‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 30 sur 448 · ADO · texte numérisé non relu

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des vérités de la religion ; 2° lorsqu'on est dans on péril évident de mort ; 3° lorsqu'on est (enlé contre ces vertus ; 4° quand on est obligé de professer extérieurement la foi ; 5° on doit encore faire ces actes de temps en temps pendant ta ^ ie. On ne pourrait, à notre avis, dit Mgr Gousset, excuser celui qui passerait un temps considérable , un mois entier, par exemple, sans faire aucun acte de foi ni explicite ni implicite; ce qui aurait lieu, si pendant tout ce temps il ne faisait absolument aucun acte de religion. Il en est de même pour ce qui regarde l'espérance et la charité.

L'omission des actes de foi, d'espérance et de charité est donc en diverses rencontres un péché; mais, disent les Conférences d'Angers, ce péché n'est pas toujours mortel; il n'est souvent que véniel. Nous ne sommes pas toujours obligés d'expliquer directement et expressément ce péché en confession ; il suffit de le confesser indirectement, en exprimant les péchés d'omission qui le renferment : par exemple, si on s'accuse d'avoir négligé de prier Dieu.

Même pour prévenir les inquiétudes des âmes timorées , nous dirons avec saint Liguori, qu'il n'est pas nécessaire de réciter les formules qui contiennent les actes de foi, d'espérance et de charité. Celui qui fait le signe de la croix, qui entend la sainte messe, qui adore Jésus-Christ dans l'Eucharistie, fait par là même autant d'actes de foi. Celui qui a recours à Dieu par la prière, par les sacrements fait un acte d'espérance. S'il n'espérait pas, il ne prierait pas. En disant : Que votre nom soit sanctifié, on fait un acte d'amour de Dieu. Il n'est pas nécessaire d'énoncer le motif de ces actes.

« Si donc, dit le P. Palavicini, en s'adr estant aux confesseurs , vous trouvez que le

pénitent sache le Credo , le Pater et Y Ave et l'acte de contrition, ignorât-il d'ailleurs les formules maintenant en usage des vertus théologales, ne le renvoyez pas comme indigne d'absolution. Ces formules n'étaient point usitées , il y a quarante ou soixante ans; aucun de ceux qui sont nés avant 1720 n'en a jamais entendu parler. Voudriez-vous donc pour cela condamner tous ceux qui ont vécu avant cette époque, ainsi que tous les pasteurs, comme ayant négligé une chose essentielle à la justification et au salut? Cependant je ne puis assez louer l'usage actuel de ces formules qui expriment si bien les motifs et les choses concernant la foi, l'espérance et la charité et qui sont d'une si grande utilité pour les fidèles. Ne négligez donc rien pour engager vos pénitents à les bien apprendre et à les réciter souvent. »

Les curés elles catéchistes, dit Mgr Gousset, exhorteront les fidèles à retenir de mémoire ces pieuses formules, et à les répéter dévotement tous les jours, ou au moins tous les dimanches; mais ils le feront en évitant avec soin tout ce qui pourrait leur faire croire que ces formules sontobligatoires. Ils leur rappelleront que le pape Benoît XIV a accordé une indulgence plénière, perpétuelle et applicable aux âmes du purgatoire, pour ceux qui feraient tous les jours avec dévotion pendant un mois les actes de foi, d'espérance et de charité , en remplissant les conditions ordinaires; de plus une indulgence plénière a l'article de la mort pour ceux qui auraient été fidèles à cette pratique pendant la vie. Il accorda en même temps une indulgence de sept ans et de sept quarantaines pour chaque fois qu'on formerait ces actes, soit à différents jours, soit dans le même jour, également applicable aux âmes du purga-

toire. Nulle formule crite pour ces actes.

déterminée n'est pres-

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