‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 174 sur 227 · TORD — TORNER · texte numérisé non relu

TORD — TORNER

TORD (Magin de), noble de Villefranche, était fils de Bernard de Tord et d'Engrâce Solanell. Il contracta alliance avec Jeanne de Pi, enfant issu du premier mariage célébré entre Antoine de Pi et Isabelle Ballaro. De cette union naquirent trois fils et cinq filles : François, dont la notice suivra; Bernard, qui se maria, en 1703, avec Marie-Anne Esprer de Ham, fille de Jérôme Esprer, bourgeois noble de Perpignan, et de Marie-Thérèse de Ham ; Louis ; Engrâce, prieure des chanoinesses de Saint-Sauveur de Perpignan, en 1719; Marie-Thérèse, religieuse à ce même couvent; Raymonde, Jeanne et Marie. Jeanne de Tord, leur mère, mourut à Perpignan, dans le courant du mois d'avril 14690.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 749-750.

TORD (François de), fils aîné et héritier du précédent, unit ses destinées le 12 janvier 1686, à celles de Thérèse de Calvo, fille de François de Calvo de Gualbes, lieutenant-général des armées du roi de France. François de Tord parcourut une brillante carrière militaire. Capitaine de cavalerie en 1696, il était colonel de dragons en 1709. Il mourut en 1713, et sa veuve fut inhumée à Rivesalles, le 3 décembre 1733. Elle était la sœur de Marie de Calvo,épouse de François-Xavier d'Oms, mère du marquis d'Oms et de Josèphe, épouse d’Ardena, comte des Illes. De son mariage avec François de Tord, Thérèse de Calvo avait eu plusieurs enfants : François, Félicien, Sauveur et Marie décédés en bas-âge, Joseph et Antoine, dont les notices suivront.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 749-750.

TORD (Antoine de), fils de François de Tord et de Thérèse de Calvo, embrassa la carrière ecclésiastique. Pourvu du grade de docteur en théologie, il obtint. en 1714, un bénéfice dans la communauté ecclésiastique de Canet. Il ne tarda pas à occuper à Saint-Jean de Perpignan, le bénéfice qui avait été fondé à la chapelle du Saint-Nom de Jésus par Jéromine de Vilanova et Paulet. Le 15 avril 1727 Anloine de Tord prit possession de la cure de Saint-Christophe du Vernet, dont il avait été pourvu par autorité apostolique. L'année suivante, il fut nommé archidiacre du Conflent.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 749-750, G. 370,

RTS, 52.

TORD (Joseph de), frère du précédent, fit son testament en 1753 et laissa un fils appelé François- Xavier qui lui succéda.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 750.

TORD (François-Xavier de), fils et héritier du précédent, comte et seigneur de Formiguères, Leu-

cate, La Palme et autreslieux, domicilié à Perpignan, unit ses destinées à Marguerite d'Esprer qui ne lui donna qu'une fille, Raymonde, décédée en bas âge. Joseph d'Oms de Tord (voir ce nom), cousin-germain de François-Xavier de Tord, fut son exécuteur testamentaire.et son héritier, en 1761.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 750.

TORNAMIRA (Denys de), français d'origine, administra l'abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines, à partir de l’année 1667, à la place d’Alphonse Melendez, abbé élu. Denys de Tornamira gouverna ce monastère durant l'espace de deux ans et trois mois. Il résidait à Paris, où il était en instances pour obtenir, du roi de France, confirmation des privilèges dont bénéficiait l’abbaye de Saint-Génis.

Gallia christiana, t. NI, col. 1109.

TORNER (Jacques) fut pourvu, par le roi Jean I‘ d'Aragon, de la commission de « reguier » ou «obrer major » du ruisseau royal de Thuir, depuis « l'exaugador » de Sainte-Cécile jusqu'à Perpignan. Cet office lui fut concédé, sa vie durant. Plus tard, le Procureur royal du Roussillon fit à Jacques Torner une concession emphrytéotique du ruisseau de Thuir, depuis sa prise d’eau au territoire de Vinça jusqu'aux moulins dits de l'Hôpital, près de Perpignan. Jacques Torner prit à sa charge de payer le salaire des « reguiers » ou gardes de Vinça, Rodès, Boule et Corbère et de réserver au Domaine le produit des taxes d'arrosage. Il conserva son emploi jusqu’en 1440. A cette date, la reine Marie, lieutenante-générale du royaume d'Aragon, lui donna pour remplaçant son fils, Barthélemy Torner.

