‹ Dictionnaire de cas de conscience; (volume 2)Chapitre 319 sur 402 · BAI · texte numérisé non relu

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MM. Dodaro, père et fils, et le célèbre M. llccquet, avaient donné la môme décision dés le 0 m.'ii de la même année. « On croit, disaient-ils, qu'il peut venir d'une femme antre chose qu'un homme, si cela a été précédé de quelque commerce bestial, c'est-à-dire du mélange de différentes espèces, ce qui décide votre première question. Mais, s'il est bien certain que tout s'est passe dans l'ordre naturel, et que la production monstrueuse ne soit devenue telle que par la fantaisie de la mère ou par quelque accident que ce soit, il paraît certain que l'ordre immuable du Créateur ne doit point changer, et qu'une créature, toute défigurée qu'elle paraisse, qui viendra de père et de mère légitimes , ne doit point perdre ce caractère de raison que l'auteur de la nature lui avait destiné. Kn effet, les parents, enfermant en eux tout ce qu'il faut pour la production de l'enfant, et leur action ne servant qu'à vivifier et à développer ce qui éiait déjà en eux comme en abrégé, il est clair que leur action ne peut rien changer dans l'intention de l'auteur de la nature : ils travaillent sur une matière qui ne dépend ni de leur volonté ni de leur fantaisie : ils ne sont que de faibles instruments du Créateur, qui peuvent bien défigurer son ouvrage, mais qui ne pourront jamais le corrompre. Saint Augustin est de ce même sentiment dans son Lnchiridion à Laurent, où il fait voir que les monstres ressusciteront ; d'où il faut conc'ure qu'ils ont «ne âme, et par conséquent qu il doivent être baptisés, suivant cet autre principe du même Père dans son 1er liv. de Adullerinis conjugiis... Salins est nolcn'i dure, guam volenti negare. Or il paraît que les créatures monstrueuses demandent le baptême par leur état, c'est-à-dire par l'ordre du Créateur, qui les a fait naître de parents chrétiens. On peut même penser fort raisonnablement que ces productions monstrueuses ne périssent presqu'aussilôt qu'elles sont nées, qu'à cause de l'extrême disproportion qui se trouve entre ce corps dégénéré et l'âme qui s'y est jointe. Un assemblage si bizarre n'est capable que d'une prompte dissolution : c'est pourquoi l'âme devenue comme inutile dans un corps si mal organisé pour elle, le quitte si promptement. On doit donc conclure de tout ceci que le défaut de la figure humaine dans les monstres ne doit pas empêcher de les croire véritablement animés, et par conséquent capables de baptême : ce qui était votre seconde question. »

Sur ces principes, à qui la capacité de ceux qui les ont établis, l'expérience des derniers temps, la probabilité des raisons, donnent un très-grand poids, je crois qu'un évêque n'aurait rien à craindre des jugements de Dieu, si, à la règle assez commune des Rituels, il substituait celle-ci : Monstrum quod ex homine et femina cerlo vel dubie procréation est, elsi in nul la sui parte humanam figuram prœferat, baptizari débet sub condilione.

Mais il reste deux questions à discuter : la première, s'il faudrait baptiser de la même manière un monstre qui serait né d'un homme et d'une bête, la seconde, s'il faudrait baptiser celui qui serait né d'une bête et d'une femme : car il y a des exemples de ce dernier phénomène. Au moins M. Ilruys, dans ses Mémoires historiques t critigues et littéraires , rapporte l-il, tom. 1, pag. 97, qu'une Femme de Berne en Suisse eut successivement, du commerce avec un ours, trois monstres, qu'on fit périr dans la suite, lorsque celle aventure lut connue. Je sais que quelques-uns demandent si celle histoire est vraie; mais d'autres demandent sur quel fondement on la croit fausse. Cela posé,

Il paraît, par la dernière consultation, qu'iï peut venir d'une femme autre chose qu'un homme, quand cela a été précédé d'un commerce bestial. D'où il suit que, dans ce cas, le monstre qui serait tout brute, ne pourrait être baptisé. Mais, outre qu'il y a beaucoup d'apparence que cela ne corn lurait rien pour un monstre né d'un homme et d'une bêle, M . Save doutait beaucoup que, du commerce d'une femme avec une bête, il dût nécessairement naître un monstre qu'on pût indubitablement juger n'avoir point d'âme raisonnable. Voici comme il raisonnait sur le cas pris dans sa généralité.

