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seau, des Diderot, des Volney, des Parny et autres de nos impies modernes? Tes avez-vous prêtés, vendus, retenus sans permission et sans les mettre sous clef? Si on s'expose par la lecture de tels livres au danger probable de per ire la foi, on pèche ordinairement mortellement en les lisant; il est même défendu sous peine d'excommunication ipso facto de lire. las ouvrages des hérétiques qui renferment quelque hérésie, ou qui, sans renfermer aucune hérésie, trailent de la religion. Quoique cette excommunication .e soil pas en vigueur dans la plupari des diocèses de France, les curés doivent prémunir les fidèles contre La lecture des livres des hérétiques, des novateurs et des impies qui attaquent la re igion dans ses fondements ou dans quelques-uns de ses dogmes. C'est avec ces ouvrages pernicieux que dans ces derniers temps on a perverti tant de chrétiens, inspiré à la jeineîse l'esprit d'incrédulité, soulevé toutes les passions contre la religion et ses ministres. « Ces deux hommes, disait l'infortuné Louis XVI en parlant de Voltaire et de Rousseau, ont perdu mon royaume. « Voltaire n'a pas vu tout ce qu'il a fait, disait Condorcet, mais il a fait ce que nous avons vu.
Avez-vous sans nécessité fréquenté des impies, des incrédules, des hommes qui Uennenî des propos contre la religion? Si par cette fréquentation vous vous exposez à perdre la foi, vous péchez mortellement.
Avez-vous repris, quand vous le deviez, ceux qui parlaient contre la religion? Arezvous applaudi ou paru applaudir, par respect humain ou par complaisance, à des couver • salions impies ? Si on est forcé de les entendre, on doit les désapprouver et les réfuter si on a assez de moyens. Quand une opposition ou une discussion ouverte doit plutôt nuire que profiter à la religion, la prudence demande qu'on garde le silence, en montrant toutefois la peine qu'on éprouve d'entendre de tels discours.
Avez-vous tenu vous-mêmes des propos contre la foi ? Avez-vous dit : 11 n'y a pas de Dieu, pas d'enfer; quand on est mort, tout est mort ? Dire qu'il n'y a pas de Dieu, c'est une fureur, un délire ; c'est la marque du cœur ie plus stupiùe, c'est une dégradation de la nature humaine. Dire qu'il n'y a pas d'enfer, que quand on est mort tout est mort, cet dire que Dieu n'est ni juste, ni saint, qu'il est moins parfait que l'homme.
Avez-vous dit que toutes les religions sont bonnes, qu'on peut se sauver dans les autres comme dans la nôtre ? Hérésie , blasphème, outrage fait à Jésus-Christ, il apportait aux hommes une doctrine nouvelle. Pouvait-il être indifférent aux diverses manières dont cile serait entendue, et les interprétations les plus opposées pouvaient-elles lui être également agréables ? Pouvait-il entrer dans l'esprit de sa mission de remplacer les cultes de l'idolâtrie par des sectes, des religions opposées entre elles et variables au gré des hommes ? Si toutes les religions sont bonnes, celle des juifs, celle des païens était bonne ; il n'était pas nécessaire que Jésus-Christ vînt les supprimer.
La raison et le bon sens nous disent que la religion doit venir du ciel. Tous les peup.es l'ont senti, le principe est incontestable. Or, puisqu'une religion n'est bonne qu'autant qu'elle vient de Dieu , les religions inventées par les hommes ne sont donc pas bonnes ; il ne peut donc pas y avoir deux religions bonnes.
Dieu ayant donné une religion aux hommes ne peut pas les laisser libres de l'adopter ou de la rejeter. Ce serait leur dire : Je vous donne des lois pour que vous les braviez, pou<* que vous les méprisiez, pour que vous vous moquiez de moi, si vous le trouvez bon.
Notre religion dit hautement que toutesles autres religions sont mau\ aises; dans ce jugement, ou elle a tort, ou elle a raison : si eilea raison, toutes les autres religions sont donc mauvaises, puisqu'elle le dit ; si elle a tort en le disant, elle est donc mauvaise elle-même, puisqu'elle se trompe, à moins que vous ne disiez que le mensonge est aussi bon que la vérité, et que Dieu aime autant l'un que l'autre. Blasphème ! absurdité !
