HEREDIA — HOCQUINCOURT
théories scientifiques auxquelles donnaient lieu les récentes trouvailles. Il adressa une Leltre à M. Champollion-Figeac le jeune sur l'incertitude de l'âge des monuments de l'Egypte et sur l'histoire physique, politique el religieuse de l'Egypte avant l'invasion de Cambyse, en 2 vol. in-8°. Sa persévérance dans ce genre d'études lui permit de publier sur le déclin de la vie. le fruit de ses patientes investigations sur les peuples anciens. En 1846, il fit éditer en 2 vol. in-8°, ornés de planches, l’Egypte pharaonique, ou Histoire des inslitulions des Egyptiens sous leurs rois. Mais déjà, à cette date, Henry avait quitté Perpignan pour occuper à Toulon le poste d’archiviste de la ville. Il se trouvait même dans cette cité avant 1840, car cette même année, il Hivra à la publicité un Annuaire de la ville de Toulon. Henry était correspondant des Comités historiques du ministère de l’Instruction publique, de la Société des Antiquaires de France et de divers autres corps savants. Dès 1821, il avait pris part à la rédaction de la Revue encyclopédique et à celle du Mémorial de l'Industrie. Les notices insérées dans ce périodique sous la rubrique Lettres Roussillonnaises, sont dues à sa plume aussi érudite que féconde. On cite encore de lui un Essai d'explication d'un tableau slalislique du XVF siècle, in-8°. Henry mourut à Toulon le 3 octobre 1850.
Hœærer, Nouvelle Biographie générale.
HEREDIA (Jérôme de), viguier de Tortose, devint successivement majordome de l'hôpital des gens de guerre de Perpignan et alcayd ou commandant du Castillet de cette ville. Il mourut en 1616 et eut pour successeur dans cette dernière charge Gaspard Tord.
Archives des Pyr.-Or., B. 377, 380.
HIJAR (Jean-François-Christophe-Fernandez duc d’) épousa Françoise, une des filles de Pierre-Galcerand de Pinos de Fenouillet et de Pétronille Çurita de Peramola. Celle-ci, devenue veuve, reçut en héritage la succession des vicomtés de Canet et d'Evol. Mais elle n'en jouit qu'un instant. Louis XIV en disposa, pendant tout son règne, au profit du Domaine ou en faveur de la duchesse de Sforza, Louisc-Adélaïde de Damas-Thiange.
AcanT, Echo du Roussillon, 1865.
HIJAR (Isidore-Fernandez duc d’) rentra en possession des vicomtés de Canet et d'Evol, à la suite d’un arrêt que le Conseil d'Etat rendit en 1730. En 1789, le duc d'Hijar, qui était quatre fois grand d'Espagne, chevalier de la Toison d'Or et gentilhomme de la Chambre du Roi, se trouvait, en sa qualité de vicomte de Canet, seigneur de Canet, Torreilles et Sainte-Marie-la-Mer en Roussillon. et
par son titre de vicomte d'Evol, seigneur d’Evol, Olette, les Horts, Sauto et Fetges, en Conflent, Fontrabiouse, en Capcir, Estavar et Bajanda dans la Cerdagne française, sans compter une infinité d’autres possessions et de droits de fiefs dispersés dans la province.
ALART, OP. Cil.
HIJAR (Gaëtan de Sylva, duc d’) mourut à Perpignan, le 25 janvier 1865, dans sa soixante-unième année. Il descendait. par les femmes, et se trouvait l'héritier d’un grand nombre des plus grandes familles nobiliaires de l’ancien Roussillon, parmi lesquelles on peut citer celles de So, de Castros, de Canet, de Fenouillet et de Pinos, qui avaient simultanément ou successivement possédé les trois vicomtés de Canet, d’Ille et d’Evol, et plusieurs autres seigneuries du Roussillon et de la Cerdagne.
ALART, Op. cil.
HILDESINDE, abbé de Saint-Pierre de Rhoda, dès l’an 945, fils d’un seigneur nommé Tassius, qui avait restauré ce monastère. fut élu évêque d’Eine, tout en conservant le titre et la dignité d’abbé. C’est ainsi que Île qualifie lc pape Benoît VII dans une bulle du mois d'avril de l’année 979, par laquelle il confirme les immunités de ce monastère et tous les biens qu'il possédait depuis Narbonne jusqu'aux frontières d'Espagne. Il obtint en faveur de ce monastère un privilège du roi Lothaire, l’an 982. La même année il consacra l’église des saintes Juste et Rufine, dans la vallée de Prats-de-Mollo, en Vallespir. Le 18 février 991, il céda l’alleu de Cabanac, avec l'église, à Riculfe, abbé de Saint-Etienne d’Agusa (Saint-Estève-del-Monestir) près de la Tet. Cct abbé, de son côté, lui céda divers alleux.