« Une femme peut avoir commerce avec une bête, ou d'abord, etquelque temps après, avec un homme, ou premièrement avec un homme (1), et ensuite avec une bête, ou avec une bête seule. Dans le premier cas, il y a raison de douter si la femme a conçu de la bêle, et si ce fœtus qui en sort n'est point une production de l'homme seul, mais défiguré et de\enu mons'rueux par l'impression que la bête a laite dans l'imagination de la femme, dans le temps de l'union qui a pré-* cédé. D'ailleurs, qui peut décider si, comme une bête peut rendre une conception humaine monstrueuse, l'homme ne peut point redresser et humaniser une conception bestiale?

«Dans le serond cas, si on suppose que la femme ait conçu de l'homme, la difficulté est levée par mon premier écrit. » Si cela est douteux, les mêmes raisons et le doute qui en résulte subsistent.

« Dans le troisième cas, où la femme n'a eu commerce qu'avec une bêle, la difficulté est plus embarrassante. Mais, s'il est vrai, comme beau.oup de physiciens le croient, que le fœtus est tout formé et parfaitement organisé dans l'œuf, et qu'il soit vivifié dans l'instant de la conception, qui sera as ez hardi pour décider que Dieu suspend son concours et qu'il ne l'infoime joint d'une âme raisonnable, quel que soit le tnâie qui le mette en mouvement, puisqu'on ne saurait déterminer si cette information ne se lait pont dans le le:nps que le fœtus est vivifié, ces!-à-dire, dans l'instant de la conception: car rien alors ne doit empêcher l'âme d'y entrer, puisque le fœtus, selon celle hypothèse, n'est point encore monstre, et qu'il

(1) J'ajoute ce qu« j'ai mis en italique pour rétablir le texte qui me paraît défectueux.

raut, ce semble, quelque temps, ou au moins plus d'un instant, pour qu'un fœtus humain, bien formé et bien organisé, soit bouleversé et puisse devenir monstre.

« Je ne sais que dire des monstres qui naissent de bêtes femelles avec la figure humaine; et j'avoue que je ne remue cette matière qu'en tremblant. Cependant, les systè>i es que les médecins, les physiciens et les anatomisles se font, n'étant pas des articles de foi, il semble que, lorsqu'il y en a deux à peu près également vraisemblables, il est pem. is, quoique dans la même rencontre et pour la même difficulté , principalement quand la chose est d'aussi grande importance que celle-ci, d'avoir égard aux deux. Or, il y a des physiciens très-habiles qui croient que le fœtus est tout formé et parfaitement organisé dans la semence de l'homme. M. le Wenhouek, hollandais, fait voir, par ses globules de verre, des morues toutes formées, et qui remuent dans la semence des morues mâles.

« Da is ce système, si on suppose que le fœtus soit rêve. lié par l'esprit séminal de la femelle, qu'il soit vivifié dans le temps de la conception, et que l'infusion de l âme raisonnable se fait dans le même instant, il faut une grande hardiesse pour décider que ce fœtus humain, tout lormé et parfaitement organisé, quoique logé dans le corps d'une fe elle brute, n'est point informé d'une âme raisonnable.

