épousé Catherine Romeu et avait eu d'elle un fils, [vacinthe. qui exerça aussi la médecine. De l'union de ce dernier avec Alexandrine Bonet naquit Joseph. docteur en médecine. mort en 1902, après avoir rempli plusieurs fois le mandat de conseiller sénéral, conime représentant du canton de Prades.

DersahuonT, Hisloire de la ville de Prades. — Rogentr, Bour- Lorox et Coucxx, Dictionnaire des Parlementaires.

MARIA ou MARIE (François), petit-fils de Bar- Lhélemyv et fils de Jean-François et d'Anne Serradell, de Prades, épousa Espérance Pisa, originaire de cette ville, François Maria prit part au siége de Salses. en 1639, avec la compagnie de Michel Salabardenva, abbé de Saint-Michel de Cuxa, en qualité de portedrapeau. el mourut la méme année.

Communication obliseante de M. Emile Marie.

MARIA ou MARIE (Ignace), fils du précédent.

avant épousé Gräce Casanova. fille unique et héritière du seigneur de Jujols, devint propriétaire de

Page 1