‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 280 sur 448 · D1STR ACTION · texte numérisé non relu

D1STR ACTION

Les distractions, qui sont acs défauts d'attention, ne sont des péchés que quand elles sont ■volontaires; alors elles rendent nos prières tout à fait inutiles et sans fruit. C'est se flatter mal à propos que de croire que Dieu nous écoutera quand nous ne nous écoutons pas nousmêmes, et qu'il se souviendra de nos demandes landis que nous ne pensons pas même à ce que nous lui demandons.

Les distractions peuvent être volontaires ou en elles-mêmes, ou en leur principe. Elles sont volontaires en elles-mêmes quand, de propos délibéré, on pense à autre ehose qu'à sa

firière. Elles sont volontaires dans leur principe quand elles sont l'effet de la dissipation voontaire où on se laisse aller, ou de l'amour du monde dont on est plein.

Pour éviter ces dernières distractions, il faut, comme le dit l'Ecclésiastique, préparer son esprit avant la prière. Cette préparation consiste à se recueillir en soi-même, bannissant de son esprit toute affaire temporelle, à se mettre en la présence de Dieu, l'appelant à notre secours, à penser sérieusement à ce qu'on va faire, dirigeant son intention à Dieu.

On n'est pas obligé d'avoir continuellement une intention actuelle pour ne pas pécher dans la prière, il suffit d'avoir une inlenlion virtuelle, qui n'est autre que l'attention actuelle qui persévère moralement jusqu'à ce qu'on l'ait révoquée par une distraction pleinement volontaire , puisaue ce n'est que par la vertu de la première inlenlion que l'on continue de prier.

Lorsqu'on a eu des distractions volontaires dans ses prières, il faut dire en confession si ces prières étaient d'obligation, et combien de temps elles ont duré; si on les a eues pendant la messe au moment redoutable de la consécration.

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