‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 172 sur 227 · scène humoristique, Le Pont el la Cathédrale d'Albi · texte numérisé non relu

scène humoristique, Le Pont el la Cathédrale d'Albi

Le Pont des Chamois, une Barque sur le Lac Léman, une Clairière aux environs de Paris, Vainqueur ou vaincu, composition philosophique et réaliste, et enfin les merveilleuses illustrations du Décaméron de Boccace, trente-et-une planches d'après les aquarelles de Wagrez. Il serait injuste d'oublier, outre les jolies petites eaux-fortes que depuis longues années il envoyait au jour de l'an à ses amis en guise de cartes de visite, petits paysages de Brelagne, remparts de Saint-Jacques, vues de Rome. etc., les illustrations des Recoris del Rossellé de Pierre Talrich : Le Canigou, le Castillet, Banyuls de la Marenda, le Château de Nver, La Danse Catalane (lo ball), Les Platanes, Collioure et le Pont de Céret ; non plus que l'exquise Taparoussa qui sert d'image à la petite plaquette de A. Redier : Un cop hi avia un rech... Après les portraits de Pie X et de Mgr Amette, dont nous avons parlé, œuvres aussi impeccables malgré Îles 72 ans du graveur, Teyssonnières ne reprit le burin que pour deux planches, ses dernières : le triptyque de Las Professons de l'Ermitä de Cabrenç et le Portrait de Jacinto Verdaguer fait d'après une photographie.

Communication obligeante de M. le docteur Emile Boix.

THAOSCA (Bernard de), religieux bénédictin du couvent de Moissac (Tarn-et Garonne), fut élu abbé d'Arles en 1312. Ce prélat vivait encore en 1314, mais en 1316, Raymond dez Bach avait déjà recueilli sa succession.

Gallia christiana, t. VE, col. 1UN9.

THÉOBALD se trouvait à la tête de l'abbaye de Notre-Dame d'Arles en 986 et en 987.

Gallia chrisliana, LL VE, col. 10N5.

THOLOSA (Raymond) excrçait la charge de Procureur royal du Roussillon sous le règne du dernier roi de Majorque, Jacques TE, dont il soutint fidèlement le parti et dont il partagca aussi la fortune. Une ordonnance de Pierre-le-Cérémonieux, roi d'Aragon, ravit ses biens qui furent donnés cn fief honoré à Bernard-Guillaume d'Entença.

Archives des Pyr.-Or., B. 256, 367.

THOLOSA (André),docteur en droit, fut nommé, par ordonnance de Ferdinand-le-Catholique, assesseur du Gouverneur du Roussillon, après la rélrocession de ce pays à la couronne d'Aragon. Pierre Modaguer recueillit ensuite sa succession.

Archives des Pyr.-Or., B. 357, #11, #16.

THOLOSA (Jean-François) fut promu, en 1512, à la charge d'assesseur de Gouverneur des comtés de Roussillon et de Cerdagne.

Archives des Pyr.-Or., B. 357.

. THOMAS (Raphaël), peintre de Perpignan, peigniten 1463, de concert avec son collègue Guillaume Marti, le retable du maïitre-autel de l’église Saint- Jacques, qu'avait construit le sculpteur Jean Raolf. Il ne reste de ce retable que la statue du saint patron qu'on voit de nos jours, isolée, dans une niche, sous le porche qui abrite la porte d'entrée de l’église paroissiale de Saint-Jacques, à Perpignan.

Archives des Pyr.-Or., G. 542.

THOMAS (Michel), archidiacre de Conflent, résigna cette dignité en faveur de Pierre-Jean Guardia, le 48 mai 1680.

Archives des Pyr.-Or., G. 124.