a Je conclus donc qu'il serait à souhaiter que l'Eglise baptisât généralement tout ce qui naît de la femme, ayant vie, et même les monstres qui viennent de femelles brutes ayant la figure humaine, quand on sait qu'un homme peut avoir eu part à la production, puisque nous sommes dans l'impossibilité de décider que ces monstres ne soient point des animaux raisonnables. Il s'agit du salut ou de la damnation éternelle des âmes, et le sacrement étant pour les âmes, et non pas les âmes pour le sacrement, la raison et la piété veulent qu'on hasarde toujours l'un plutôt que l'autre. »

Pour plaire à M. de L., qui trouve que je ne déride point assez, je dirai en deux mots, 1° que je baptiserais sans difficulté tous les monstres, de quelque figure qu'ils soient, qui viennent, ou qu'on peut soupçonner venir d'un homme et d'une femme; 2° ceux qui viennent d'un homme et d'une bête; 3° que je serais p!us timide à l'égard de ceux qui viennent d'une bêle et d'une femme, surtout depuis que j'ai lu dans les Eloges des Académiciens, par M. de Fonlcnclle, qu'on a découvert dans le sperme ces petits animaux qui sont destinés à être hommes. En voilà assez pour donner à penser aux ritualisles. Peut-être qu'en consultant de sages et habiles médecins, ils trouveront de nouvelles expériences qui leur donneront de nouvelle» idées sur quelqu'un de ces trois cas.

§ IL Casus III. pag, 92. Joannes c secla Calvini

faclus catholicus dubitat an valeat baptismus, quem in aqua naturali a ministro calvinista sub bac forma recepit : Ego te baptizo in nomine Patrie, et Filii, et Spiritus sancti secundum auctoritatem quum Iribuit milti Culvinus. Q. a catholico ministro solutio duhii.

R. Valere baptismum hune. Quia Ecclesia catholica semper uti validum approbavil, et nunc quoque approbal baptismum ab h;ereticis minislris collalum, quando retentis débita materia et forma non déficit intentio saltem generalis faciendi quotl facit liccles a, ut Iiquet ex Trid. sess. 7, tan. k. Neque obslant verba adilita formae : illa elenim juxta naluralem sensu m quem habeni, non videnlur addita ad inducendam substanlialem formae variationem, sed prœcise ad significaudam pote tatem, quam minisler ex errore particulari se a Calvino récépissé crédit : quod sacramenli valori nullalenus obest, nisi per eadem verba expresse intendal minisler non aliter sacramcnium conficere, quam per prœdictam Calvin virlutem, quo in casu nihil cfilceret. lia cum D. Thoma, 3 p., q. 04, art. 9. Lugo, disp. 8, sect.3, n. 1.

— « On ne rejettera pas le baptême dont il s'agit dans l'exposé; mais il est toujours bon de s'informer bien de la manière dont il a été donné par les calvinistes. Car, comme ils ne le croient pas nécessaire , au moins aux enfants des fidèles , ils ne passent pas pour être scrupuleux sur la matière et sur la forme. Voyez mon Traité du Baptême , cap. 3, k et 7. »

§ III

Casus IV. pag. 8G. Franciscus , propter aliquod cum proprio parocho dissidium temporale, infantem si hi reconter naium alteri parocho baplizandum defert. Q. quid sit de Francisco et alieno parocho baplizante sentiendum.

R. Ulrumque peceasse. Hatio est, quia licet baptismum cou ferre non sit actus jurisdictionis respectu illius qui suscipere débet baptismum , cum ante hujus susceptionem neino Fcclesiaj subjiciatur, est tamen actus habentis jurisdictionem eirca fidèles quibus is aggregandus est qui proxime suscepturus est baptismum.... Dnde parochus ille graviter peccavit, baptizando puerum qui es' pars popu i spec tamis ad alterius jurisdictionem. Sed et peccavit Franciscus; cum ex specie quadam vindicte et injuria1 in propiium parochum egerit. lia tummatim Auctor.

Casus V. pag. 77. Diaconus , absente parocho, ex pnesumpla ipsius licentia, puerum in ecclesia parochiali solemniler baplizavil. Q, an peccaveril et aliquam pœnam incurrerit.

