‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 86 sur 227 · JUST · texte numérisé non relu

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édita chez M'" Antoinette Tastu, les Ermilages du diocèse de Perpignan, un vol, in-8° de 204 pages, dans lesquelles sa plume trace des descriptions pittoresques et historiques des sites et des monuments érémitiques que renferme le département. L'ouvrage valut à Louis Just une lettre laudative de Gerbet. Ce prélat lui écrivit, le 25 mai 1860 : « J'ai appris avec plaisir que vous êtes à la veille de publier votre travail sur les ermitages du diocèse de Perpignan. Ce que j'en connais m'a suffi pour en apprécier le

mérite. Je sais avec quelle exactitude vous avez décrit ces modestes monumens (sic), avec quel soin vous avez recueilli les souvenirs traditionnels qui s’y rapportent... Votre livre contribuera, je n'en doute pas, à entretenir la piété diocésaine, et j'espère qu'il provoquera la restauration de quelques vieux sanctuaires que les Saints redemandent ; ce sera votre plus douce récompense. »

FourqQuET, Calalogue des livres imprimés et manuscrils de la bibliothèque communale de Perpignan.

KENNEDY ou CANDY (Bernard de), sentilhomme irlandais de la suite du roi Jacques 1}. s’établit au Boulou, lors de la persécution des catholiques d'Irlande et obtint de Louis XIV des lettres-patentes de naturalisation française. [1 eut quatre fils, dont un. du nom de Sauveur, recueillit sa succession : les trois autres, Bernard, François et Jean embrasserent la carrière ecclésiastique. Le premier fut curé de Laroque-des-Albères. Quant aux derniers ils occupèrent successivement la cure de l’église Saint-Jacques, à Perpignan. François de Kennedy ou Candy fut à la tête de cette paroisse durant l’espace de six ans (1720-1726) ; Jean, son successeur, y demeura durant une longue période de trente-six ans (1726-1762), et transmit la houlette pastorale à un de ses neveux, André de Kennedy. Sauveur de Kennedy laissa pour héritier son fils Joseph, lequel épousa une demoiselle Costa, De cette union naquit un garçon auquel on donna au baptême le prénom de Côme.

Archives municipales de Perpignan, GG. 145-150. — Archives des Pyr.-Or.. G. 799. — DE Sunr-Arzzus, Nobiüliaire universel de France, Paris, 1815, t. IV. — Abbé TorReiLes, Le Roussillon, de 1789 à 1830, d'après les mémoires el la correspondance de M. Jaubert de Passa, dans le XXXNUI° Bulletin de la Sociéle Agricole, Scientifique et Littéraire des Pvrénées-Orientales. — Archives de la famille (Comimunication obligeante de M. l'abbé Gabriel de Llobet, vicaire-général de Perpignan).

KENNEDY ou CANDY (Côme de) prit du service, en 1719. dans les milices bourgeoises de la province du Roussillon. Il fit partie du détachement de troupes qui défendit Saint-Laurent-de-Cerdans sous les ordres du commandant de la place, de Lamotte. Côme de Kennedy passa ensuite à Bellegarde en qualité de capitaine des mêmes milices, en vertu d’une commission délivrée par Lacombe, licutenant du roi à Perpignan, le 12 avril 1734. Une seconde commission de capitaine au même régiment lui fut encore octrovée, le 17 juin 1742, avec affectation au fort de Bellegarde. Cômes, de Céret, qui commandait le bataillon de cette dernière forteresse, étant décédé en 1748, Côme de Kennedy fut nommé commandant à sa place, le 29 janvier de cette même année. Côme de Kennedy reçut, le 9 mai 1753, des lettres de bourgcois honoré et immatriculé de la ville de Perpignan. Le 21 août 1755, il devint seigneur

engagiste du Boulou, de pair avec Antoine-Barthélemy Tabariès, seigneur de Grandsaigne, avocat au Parlement. Côme de Kennedy épousa une fille de la maison Joly qui lui donna six enfants : Joseph ; André; Agnès qui se maria à un de ses cousinsgermains, Joseph Joly; Anne, femme de Thomas Pérone, avocat ; Françoise, épouse de Cabalé ; et Marie-Angèle, qui unit ses destinées à François Maria, de Ria.

Archives de la famille de Llobet. — Archives des Pyr.-Or.. B. 403, 404.

KENNEDY ou CANDY (Joseph de), fils du précédent, naquit au Boulou, en 1718. A la mort de son père, il recueillit sa succession et ajouta aux domaines et aux titres de la famille un riche héritage que lui laissa son oncle Jolv, décédé à Barcelone, sans postérité, après avoir été page de la duchesse d'Albe. En 1763, Joseph de Kennedy hébergea dans sa maison du Boulou (mairie actuelle) le comte de Clermont- Tonnerre, ambassadeur de France en Portugal. Ce personnage qui se rendait à Lisbonne en mission diplomatique, fut dans l'obligation de séjourner durant trois jours dans la maison du seigneur du Boulou, à cause d'une crue de la rivière du Tech survenue subitement pendant la nuit. Le comte de Clermont-Tonnerre était accompagné de sa femme. de ses enfants, du comte d'Hinisdal, du marquis de Grave, du marquis de Bon. fils de l’Intendant du Roussillon, et de nombreuses personnes composant la suite de l'ambassade. En 1787, le duc d’Ayen. capitaine des gardes du corps du roi Louis XVI fit un voyage en Roussillon, dans le but de visiter les places fortes de la province. Joseph de Kennedy lui fit les honneurs de sa maison. Durant trois jours, le duc d'Ayen fixa son habitation dans les appartements du seigneur du Boulou, en même temps que les marquis de Gouvion et de Croy, ses compagnons de route. Côme, fils de Joseph de Kennedy, fut invité par ces hôtes de distinction à prendre part à leurs savantes excursions. [ne les quitta qu’à Mont-Louis, lorsqu'ils eurent franchi la limite de la province. En 1793, la maison du seigneur du Boulou devint Île quartier-général des généraux Antoine Ricardos et

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