‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 160 sur 227 · SANT-DIONIS — SANT-MARTI · texte numérisé non relu

SANT-DIONIS — SANT-MARTI

tine de Sant-Dionis avait un fils unique, Jacques- Valent, qui fut l'héritier universel de son père.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 716.

SANT-DIONIS (Galcerand de), damoiseau, originaire de Bordils, vivait en 1563. Il avait épousé Emérentienne Splugues, dont il eut deux fils: Emmanuel, dont la notice suit, et Jérôme. Ce dernier ne laissa que deux enfants, Emmanuel et Alexis, qui moururent sans descendance.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 716.

SANT-DIONIS (Emmanuel de), fils aîné du précédent, se maria en 1600 à Anastasie Riu, fille d'Antoine Riu, mercader de Perpignan. Celle-ci mourut en 1609, laissant trois enfants: Emmanuel dont la notice suit, Jérôme et Victoire.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 716.

SANT-DIONIS (Emmanuel de), fils du précédent, unit. ses deslinées à Anne Pol, veuve de Ravymond de Vilalba et mère d’un fils appelé Raymond. De son mariage avec Anne Pol, Emmanuel de Sant- Dionis n'eut que des filles : Narcisse, épouse de Campredon, Anne-Marie, Marie et Jeanne. Anne de Sant- Dionis mourut le 1° janvier 1657. Elle fut inhumée dans un caveau creusé sous la chapelle du Saint- Sacrement, à l'église Saint-Jean de Perpignan. Quatre ans plus tard, Emmanuel de Sant-Dionis tomba d’une façon tragique sous le poignard d’un assassin. Voici en quels termes l'historien Henry fait le récit du drame: « Le 20 décembre 1661, un conseiller au Conseil souverain du Roussillon, accompagné d'un sergent de la Cour, se transporla dans une maison sise dans l’ancienne rue de la fontaine de Na-Pincarda (imaison Conte de Bonet, rue Fo), el. pénétrant dans une chambre du rez-de-chaussée, trouva étendu sur une table un individu que le conseiller fit sommer, de la part du roi, par le scrgent,. de se lever. Cet officier, s’approchant de l'oreille de cetindividu, lui cria par trois fois : « Don Emmanuel de Sant-Dionis. levez-vous; le roi vous demande. » Aucune réponse n’élant faite à cette triple sommiation, le sergent déclara que don Emmanuel de Sant- Dionis était mort. Cette singulière formalité remplie, on procéda à l'examen du cadavre qui montra cinquante-deux blessures faites avec un poignard, et, de plus, une énorme plaie à la têle avec enfoncement du crâne opéré par un violent coup de marteau. Des diligences faites par la justice, il résulta que le meurtre de Sant-Dionis avait été provoqué par dona Theresa de Campredon, femme de don François de Foix et de Béarn, l’un des descendants de la branche de la maison de Foix et de Candale qui s’était établie en Roussillon du temps de Louis XI,

et que le crime avait été perpétré par don Ramon de Monfar, moine et capiscol de l’abbaye d'Arles, lequel s'enfuit en Espagne, son pays, et évita ainsi son juste châtiment. Mais rien ne fait connaître, dans la procédure, le motif de cet assassinat. Cependant, comme un forfait semblable doit en avoir un, il faut nécessairement admettre celui que la voix publique dénonça à cette époque, et dont le P. Anselme, dans ses Généalogies, nous donne connaissance. La jeune dame de Béarn, quoique d'une grande famille, avait été laissée par ses parents dans une ignorance honteuse, car on la voit déclarer ne pas savoir signer ses dépositions. Très coquette, et plus que coquette, à ce qu'il parait, dona Theresa, alors âgée seulement de vingt ans, avait eu d’intimes relations avec Sant- Dionis, dont la maison était en face de la sienne. Le caractère violent de ce Sant-Dionis semble ressortir, d'une manière très claire, du procès dans lequel plusieurs dépositions attestent qu'il craignait toujours d’être assassiné par un individu auquel il convenait d'avoir, à la suile d’une discussion, fait Llirer un coup de pedrinal ou gros pistolet. Certaines familiarilés du moine Monfar, jeune et beau garçon d'après la procédure, et qui n’habitait guère son couvent qu à l'époque des grandes fêtes, passant le reste de l'année à Perpignan, où, déposant le froc religieux, il était en habit séculier, bien propre et bien élégant, avec la dame de Béarn, excitant la jalousic de don Emmanuel, celui-ci s'était emporté jusqu’à douner un soufflet à cette dame, et c’est le ressentiment d'un pareil outrage qui avait porté dona Theresa à faire assassiner Sant-Dionis. Arrêtée, jugée et condamnée à mort, dona Theresa fut soumise à la questiun, mais l'amour de la vie l'emportant sur les douleurs de la torture, elle les supporta sans rien révéler. » Thérèse de Foix de Béarn de Campredon fut décapitée à Perpignan le 13 mai 1662,

Archives des Pvr.-Or., E.

