RE RE
FABRÈGUES — FARAILL
FABRÉGUES (8Siméon), peintre de Perpignan, peignit, en 1523. le retable de Notre-Dame à Corneillade-la-Rivière, au prix de soixante-dix ducats d'or.
Archives des Pyr.-Or., G. 744.
FAGALO (Guillaume), se qualifiant de peintre, fils de feu Guillaume Fagalo, pareur de Perpignan, et de Saurine, son épouse, se mit en apprentissage le 15 août 1387, chez Arnald Boas qui promit de lui apprendre son métier en l’espace de deux ans. Le patron s’engagea à le pourvoir, durant ce laps de temps. de tout ce qui lui serait nécessaire et à lui fournir deux habillements complets. Guillaume Fagalo dut mourir jeune, car on ne connaît aucune autre mention de lui.
AzLanT. Notices historiques sur la peinture el les peintres rous-
sillonnais, dans le XIX* Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Lilléraire des Pyrénées-Orientales.
FAGALO (Pierre), peintre de Perpignan, reçut l'ordre. le 7 décembre 1388. du procureur du roi de Majorque, d'enlever, avec l'assistance d’un huissier, les écussons et armoiries peints sur les piliers de la place du Blé de Perpignan. Il s'agissait. en l’espèce, de faire disparaitre tous les écussons autres que ceux du roi de Majorque.
ALART, OD. Ci.
FAGOT (Jean), orfèvre de Perpignan. fabriqua deux candélabres en argent pour l'église de la Réal,
Archives des Pyr.-Or., G. 447.
FAHENA (Jean-Pierre), damoiseau de Perpignan, épousa, vers la fin du xiv° siècle, Constance Oltzina, fille de Pierre Oltzina, jurisconsulte, chàtelain de Puig-Balados (Puyvalador) et sous-viguier du Capcir.
Archives des Pyr.-Or., B. 253.
FAHENA (François), fils du précédent, obtint des provisions du roi Alphonse V qui portaient donation de la châtellenie, du bailliage de Puig- Balados et de la sous-viguerie du Capcir faite par son oncle Louis Oltzina, dit de Berga, sacristain de Saint-Jean de Perpignan. chanoine d'Elne. par sa mére et sa tante Marguerite. héritiers de Pierre Oftzina.
Archives des Pyr.-Or.. B. 227, 2E3, 254,
FALIP (Titus), géomètre à Perpignan. a écrit: Projet de réservoir pour alimenter les fontaines de la
ville de Perpignan, VE Bulletin de la Société Agri-
cole, Scientifique et Littéraire des Prrénées-Orientales ;
Etude sur le reboisement des lerrains en pente, id. ; Recherches de la houille dans le département, id., JX° Bulletin.
FARAILL (Gabriel-Auguste-Emmanuel), naquit à Saint-Marsal en 1839. Il était menuisier dans son adolescence. Son goût inné pour la sculpture se déclara chez lui lors de son tour de France: il avait alors vingt-trois ans. Déjà instruit par les leçons de Guiraud, conservateur du musée de Perpignan, Faraill exposa au concours régional de cette ville le buste en plâtre de Louis Companyo et celui de Naudo, concierge du musée à cette époque. Le jeune artiste obtint une médaille pour ces deux œuvres. Bientôt après, une double subvention de la Ville de Perpignan et du département des Pyrénées-Orientales permit à Faraill d'aller compléter ses études à l’école des Beaux-Arts, à Paris. Il trouva pour l’accueillir dans la capitale un compatriote, Oliva, qui le fit entrer dans l'atelier de Farochon. Faraill remporta un prix de fin d'année dans cet atelier. Dès lors. Farochon prit son élève en grande estime et rechercha même son amitié. L'école des Beaux-Arts commanda au jeune artiste le buste de son professeur ; l'œuvre figure aujourd'hui dans les galeries des Beaux-Arts du quai Malaquais, à côté des productions signées des maîtres de la sculpture française. On remarqua au Salon le Jeune romain, le premier buste exposé par Faraill. D'autres bustes. des statues, des groupes suivirent de