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CIERGES

Dans le temps du saint sacrifice , on doit régulièrement se servir de cierges et en avoir deux al unies aux jours ordinaires. Un seul suffirait en cas de nécessité. On pécherait mortellement si on n'en avait au< un. On ne doit point se servir, pour celle lumière , d'huile, ni de suif, hots ie cas d'une extrême nécessité. Mais peui-on employer celle bougie dite à l'étoile, qui n'est dans le fond qu'un suit ralfiné? Dans quelques endroits on la tolère, dans d'autres on la détend. Dans les messes solennelles il faut au moins six cierges, et quatre dans les moins solennelles. Il en faut aussi quatre au moins quand on donne la bénédiction, ne fût-ce qu'avec le saint ciboire

Cas. Nisandre en disant la messe, a vu R. Si le dernier cierge s'est éteint avant la

successivement s'éteindre les deux cierges consécration , Nisandre devait quitter l'auqui étaient à l'autel ; impossible de s'en pro- tel. Si la consécration d'une des deux egcurer d'autres; doit-il cesser le saint sacri- pèces était faite , il devait continuer le saint fixe? sacrifice.

Les cierges employés pour les messes des funérailles ou des anniversaires, ou pour l'offrande du pain bénit, appartiennent à la fabrique de l'église, par un décret du 30 novembre 1809. Un autre décret de 1813 a statué que les cierges portés par le ciergé assistant aux funérailles lui appartiennent ; et que les autres doivent être partages entre la fabrique et le clergé. La portion assignée par ce dééiet au clergé, appartient au curé.

Dans quelques paroisses runles , nonobstant ce décret, ou a maintenu la coutume de laisser toute la cire au curé; dans ce cas, le curé peut s'en emparer en conscience , soit à cause de l'usage , soit à cause du consenti'inent tacite de la fabrique. A plus forte raison peut-il s'approprier les cierges offerts pour les mariages, à moius qu'il n'y ait un usage contraire , puisque hs décre's cités n'en disent mot.

Les cierges offerts par les enfants dans la solennité de la première communion, doivent appartenir a celui qui a pris la peine dé les instruire; s'ils sont plusieurs catéchistes, ils doivent se les partager. Telle paraît être l'Intention des enfants et de leurs parents.

Les cierges offerts en I honneur du saint sacrement, de la sainte Vierge ou de quelques saints, doivent être allumés et consumés ; les ré-idus, s'il en est , sonl au p ont, non du curé, mais de la fabrique. Un curé qui presque aussitôt les éteindrait el s'en emparerait, pécherait contre la pieté et la justice.

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