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un espace un peu moindre que 3 fois son volume primitif. La pression qu'il exerce alors est de 119 atmosphères. La température (le l'otlier, quand il passe en vapeur, est de IGO' taudis que celle de l'alcool est de 207".
Suivant les idées de Laplace, qui sont généralement adojHées, la forme qu'affecte un corps dépend du rapport d(! trois forces qui doivent élre jiriscs en considération ; 1° de l'attraction de chaque molécule pour les molécules qui l'entourent, et dont l'effet est de les rapprochei' sans cesse les unes des autres; 2° de l'ultraction de chaque molécule pour la chaleur qui entoure les molécules siluées dans son voisinage ; 3' de la répulsion entre la chaleur qui entoure chaque molécule, et celle qui enveloppe les molécules voisines, laquelle tend à les désunir. Dans les elfets précédents, il faut avoir égard à ces Irois fores qui luttent continuellement et dont il n'est guère possible de prévoir les elleis « priori.
De la mesure fies affinités. — Lorsqu'une force est simple, rien n'est plus facile que de mesurer les dillérents degrés de son intensité , mas lorsqu'elle a-,it concurremment avec d'autres forces qui favorisent ou contrarient ses effets, sans qu'on jiuisse savoir jusqu oii s'étendent ces modifications, alors la question change de face et devient des plus com()lexes : c'est le cas de l'allinité ; cette force est effectivement sans cesse aux prises avec la chaleur, la cohésion d'influence de cette dernière est à la vérité contestée) ; l'électricité et même dans un grand nombrede cas avec la lumièi'e. D'un autrecùlé, nous savons que l'affiniié n'exerce point ion action au môme de^ré dans des corps dillérents. En eifet, le fer, l'argeivt, etc., ont plus d'ailinité pour le soufre que n'en a le mercure ; de là rancieiine dénomination d'aUînité élective donnée à l'allinité, en vertu de laquelle un corps en présence de deux autres se porte de ])rél'érence plutôt vers l'un que vers l'autie. Le sulfate de magnésie en solution est déccuuposé par la chaux, de même que le sulfate de [lotasse jiar la baryte ; il faut donc que l'acide sulfurique, d'une part, soit doué (l'une plus feirtc affinité pour la chaux que pour la magnésie; de l'autre, pour la baryte que pour la potasse. Mais ces affinités ne sauraient être considérées d'une manière absolue, car on ne peut les sé|.iarer de la nature du dissolvant, de ses projjortions, de la température à laiiuelle les corps réagissent, .etc. Ce sont ces causes qui compliquent lellenient la question de la mesurt^ des affinités, qu'elle n'a |iu être encore résolue.
Des rapports entre l'nfjinité et i électricité. — L'action des p;u'ticules hétérogènes les unes sur les autres et la permani-nce de leur union dans les comhinaisons, ainsi que l'action inutuelle des molécules similaires, sont-elles dues à des forces électiit{ues ou bien à des forces inconnues , déjiendantes ou non des première.-.? Telle est la grande question qui occupe ilei)uis quarante ans, etqui occupera peut-être longtemps encore les physiciens et les chi^uisles.
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Tous les faits observés jusqu'ici portent b croire qtjc la chaleur estforméede la réunion des deux électricités, en supposant toutefois qu'elle se change en ces deux électricités toutes les fois que son mouvement dans les corps est brusquement ariêté, et vice versa, c'est-à-dire (jue l'électricité en mouvement devient chaleur lorsqu'elle rencontre des obstacles qui s'opiiosant à sa Hfire propagation, de même que la chaleur se change en électricité quand elle rencontre un obstacle. D'un autre côté, les effets électriques produits dans toutes les actions chimiques, et les lois aux(juelles ils sont soumis, ainsi que l'action décomposante de l'électricité,, nous prouvent qu'il existe des rap|>orts intimes entre les aftlnifi'S et les forces électriques, et une dépendance nuUnelle telle qu'à l'aide des affinités on peut l'aire naître les forces électriques, et réciproquement. Sans rappeler tout ce que nous avons exposé touchant le dégagement de l'électricité dans les actions chimiques, nous dirons que l'électricité dégagée dans le cas actuel est un effet résultant de l'action des affinités, effet qui reparaît, maison sensinverse, danslesdécompositinns, et qui annonce en même temps un état électrique moléculaire intlispensable à la permanence de l'union des jiarticules dans les composés, puisque, en faisant disparaître ce' état, on détru fies combinaisons. Si l'on avait un moyen exact de mesurer l'électricité associée aux molécules, on pourrait compare!' b'S aiTmités des corps, puisque la relation est telle entre les forces électriques et l'affinité, que lorsqu'on affaiblit l'action des premières, on diminue dans le même rapjiort l'actinn des secondes, et qu'en anéantissant les unes on détruit les autres. Il existe donc entre elles un rapport tel, que les unes ne peuvent exister sans les autres. Dans l'état actuel de la science, tout tend à prouver que les atomes ou particules élémentaires des corps sont associées à une certaine quantité d'électricité naturelle qui fait partie de leur essence, et qu'elles ne sauraient perdre sans cesser d'exister, ou du moins sans que leurs propriétés cliimiques soient modilîées d'une manière quelconque. Lorsqu'un atome est uni à un autre, il [lossède donc, outre l'électricité qui sert au maintien de la combinaison, une certaine quantité d'électricité naturelle disponible selon le rôle qu'il joue dans la combinaison. Nous sommes fondé à croire que l'attraction des deux électricités contraires qui se manite'^tent à l'instant de l'allinité entre deux atomes est la cause de l'union de ces deux atomes, et par conséquent du maintien de la combinaison. Ainsi, par exemple, dans la combinaison d'un atome d'oxygène avec un atome d'hydrogène , le premier est éminemment négatif, le second éminemment positif, et les deux électricités jiossédées par ces deux atomes sont dissimulées sans pouvoir passer de l'un dans l'autre , effet semblable à celui que nous présenté rélectro[ilioie, dans lequel le |)lateau de résine et le disque de métal jiossèdenl chacun une électricité contraire, qui
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