près les essais du sculpteur. On cite principalement : le éveil du pâtre, la Mère de l'artiste, la Jeune calalane et la Jeune fille à l'escaraot qu'on admire dans les salles du musée de Perpignan. Au Salon de 1873, Faraill obtint une médaille pour cette dernière œuvre, modèle de grâce, de finesse et de légèreté. Elle reçut même l’insigne honneur de retourner à Paris, en 1878, pour figurer au salon de sculpture française de l'Exposition universelle, Gabriel Faraill produisit encore : la Misère, groupe qui se trouve dans la salle des sculptures du musée de Perpignan ; le Monument funéraire de Vabbé Granier de Cassagnac au cimetière Saint-Martin (4879) : la Jeune Jille, statue en marbre qui, après avoir oblenu une mention au Salon de 1886, fut acquise par le prince Bassaraba de Brancowa. pour orner fa splendide villa d’Amphion, située pres du lac de Genève ; la Mère de famille, groupe d'une exquise finesse qui couronne la porte d'entrée de la Miséricorde de Perpignan. Les bustes de Pierre Bardou- Job et de M. Edmond Bartissol, la statue colossale de saint Pierre, à lPéglise de Bompas, celles qui ornent le château de M. Ducup de Saint-Paul sont autant de travaux ôù la beauté artistique brille dans toute sa splendeur. Le groupe qui décore la gare de Lisbonne est aussi l'œuvre de Faraill. La statue de
Rigaud, dans laquelle se traduisent le sentiment délicat et le talent de l'artiste, s'élève sur une des places publiques de Perpignan, qui anciennement était la Halle-au-blé. Ce monument fut inauguré le 21 juillet 1890, par le ministre de l’Instruction publique, M. Léon Bourgeois. A l’occasion des fêtes données à Perpignan lors de l'érection de cette statue, Faraill reçut les palmes d'officier d’Académie. Il mourut subitement à Paris, le 10 mars 1892, succombant à une rupture d'anévrisme.
CROUCHANDEU, Calalogue raisonné des objets d'art du musée de
Perpignan. — Articles nécrologiques parus dans divers périodiques.
FARINES (Achille) naquit à Rivesaltes le 16 février 1825. Propriétaire et négociant, il fut élu, le 8 janvier 1882, sénateur des Pvrénées-Orientales, avec un programme radical, par 139 voix sur 277 votants. Un rapport de Guiffrey, lu à la tribune du Luxembourg, fit observer que la majorité absolue n'était pas acquise à Achille Farines ; l'élection de celui-ci fut dès lors annulée. Farines fut réélu sénateur, le 26 février suivant, par 202 voix contre 47 à Lazare Escarguel. Le souci de ses affaires commerciales détermina Farines à quitter la Chambre haute presque aussitôt après son arrivée. Îl donna sa démission de sénateur le 15 mai 1882 et mourut au Hàvre, le 3 mai 1883.
RoBERT. BoURLOTON et Couc\x, Dictionnaire des Parlemenlaires.,
FAURE (Jean) fondit une cloche pour l'église de Millas, en 1700.
Archives des Pyr.-Or., G. 811.
FAY (Guillaume-Pierre), fondeur, fabriqua une cloche pour l’église de la Réal de Perpignan, en 1547.
Archives des Pyr.-Or., G. #46.
FÉLIP, bénéficier de la communauté ecclésiastique d’Argelès-sur-Mer, a publié : Exercicios espirituales del colegio de Jesuitas de Perpiñan.
ToRRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores calalanes.
FÉLIP, naquit à Prades, en 1768. Son père. Francois-Xavier Félip avait reçu des lettres de bourgeois honoré et immatriculé de la ville de Perpignan, au mois de février 1763. Félip qui mourut juge de paix du canton de Prades, le 14 janvier 1834, fut surtout connu comme hydrologue. Il découvrit et colporta partout dans le Conflent cette constatation, que plus l'on fait de concessions d’eau de la rivière de la Tet dans la partie supérieure du département, dite de la