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qu'ili dcvnieDt recevoir? Vous y ôlei lenus s >us peine de péché Brave. Voui devez de plus leur inspirer l'horreur do vice, l'amour de la ferla, les accoutumer Bai exercice! df la religion, à aller à la mette, à confesse, à prier l > i t> u matin ci soir, ci sn i (oui lenr donner celle
crainte de Dieu qui pont seule arrêter la longue des pas-ions. La crainte de Dieu, dil saint
Cypri u, ' si la plus sûre gardienne de l'innocence. Dieu, Ame, religion, éternité :la science
de ces quatre mois, RUpérieure à celle des langues el des plus beaux arls, devrait êlre familière a m»s enfanta avant l'âge dea passions.
Ave/- vous confie vos enfants :'i des instituteur! sans religion ou sans imimiis, capable! de les pervertir par leurs principes ou par leurs mauvais exemples? Péché mortel. Comprenez cette parole, pères cl mères : A quoi la science sort -elle sans la crainte de Dieu ?
I '/. '/.'<i ce. A\e/-vous veille au salut de l'àme de vos enfants? Los avez-vons fait baptiser au plus tôt? Si vous avez différé sans raison légitime au delà de huit à dix jours, selon saint Liguori, vous avez péché mortellement. La bcMne foi cependant peut vous excuse-.
A\c/-\o.is veillé à ce que vos enfants remplissent tous les devoirs de la reli ion? Leur en avez-vous laissé le temps ? Avez-vous fait ce que vous avez pu peui les faire, confesser au moins une lois l'an ? Vous êles-vous assurés s'ils l'ont fait véritablement? s'ils ont assisté à la messe hs saints jours de dimanche? Si, par U.ne négtige*nfe grave de votre part, ils ont Irangrosso quelques-uns des devoirs « sseiîtiels de la re i io,\ vous êtes grièvement coupah os: veniellcmcnt, si votre négligence n'a pasélé grave. Vous êtes-vo is informés <jui vos enfants fréquentent, où ils vont, ce qu'ils font, lorsqu'ils sont hors de la maison paternelle ? Les avez-vous laissés sortir do nuit? Avez-vous veillé sur leurs lectures, sur leurs conversations, sur leurs récréations, sur leurs amusements, sur les tableaux et les gravures que vous a\ez dans vos maisons, sur les livres que vous gardez dans vos biblolhèques et qui, quoique places sous clef pendant votre \io, finiront par devenir votre héritage? Avez- vous veille sur leur modestie dans leurs manières, dans leur toilette? Une jeune fille, dit le Sage, est pour son père l'objet d'une surveillance continuelle. Avez-vous veille sur leur innocence? lille doit être l'objet perpétuel de votre sollicitude. Avez-vous éloigné d'eux tout ce qui pouvait leur apprendre ou leur faire commettre le mal dans leur enfance ? Combien d'enfants perdent leur innocence à l'âge de trois ou quatre ans par le défaut de vigilance ou de précautions de la part de leurs parenls qui les lai sent jouer, s'amuser avec des amis pervers, ou qui les confient indiscrètement à des domestiques qu'ils connaissent peu ! Les parents, dit le rituel de Toulon, doivent avoir soin de séparer eurs enfants de différent sexe, même dans leurs amusements; les mères devraient, .Lion l'avis de saint Jérôme, apprendre à leurs filles à ne s'amuser avec leurs frères qu'avec crainte. Ils doivent encore être plus soigneux de ne pas confier leurs enfants à des domestiques do différent sexe : le défaut de celle précaution est d'une très-dangereuse conséquence. Avezvous été assez imprudent pour laisser coucher ensemble des enfants de différent sexe, ou pour les mettre dans le lit conjugal, lorsqu'ils ont à peine un an, au risque de les étouffer? Ce dernier cas est réservé dans plusieurs diocèses.
Lorsqu'il a été question d'un établissement, votre vigilance devrait être plus grande encore. Leur avez-vous permis de trop longues assiduités avec des personnes de différent sexe, même en vue d'un mariage? Alors les avez-\ous laissés seul à seul? Les péchés que commettent les enfants dans ces fréquentations sont imputables aux pères et mères qui manquent de vigilance.
Avez-vous laissé aller vos enfants aux bals, aux speclacles, aux assemblées de jeu, au service dans des maisons sans religion et sans mœurs, où leur salut était en danger? Péché mortel. Quoiqu'un enfant soit au service, ses parenls ne laissent pas que d'être obligés de veiller sur sa conduite.