H. Affirmai quoad ulramque parlem. Itatio primœ est , quia licet diaconus ex sibi commissa per parochum facultate baptismum solemniler conferre possil . si tamen ahsque prœdicta commissiono solemniler baptisât , non vacat a gravi culpa, eo quod sibi usurpe! ai lum jurisdiclionis, ad quem non est

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prdinatoi. Ratio secondée partis desumitur

ex cap. I, de Clerico von ordin. miniêlr., in quo babetar , quod si aaii baplizaveri non ori'inaïus, irregularilalis pœnam incurrit. Si (amen pra^umpla illa diaconi limitas, non in limplici futnro consensu vcl ralili il» tione parochi fundaretur, sed in signis quœ prffisentcra parochi consensum exprimèrent, ni contingeret , si parochui jam alias signilicasset , solemnem banc baptismi collationem per diaconum si bi gratam fore, tune •li. moins sic baptizans ah oinni culpa et perna remaneret immunis, lia Suarez, de Bapt.t disp. 31, seel. V ; Salmanlic, cap. k, n. 20.

— « J'ai donné la même décision dans le Traite' du Baptême, ch. 5, pag. (50V; mais j'ai ajouté qu'un curé ne peut , sans une vraie nécessité, quoiqu'elle ne doive pas être extrême, commettre un diacre pour administrer solennellement le baptême. Il n'est ordonné que pour en être le ministre extraordinaire, lit c'est ainsi que la pratique et l'usage expliquent le ch. 1, de Clerico non ordin., etc., qui, en s'en tenant à la lettre, n'irait pas si loin. »

§ IV

Casus VI. pag. 35. Ruslicus cupiens filiam sibi reeenler nalam in ci vitale baplizari , ut frai possit beneficiis . a quibus extra Rononiam baplizali excludunlur ; propter pluvias et glaeies dilTerl toto unius mensis s patio eam pro baplismo déferre ad ecclcsiam metropolilanam , licet commode ei sialim ac nata est, polucril haplismum in propria rurali parœcia procurare. Q. an graviter peccaverit.

R. AfGrmat. Raùoest, quia cum agalurde sacramento necessario necessitate medii , ratio dictât summa diligentia curandum a parentibus , ne diu baptisma pueris differatur, ita ut diulurna dilatio sit lethale peccalum, uti bene docel cum communi Suarez, di p. 31, sect. 2. Porro in easu habetur diulurna dilatio, ut liquet ex synodo direcesana, qiue, lib u, cap. 2 , de Bapt.. sic slaluit : Nefas sit ultra nonum diem haplismum infanttbus di/ferre. Quin et idem caput excommunicationem comminalur parentibus qui sic ultra nonum diem differunt : quod evidens est gravis peccali indiciom. Neque hinc excusari potest rusticus, quod ambiret temporale beneficium iis assignalum qui Bononire baplizanlur. Quia parentibus magis cordi e^se débet spiritalis salus infantis, quam commodum temporale, quod ad summum esse posset ratio differendi per aliquol dies, non ver» per men^em, propte; pencula quibus rusticoruni in la nies subjiciunlur , tum propter parenium miseriam , tum propter inertiara matris , ratione cujus rusl corum infantes sœpius biemali tempore sufl'ocantur.

— « C'est à ceux qui ont accordé les privilèges dont il s'agit, à examiner si l'envie d'y participer n'expose point le salut des enfants qu'on apporte de* trois ou quatre lieues dans toutes les saisons , et dans l'es-

pace de neuf jours , pour les faire baptiser à la métropole. »

Casus VII. pag. 107. Calai villicui haptisin u m lilii soi ad diem trigesimum diflert, ut ei doiniuum suum. tune adfuluruni ruri, patriimin procurât. Q. an ex co motivo a gravi culpa excusetur.