Si toutes les religions sont bonnes, pourquoi vous conduisez-vous comme si elles étaient toutes mauvaises; pourquoi n'en pratiquez-vous aucune ? Pourquoi avez-vous attaqué , attaquez-vous encore la religion catholique avec tant d'intolérance ?
Si toutes les religions sont bonnes, vous pourrez donc changer de religion comme de pays et de climats. Vous pourrez être catholique à Rome, anglican à Londres, calviniste à Genève, musulman à Conslantinople, idolâtre à Pékin ; c'est-à-dire que vous pourrez jouer le rôle d'hypocrite, feindre de ne pas croire ce que vous croyez et d adorer ce que vous ne croyez pas. Idée du dix-neuvième siècle, qui outrage la raison autant que la divinité 1
Avez-vous dit qu'il n'est pas permis de changer de religion et qu'on doit rester dans la religion où l'on est né? C'est condamner le9 apôtres et Jésus-Christ lui-même d'avoir converti les juifs et les païens.
Avez-vous attaqué celte vérité : Hors de V Eglise point de salulï Maxime incontestable ! Mais tous les enfants baptisés selon le rite nécessaire, quoique baptisés non de l'Eglise , lui apparliennent ; s'ils meurent avant l'âge de raison, ils sont sauvés ; mais les adultes, c'est-à-direceux qui sont plus avancés en âge, s'ils se trompent de bonne foi, n'ont pas cessé d'appartenir à l'Eglise. Au jugement de Dieu, ils ne sont responsables que de leur mauvaise foi et de leur mauvaise action. Quant aux infidèles, ils seront plus ou moins rapprochés des enfants morts sans baptême , selon qu'ils l'auront plus ou moins mérité par leur conduite et leur bonne foi
Avezvousaccnséles catholiques d'intolérance, dedamnerles hérétiques, tandis queles héré-
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t ques, les protestants ne damnent personne? Oui, les catholiques sont intolérantscomme Jésus-Christ qui disait à la Samaritaine qu'elle était dans l'erreur, elle et tout son peuple, et
3 ne dans sa secte on ne pouvait parvenir au salut ; intolérants comme saint Pierre qui conamna Simon le magicien ; comme saint Paul qui condamna Alexandre ctHyménée ; comme saint Jean, qui condamna les hérétiques qui niaient l'Incarnation du Verbe 1 Ennemie inflexible de l'erreur, la religion catholique ne saurait s'allier avec aucune autre, non plu* que la vérité avec le mensonge. Sous ce rapport elle est exclusive, on peut l'appeler in tolérante ; mais son intolérance ne tombe que sur les mauvaises doctrines et non sur ceux qui les enseignent Elle veut au contraire que nous aimions tous les hommes, même ceux qui nous font du mal. Sous ce rapport, elle est de toutes les religions la plus tolérante ; mais sa tolérance ne regarde que les personnes. Une religion est-elle indifférente aux opinions qui la combattent, dites : Elle est fausse et bientôt elle sera détruite.
Les protestants ne condamnent pas les catholiques ! Il siéerait bien au mensonge de condamner la vérité. Les protestants, pour se tranquilliser dans leur erreur, ne disent-ils pas que toutes les religions sont bonnes ? De quel droit condamneraient-ils la nôtre ?
Le vrai catholique sait distinguer l'erreur toujours odieuse de celui qui s'égare; et lors même que les doctrines peuvent diviser les esprits, la charité doit unir tous les cœurs : telle est la doctrine catholique. Les guerres, les massacres, les autres excès qu'on loi attribue ne s >nt donc pas son ouvrage : au contraire, elle les condamne et les déplore.