TIXEDOR DEL SOLA (François - Xavier), docteur en droit civil eten droit canon, juge royal et lieutenant du roi pour la viguerie de Conflent et de Capcir, naquit à Prades le 7 septembre 1715 et mourut dans cette ville le 12 seplembre 1778. Il a publié : La nouvelle France ou la France commerçante, par M. F.-X.T., juge de la viguerie de Conflent. Cet ouvrage a eu deux éditions: 1° 1755; 2° Londres (Paris) 1765, in-12, de 264 pages. Dans ce volume, l’auteur s'efforce de prouver que la France épuisée ne peut être relevée que par le commerce : { Erudit profond, dit E. Delamont. staticien de mérite, juge impartial, écrivain entrainant, tel est Tixedor, et le seul regret que nous a laissé la lecture de la France commerçante, c'est que l'auteur n'ait pas pressenti la Révolution... Mais dans les circonstances au milieu desquelles il a été écrit, cet ouvrage dénote chez son auteur une énergie de convictions et de caractère peu commune ; aussi ne devons-nous pas être surpris si Tixedor à fait paraître sous la rubrique de Londres, la seconde édition de son ouvrage ». On connaît encore de François-Xavier Tixedor : Novæ Juris ac judicariæ lam civiles quam criminales instituliones nunc vario traclalu ordine, non elementarius lantum el jurt scientiæ consuelissimis ulilissimiæ, cum privilegio regis. Carcassonne, 1759, 4 vol., in-4°; 3° Traclalus de jusla rerum possessione, Paris, 17..: 4" Des droils régaliers, en manuscrit. François-Xavier Tixedor del Sola avait contracté alliance avec Marie- Thérèse de Romeu, dont il eut un fils François- \avier-Valere, dont la notice suit.

E. Derauont, Hisloire de la ville de Prades. — Conmmunicalion obligeante de M. Clément de Lacroix.

TIXEDOR (François-Xavier-Valère de), fils du précédent, naquit à Prades le 16 octobre 1744. IL se fit recevoir avocat et fut nommé juge royal et lieutenant du roi pour la vigucrie de Conflent et Capcir. Lors de la nomination des députés aux Etats-généraux il fut, le 27 avril, l'un des représen-

THOMAS — TOLRA

tants élus. Tixedor fit partie de la députation qu'’envoya le Tiers-Etat au Clergé, pour l’inviter à la vérification des pouvoirs. et aussi de la députation qui alla, le 24 août 1789, offrir au roi, à l’occasion de sa fête, les hommages de l'assemblée. Le 7 septembre suivant, il fut nommé membre du Comité d'Agriculture et de Commerce. Dès son entrée aux Etats-généraux, Tixedor s'était lié avec Charles de Lameth. Il fut anobli par Louis XVIIT, le 18 novembre 1814, et mourut à Prades le 18 avril 1818. Le 30 mai 1768, François - Xavier - Valère Tixedor avait contracté alliance avec sa cousine Catherine de Romeu. qui lui donna un fils appelé Urbain-Marie Xavier, dont la notice suit.

E. DELaMoNT, Histoire de la ville de Prades. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

TIXEDOR (Urbain-Marie-Xavier de), fils du précédent, naquit le 25 mai 1775. [l épousa, le 18 janvier 1806, Claire de Pallarès. et de cette union naquirent deux fils : Jean et Gaudérique, dont les nolices suivent.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

TIXEDOR (Jean-Baptiste de), fils aîné du précédent, né à Prades le 6 septembre 1800, fut maire de cette ville en 1850. Le 10 octobre 1826, il unit ses destinées à Euphrosine de Romeu. Deux fils sont issus de ce mariage, Urbain et Paulin. Jean- Baptiste de Tixedor mourut le 3 août 1882.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

TIXEDOR (Gaudérique - Jacques - Antoine de), frère du précédent, naquit à Prades le 27 juin 1804. IL suivit la carrière militaire et fit les campagnes de 1844 et 1845 en Afrique, au cours desquelles il se signala particulièrement. « Au combat du 2 mai 1845, contre Sidi-ben-l'aïeb, disait le rapport du maréchal d'Islv et de Lamoricière, le capitaine de Tixedor, du 9° chasseurs, exécuta une charge brillante qui contribua fortement à la déroute complète de l'ennemi ». Gaudeérique de Tixedor fut, en outre, cité à l'ordre du jour de l'armée pour s'être distingué au combat du 28 octobre 1845 contre les Djemmara. Il avait été aussi félicité pour sa bravoure à l’expédition de Brezina (mai 1845). En 1855, il fut promu au grade de colonel du 1" régiment des cuirassiers de la garde. Gaudérique de Tixedor mourut subitement et sans postérité à Compiegne, le 23 décembre 1862. Il était commandeur de la Légion d'honneur.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

TOLRA (Thomas) naquit à Prades, en 1721. I1 était fils de Bonaventure Tolra, docteur en droit, avocat au Conseil Souverain de Roussillon, subdélé-

