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lium sunt peccata, et philosophorum vir tûtes sunt vitia... Infidelitas pure negativa in his, quibus Christus non estprœdicatus, peccatum est.
Cas II. Hortensius, étant allé trafiquera Pékin, a souvent communiquéavecles païens et les infidèles de ce pays-là. L'a-t-il pu sans péché?
R. Lorsqu'il y a danger de subversion, les fidèles sont tenus d'éviter toute communication avec eux, à moins qu'il n'y ait une juste et pressante nécessité de faire le contraire. Si autem sint simplices et infirmi in fide, de quorum subversione probabiiiter timeri possit,prohibendi sunt ab infidelium cornmunione; et prœcipue , ne magnam familiariiatem cum eis habeant, vel absque necessitale eis communicent, dit S. Th. q. 10.
SidoncHorlensius n'acommunicationavec ces païens que pour les affaires de son commerce , et que sa religion ne soit point en danger, on ne le doit condamneren cela d'aucun péché; mais il serait sans excuse , s'il avait eu quelque communication avec eux dans les choses qui regardent leur religion; parce que ce genre de commerce rassure l'infidèle, et peut exposer la foi du chrétien.
Cas III. Timoléon , seigneur catholique, a pris deux Turcs à son service , à son retour de Hongrie. Peut-il sans péché les garder pour domestiques ?
K. Comme il est beaucoup plus vraisemblable que l'infidèle qui est soumis à un maître fidèle se convertira à la vraie foi , qu'il n'est à craindre
par son serviteur infidèle , on ne doit pas condamner de péché celui qui garde à son service un serviteur infidèle. C'est pourquoi Salomon demanda au roi de Tyr des ouvriers habiles à scierie bois tie cèdre dont il avait besoin pour la construction du temple, quoique cesouvriers fussent infidèles; comme l'était le roi leur maître. Néanmoins, si la communication qui est entre le maître fidèle et son serviteur infidèle mettait le maître en danger d'être perverti par son domestique , ou même qu'il y eût un semblable péril pour ses autres serviteurs fidèles, il serait obligé de le congédier au plus tôt. Tout ceci est de saint Thomas , 2-2, q. 10, a. 9.
Cas IV. Jovius ayant en main la puissance souveraine d'un Etat , est dans le dessein de contraindre parla rigueur des peines les juifs et les autres infidèles qui y sont établis à embrasser la foi chrétienne. Peut-il le faire en sûreté de conscience ?
R. Il faut distinguer avec saint Thomas, ibid., a. 8. Car ou ces infidèles ont toujours été dans l'infidélité , et en ce cas ceux qui ont la puissance de l'Etat en main n'ont pas droit de les forcer d'embrasser le christianisme; ou ils sont devenus infidèles , de fidèles qu'ils étaient, et pour lors on a droit de les contraindre de retourner à l'Egliso qu'ils ont abandonnée. Saint Augustin enseigne la même chose, *. Epist. 93 et 185 novœ edit.
— Les voies de douceur et de persuasion sont toujours celles dont le succès est plu» heureux et plus durable.
que le maître soit perverti