‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 96 sur 227 · LA SALA — LASSUS · texte numérisé non relu

LA SALA — LASSUS

ecclésiastique de ce diocèse en fusionnant le clergé constitutionnel avec le clergé fidèle. Il cfficia pontificalement, le dimanche 26 décembre 1802, dans l’église Saint-Jean. « L'on estime, écrivit-il lui-même, que plus de dix mille personnes se trouvaient là réunies. Comment imposer silence à trois ou quatre mille individus qui sont sur une place publique et se poussent pour tâcher de voir ce que la plupart n'avaient jamais vu. Tout le monde assure que la satisfaction était peinte sur tous les visages. » L'évéque travailla sans retard à l'œuvre de la circonscription des paroisses, de concert avec la préfecture des Pyrénées-Orientales ; mais en dépit des concessions par lui faites. il se vit dans l'obligation de refuser la proposition du préfet Martin qui n'érigeait dans l’ancien diocèse d’Elne que dix sept cures et quinze succursales. IL en appela au ministre. En quittant Perpignan, le 5 janvier 1803, Arnaud-Ferdinand de La Porte désigna comme son représentant dans Île département des Pyrénées-Orientales, Le chanoine de La Boissière, ancien député aux Etats-généraux de 1789. IL lui conféra le titre de pro-vicaire général et lui confia en même temps l'administration de la cathédrale Saint-Jean, à Perpignan. Après un an de démarches incessantes, Arnaud-Ferdinand de La Porte obtint, par son énergie constante. un décret portant érection de dix-sept cures et de cent douze succursales dans l’ancien diocèse d'Elne. Son zèle épiscopal arracha, dans la suite, à la plupart des anciens prêtres constitutionnels tenus officiellement à un simple acte de soumission à ses ordres, la rétractation publique de leur premier serment. Il cimenta l’accord de ceux-ci avec les ecclésiastiques qui avaient préféré l'exil à la constitution civile. Le nom de ce prélat fut en grande vénération dans tout le clergé ; il tutoyait tous les prêtres pour leur prouver son affection. Le premier des évêques de France. il ouvrit, dès 1803, son grand-séminaire qu'il agrandit, dans la suite, à diverses reprises. En 1822, cet établissement ne pouvant plus suffire à tous les élèves ecclésiastiques, il créa une succursale à Perpignan, dans l'ancien syndicat de Saint-Jean, et les cours furent ouverts durant le mois d'octobre de cette année. Dévoué à l'Empire qui l'avait nominé chevalier de la Légion d'honneur, Arnaud-Ferdinand de La Porte adhéra, dés 1814. au gouvernement de la Restauration. Le 6 août 1816. il consacra l'église paroissiale de Thuir dont les habitants venaient d'achever la construction, interrompue pendant plusieurs années. Après le concordat de 1817, Louis XVIIL nomma Arnaud-Ferdinand de La Porte à l'archevèché d'Auch ; mais le modeste prélat demanda à finir ses jours dans son diocèse. Il inmourut à Carcassonne le 19 septembre 1824. Son corps fut enseveli dans le sanctuaire de la cathédrale de cette

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cité et son cœur fut déposé dans la chapelle de son grand-séminaire. On éleva à ce pontife un tombeau avec une épitaphe élogieuse dans le parvis de l’église Saint-Michel. Lettré et érudit, grand bibliophile, Arnaud-Ferdinand de La Porte grava lui-même ses ex-libris, lesquels sont actuellement recherchés par les collectionneurs. Ses armoiries portent : écartelé : aux Î el 4 de pourpre à l'olivier d'argent (La Porte) ; aux ? et 3 de gueules à la fasce d'or, chargée de trois coquilles d'argent en fasce (Pelerin). Sous l’Empire, Arnaud-Ferdinand de La Porte adopta d’autresarmes, différentes des précédentes en ce que le 2 était de gueules à la croix épiscopale d’or ou de baron évéque, et que la couronne ducale fut remplacée par la toque de chevalier de la Légion d'honneur. Il garda ces armoiries jusqu'à sa mort, en tête de ses mandements.

HœærEr, Nouvelle biographie générale. — Puiccant, Catalogue biographique des évêques d'Elne. — Abbé ToRREILLES, Histoire du clergé dans le département des Pyrénées-Orientales pendant la Révolulion française. — Pisani, L'Epivopat français depuis le Concordat jusqu'a la Séparation.

LA SALA (Bertrand de) était propriétaire el seigneur utile du moulin ainsi que du ruisseau de la ville de Perpignan, au début du xvr siècle.

Archives des Pyr.-Or.. B. 478, HS.

LASSUS (Jean de) reçut, le 21 septembre 1633. des lettres-patentes de Philippe IV. qui lui concédé rent le privilège de bourgeois honoré de la ville de Perpignan. Son frère Pierre appartenait à la compagnie de Jésus, et sa sœur Isabelle avait épousé Jean Pagès, marchand de draps à Perpignan. Jean de Lassus se maria à Marie Pi et eut d'elle trois enfants : Etienne, Marie et Thérèse. La première des deux filles unit ses destinées à Joseph Bou cet la cadette à Hugues de La Tour, chevalier de Landorthe, gouverneur de Prats-de-Mollô.

Archives des Pyr.-Or., B. 388, E. (Titres de famille), 85.

LASSUS (Etienne de), fils du précédent, était docteur ès-lois. Il épousa une demoiselle Baster et

de leur union naquirent deux fils : Antoine et Joseph.

Celui-ci entra dars l’ordre de Saint-Benoît. à l'abbaye d'Arles-sur-Tech. Devenu veuf, Etienne de Lassus convola en secondes noces avec Thérèse Cabestany : il n'eut pas d'enfants du second lit.

Archives des Pyr.-Or.. E. (Titres de famille), AK.

LASSUS (Antoine de), fils du précédent. servit en qualité de capitaine dans le régiment des milices de la province du Roussillon, depuis le 2 juin 164 jusqu'à sa mort, survenue le 20 octobre 1724. épousa la sœur de Thomas de Garau de Perarnau. De leur mariage naquirent un fils et deux filles :

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