La correction. Avez-vous laissé vivre vos enfants à leur volonté, n'osant ni les reprendre, ni les punir ? De combien de desordres cette mollesse des parenls n'est-elle pas la cause ? Quand vous avez reconnu en eux des penchants vicieux, qu'avez-vous fait pour les corriger et les détruire? La négligence des parents à cet égard peut-être souvent un péché mortel. Les bons el les mauvais penchants commencent dès la plus tendre enfance, et Montaigne, qui connaissait l'homme, a dit : Notre principal gouvernement est dans la main des nourrices. C'est dès le bas âge que vous devez corriger vos enfants.
Quand vous avez appris que vos enfants avaient offensé Dieu, n'av z-vous point négligé de les corriger, de les punir même, si vous le pouviez avec succès? Péché mortel, si le péché commis par les enfants est grave et que l'indifférence des parents le soit aussi. Le châtiment du grand prêtre Héli, qui, connaissant le désordre de ses enfants, ne les avait pas punis el corrigés, doit faire Ire i.bler les pères et mères trop indulgents.
N'avez-vous point corrigé vos enfants avec trop de sévérité, par caprice, avec emportement, les frappant trop rudement, de manière à provoquer les enfants à de grandes colères ou à leur nuire notablement ? Péché mortel. Un personnage distingué s'était relire en province pour s'y cons crer sans distraction à l'éducation d'un fils unique qu'il aimait tendrement. Cet enfant annonçait un esprit extraordinaire. On ne remarquait en lui qu'un seul défaut ; il était extrêmement obstiné. Un jour il montra ce défaut, mais dans un degré si déraisonnable, que son père crut devoir employer des moyens violents pour le corriger; il menace, l'enfant de dix ans persiste. On fait paraître deux hommes armés de verges, on n'obtient rien ; le père ordonne de sai ir l'enfant, qui pleurait, qui criait, et de le fustiger ;
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on obéit; pendant celle exécution, l'enfant devient pâle, cesse de crier, ses larmes s'arrêtent; aux éclats de sa colère succède tout à coup un silence morne, une effrayante immobilité. On le regarde avec élonnement, on l'interroge, point de réponse; sa physionomie décomposée n'offrait plus que l'expression du saisissement et l'empreinte de la stupidité. Par une révolution funeste et qui fait frémir, il venait de perdre toutes ses facultés mentales, et il ne les a jamais recouvrées, il est resté iml.écile. Pères et mères, corrigez vos enfant- à propos et jamais dans le moment de la passion.
N'avez-vous point forcé vos enfants à prendre un état contraire à leurs goûts et à leurs dispositions? Si c'est l'état ecclésiastique ou religieux, et même si c'est l'état du mariage et que vous n'ayez pas de fortes raisons pour les y forcer, il y a péché mortel. Les parenls peuvent, quand il y a des raisons, engager avec bonté leurs enfants à se marier.
Le bon exemple. Un proverbe dit : Leçon commence, exemple achève. Les enfants ne font que ce qu'ils voient faire ; votre vie est pour ainsi dire tout leur évangile. Si vous êtes bons , ils seront bons ; si vous êtes licencieux, sans religion, ils vous ressembleront: tel père, tel fils; telle mère, telle fille. Que serviraient vos leçons, si elles étaient démenties par des exemples contraires ? si ce n'est à faire penser que celui qui les donne se joue de la crédulité de l'enfance. Celui qui ne fait pas ce qu'il dit, ne le dit jamais bien. N'avez-vous donc point donné de mauvais exemples à vos enfants, par votre éloignement des sacrements, des églises, des devoirs de la prière, par des propos, des railleries contre la religion et ceux qui la pratiquent, par vos emportements et vos blasphèmes, par votre travail et vos profanations du dimanche, par vos disputes avec votre épouse ou avec d'autres, par vos haines et vos débauches, par vos manières trop libres et peu réservées ; en leur apprenant des histoires, des contes scandaleux , en mangeant des aliments gras les jours défendus, en leur commandant des choses contraires à la loi de Dieu ou à celle de l'Église ? Péché mortel, si le scandale est grave. Saint Cyprien ne craint pas d'appeler parricides les parenls qui donnent de mauvais exemples à leurs enfants.