- TOLRA

gué du Domaine du roi, et de Françoise Saléta, son épouse. Le 8 juin 1734, Jean de Lanta, évêque d’Elne, lui donna la tonsure dans son palais épiscopal.Thomas Tolra entra au Séminaire de Perpignan en 1745, fut appelé le 18 décembre de cette année aux Ordres mineurs, reçut le sous-diaconat le 4 juin 1746, le diaconat le 10 mars 1747 et la prêtrise le 8 juin 1758. Après avoir rempli les fonctions de vicaire successivement à Baixas et à Corbère, Thomas Tolra obtint une place dans la communauté ecclésiastique de Prades, le 29 juin 1754. Le jour même de son admission à la communauté, on lui confia la cure de Prades, avec le titre de vicaire, pour seconder le tilulaire qui était un vieillard, l’abbé Massip. Les bénéficiers de Prades désignèrent Thomas Tolra, pour les représenter à l’assemblée générale du clergé diocésain que l’évêque d’Elne Charles de Gouy réunit le 20 octobre 1757, dans le but de procéder à la réforme de l'impôt ecclésiastique. Il en revint apprécié de ses confrères et estimé de son évêque qui lui conféra le titre d’archiprêtre de Prades et le prit en affection. Des abus s'étant glissés dans l'administration de l'église, de l'hôpital et de l’école de Prades, Thomas Tolra voulut y porter remède, en les corrigeant. Il se butta contre les corps constitués de ces différentes administrations qui lui suscitèrent des difficultés ; mais Thomas Tolra était soutenu par son évêque qui le nomma vicaire perpétuel. Loin de désarmer, le parti de l'opposition multiplia les démarches, les intrigues, les cabales et les procès. Après avoirtenu tête à l'orage pendant plusieurs mois, Thomas Tolra saisit la première occasion qui lui permit de quitter Prades sans humiliation ; au mois d'avril 1762, il fut nomimé à la cure de Molitg où durant onze ans, il soutint de non moins rudes assauts de la part de ses nouveaux paroissiens. Le 16 avril 1763. Charles de Gouy nomma Thomas Tolra vicaire forain de l’archiprètré de Prades. Celui-ci remplit ces fonctions durant dix années. En 1773, il fut déchargé de la juridiction sur l'archiprètré de Prades pour être pourvu de celle de vicaire forain de l’archiprêtré de Vinça. Il exerça cette charge jusqu'en 1783, année de la mort de Charles de Gouy, évêque d'Elne. Son successeur, Jean-Gabriel d'Agav, retira à Thomas Tolra le titre de vicaire forain et celui d’archiprètre. TLenu dés lors à lPécart des affaires diocésaines, Thomas folra se confina dans son prieuré d'Espira-du- Conflent qu'il avait échangé, en 1773, contre la cure de Molite. À la mort de l'évêque Jean d’Agaw, il rédigea pour le public un ouvrawe manuscrit de près de 300 pages: Lramen de la discipline de la cour ecclé-

siastique du diocèse d'Elne, à Messieurs les curés du

«diocèse d'Elne. Celle œuvre, véritable pamphlet, contient douze chapitres, bourrés de faits et de docusments, à l'aide desquels il serait aisé de faire revivre

les usages ecclésiastiques et les abus du diocèse d'Elne, à la veille de la Révolution. Thomas Tolra refusa le serment à la Constitution civile du clergé, quitta Espira-du-Conflent en 1792 et émigra en Espagne à la suite d'un décret d'expulsion. Il passa une partie de son temps, durant l’émigration, à composer des conférences et des mémoires, les premières dans l'intention de les prêcher, les autres avec l’espoir de les publier. Ces travaux constituent trois volumineux manuscrits : deux sont rédigés en catalan sous la rubrique : Conferencias sobre de la religio o Conferencias sobre la constilutio de l'Assemblade 0 Conventlio national de Fransa, et le dernier est composé en français, sous le titre: La France révoltée et décatholicisée. Thomas Tolra retourna dans sa paroisse d’Espira-du Conflent, en 1801 ; maisle décret qui réorganisa le diocèse d'Elne en 1803 supprima cette ancienne cure et l'ancien prieuré. Thomas Tolra alla terminer ses jours au sein de sa famille à Prades. Il mourut dans cette ville en 1804.

Abbé TonueiLLes, Une carrière ecclésiastique sous l'ancien

regime, dans le XXXF1II° Bulletin de la Sociélé Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales.

