‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 77 sur 448 · ATT · texte numérisé non relu

ATT

terpretativa , dit Polman , est applicatio animi ad opus, non in se, sed in alio tanquam continente, vel causa

Cas I. Claadius , bénéficier, n'a que la simple attenlion à prononcer exactement toutes les paroles de son office, sans s'appliquer au sens. Cela suffit-il pour l'exempter de péché?

R. La seule attention aux paroles ne suffit pas pour exempter Claudius tfé péché; parce qu'il faut entrer dans les sentiments qu'expriment les paroles , selon ce mot de saint Augustin, Enar. in psal. XLiSioratpsalmus, orale : et si gémit, gemite : et si gratulalur, gaudete : et si sperat , sperate : et si timet, timete. On ne peut cependant condamner ceux qui , pendant l'office, n'ont qu'une attention générale à Dieu , ou s'occupent l'es- •prit de quelques autres pensées de piété qu'expriment les paroles qu'ils prononcent; puisque saint Thomas, 2-2, q. 83, art. 13, approuve fort cette manière de prier. * Ajoutez que l'attention au sens des paroles n'est possible ni à un grand nombre de jeunes clercs, ni aux religieuses.

Cas II. AUxis, en commençant son bréviaire, forme dabord l'intention actuelle de louer Dieu, et de lui demander ses besoins :

mais il lui survient souvent des distractions, qui durent un temps considérable, pendant lequel il n'a aucune attention à Dieu , ni même aux paroles qu'il prononce. N'est-il point obligé à répéter ce qu'il a récité durant ces distractions?

R. Si Alexis rejette ces distractions quand il s'en aperçoit, et qu'elles ne soient volontaires ni en elles-mêmes, ni en leur cause , sa prière est méritoire, et il n'est pas tenu à la répéter, puisque, comme dit saint Thomas, à peine peut-on dire un Pater sans distraction. Mais si la distraction est volontaire* ou dans sa cause , comme lorsqu'au sortir d'une conversation dissipante on commence sou office, ou en elle-même, comme lorsqu'on s'amuse à des actions extérieures , à regarder ceux qui entrent et qui sortent : alors on pèche, et même le péché serait mortel, si la distraction durait pendant une partie notable d'un office qui serait d'obligation. Car alors ce n'est pas prier Dieu, c'est l'honorer du bout des lèvres et l'insulter.

* Voyez v. Office, et le TraUé que j'ai donné sur cette matière.

ATTERR1SSEMENT.

C'est un amas de terre qui se forme par la vase ou le sable que la mer ou les rivières apportent le long des rivages par succession des temps. Si un fleuve, une rivière, navigable ou non , enlève , par une force subite , une partie considérable d'un champ riverain , et la porte vers un champ inférieur ou sur la rive opposée , le propriétaire de la partie enlevée peut réclamer sa propriété; mais il est tenu de former sa demande dans l'année : après ce délai il n'y sera plus recevable, à moins que le propriétaire du champ auquel la partie enlevée a été unie n'eût pas encore pris possession de celle-ci. Les îles et atterrissements qui se forment dans les rivières non navigables et non flottables appartiennent aux propriétaires riverains des deux côtés, à partir de la ligne qu'on suppose tracée au milieu de la rivière.

Si une rivière ou un fleuve, en se formant un bras nouveau, coupe et embrasse le champ d'un propriétaire riverain, et en fait une île, le propriétaire conserve la propriété de son champ, encore que l'île se soit formée dans un fleuve ou dans une rivière navigable ou flottable.

Si un fleuve ou une rivière navigable, flottable ou non , se forme un nouveau cours en abandonnant son ancien lit, les propriétaires des fonds nouvellement occupés prennent, à titre d'indemnité, l'ancien lit abandonné, chacun dans la proportion du terrain qui lui a été enlevé.

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