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BRÉVIAIRE

On a donné le nom de bréviaire au recueil des prières de l'office que l'on récite dans l'église à différentes heures du jour ou de la nuit. Le mol bréviaire, p ur signifier le recueil des offices journaliers de l'Eglise, ne date guère que du y 11e ou xm* siècle; mais l'usage de réciter des prières à diverses heures du jour ou de la nuit est très-ancien dans l'Eglise. Nous voyons par la tradition que les apôtres avaient ordonné qu'on récilU à certa nés heures du jour et de la nuit des prières tirées de la sainte Écriture, dont la plus grande partie était composée des psaumes de David. On en trouve la preuve dans le livre des Constitutions apostoliques attribué à saint Clément, dans Terluliien, saint Cyprien , saint Epiphane, saint Jérôme et saint Augustin.

I es Eglises ayant chacune rédigé les offices qui étaient en usage chez elles, cela a fait la différence des bréviaires. Dans plusieurs il s'esl glissé une quantité d'histoires abuleuses des suints qu'on a eu soin de réformer depuis quelque temps dans la plupart des iocèses de France, et à quoi on travaille encore. Le moins exact de tous était bien enco;e d.u s ci s dernières années le bréviaire romain, oui n'est point l'ancien bréviaire de l'Eglise de Home, .mais un bréviaire que 1 s cord liers récitaient dans la chu elle du pape, que Sixte IV | adopta. Pie V, Clément VII et Urbain V l'ont la ' réformer et on' voulu le mettre eu usage dan- foules les Eglises ; mais ce dessein n'a pas été accompli, plusieurs Eglises ayant retenu les bréviaires anciens ou en avant fait de nouveaux. L'usage de réciter le bréviaire en particulier a été dans le commencement, non-seulement pour les prêtres, mais jour les diacres et les sous-diacres, de dévotion; les laïques même l'ont pratiqué quand ils ne pouvaient pas assister à l'office dans l'église : mais on i*e trouve pas de loi ancienne qui y obligeât les eec ési'stiques sous peine de péché. On croil que la première est du concile de Bal •, tenu en 143i, suivi de celui de Lalran. en 1515, sous .Iules II et Léon X, et ces décr ts ne repaient expressément que les bénéficiers ; mais les simples ecclésiastiques y ^onl obligés par la coutume, de consxie'udine, comme les moines par le droiî, de jtirr. C'e-t ce qu'expl'que fort bien la lulle de Pie V, qu'on trouve en tête du bréviaire romain. Ainsi ceux qui sont aujourd'hui obligés à la récitation du bréviaire sont îous les clercs qui sont dans les ordres sacrés, soit qu'ils aient des bénéfices ou non, et tous les bénéficiers, quand même ils n'auraient que la tonsure. Les relgieux profè s sont obligés de réciter le bréviaire, lors même qu'ils ne sont pas dans leurs monastères. Il faut dire la même chose des chanoinesses séculières dans les régions où elles existent encore.

On demande de quel bréviaire on doit se servir pour la récitation de l'office? De droit commun, c'est du bréviaire romain. Lorsque dans un diocèse il y a un bréviaire particulier, les prêtres de ce diocèse doivent le dire, sans examiner si la différence de liturgie est fondée ou non; mais tout prêtre peut en son particulier réciter le breviair • romain, lors même que le diocèse auquel il appartient aurail un bréviaire spécial. Un ecclésiastique absent pour quelque temps de son diocèse peut dire le bréviaire du diocèse où il se trouve. Enfin on peut, moyennant la dispense de l'évéque diocésain, dire un autre bréviaire que celui du diocèse où on habite. Voyez Office, Attention.

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