Marca hispanica, col. 927. — Devic et Vaisserre, Histoire de Languedoc. — PuicaGani, Catalogue biographique des évéques d'Elne.
HILPERIC, cinquième abbé de Notre-Dame d'Arles, releva le monastère détruit par les Normands et écrivit à Charles-le-Chauve, en 869. une lettre pour lui demander la confirmation et l'extension des privilèges accordés à ses prédécesseurs. Sur sa demande, l’empereur, dans une charte ou Pr:ceptum de la même année, confirma, expliqua et étendit les immunités et privilèges octroyés précédemment par ce monarque en 844 et par Louis-le-Débonnaire en 821.
Marca hispanica, col. 793-794.
HOCQUINCOURT (Charles de Monchy d’),
maréchal de France, né en 1599, en Picardie, mort le 43 juin 1658, à Dunkerque. D'une famille dont la
noblesse remontait au xrr siècle, il apprit jeune le métier des armes, et fit ses premières campagnes en Italie. En 1639 il était maréchal de camp, et se trouva à Morhange sous le comte de Hallier. Il escorta ensuite un grand convoi destiné à Arras. En 1641, il exerçait un commandement à la bataille de la Marfée, et plus tard il dirigea l’arrière-garde du maréchal de La Mothe dans le Roussillon; puis il passa à l’armée des Flandres, et assista à la bataille de Gravelines. Nommé lieutenant général, gouverneur de Péronne, Montdidier et Roye, après la mort de son père, en 164, avec la charge de louvetier du Boulonnais. il reçut ensuite le commandement d’une division à l’armée d'Allemagne. Il se signala Îles années suivantes à Schorndorff, Worms, Tubingue et Rethel, où il commandait l'aile gauche du corps du maréchal du Plessis (depuis duc de Praslin), opposé à Turenne. Quinze jours après cette affaire, le 4 janvier 1651, d'Hocquincourt fut créé maréchal de France. Il avait proposé à la reine de tuer Île prince de Condé en pleine rue. Le cardinal de Retz nous apprend que d'Hocquincourt, qu'il vit à l'hôtel de Chevreuse, « lui conta familièrement tout le particulier de l'offre qu’il avait faite à la reine » ; le coadjuteur fit avertir le prince sans nommer personne. En 16:52, d'Hocquincourt escorta jusqu'à Poitiers Mazarin, qui rentrait en France (30 janvier). Le lendemain il se mit en route pour se rapprocher de Paris, avec Turenne et l’armée royale, laissant seulement le comte d'Harcourt avec quelques troupes en Guienne pour faire face aux rebelles. Le duc de Rohan-Chabot, gouverneur d'Anjou, s'étant déclaré pour le prince de Condé, d'Hocquincourt vint l'assiéger dans Angers. Le duc d'Orléans envoya pour délivrer Angers le duc de Nemours avec des troupes espagnoles qui se trouvaient à la frontière de Picardie et le duc de Beaufort avec les troupes du parti des princes. Le duc de Sully livra passage aux troupes des deux beaux-frères à Mantes ; néanmoins ils arrivèrent trop tard : le duc de Rohan avait capitulé le 4° mars 1652. Au mois d'avril, l'armée rovale, qui n'avait pu entrer dans Orléans que défendait M" de Montpensier, vint passer la Loire à Gien. « D'Hocquincourt, dit Sismondi, distribua sa cavalerie dans sept villages aux environs de Blesneau, sans vouloir écouter Turenne, qui trouvoit leurs quartiers trop éloignés pour qu'ils pussent se soutenir réciproquement ; toutefois, il ne croyoit aux deux généraux qui lui étoient opposés ni assez d'activité ni assez d’habileté pour redouter beaucoup une surprise. Mais, dans la nuit du 7 avril, le maréchal d'Hocquincourt fut attaqué sur plusieurs points avec tant d'ensemble et une si grande rapidité que cinq de ses quartiers furent enlevés, et tout ce qui s’y trouva tué, pris ou mis en fuite. Quelques-uns des fuyards arrivèrent à