R, Népal. Nisi excuset ignnranlia legis universim receplœ. Ratio est , quia cum ex una part.' nul a a'ia parvulis prœler ha pli*— muni comparandaB salutis ratio suppetat; et ex altéra iisdcm propter œtati* imbecillilalem in fini ta pêne pericula impendiant. facile intelli jilur, ut ait Catechismus Rom., p. 2, de Bapt., n. 3V, quam (/ravi culpa sese obstrinpttni, qui eosdem infantes sarramenti gratta d ulius quam nécessitas postulet , curerc pa~ tiuntur. Hac de re , lam ex Kccle>oae praxi universim recepla , quam ex pi u ri bus sy nodis. et prœserl m uostra Bononiensi, lib. n , c. 2, staliilum est ne ultra nonum diem baptismi collatio differalnr ; cujus proiude siatuti violalores prœlandata nostra synodus lalœ excoinniunicationis pœna perslringit.

— « Dans la décision précédente cette excommunication n'est que comminatoire. Ici elle est latœ sententiœ. C'est à l'auteur à s'accorder avec lui-même. »

Casus -VIII. pag. 10. Archipresbyter pro cerlo habens omnes obstetrices ignaras esse formai baplizandi, vel intenti nis necessariae, b aptizat parvulos omnes qui ad se ferunlur pro cœremoniis, sub conditione , nulla facla interrogatione. Q. an licite.

— « L'auteur renvoie pour ce cas à la notification de son archevêque, Prosper Lamberlini. On peut inférer sa décision de celle du cas suivant. »

Casus IX. pag 6V. Parochus, ad quem fuit delatus infans ab obstetrice domi baptizatus, illum stalim sub conditione rebaptizavit, hac motus ratione , quod de baplismo ab obstetrice collato semper dubitari potest. Q. an bene se gesserit vel aliquarn pœnam incurrerit.

H. Maie se gessisse et irregularilatem incurrisse. Ratio primae partis est, quia non licet rebaplizarc sub < ondiiione , nisi dubium suborialur vel circa tollationem , vel circa validilatem baptismi collati ; quod dubium non habetur pœcise eo quia baptisma fuerit ab obsle rice collatum; cum obsleirices post diligens examen approbatœ, ut esse debent, validum valeant baptisma cpnferre.

Ratio secundœ partis desumitur ex calechismo Trid. , part. Il, n. 55, ubi habetur, eos qui eliam cum adjunctioue conditionis rebaplizanl puerum , sacrilegii reos fieri et irregularilatem conlrahere. Debchat ergo prius indagarean obstetrix esset ex approbatis, et s«c se abslinere a baptismi eliam couditionalis collalionc : an vero esset ex non approbalis ; et sic eam exarainare an quœ Eeclesia prœcepil in collatione baplismi servasset, vel non : si servasscl , non debebat illum ullo modo baplizare : si non servassef, debebat absolute infanlem baplizare. Si so-

lum fuisset dubium an il la. servasset, debebat illi sub condilione baptismum confeire.

— « On ne doule point qu'une sage-femme approuvée on non ne puisse validement conférer le bapiéme ; mais on doute avec raison si les cris de la mère, le danger où elle est , le trouble de toute une maison , lui laissent assez de présence d'esprii pour le bien faire. On doule même, et on a raison, si la crainte d'être moins employée, ou une bonne foi fondée sur l'ignorance, ne lui ferait pas assurer avec serment qu'elle a très- nie ri fait ce qu'elle a fait Irès-mal. Voyez l'important témoignage du P. le Jeune dans mon Traité du Devoir des pasteurs, chap. 6, n. 17. Quant à l'ir. égulariié, il est \rai qu'en Italie on l'encourt en baptisant sans raison légitime , même sous condition. Mais je continue à croire que cela n'a pas lieu eu France , où la réitération du baptême se prend dans le sens rigoureux des anciens canons. » Voyez le Traité des dispenses, 1. n , part, vi, ch. 3, § 2, n. 2.

