‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 69 sur 227 · FENOUILLET — FERRER · texte numérisé non relu

FENOUILLET — FERRER

Eus, Saint-Féliu d’Amont et d’Avail, Claira, Saint- Laurent-de-la-Salanca, Torrelles, Sainte-Marie-lamer, Castellnou. Il mourut en 1423. La reine Marguerite, veuve de Martin d'Aragon, en tant que nièce de Pierre de Fenouïillet, hérita de celui-ci les lieux

de Claira, Saint-Laurent, Eus, Le Soler, Castelinou.

et Bellpuig. Mais plus tard, Alphonse V donna ces

biens à Raymond de Pérellos, en considération des

services qu'il avait rendus à la couronne d'Aragon

durant les guerres de Sardaigne et de Naples. C’est

son neveu, François, fils cadet de Louis de Pérellos

qui reprit et perpétua le nom des Fenouillet. Archives des Pyr.-Or., B. 226, 232.

FENOUILLET (François de), fils cadet de Louis de Pérellos, hérita, de son oncle Raymond, ancien gouverneur des comtés de Roussillon et de Cerdagne, le titre et les biens de la vicomnté de Roda et de Pérellos. Il avait des goûts fastueux ; l'amélioration de ses domaines épuisa ses revenus et sa terre de Céret, notamment, fut grevée de dettes. Il se décida à emprunter une somme de 12.500 livres à Bernard Albert, riche bourgeois de Perpignan, dont le père avait été procureur du roi en Roussillon, en 1420. Il offrit en garantie la généralité de ses biens. Bernard Albert accepta et l'emprunt fut signé le 6 juillet 1445. Le 6 mai 1447, François de Fenouillet emprunta à Bernard Albert une autre somme de 15.000 livres de Barcelone (ce qui fait à 16,50 par livre, 247.500 francs). Ces fonds produisirent annuellement au denier vingt (c'est-à-dire à 5 °/.) la somme de 750 livres. L'obligation consentie par François de Fenouillet en faveur de Bernard Albert contenait une clause extraordinaire : elle attribuait au créancier le droit de s'emparer des biens hypothéqués au payement de la vente et d'en retirer les fruits à la concurrence des arrérages. Aussi Bernard Albert et Philippe, son fils, usèrent successivement de cette faculté. Cette hypothèque fut l’origine de multiples procès entre les descendants des deux familles Albert et de Pérellos.

Durant l'occupation française du Roussillon par Louis XF, les biens de François de Fenouillet, vicomte de Roda, furent confisqués et acquis à Jean de Foix, comte de Candale. François de Fenouillet était décédé en 1466. Cette année-là, des lettres d’Antoine de Chätcauneuf, sieur du Lau, écrites aux consuls de Millas, ordonnèrent à ceux-ci de remettreleur ville à la vicomtesse de Roda. En mourant, François de Fenouillet laissa une fille unique nommée Françoise à laquelle il fit donation de tous ses biens. Cette disposition était renfermée dans le contrat de mariage de cetle dernière avec Picrre de Torrelles. à la date du #4 juin 1454. De ce mariage naquirent deux fils, Jean et François, et deux filles, Aldonse et

Agraïde. Jean, l'aîné, reçut en partage les biens du patrimoine du père, et François, le cadet, obtint les biens de la mère avec le droit de perpétuer le nom de Fenouillet. François ayant constitué héritière Agraïde, sa sœur. par son testament du 28 août 1500, Jean, le frère aîné, revendiqua à la mort de François, qui arriva la même année, les biens de la famille de Fenouillet, en vertu de la clause insérée dans le contrat de mariage du #4 juin 1454 par leur grand-père : à la mort de Françoise, ma fille, ses fils lui seront subslilués par ordre de primogéniture. La contestation fut portée devant l'audience de Barcelone qui adjugea. par une sentence arbitrale du 17 octobre 1500, tous les biens de Fenouillet à Jean, à condition quils feraient retour à un des fils d’Agraïde par elle choisi, s’il venait à décéder sans enfants mâles. Agraïde épousa Martin de la Nuça, noble seigneur catalan, dont la famille est déjà mentionnée au xu° siècle. Deux fils, Jean et Claude, furent le fruit de cette union. Agraïde. par son testament du 1° septembre 1517, fit son héritier universel Jean de la Nuça. son fils ainé. avec charge de donner à Claude, son enfant puiné, les seigneuries de Céret et de Saint- Marsal. La branche cadette de la famille de la Nuça ne cessa de posséder la seigneurie de Céret jusqu'à la Révolution. Quant à la branche aînée de la Nuça. représentée par Jean, premier fils d'Agraïde, elle obtint la vicomté de Roda et de Pérellos. Jean se maria à Catherine d’Urrea et de Tolède, de qui elle eut un fils, Pierre de la Nuca.

