‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 11 sur 354 · ACA · texte numérisé non relu

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est (li'^simnli'O par l'îictioii tlo l'aiitro. En .•uliMfllaiil ci't ('tal lie choses, on tiX|ili(iuo tiHis li's |iliéii()iuôii('s ('■l(;ctro-cliiiiii([uus ubscivos jus(iii'i(i ; mais il no faut pas [icrciro de vue lopondaiil que l'élut électriijue do cliaquo atoiuo ne précède pas l'action do l'allinité, uuiis la suit au (loiitrairo ,• ce ([ui e\(lut l'iiléi- il'uiie électricité pnsilive ou négative propre à l'atoiue avant sa coiubinaisoii, t (.luiiue le [>cnsait M. Ampère.

Les expériences de M. Faraday tendent h montrer la liante condition électrique des lin K'cules de la iiialière dans les coinliinaisons, et l'identité de leur (juantilé d'électricité avec celle ipii est nécessaire à leur séparation, de telle sorte (pu^ l'ai-fion chiiiii- (Hie exercée sur un é(|uivalent de zinc, tlans un sinipli^ couple voltai((ue fonctionnant avec de l'eau acidulée, est capable de développer une quantiti- d'électricité suflisante, sous forme de courant, pour décomposer un équivalent de cette subslance. On voit par là que la quanlité d'électricité associée aux particules de la matière, et qui leur donne le pouvoir de se combiner, est capable , lorsqu'elle est sous forme de courant, de séparer ces particules de leur état de combinaison, c'est-à-dire que l'électricité qui décomjiose et celle produite |tar la décomposition d'un certain volume de matière, sont égales.

D'après l'accord qui règne entre la tliéorie des proportions définies et celle de la théorie éiectro-cliimique, on ne peut s'empèclier de considérer les parties équivalentes des corps comme des volumes de ces corps, contenant d'égales quantit('S d'électricité, ou qui ont des pouvoirs électriques égaux.

Ainsi, les atomes des corps possèdent des quantités égales d'électricité quand ils sont^ combinés. Cette manière de voir ne doit pas' être considérée comme une simple hypothèse, mais bien comme une représentation exacte des faits.

La théorie électro-chimique peut servir à éclairer plusieurs points de la chimie. En effet, le principe de l'antagonisme introduit dans la science par Lavoisier, et qu'(>n a cherché à attaquer dans ces derniers temps, est mis en évidence par les décompositions électro-chimi(jues; car l'expi'rience prouve que toutes les lois ((u'un courant voltaique, ayant une énergie suffisante, traverse une dissolution capable d'être décomposée, les éléments transportés aux dmix pôles opposés forment deux groufies parfaitement distincts, lieux antagonistes, l'un renfermant les éléments acides ou se comportant comme tels, et l'autre, les éléiiienls alcalins ou agissant comme tels. Sans entrer dans le fond même de la discussion à l'égard des combinaisons pai'anta;j;onismo, nous ferons remarquer que si ce mode de combinaisnn n'existait pas, comment se ferait-il que les décom|)Ositions électro-chimiques de ditréreiits comjiosés orgaiiii|ues ou inorgaiii(|ues présentassent toujours cette particularité de s'effectuer en deux parties distinctes, jouissant do pro-

priétés opposées, et qui," réunies par 1 action des aflinilés ou celle des forces éleclriipic"!, ipiaiid il n'y a pus eu formation de produits secondaires, reproduisent ces mêmes composés.' Cette propriété ne porte-t-elle pas avec elle, dans les combina sons, le caractère d'un parlage entre deux élémenls anlagonistes, tel (pi'on l'a considéré Jusqu'ici? A la vérité, les composés organiques se prêtent dillicilement h la décomposition électrochimique, attendu que la [ilupart ne se f laissent pas traverser par le courant, et que ceux (jui lui livrent passage donnent naissance h des (iroduits secondaires qui ne jierniettent pas toujours de recomuiitre les olfels directs de l'action décomposante du courant.

Les décompositions électro - chimiques nous montrent cette propriété dans les substitutions (|uand un élément électro-positif est remplacé par un élément électro-négatif, sans pour cela que le,'» propriétés fondamentales du composé soient changées. Prenons pour exem|ile l'acide acétique, dans lequel un atome d'hyurogèiie peut être reiiqilacé par un atome de chlore, d'où résulte l'acide chloroacétique dont les propriétés fondamentales sont les mêmes que celles du premier acide. On peut se demander si, dans ce cas, l'élect o-chimie peut faire connaître ce chang^-ment , c'est-à-dire, si le radical électro-négatif a été remplacé par un radical électro-positif. L'atome d'hydrogène et l'atome de chlore sont entourés d'une certaine quantité d'électricité naturelle qui est décomposée à l'instant où les affinités s'exercent, de telle sorte que cha(]ue atome peut devenir positif ou négatif, suivant le rôle qu'il joue dens la combiriaison. Si l'on soumet à l'action du courant l'acide chloro-acétique, on trouve que le chlore se porte au pôle positif, tandis que toutes les autres parties constituantes de l'acide se rendent au pôle négatif, où elles forment un proiluit secondaire. L'antagonisme est donc bien établi; mais doit-on considérer alors l'acide comme un composé de ce produit et de chlore? C'est une question que nous laissons à résoudre aux chimistes.

AGATE. — Elle offre un grand nombre de variétés dues à la diversité de ses principes constituants, qui sont : le quartz, le jaspe, l'améthyste, l'opale, la cornaline, etc. Nous allons faire^ connaître les principales.

Agate rubanh. — Elle est composée de couches alternantes et parallèles de calcédoine avec jaspe, ou quartz ou améthyste; elles sont diversement colorées; les plus belles nous viennent de la Saxe et île la Sibérie.

Agate herhoriséc. — C'est à projirement parler une calcédoine oU'rant des ramifications végétales variées, et diversement colorées , qui sont traversées parfois par des veines irrégulières de jas[)e rouge

Agate moka. — Nom qu'elle a rei,u de ce lieu de l'Ar.abie où elle se trouve. Cette pierro doit élio regardée comme une cul-

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