Casus X. pag. 85. Obslelrix , videns infantem \ix nalum moite periciitari , digilo in aqua luslrali madefaclo eum in fronle signât , dum bapti mi formant proferl. Q. an necesse sit prœdiclum baptisma sub conditione iterare.

R. Affirmât. Quocumque enim modo conferatur baptisma , ex tribus quibus valide conferri potest, per inlusionem scilicel, per aspersionem , et per immersionem , tanta semper aquœ copia requiritur, quantuinvs parva, ut de ipsa cerio venQcetur, quod supra eam corporis partem qoam tangit , aliquo modo decurrat et fluat;cum sine hoc fluxu ablulio per baptismi formam siguificala nequaquam haberi possit. Cum auleui per digitum in aqua madefactum, qua obstetrix infiintis fromem signal , non habealur cerlo ea aqua; quantiias quee ad dictum /luxum de^ideraïur, eo quod taie signum in minima eliam gultula perlici queal ; bine ne infans damni irreparabilis periculo exponalur, iterum sub condilione baptizandus est.

Caso9 XI. pag. 225. Cum domuncula mulieris forluilo igné dellagrarel , parochus illico accer«>itus luit, ut et infantem quern ipsa mos pei»ererat, baplizarel , et matri ab omnibus dereliclœ absolutionem impendcrel. Is tamen ob ralionabilem metum mortis noluit illuc intrare , quamvis adessel tempns et se conterendi , et pra'dicta peragendi. Q.

an talis omissio ei sit impatabilis ad culpam.

R. Affirmât cum S. Thoma, Suare, caeterisque communiter, ut videre est apud Barbosam, de Off. et pot. Parochi, cap, 17, n. 12. Parochus enim tenelur ex justifia , non solum cum pmbabili, v<rum eti tm cum certo periculo suœ vitœ corporalis, consulere necessilnli spirituali suorum parochianorum. Et sane si ordo charilatis postulai1, ut unusquisque , polens proximo suo succurrere , eidem in exttema spitiluali necessilale conslituto succurrat eliam cum certo periculo propriae vitœ, quanto ma gis ad id tenebilur parochus, de quo ait Chrislus, Joan. ni : Bonus] paslor animam suim dut pro oribus suis; et I Joan. in : Quo niant Vie (Christus) animam suam pro nobis posuit, debemus (nota istud verbum) pro fratribus animas ponere. Unde Auguslinus, lib. de Mend. c. G. temporalem vilam s ïam pro œterna viti proximi non dubitabil Christianus amittere. Et ratio est, quia vita spiritualis , eliam aliéna , ut pote bonum majus et allions ordinis, praeferri débet saluli corporali cujusquevivenlis.

— «Le cas de la mère est différent de celui de l'enfant. La première se peut absoudre de loin, et au travers des flammes. A l'égard de l'enfant, il faut avoir quelque espérance de pouvoir le baptiser. On ne s'expose pas à être brûlé vif en pure perte. Voyez sur cette matière, qui, considérée dans toute son étendue, ne laisse pas d'être difficile, mon 6* vol. , part, m, de Charitate, n. 150 et suiv. »

§ VI

Casus XII. pag. 32. Vir nobilis voluit infantem suum in baptisrao nominari Sfortiam. Renuit parochus , eo quod inlanti abluendo non aliud quam personne in catalogum sanctorum relata? nomen impuni debere conlendit ; adeoque contra voluntatem patris puerum nomine PeJ/tinsignivit.Q. an bene.

R. Affirmai. Licet enim nulla universali lege prœceptum sit ut imponanlur nomina sanctorum , atlamen quia S. Pius V , in suo Caiechismo, et Paulus V, in suo Rituali, pctunt observari morem mollis abhinc saeculis observalum.ul nonnisi sacra nomina dentur in baptisma ; quod eliam piaeripit synodus diœcsana ; sequitur parochum , monilis ponhficum eldoclorumsenlentiw inlnTiendo, laudabililer se gessisse; unde si egit conlra patris voluntatem, non egit irralionabiliter.

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