Une lettre de Philippe [IT datée du 3 décembre 1575 confirma un arrêt rendu par le conseil de la Royale audience de Barcelone qui reconnaissait Jean de la Nuça, justicier d'Aragon et descendant des vicomtes de Fenouillet et de Pérellos pour le seigneur de Roda et de Pérellos.

Abbé J. CaPeiLee, Elude historique sur Millas.

FERRAN (Jean-Antoine), maître de la Monnaie

de Perpignan, sous le règne de Philippe IT, devint

successivement secrétaire du Saint-Office et chef des courriers de Catalogne.

Archives des Pyr.-Or., B. 374, 378. 3x0.

FERRAN (Hyacinthe) qui figure dans l'élat des nobles présents à l’armée de Dalmace de Quéralt, en 1639, devint quelque temps après gouverneur de Roussillon et de Cerdagne, en remplacement de Christophe Gallart de Traginer.

Archives des Pvr.-Or.. B. 388. 390.

FERRER (François), peintre de Perpignan, peignit le retable de la Vierge de Cabestany. en 1413, et la tour à feux de Port-Vendres.

Archives des Pyr.-Or., B. 201, G. 737.

FERRER (Vincent) occupa le siège abbatial de Saint-Michel de Cuxa depuis l’année 1627 jusqu’en

For, Histoire de l'abbaye royale de Saint-Michel de Cura.

FERRER (Vincent-Joseph-Mathieu) naquit à Perpignan, le 15 mars 1814. de Pierre Ferrer-Maurell et d'Elisabeth Delcros. Après avoir fait ses premières études secondaires au collège des Jésuites d'Aix, ‘il passa en 1829 au collège royal de Toulouse. Il dut en sortir vers la fin de l’année 1831, à la suite d'une discussion politique qu'il avait eue avec son professeur. Vincent Ferrer retourna à Toulouse au mois d’octobre 1832 pour y suivre le cours de droit : il y demeura jusqu'en 1837. Revenu à Perpignan, il se fit inscrire au barreau de cette ville. A la suite de la rencontre fortuite qu’il fit de l'abbé Garreix, vicaire à la paroisse Saint-Jacques de Perpignan, Vincent Ferrer engagea avec ce prêtre une conversation dans le cours de laquelle il lui soumit des observationss au sujet de la confession. Les arguments del’ecclésiastique furent si convaincants, que le jeune avocat résolut de quitter le monde, et d’'embrasser la vie religieuse. Des difficultés nombreuses et sérieuses vinrent entraver ses projets : la mort inopinée de sa mère enracina Vincent Ferrer dans la volonté de se consacrer à Dieu. À la suite d’un voyage à Paris que son père lui avait conscillé dans le but de le distraire de ses aspirations vers la vie religieuse, le jeune avocat passa à Lyon. Il dirigea ses pas vers l’abbaye d’Aiguebelle ; il y fit une retraite de quelques jours, puis écrivit à ses parents qu'il fixait sa demeure dans cette solitude. Le nouveau religieux eut à vaincre l'obstination de sa famille qui se rendit au monastère d’Aiguebelle pour le ramener à Perpignan. Mais après un séjour de deux mois dans la maison paternelle, Vincent Ferrer partit pour s'enfermer à jamais dans l'abbaye de la Trappe. Il v arriva le 19 avril 1838, y fit son noviciat et prit en religion le nom de Marie-Ephrem. Au couvent, le nouveau religieux fut pour ses frères un modèle accompli de perfection chrétienne. Une maladie de poitrine l'enleva de ce monde, à l'âge de vingt-cinq ans. Il mourut à Aiguebelle en odeur de sainteté, le 16 juillet 1839.

Sans nom d'auteur, Vie du Père Marie-Ephrem. où Histoire d'un moine de nos jours, Avignon, Aubanel, 1K42.

FERRER (Léon), né à Perpignan en 1833, fil un staue dans la pharmacie paternelle, avant d'entrer à l'Ecole supéricure de pharmacie de Paris, où il suivit les cours du professeur Soubeiran. Une thèse sur les Insectes vésicants. que Léon Ferrer soutint le 27 août 1859, lui valut le diplôme de pharmacien de 1” classe. Rentré à Perpignan, il prit la succession de son père ct exerça la profession de pharmacien

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