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BERGE

de France. Ce fut lui, en effet, qui obtint le n° 1 de sortie de Polytechnique dès la première année où l'école, récemment fondée par la Convention, venait, pour la première fois, de donner à la patrie une promotion de jeunes officiers.

En 1796, il débutait dans la carrière militaire avec le grade de lieutenant d'artillerie. C'était l’époque où Bonaparte entreprenait la série de ses guerres du Consulat et de l'Empire. Berge accompagna le conquérant dans ses expéditions, si bien que l’on a pu écrire « que tous les grades lui furent conférés sur les champs de bataille ». [Il fit les campagnes d'Egypte, de Syrie et se trouva aux batailles des Pyramides. d’Aboukir. ainsi qu'aux sièges de Jaffa, Saint-Jeand’Acre et du Caire. Après avoir suivi de 1803 à 1804 les campagnes des côtes de l'Océan, et de 1805 à 1807 celles d'Allemagne, de Prusse et de Pologne, Berge. nommé major le 21 mars 1806, colonel Le 30 août 1808, passa à l’armée d'Espagne le 24 novembre en qualité de chef d'état-major, et prit, le 28 décembre, le commandement du 5° régiment d'artillerie à cheval. Il se distingua particulièrement au combat de Santa- Marta de Vilalba, le 4% juin 1811, et mérita, à cause de son courage, d'être cité dans le rapport officiel. Placé à la tête de l'artillerie du midi de l'Espagne, le 13 avril 1813, il reçut le brevet de général de brigade le 26 mai suivant, ainsi que le titre de baron de l'Empire.

Les Bourbons de la Restauration apprécièrent la valeur de ce brillant officier général. Loin de l’entraver sur le chemin de l'avancement, ils lui prodiguèrent leurs bonnes grâces el leurs faveurs. L'Empire lavait fait maréchal de camp et commandeur de la Légion d'honneur. Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis. Dans le courant du mois d'octobre 1814, Berge faisait partie de la commission chargée de déterminer le classement des places de guerre du royaume et de diriger les travaux d’armement ou d'amélioration qu’exigerait leur situation. Au mois d'avril 1815, il se trouvait dans le Midi de la France avec le due d'Angoulême. au nombre des officiers de son état-major. On lc rencontre, en juin. chef de l’état-major de l'artillerie à Waterloo.

En 1816, le roi Louis XVIII nomma le général Berge commandant en chef de l'Ecole d'application de l'artillerie et du génie à Metz. Bergre dirisrea cet établissement avec le plus grand succès pendant plusieurs années. En 1823, il fut employé dans l'expédition d'Espagne en qualité de lieutenant-géuétral d'artillerie, et le 13 octobre, il reçut le titre d’inspecteur général de la même arme. Depuis lors, il fit partie du comité consultatif de l'artillerie, au ministère de la guerre, et si cette arme a éprouvé de si grandes et de si nombreuses améliorations dans ces derniers temps, c'est surtout à ses vastes connaissances et à

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