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nous voulons du mal à ceux oui nous déplaisent , en tant que c'est un mal pour eux; cette haine est de sa nature péché mortel ; et la haine d'abomination , par laquelle nous délestons les personnes1 qui nous déplaisent à cause du mal qu'elles nous font; elle es , dit Billuart , rarement mortelle, parce que détester une personne qui a beaucoup lie défauts à cause du m.?l qu'elle nous fait, ne paraît pas cire un grand désordre, à moins qu'il n'y ait tirave malédiction, ou que la haine fût si forte qu'on refusât à la personne les signes ordinaires de bienveillance qu'exige la charité.
L'abomination, considérée comme action, est tantôt morale , tantôt religieuse. Dans le sens mor 1 , c'est une action qui renferme à la fois l'audace, l'atrocité, la bassesse. Dans le sens religieux , qui est le plus fréquemment employé, l'abomination est une grande , une épouvantable profanation : c'est le pontife outragé, frappé, ce sont les autels pollués; l'impiété et la débauche dans le sanctuaire des idolei-, à la place du vrai Dieu ; c'est le peuple d Israël adorant le veau d'or, B >al remplaçant l'arche sainte, Balthasar s'enivrant avec ses femmes en buvant dans les vases sacrés. Et quant à la profanation vient se joindre la dévastation, le pillage et le meurtre; lorsque non contente de consacrer les lieux saints aux plus vils usages, l'impiété les dépouille, en brise les pieuses images, en égorge les ministres, alors ce n'est plus seulement de l'abomination, c'est selon l'énergique parole de l'Ecriture, l'abomination de la désolation. Dans le langage, de l'Ecriture, le mot abomination désigne le plus souvent ce qui se rapporte à l'idolâtrie. L'abomination de la désolation prédite par Daniel marque, selon les interprèles , l'idole de Jupiter qu'Anliochus fit placer dans le temple de Jérusalem. La même abomination dont il est parlé dans l'Evangile, signifie les enseignes romaines ou les figures des dieux qui furent placées dans la ville sainte oar Tilus.