Le Guide en Roussillon.

CPitres de famille), 716. — FExny,

SANT-MARTI (Pierre de) obtint de Jacques F’, roi de Majorque, la concession des justices de Saint- Martin de Fenollar. Ce chevalier acquit successive: ment en 1282, 14300 et 1310, des droits féodaux sur le territoire de Maureillas. En 1312, Sibille, fille de Garsias de Rosi et de Garsendis de Maureillas, qui étail l'épouse de Bernard Bonhomme. mercader de Perpignan, reconnaissait tenir en fief pour le roi Sanche, la moitié du village de Maureillas, de son terriloire. des cens et des agriers, etc. Pierre de Sant- Marti laissa un fils du même nom que lui.

Archives des Pvyr.-Or., B. 190, E. (Titres de famille), 722.

SANT-MARTI (Pierre de), fils du précédent,

seigneur de Saint-Martin de Fenollar, agrandit le

domaine patrimonial, en achetant des cens, des foriscapis et des biens-fonds sur le territoire de Maureillas. Il acquit encore divers biens de Dalmace de Santa-Pau, seigneur de cette localité, et fut viguier de Roussillon et de Vallespir. Pierre de Sant-Marti avait fixé sa résidence à Laroque-des-Albères ainsi que son fils Ferrer.

Archives des Pyr.-Or., B. 133, 241, 246, E. (Titres de famille), 122:

SANT-MARTI (Ferrer de), fils du précédent, s'enrôla dans la flotte qu'équipa Pierre de Çagarriga, en 1398, pour voler au secours de Benoit XIIF assiégé dans le palais papal d'Avignon. Ferrer de Sant-Marti s'était fait escorter par de nombreux hommes d’armes. Il eut deux fils : Gaspard, qui fut son héritier, et Gabriel.

Archives des Pyr.-Or., B. 171, E. (Titres de famille), 722.

SANT-MARTI (Gaspard de), chevalier, fils du précédent, succéda à son père en 1428. À cette date, il portait le titre de seigneur de Maureillas et de Saint-Martin de Fenollar. Gaspard de Sant-Marti s'engagea au service du roi d'Aragon Alphonse V le Magnanime et suivit ce prince dans la guerre qu’il eut à soutenir contre la Castille. Au retour de cette expédition, le roi lui concéda en devèse lamontagne des Salines et du territoire de la Selva. Gaspard de Sant-Marti qui avait contracté allianceavec Mondina laissa cinq enfants : Michel, son successeur, et Jean, dont les notices suivent ; Martin, Ferrer et Antoine.

Archives des Pyr.-Or.. B. 249, 271, 272, 280, 357, 405, 410, 411, E. (Titres de famille), 722.

SANT-MARTI (Michel de), chevalier, fils aîné du précédent, seigneur de Maureillas et de Saint- Martin de Fenollar, avant pris parti contre Louis XI vit ses biens confisqués et attribués à Jean Jenel, chirurgien. Il épousa Catherine Rodon,unedesfilles et des héritières de Pierre Rodon, dont il eut un fils François qui lui succéda en 1509, date de sa mort.

Archives des Pyr.-Or., B. 292, 345, 411, #15, 416, 417, E. (Titres de famille), 722.

SANT-MARTI (Jean de), frère du précédent, chanoine de Gérone en 1458, était pourvu de l'archidiaconé d'Elne en 1465. Il était encore revètu de cette dignité ecclésiastique en 1510. À cette date, il assista au marlage de son neveu François, dont la notice suit.

Archives des Pvr.-Or., B. 411, G.

mille), 722,

119, 143, E. (litres de fa-

SANT-MARTI (François de), fils de Michel de Sant-Mart et de Catherine Redon, seigneur de Maureillas et de Saint-Martin de Fenollar, unit ses |

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