Avez-vous dit que la confession est une invention des hommes ? Nommez donc cet inventeur ? Nous connaissons les auteurs de toutes les hérésies, de toutes les sectes ; nous savons les noms de tous ceux qui ont tenté de changer la croyance catholique ; or est-il une nouveauté , une invention qui dût avoir plus que la confession des suites importantes dans les croyances et les usages ? Et l'auteur de cette innovation resterait inconnu ! Ce-» pendant cherchez dans l'histoire ; dans quelle page lirez-vous : Uu tel a inventé la confession, et, quoiqu'elle vînt de lui, il a fait croire qu'elle venait de Dieu. ' En présence de combien de personnes avez-vous tenu ces propos ? Si c'est publiquement et sérieusement, c'est une hérésie.
Avez-vous rougi par crainte ou par respect humain d'être catholique?
Avez-vous feint de ne l'être pas et d'être sans religion ou hérétique?
Lâcheté indigne d'un homme 1 Celui qui est interrogé juridiquement sur la foi est obligé de la professer extérieurement, quand même il s'agirait de perdre la vie. Le silence ou la dissimulation en celte circonstance serait criminelle. Ma s celui qui est interrogé par un particulier n'est pas tenu de répondre, à moins que son silence, eu égard aux circonstances, ne fasse croire qu'il a renoncé à la foi et ne scandalise les fidèles.
Se cacher ou fuir en temps de persécution n'est point un péché contre la foi : c'est souvent un acte de prudence. 11 ne serait pas permis à un pasteur d'abandonner son troupeau, si sa présence était nécessaire pour le prémunir contre l'erreur.
Avez-vous renié votre foi ? Péché énorme! On renie la foi, 1* de vive voix ou par écrit, lorsqu'on rejette quelque vérité que l'on sait être définie par l'Eglise, ou lorsqu'on déclare qu'on n'est point catholique. 2Q Par action, quand on faitune action qui est regardée comme signe d'apostasie, commede pratiquer certaines cérémonies qui sont particulières à quelques hérétiques. 3* Par les choses dont on se sert : si, par exemple, on portait les vêtements ou d'autres signes auxquels on distingue les chrétiens des infidèles. Dans ces cas, on pécherait gravement contre la foi, lors même qu'on la conserverait intérieurement. Celui qui se trouvant dans un pays où il y a des hérétiques, userait d'aliments gras les jours d'abstinence, ne serait pas censé renoncer à sa foi. 1' pourrait même faire gras sans pécher, s'il avait lieu d'appréhender d'être reconnu pour catholique, quand il s'abstiendrait d'user de ces aliments gras, et d'être ensuite persécuté comme tel par les ennemis de la religion, par les hérétiques. Mais si c'était en haine de la religion qu'on voulût l'obliger à manger gras les jours défendus, il devrait plutôt consentir à la mort que de trahir sa foi.
Vous êtes-vous enrôlé dans quelques sociétés secrètes, sachant qu'elles étaient ennemies de la religion? Péché mortel. Plusieurs papes, entre autres Léon XII, ont excommunie les sociétés de francs-maçons et de carbonari. Voyez au mot Francs-maçons la bulle d excommunication de Clément XII et celle de Benoît XI Yr. Ces diverses bulles n'ayant pas été publiées en France, les francs-maçons n'y sont donc pas excommuniés. Tout prêtre peut les absoudre.
Pendant la révolution, avez-vous participé par votre présence, par votre consentement à ce qui se faisait contre la religion? Ne vous êtes-vous point réjoui, pensant que la religion serait détruite? Avez-vous désiré qu'elle le fût, et qu'il n'y eût plus ni confession, ni prêtres, ni autels?
Avez-vous passé un temps considérable sans faire des actes de foi? On est tenu de fa re des actes de foi, lu quand on a atteint l'usage de la raison ; 2° lorsqu'on est tenté contre la fo»; 3* lorsqu'on est obligé de professer extérieurement sa foi; 4° quand on est en danger de mort; 5* de temps en temps pondant la vie. 11 serait difficile d'excuser de péché celui qui passerait un mois sans faire aucun acte de foi ni explicite, ni implicite. C'est de quoi se rendent coupables ceux qui passent des mois entiers sans faire aucun acte de religion.
On est encore, mais indirectement, olilige de faire des actes de foi, au moins implicitement, quand on se trouve dans le cas de faire des actes qui supposent la foi, comme la réception