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ABOMINATION

set d'après Collet, que le prêtre peut trèsbien consommer toutes les parcelles qu'il découvre sur l'autel: car il est difficile, souvent même impossible, de discerner si telle-ou telle parcelle appartient p'uiôl à la dernière qu'à l>vnnt-derrière mecse.

Cas IV*. S'il y reste une hostie entière, que faire?

R. Il faut la mettre dans le ciboire ou la laisser au prêtre qui doit célébrer ensuite.

Cas V. Si on ne peut faire ni l'un ni l'autre?

R. On la conservera décemment dans le calice ou sur la patène.

Dans le cas où ce dernier parti ne serait pas possible, comme il peut arriver dans une chapelle où l'on ne dit la messe que par occasion, le cé'ébrant devrait la prendre, même après les ablutions.

Cas VI. Si Merré, après les «ablutions communes, avait pris quelque liqueur pour se fortifier, pourrait-il encore prendre ces parcelles?

R. Il ne le pourrait sans péché mortel. On ne permet de prendre les parcelles après les ablutions que parce que celles-ci sont censées faire un tout moral avec la communion. Ce qui n'aurait pas lieu dans le cas présent. Cas VIL Baudoin, après avoir pris la première ablution, a aperçu quelques gouttes de vin attachées au bord de la coupe. Doit-* il les regarder comme consacrées ou se contenter de les essuyer avec le purificatoirj?

R. Si ces gouttes sont attachées au dehors de la coupe, Baudoin doit se contenter de les essuyer avec le purificatoire ; mais si eiles sont en dedans de la coupe, l'opinion la plus commune et qui paraît la plus véritable est que si ce prêtre n'a pas eu l'intention particulière de les consacrer, elles ne sont pas consacrées, parce que l'intention commune de l'Eglise que chaque prêtre est présumé avoir en consacrant le calice, est de ne consacrer que le vin qui y est contenu per mo~ dumunius. Ainsi quoiqu'il soit beaucoup plus sûr de consommer ces gouttes avec l'ablution on ne doit pourtant pas condamner Baudoin, s'il se contentait de les essuyer avec le purificatore, sans croire mal faire. Cependant un prêtre doit toujours dans ce cas consommer ces gouttes en prenant la première ou au moins la seconde ablution.

Cas VIII. Pour les dernières ablutions, il n'y avait plus de vin dus les burettes : le prêtre Jean n'a mis que de l'eau pour les dernières ablutions; a-t-il péché?

R. Oui. Il est prescrit, par la coutume, que la seconde ablution se fasse avec du vin mélo d'eau; donc celui qui ne se servirait que d'eau pécherait au moins contre la défense du concile de Trente de transgresser la coutume, et il tomberait dans un abus pernicieux. Pc Sainte-Beuve,

Avoir en abomination, c'est éprouver, soit pour une personne , soit pour une chose, le plus vif sentiment d'horreur. Les théologiens distinguent une haine d'inimitié par laquelle

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