Archives des Pyr.-Or., B. 153, 161, 163, 171, 187, 188, 216, 253.

TORNER (Barthéiemy), fils du précédent, remplit d'abord la charge de portier de la porte ferrée du château de Perpignan, dont il avait été pourvu par la reine Marie d'Aragon. Cette même princesse le nomma ensuite « reguier et obrer » du ruisseau de Thuir, en remplacement de son père. Lors de l'annexion du Roussillon à la couronne de France, Louis XI accorda des lettres à Barthélemy Torner, pour lui confier l'office « de maistrise de toutes œuvres des ruisseaux royaux de tout le comté de Roussillon, et de reguier, visiteur et distributeur de toutes eaux et ruisseaux royaux avecque lesquels se arrousent toutes les possessions de la dite comté. »

Archives des Pyr.-Or., B. 253, 292, 443. 409.

TORNER (Jeanne) épousa un pareur de draps, de Prades. appelé Jean Noguer. Devenue veuve, elle fil son testament, le 21 mars 1564, Elle affecta sa fortune à la construction, dans la ville de Prades, d’un

hospice et d’une chapelle qu'elle pourvut de tout ce qui leur devait être nécessaire. Les volontés de cette dame charitable furent exécutées. L'hôpital fut construit et le millésime 1588 qu'on voyait, il y a quelques années encore, au-dessus de la porte d'entrée de cet établissement, prouvait qu'il était déjà terminé à cette date.

E. DELAM4oNT, Hlisloire de la ville de Prades. — Firmin Vicexs, Les beaux-aris a Prades.

TORRALBA (Ferdinand de Cordova de Mendoça, comte de) et vicomte de Las Fuentes, épousa, en 1650, la fille unique de François Grimau et de Marina de Llupia. Ce seigneur et ses descendants possédèrent en fief, jusqu'à la Révolution, les lieux de Théza, de Caudiès-de-Conflent et de Creu.

TORRAVERT (Antoine) était archidiacre de Conflent en 1535.

TORRELL-GARDIA conclut un marché, le 1 février 1486, pour la peinture du retable de la Vierge de la Réal.

Archives des Pyr.-Or., G. 446.

TORRELLA (Jacques), peintre de Perpignan, est cité comme témoin d’un acte portant la date de 1286. On le rencontre encore exerçant la même profession dans la ville de Perpignan, le 3 juillet 1321. Il mourut avant 1333, selon une reconnaissance faite le 11 mars de cette année-là, par Guirauda, épouse d'André Barrau. tailleur, fille de feu Jacques Torrelani, peintre de Perpignan, et de Cécile, son épouse, encore vivante.

ALauT, Notes luisloriques sur la peinture: el les peintres rous-

silonnais, dans le NIX° Bullelin de la Société Agrirole, Scientifique el Liüteraire des Pyrenees-Orientales.

TORRELLA (Gabriel), archidiacre de Conflent, s'adjoignil comme coadjuteur Ifvacinthe Coli, à la date du 4 septembre 1625.

Archives des Pyr.-Or., G. 123.

TORRELLA (Jean), né à Canet, professeur à l'Université de Valence, enscignait le latin au collée de Cordellas de Barcelone, lorsqu'il publia en 1636 un manuel de THiltérature intitulé: Brevis ac compendiariasynlaris partliumoralionis ex variis scriploribus collecla. Jean Torrella composa cet ouvrage sur les instances de Palmireno, alors réwent de la preumicre classe de l'Université de Valence. Comme le titre du livre lindiqne, cet auteur résuma les données des écrivains qui avaient traité des bellesleltres avant lui, notamment Antoine de Nébussa,

Page 1