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souffrir encore de plus grandes injure plulôt que de perdre la charité chrétienne Or, comme il esl bien rare qu'on observe (ouïes ces conditions, el que d'ordinaire on sort plus sa passion que la justice, il est bien rare aussi que ces sortes de poursuites soient innocentes devant Dieu.
Cas VI. Paulin, ayant été injurié et insulté de fait par Alexandre, qui l'a attaqué sans aucune raison, s'est mis en défense contre lui et lui a donné quelques coups. L'a-t-il pu faire sans péché, et ne devait-il pas plutôt s'enfuir?
R. Si Paulin ne s'est défendu que pour repousser l'injure qu'on lui faisait, et qu'il ait gardé la modération requise , il l'a pu faire
s |>e< lie. Mais s'il l'a fait par un esprit do ■/eugeance ou de haine, ou qu'il ait excédé ies bornes d'une juste défense, il ne l'a pu faire sans péché mortel ou véniel; mortel, si la vengeance ou la '^aine a été violente, et qu'elle l'ait porté jusqu'à vouloir tuer ou blesser celui qui l'a attaqué, quoiqu'il pût se défendre autrement ; véniel seulement si son mouvement tic vengeance ou de haine a été léger, et qu'il n'ait pas excédé les bornes d'une défense nécessaire et juste. C'est la doctrine de saint Thomas, 2-2, q. 41, a. 1.
— Il faut supposer qu'Alexandre est un particulier comme Paulin. David respecta les jours de l'oint du Seigneur, lors même qu'il le cherchait pour le perdre.