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Avor-vous préféré une fêle de dévotion à une fête de commandement? Avez-vous laissé les pratiques ordinaires «le piété pour vous faire un plan de vie selon voire espfil particulier? Péché véniel, si cela n'attaque pas les choses eiacnlieUèi de la
rt)i| on.
(>• L'arrogance. Vous étes-vous arrogé dea droits, des préséances, des honneurs qui ne vous étaient pas dus? Vous étes-vous arrogé le droit de juger et do mépriser les décisions des premiers pasteurs, préférant vos sentiments aux sentiments de l'Eglise ? Péché mortel,
si la légèrelé de matière n'excuse.
7° Ln présomption. Avez-vous entrepris des œuvres au-dessus de vos forces ou de vos talents? Pèche ténia! , à moins qu'il n'en résulte un mal considérable pour vous OÙ pour les autres. Avez-vous cru que vous aviez assez de force pour ne pas succomber dans les occasions périlleuses auxquelles vous vous exposiez témérairement? Avez-vous cru (|ue sans la prière vous auriez tous les secours du ciel dont vous avez besoin pour remplir vos devoirs? Orgueilleuse présomption , que tu as fait d'apostats et perdu d'âmes !
8° Lexcust de ses pêches. Avez-vous refusé une réparation légitime à un innocent que vous axez maltraité, disant que vous ne lui aviez point fait de tort et qu'il a mérité ces mauvais traitements? Avez-vous, pour vous disculper, accusé malicieusement une personne innocente d une laute que vous aviez vous-même commise? Orgueil, mensonge, impudence et injustice.
Avez- vous défendu vos erreurs, ou soutenu des sentiments condamnés par l'Eglise? Qui \uus a donné le droit de réclamer contre une autorité souveraine qui décide? Avez-vous le droit de condamner l'Lglisc qui vous juge, et de juger l'Eglise qui vous condamne? Vou9 étes-vous obstiné dans un mauvais parti, sans vouloir reconnaître que vous êtes prévenu ou que a ous vous abusez, et malgré les remontrances des personnes judicieuses ? Avez-vous persisté dans *os idées, vous persuadant que les autres se trompeni ou qu'ils sont prévenus? Ce péché est très-commun. On ne voit que irop de gens entêtés , qui avant pris un sentiment dangereux ou mauvais n'en reviennent jamais.
Pères et mères , chefs de f imillc, n'avez-xous point méprisé les avis qu'on vous donne au sujet des scandales qui sont dans votre maison ; et malgré les avertissements des pasleurs et des personnes sensées, avez-vous soutenu les dérèglements de voire famille, en disant qu'on n'y fait point de mal ? Plus vous êtes élevés , plus vous devez craindre d'autoriser le désordre par votre silence et par vos exemples.
Pour justifier vos désordres , n'avez-vous point accusé les autres d'en faire autant? Tel fut Luther. Tels sont ces voluptueux effrénés qui , pour s'autoriser les uns les autres et séduire les personnes du sexe , disent avec effronterie qu'il n'y a point de mal et que tout le monde en fait autant. Péché grave.
9° Lai eu de ses fautes avec dissimulation. Ne vous êtes-vous point abaissé afin d'être élevé, parlant de vous avec mépris , avouant votre ignorance , votre méprise, pour donner le change et recevoir des louanges ? Un solitaire qui faisait paraître une profonde humilité vint un jour chez l'abbé Sérapion; ce bon vieillard l'invita , selon sa coutume, à offrir avec lui sa prière à Dieu. Mais le solitaire répondit qu'il avait commis tant de péchés qu'il s'estimait indigne de cet honneur et même de respirer l'air commun à tous les hommes. Il ne voulut aussi s'asseoir qu'à terre et non sur le même siège. Il fit encore plus de résistance lorsqu'on voulut lui laveries pieds. Enfin lorsqu'ils furent sortis de table , Sérapion lui ayant donné quelques avis , avec toute la douceur possible, s'aperçut du mauvais effet de sa remontrance. «Eli quoi, mon fils , lui dit alors le bon vieillard, vous disiez, il n'y a qu'un moment, que vous aviez fait tous les crimes imaginables , d'où vient donc qu'un simple avertissement que je vous donne, qui n'a rien d'offensant et que vous devriez même recevoir comme un gage de ma tendre affection, vous contriste si fort , que je vois éclater sur voire visage le chagrin , le dépit et l'indignation la plus étonnante ? Avouez-le , mon frère , vous attendiez l'éloge de votre humilité apparente ; vous auriez été fort content que je vous eusse répondu par ces paroles du livre des Proverbes : Le juste commence son discours par s'accuser lui-même. La vraie humilité ne consiste pas à s'imputer de grands crimes que personne ne croira , mais à souffrir en paix et à savoir estimer les injures qu'on nous fait, même sans aucun fondement ! »
Mais le plus grand crime en ce genre c'est quand on accuse ses fautes avec dissimulation dans le tribunal de la pénitence. O homme aveuglai En déguisant vos fautes à un confesseur , les cacheiez-vous à Dieu qui doit vous juger?
10° La désobéissance. Avez-vous résisté à l'autorité légitime qui vous commande? Avezvous désapprouvé les ordres de vos super eurs, a\ez-vous mal interprété leurs intentions ? Quelle impudence, dit saint 15ernard, que l'homme, un petit ver de terre, ose refuser de se soumettre, tandis que Jésus-Christ s'est soumis à un pauvre artisan 1
11° La liberté. Etes-vou> de ces orgueilieuxqui ne peuvent pas souffrir qu'on les reprenne, encore moins qu'on les corrige, qui ne veulent ni dépendance, ni subordination , ni supérieur, ni égal? Emporté par esprit hautain el domin ni , n'avez-vous point voulu être maître a\ec vos égaux, parier et agir toujours en maître?
12* Lltubilude de pécher. L'homme qui pèche mortellement par coutume porte l'orgueil contre Dieu, jusqu'à dire par sa conduite qu'il se moque de Dieu, qu'il se soucie peu de
Claire à Dieu et de retourner â lui, pourvu qu'il se contente. L'habitude ae pécner, dit saint humas , renferme un mépris de Dieu.
Ce qui dans cette matière serait un péché mortel , s'il y avait pleine adverlance , ce serait ae vous attribuer à vous-même vos vertus , vos bonnes qualités et tout ce que vous avez reçu de Dieu.