TOLRA DE BORDAS (Joseph), né à Prades en 1824, était fils d’un avocat distingue inscrit au barreau de celte ville. Après s'être pourvu du doctorat en droit civil, il suivit d'abord la carrière de son père, puis se décida à embrasser l'état ecclésiastique. Après avoir professé la rhétorique et la philosophie au Petit- Séminaire de Prades durant quelques années, Joseph Tolra de Bordas «se fixa à Rome et rendit des services graluits à l’église de Saint-Louis des Français ; ilrevint en France quelque temps après. En 1890, se sentant malade, il voulut retourner dans son pays natal. Arrivé à Toulouse, il vit ses forces décliner et reçut l'hospitalité dans un couvent de religieux. C'est dans un monastère de Franciscains qu'il mourut le 5 novembre 1890. IE fat inhumé à Prades. le surlendemain de son décès. Prélre instruit, docteur en théologie et en droil canon, Joseph Tolra de Bordas a publié: Notice hislorique el topographique sur Notre-Dame de Font-Romeu, Perpignan, J.-B. Alzine, 1855; Nolice historique, religieuse cE topographique sur Forra Réal, en collaboration avec V. Aragon, Perpignan, M" Tastu, 1854: Tableau des éludes historiques en France au XIX siècle, discours qui a oblenu un souci réservé à l'Academie des Jeux Floraux, concours de 1866. Toulouse, Delbov, Paris. Adrien Leclère, 1$66: Histoire du marlyre des saints Abdon el Sennen, de leurs reliques. «te leurs miracles et de leur culle, in-8”, Perpignan, Latrobe, 1870: deuxièdime édition, Perpignan, Comet. 1882: Le comte Pellegrino Rossi, in-S°, Amiens, Delattre : Saint-Franrois d'Assise en Roussillon. extrait de lInvesligateur,

journal de la Société des études historiques, novembre et décembre 1875; Du mouvement historique en France en 1877, lecture faite à la séance annuelle et publique de la Société des études historiques, le 12 mai 1878, in-8°, Amiens, Delattre-Lenoël, 1878; De l'éloquence de lu tribune en France au XIX* siècle, (1800-1848), in-8”, Paris, Donniol, 1877; Mgr de Ladoue, évêque de Nevers, esquisse biographique. in-8, Paris, Tolra, 1878; La Lorraine ancienne, extrait de l'Investigateur, novembre et décembre 1878; La bataille de Pavie, id., janvier-février 1879 ; Un manuscril du XV° siècle, ibid., mars-avril 1880 ; Une épopée calalane au XIX° siècle, l'Atlantide de don Jacinto Verdaguer, in-8°, Paris, Maisonneuve, 1881 ; L'élal men- (al de J.-J. Rousseau, Revue des questions historiques, juillet 1883; L'Ordre de Saint-François d'Assise en Roussillon, in-18, Paris, Palmé, 1884 ; Un livre de spirilualilé, dans les Annales de Provence, juin 1884; Recueil de goigs ou cantiques roussillonnais. in-8°, Perpignan, Comet, 1887.

Articles nécrologiques parus dans divers périodiques.

TORD ou TORT (Michel), de Villefranche, devint seigneur de Jujols,aprèsla chute du royaume de Majorque et remplaça dans ce fief Dalmace de Tatzo qui en avait été dépossédé par Pierre-le- Cérémonieux. Michel Tord n'eut que des filles: Cathalana Tord, l’ainée, qui possédait la seigneurie de Jujols en 1365, mourut sans enfants, laissant héritier son neveu, Jacques Guillem, de Villefranche. Cécile Tord, fille cadette de Michel Tord, unit ses destinées à Jacques Guillem.Ce fut leur fils, Jacques Guillem qui devint seigneur de Jujols en 1414. Celui-ci avait contracté alliance avec Marthe etlaissa le ficf de Jujols à sa fille ainée, Claire. Claire Guillem épousa Antoine Molner de Villefranche et apporta en dot à cette maison (voir l'article Molner), le fief de Jujols.

Archives des Pyr.-Or., B. 102, 104. — Emile MantE, Les seigneurs de Jujols, dans la Revue d'histoire et d'archéologie du BHoussillon, À. E.

TORD ou TORT (Galcerand), magistrat, exerçait les fonctions de juye à la cour du bailliage de Pernignan, en 1472.

Archives des Pyr.-Or., B. 40.

TORD ou TORT (Antoine), docteur en droit de Perpignan, fut nommé assesseur du Gouverneur de Roussillon, apres la rétrocession de ce comté au roi d'Aragon, Ferdinand 1". Ce prince lui confia une mission à Valence.

Archives des Pyr.-Or., B. 342, 457.

TORD ou TORT (Jean) était aussi docteur en

droit de Perpignan. Le pape Jules IT lui adressa une

mi RER RER re se mure

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