‹ Dictionnaire de cas de conscience; (volume 2)Chapitre 262 sur 402 · TON · texte numérisé non relu

TON

qu'un évêque no devrait point prendre sur loi de l'admettre à la tonsure. Elle n'est établie que pour disposer aux ordres supérieurs, et un aveugle en est exclus par les canons , cup. 13, dist. 55. Ce ne serait donc guère que pour obtenir un bénéfice, comme nous le dirait tout à l'heure M. du Bois , qu'un aveugle demanderait la tonsure; et il est sûr qu'un dessein qui sent si fort l'ambition ou l'intérêt, devrait le rendre très-suspect. 11 est vrai qu'on permet quelquefois à un prêtre qui est devenu aveugle, dédire la messe; mais on passe à un homme déjà ordonné ce qu'on ne doit pas passer à celui qui ne l'est pas.

— Cas IX. Alexandre, qui n'a pas encore la tonsure, a été nommé à une chapelle par Marius qui en est patron. L'évéque a donné la tonsure à Alexandre et lui a conféré la chapelle en vertu de cette présentation. Tout cela est-il bien canonique ?

Et. Les sentiments sont partagés sur ce cas. L'auteur des Maximes du droit canonique de Fronce, tom. 11, p. 225 et suiv., soutient que « la tonsure est nécessaire, non seulement au temps de l'institution de l'évéque, mais aussi au temps de la présentation du patron, parce qu'elle est la première disposition pour les bénéfices. Autrement, poursuit-il, l'acte qui est nul dans son commencement, ne peut pas valider dans la suite. » M. Héricourl parait être de ce sentiment. Gibert dans ses Instructions ecclés., tom. II, p. 257, dit simplement que la collation d'un bénéfice faite à une personne non tonsurée, à condition qu'elle se fera tonsurer dans un certain temps, est nulle. Mais ce cas est différent du nôtre, où il n'y a de fait avant la tonsure que la présentation. Drapier, dans son Recueil de décisions, etc., tom. I, p. 118, dit que ceux qui prétendent que la tonsure est nécessaire au temps de la présentation , appuient leur sentiment sur un arrêt du

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