MARTI
de Saint-Jean-la-Cella, ainsi que de toutes les terres et de tous les biens dont le dit Ermengaud Marti avait eu la propriété. »
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 430. — Abbé J. Careize, La seigneurie de Banyuls-dels-Aspres.
MARTI (Gaudérique de), fils d'autre Gaudérique de Marti, ayant acquis, en 1571, la seigneurie de Banyuls-dels-Aspres, demeura chargé de dettes envers un créancier nommé Antoine Giginta. Lorsqu'il épousa, en 1581, Eléonore, la fille du damoiseau Pierre de Llupia, une clause du contrat de mariage stipula que sur les 4.000.livres, monnaie de Perpignan, que la fiancée apporterait en dot, deux mille seraient affectées au payement de la créance qui devait dégager les lieux de Banyuls-dels-Aspres et de Saint-Jean-Lasseille des mains d'Antoine Giginta. Gaudérique de Marti eut pour fils Pierre, qui recueillit sa succession en 1596. Avant de mourir, il lui fit une obligation de conscience de restituer à Jean de Marti, fils de François. les seigneuries de Banyuls-dels-Aspres et de Saint-Jean-la-Cella.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 430. — Abbé J. CAPEILLE, 0p. cil.
MARTI (Pierre de), fils du précédent, épousa en 1596, Cécile, fille d'Honoré de Marti, damoiseau, dont la résidence était à Barcelone. Il prit une part active à l'expédition de la Ma Armada de 1613 entreprise par les Perpignanais contre les habitants de Villefranche-du-Confilent. Il commanda une des deux compagnies de l'arrière-garde et, arrivé sous les murs de Villefranche, fut dépêché en éclaireur aux avant-postes, sur le plateau des Ambullas. Pierre de Marti fit son testament le 27 juin 1617 et voulut être enseveli dans le caveau que sa famille possédait à l’église de la Réal. Sa veuve, Cécile de Marti, mourut à son tour, le 10 avril 1626, sans laisser de descendance ; mais elle avait institué comme ses manumisseurs l'archidiacre Joseph du Vivier, Raphaël Joli et le prieur des Carmes déchaussés de Barcelone. Cécile de Marti était à peine descendue dans la tombe que l’abbé de Montserrat éleva des prétentions sur la propriété des lieux de Banyuls-dels-Aspres et de Saint-Jean-Lasseille. Dom Bède Pi, le prélat bénédictin qui pour lors présidait à la direction du monastérce, agissant au nom de son couvent. formula des revendications en se basant sur les deux faits suivants : l'abbaye possédait des créances et des actions sur les biens de Michel de Marti et partant sur ses héritiers. En 1571, un décret du roi ayant attribué la possession de la seigneurie à Gaudérique de Marti, elle avait laissé jouir librement celui-ci et ses descendants de la juridiction foncière et criminelle sur ces deux localités ; mais. puisque la famille
de Marti était tombée en déshérence. l’abbé de Montserrat se croyait fondé à faire valoir les droits de son monastère. De plus, dom Bède Pi mettait en avant l'acte daté du 23 novembre 1591, par lequel Gaudérique de Marti faisait une affaire de conscience à son fils, Pierre, de restituer les deux seigneuries. De leur côté, l'archidiacre du Vivier, Raphaël Joli et le prieur des Carmes déchaussés barcelonais. soutcenaient qu'en vertu de la loi de la prescription, démontrée par cinquante-cinq années de libre possession de la seigneurie, ils se trouvaient être les seuls et véritables héritiers de Cécile de Marti.
Dom Bède Pi nomma économe ou syndic un de ses religieux, pour le représenter et porter le procès au tribunal du Nonce à Madrid. Le 26 juillet 1626, une sentence du représentant du Pape dans la capitale de l'Espagne, avait contraint les trois exécuteurs testamentaires de Cécile de Marti, à comparaitre devant lui sous peine d’excommunication et d’une amende de cinq cents ducats d'or. Le 11 août suivant, le juge ecclésiastique se déclara incompétent, soutenant que la procédure relevait « du for laïque et profane ». L'affaire fut alors déférée à la Cour du Roi. Le monarque espagnol donna gain de cause aux Bénédictins de Montserrat, et l’abbé de ce monastère détint le pouvoir seigneurial sur Banyuls-dels-Aspres depuis 1635 jusqu'à la venue de la Révolution française.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 430. — Abbé J. CAPEILLE, Op. cil.
MARTI Ÿ VILADAMOR (François) naquit à Puigcerda, le 30 août 1616. Son père, jurisconsulte en renom, ayant été nommé conseiller à la Royale Audience de Barcelône, en 1617, s'établit avec sa famille dans cette ville. François Marti \ Viladamor suivit les cours de l'Université de Barcelone et obtint, à l’âge de dix-huit ans. le diplôme de docteur ès-lois. Inscrit au barreau de la Royale Audience, il plaida à maintes reprises devant les juges de ce fameux tribunal. La ville de Barcelone lui confia en même temps la charge d'avocat fiscal de la baylie générale de Catalogne. Comme tel, il remplit des missions délicates auprès de la cour de France, lors du soulèvement de la province contre la domination de Philippe IV. Il écrivit plusieurs ouvrages en faveur des catalans révoltés, parmi lesquels on cite: El verdadero angel de luz; Avisos del castellano fingido ; Noticia universal de Cataluña; Delirios de la pasion en la muerte de la envidia : Calaluña en Francia, Castilla sin Cataluña, y Francia contra Castilla. 16441, in-4° : Polilica verdadera, regimiento certo de una buena Republica; Triunfos del amor, gloria del afecto y fieslas de la lealtad verdadera : Præsidium ine.rpugnabile principatüs Cathaloniæ pro jure eligendi Christianis-